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I never paint dreams or nightmares. I paint my own reality [PM] & Amadeus
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Mar 16 Oct - 17:52.


i wanna live like music, rolling down the streets.
hey looking at you i wanna take you to the back of the room..

★ noms des participants: Amadeus & Jane
★ statut du sujet: Private
★ date: Quelques jours après la cérémonie d'ouverture des JOs
★ heure: En soirée
★ météo: Il pleut
★ saison: Saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 2x02
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 2x02
★ intervention de dominus: nope thanks
★ récompenses: On ne sait jamais



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Message Posté Mar 16 Oct - 20:54.
Les Jeux Olympiques avaient enfin commencé. Enfin du moins, le début avait été annoncé en grande pompe avec la Cérémonie d'Ouverture il y a quelques jours. J'avais été dans le stade avec l'équipe londonienne. Nous avions été au milieu de cette foule en délire, complètement euphorique par la situation. Nous avions passé un bon moment même si la foule avait été oppressante. Même si, il y avait eu quelques débordements comme pour tous gros évènements du genre. Et quel évènement. L'un des plus gros depuis que l'Organisation avait pris le pouvoir du monde magique. Nous avions tous aimé être là. Nous avions adoré représenter notre pays pour quelque chose d'aussi énorme et exceptionnel. Nous avions été la fierté de notre nation le temps de quelques heures. J'avais hâte d'être au mois de novembre, d'être à la première épreuve de ces Jeux Olympiques. Quelque part, je voulais rendre fier mon père. Je voulais qu'il soit fier de moi où qu'il soit.

***

La soirée s'annonçait pour le moins originale. Voilà ce que j'avais pensé en préparant le repas. Mais on ne peut pas dire que depuis le début que je connaissais et côtoyais Amadeus, nous avions fait dans la normalité. Après tout, je l'avais hébergé quand il avait eu une gueule de bois à Londres. Nous avons beaucoup bu à ma première soirée à Beauxbâtons, il était venu s'excuser et tout avait été catastrophe mais aussi, caresses sensuelles. Ce soir serait aussi pour le moins original. Nous allions regarder des films d'horreur ensemble. Banal vous me direz. Personnellement, je connais peu de gens qui regardent des films d'horreur avec leur amant. Je l'avais invité à dîner avant. Je ne savais pas réellement pourquoi mais j'avais envie de passer du temps avec lui. Je passais toujours un bon moment quand il est avec moi et quand je ne m'embarrasse pas devant lui. Je ne savais pas réellement quoi mettre. Je ne savais pas vraiment quoi faire pour le repas. En fait, je me demandais encore pourquoi je me prenais la tête. Après tout, Amadeus viendrait pour moi et pas pour le repas ni ma tenue. Alors, j'avais opté pour une salade pour le repas. Je n'avais pas fait de dessert. En fait, le repas n'était pas consistant parce que j'avais prévu des popcorns pour le film. Personnellement, je ne pouvais résister à des popcorns. C'était une sorte d'obsession, je dois manger des popcorns pendant que je regarde un film. Pour ma tenue, j'avais opté pour une robe. Je me mettais rarement en robe pour sortir mais, lorsque je suis chez moi, il m'arrive souvent d'en porter. J'avais laissé mes cheveux lisses et détachés.

Et nous y sommes, quelques heures plus tard. Cette soirée originale et plaisante était entamée. Le repas que j'avais préparé peu de temps avant son arrivée, était fini. Il n'avait pas beaucoup mangé. J'avais l'impression qu'il n'avait pas aimé au début mais, j'avais remarqué qu'il n'apprécie pas tellement de manger alors je n'en fis pas cas. Je lui demandai de choisir le film qu'il voulait voir le temps que je fasse la vaisselle. J'avais sélectionnée quelques films un peu plus tôt. Certains que j'avais déjà vu, d'autres que je ne connaissais pas et d'autres qui avaient l'air plus marrant qu'effrayant. Je finis la vaisselle quelques minutes plus tard. Je me dirigeais donc vers le salon pour voir quel film il avait choisi. « Alors, tu as jeté ton dévolu sur quel film ? Quelle actrice principale a attiré l'attention d'Amadeus Debussy ? » Je ne pouvais m'empêcher de le taquiner un peu. Je lui mis un petit coup d'épaule joueur pour appuyer le ton humoristique de la question. Il se tourna vers moi et je lui souris. J'espérais qu'il n'en avait pas marre de mes petites blagues pour essayer de le faire rire. J'avais bien vu, depuis mon arrivée à Beauxbâtons, que son humeur n'était pas toute rose et toute joyeuse. J'avais bien vu que sa rupture avec Delilah l'avait bien plus affecté que ce qu'il voulait laisser paraître. Je ne lui avais pas dit, je ne lui en avais pas parlé. Je ne voulais pas qu'il se braque parce que j'apprécie énormément les moments que je passe avec lui. Je voulais avant tout tenir mon rôle d'amie. Etre une épaule sur laquelle il pouvait se reposer s'il en avait besoin. Même si, pour le moment, il ne l'avait pas fait et même si je doutais qu'il le ferait un jour. Après avoir vu la pochette du film qu'il avait choisi, j'étais partie à la recherche d'une couverture. Il commençait à faire froid à cause de la pluie et de l'humidité qu'elle avait amenée avec elle. Je revins dans le salon, posai la couverture sur le canapé et allai chercher les popcorns tout chaud dans la cuisine. Je revins avec le bol et le posai sur la table. Je mis le film en route et m'assis dans le canapé, à côté du beau brun. Je pris le bol de popcorns et le mis sur mes genoux. Nous étions proches, c'était donc l'endroit le plus pratique. Je n'avais pas osé lui dire que le film qu'il avait choisi n'était pas l'un de mes préférés. Je ne me plains pas de la nullité du film. Non, je me plains du film qui était tout simplement effrayant. Je n'étais pas souvent effrayée par des films d'horreur mais celui-là me donnait des frissons. « Donc euh... J'ai entendu dire que tu vois d'autres filles... » Je ne savais pas pourquoi je lui avais parlé de ça et pourquoi c'est venu comme ça alors qu'il n'y a aucun contexte qui a amené le sujet sur le tapis. Je me sentais nulle de dire ça. Ca me donnait l'air jalouse. Bon d'accord, je suis un peu jalouse. Mais nous n'étions pas ensemble. Nous étions juste des amants de temps à autres. « Mon dieu, j'ai l'air possessive à dire ça. Désolée. »

Le film était déjà bien entamé lorsqu'une scène me fit sursautée. Heureusement que les popcorns étaient finis parce qu'ils auraient fini parterre. Dans mon sursaut, je m'étais réfugié dans l'épaule d'Amadeus. Je refusais de regarder la scène. Je m'agrippai à son bras. J'attendais un signe pour regarder à nouveau l'écran. Mais je n'entendis rien qu'il vaille. Par contre, j'avais l'air d'amuser Amadeus qui était secoué par un rire. Je relevai la tête vers lui. « Ah ça te fait marrer hein Debussy ?! T'as même pas pitié de mon pauvre coeur !! » Il continua de rire. Je décidai de l'attaquer à coup de chatouilles.
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Amadeus Debussy
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Message Posté Dim 21 Oct - 16:02.
Ce soir s'annonçait serein et propice à la relaxation, j'avais en effet accepté l'invitation de la belle Jane m'ayant vanté les joies de Halloween et d'un bon film terrifiant suintant l'hémoglobine et le ketchup. Si l'on pouvait féliciter les moldus sur une chose, c'était bien leur ingéniosité maintes fois prouvée notamment dans le registre cinématographique où ils se démenaient tels des beaux diables. J'avais donc ce besoin puissant de me vider l'esprit, sans passer par mes dopants amphétaminés ni mon violon, et de me relaxer sans pour autant dévier vers la lubricité qui était devenue mon quotidien. Un film en tête à tête et un bon repas en bonne compagnie m'étaient ce soir suffisants, bien que je n'avais pas l'appétit franchement développé pour cela. Mais soit, je ne me voyais guère avouer à l'anglaise que la drogue prise régulièrement pour doper mes facultés de concentration et ainsi continuer l'entraînement au violon des nuits durant jusqu'à m'en faire une tendinite, était à l'origine de ma faim inexistante. J'avais de ce fait prétexté un déjeuner trop lourd afin de ne pas vexer mon hôtesse, et avais aussitôt jeté mon dévolu sur un film d'épouvante.... En vérité le hasard avait précédé mon choix, n'étant pas franchement adepte des films moldus sans pour autant les dénigrer je n'avais pas une culture très étendue dans le domaine de leur cinéma : à croire que la musique avait une emprise profondément ancrée sur ma vie car j'étais néanmoins incollable dans ce registre. « Alors, tu as jeté ton dévolu sur quel film ? Quelle actrice principale a attiré l'attention d'Amadeus Debussy ? » Un sourire amusé vint poindre sur mes lèvres tandis que je délivrais ledit film à Jane avec détachement, me contentant de hausser les épaules pour toute réponse. En vérité je n'en avais cure, non pas parce que les protagonistes féminins étaient désagréables à regarder, mais parce qu'ils avaient tendance à se faire tuer relativement vite voire à petits feux, et qu'ils n'avaient dans tous les cas aucune chance de survie. Si il y avait bien une chose que j'avais appris de la culture hitchcockienne, c'était bien cela. Alors jolie ou pas, l'important c'était encore qu'elles fassent des cadavres peu ragoûtants.

Après avoir pris place dans le canapé non sans s'enorgueillir d'une proximité évidente, j'attendais patiemment que le film ne démarre, esprit déjà ailleurs et ventre désespérément vide mais étrangement rassasié. Si ma lucidité avait pu poindre à cet instant précis, elle m'aurait scandé sans détour qu'il s'agissait d'un rendez-vous romantique (quoique restons relatifs) puisque ayant déjà été amants d'une nuit rien ne pouvait laisser prétendre à une nuit purement amicale à venir. Ce fut pourtant Jane qui me sortit de ma léthargie, abordant une question qui m'étonna puisque arrivant de nulle part, mais surtout n'ayant jamais effleuré mon esprit égoïste. « Donc euh... J'ai entendu dire que tu vois d'autres filles... » Arquant les sourcils sous cette remarque incongrue, je ne sus que répondre pour le moment. Etonné de la voir elle-même surprise par mon côté libertin. « ...Oui. Et ? » lâchais-je le plus naturellement du monde, ne comprenant pas où la belle voulait en venir. Pour autant un jeune homme à l'aise avec les relations sociales et n'ayant pas le cerveau censuré par son égocentrisme se serait aussitôt demandé pourquoi elle ne l'avait pas vu venir, si elle s'était attendue à une relation stable et normale, voire si elle espérait plus. Confiné dans ma maladresse de misanthrope, je n'y avais pas même pensé et me contentais de prendre cette discussion à la légère. « Mon dieu, j'ai l'air possessive à dire ça. Désolée. » Un sourire amusé voire flatté en guise de réponse, et je braquai mon regard sur le film ayant commencé.

La première réaction de Jane ne se fit pas attendre : emportée dans un sursaut d'effroi, la demoiselle s'était réfugiée contre moi dans un léger cri paniqué qui provoqua mon hilarité. « T'as peur d'une flopée de ketchup ? » Une taquinerie de plus qui me fit rire doublement lorsque je vis sa mine renfrognée. « Ah ça te fait marrer hein Debussy ?! T'as même pas pitié de mon pauvre coeur !! » « Il est déjà malade, ton coeur. Il est jaloux. »

Silence soudain, rythmé par les cris d'effroi parvenant de la télévision. Même les quelques chatouillis n'étaient plus, car je ne m'étais pas même rendu compte avoir susurré ces quelques mots d'une mesquinerie sans égale, voix suave et chaude piquée par de la provocation presque cruelle, rictus en coin glacé et glaçant. Deux facettes de ma personne pour le prix d'une.
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Message Posté Dim 21 Oct - 20:04.
« T'as peur d'une flopée de ketchup ? » Il s'était moqué de moi le vil. J'essayais de lui faire payer à coup de chatouilles mais ça ne marchait pas. En fait, j'avais l'impression qu'il n'était pas de ces gens à se tordre dans tous les sens lorsqu'on leur faisait de petits chatouillis. C'était vrai, il n'avait pas tort. Ce n'était que du ketchup après tout. Mais la scène avait été tellement violente et je ne m'y attendais tellement pas que je n'avais pas pu m'empêcher de sursauter. J'ai toujours été bon public lorsqu'il se passe quelque chose à laquelle je ne m'attends pas. Mais la plupart du temps, ce genre de films ne m'atteignent pas, j'en rigole généralement. Je sais comment sont faites les scènes de sang et autres. Je m'intéresse à l'art et ce sont des artistes qui font tous ses effets et ses corps. En revanche, ce à quoi je ne m'attendais pas était la réponse d'Amadeus à ma petite taquinerie verbale. « Il est déjà malade, ton coeur. Il est jaloux. » J'avais été de suite refroidie par cette réplique. Ces mots avaient été susurrés d'une telle manière que je ne savais pas si je devais bien le prendre. Il avait ce ton suave, mesquin et provocateur. Il avait ce rictus froid et glacé. En fait, il avait cet air cruel sur le visage qui me fit comprendre que j'avais surement dit quelque chose de mal. Non, en fait, je n'avais rien dit de mal. C'était sorti tout seul. Ca avait surtout était une question de curiosité. Savoir si toutes ces rumeurs étaient fondées. Je ne m'attendais pas à ce que nous soyons exclusifs. En fait, je ne m'attendais à rien de sa part, je savais dans quoi je m'engageais. Mon peu de confiance en moi avait juste dicté ma question.

J'avais baissé les yeux. Je me sentais mal. J'avais le coeur qui battait plus rapidement. J'étais rouge cramoisi. J'avais la gorge serrée. J'avais cette envie de lui dire que je ne cherchais en aucun cas à lui imposer quoique ce soit, que je ne cherchais pas à lui reprocher de voir d'autres filles. J'étais juste mal dans ma peau. Je relevais le regard vers lui et l'affronter droit dans les yeux. « Oui, mon coeur est malade. Mais il n'est pas malade de jalousie. Bon si un peu en fait. Mais ce n'était pas vraiment ce qui avait motivé ma question. En fait... » Je ne savais pas quoi dire. Je ne savais pas quoi faire. Je ne voulais pas vraiment m'ouvrir à lui. Mais avant d'être un amant, il était mon ami. Un ami que j'appréciais énormément. Je finis par me lever du canapé. J'avais besoin de faire quelque chose. Je finis par me mettre en face de lui. « En fait, je t'ai posé cette question parce qu'au plus profond de moi je me demande si elles sont plus douées, plus belles, plus intelligentes. J'imagine... je sais bien que je n'ai rien d'une fille normale. Je sais bien que je ne suis pas un canon de beauté. Je ne me fringue pas comme une déesse ou autre. Je... Je sais comment sont les filles à Beauxbâtons et je ne leur arrive pas à la cheville, je le sais. » Je le regardais et j'attendais. J'attendais qu'il parle, qu'il dise quelque chose. Au lieu de ça, il était là, assis en silence. Le film tournant toujours en fond, les cris des acteurs résonnant dans la pièce enveloppée d'un silence de mort. Je ne savais même pas pourquoi j'attendais une réponse en fait. Comment répondre à quelque chose comme ça. J'étais ridicule. C'était mon passe-temps devant lui. Me ridiculiser. Face à ce silence interminable, j'étais gênée. Je venais encore une fois de faire du Jane Sparrow tout craché. « Je... hum désolée. Je... je reviens. » Et je partis dans ma chambre me calmait quelques minutes.

Pourquoi je lui avais dit ça ? Pourquoi je ne sais pas me taire de temps à autre ? Je me sentais ridicule et j'étais en colère contre moi-même. Je m'assis sur mon lit. Je ramenais mes jambes contre mon torse. Je me sentais mal de l'avoir laissé seul mais, je ne voulais pas avoir honte une seconde de plus. S'il était parti quand je retournerais dans le salon, je comprendrais totalement sa réaction. Je me serais donné une baffe si j'avais été en face, à sa place. Je ne savais pas s'il allait rester. Personnellement, je suis d'une nature à rassurer les gens alors je serais surement resté pour parler à la personne. Mais peu de gens sont comme moi. Je savais qu'Amadeus n'était pas méchant. Je ne savais jamais à quoi m'attendre en termes de réactions avec lui. Finalement, un raclement de gorge et un petit coup sur la porte me signala une présence. Je relevais la tête et le vis. Il n'avait pas l'air remonté, c'est déjà ça. Je lui fis un sourire désolé. Je voulais qu'il comprenne que je ne voulais pas que ça se passe comme ça. « Je suis désolée... » Je venais surement de gâcher la soirée de mon invité.
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Amadeus Debussy
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Message Posté Dim 21 Oct - 22:42.
Je la voyais blêmir sous le joug de ma cruauté spontanée, j'ignorais ce qui m'avait poussé à me montrer soudain si incisif mais je ne doutais pas avoir besoin d'attaquer comme pour mieux exorciser mes démons, ceux-là même qui m'habitaient depuis que Delilah était partie. Amis ou non, je ne faisais visiblement pas la différence lorsqu'il s'agissait d'attaquer mes interlocuteurs par la pointe corrosive de mes propos, preuve en était que Jane en faisait les frais à présent. Regard humide et frémissements intempestifs, elle baissa la tête comme ses joues pâles virèrent au rouge sans que je ne daigne détourner les yeux de son mal être. Sentiment de toute puissance peut-être, volonté de me repaître de ma cruauté gratuite, impuissance face à ses émotions trop fortes... A la fois hésitant et instable quant à ce que je désirais vraiment, je percutais enfin être allé trop loin lorsqu'elle planta son regard chagriné dans le mien. « En fait, je t'ai posé cette question parce qu'au plus profond de moi je me demande si elles sont plus douées, plus belles, plus intelligentes. J'imagine... je sais bien que je n'ai rien d'une fille normale. Je sais bien que je ne suis pas un canon de beauté. Je ne me fringue pas comme une déesse ou autre. Je... Je sais comment sont les filles à Beauxbâtons et je ne leur arrive pas à la cheville, je le sais. » Etait-ce nécessaire de préciser que ce genre de discussion me mettait dans une position délicate, moi qui ne savais ni réconforter ni faire preuve de totale empathie. Demeurant ainsi muet quoique touché par ses revendications, j'espérais seulement ne pas voir poindre dans ses yeux satinés quelques larmes qui m'auraient agité plus que de raison. Si j'étais capable de mots cruels et blessants par le biais d'une franchise exacerbée, je n'étais pas insensible aux pleurs des demoiselles lorsque je les avais provoqués. « Je... hum désolée. Je... je reviens. » Sous couvert de mon silence indélicat et de mes yeux compatissants accrochant sa silhouette, Jane quitta les lieux et me laissa ainsi seul dans le salon, avec pour seul son morbide les grognements sourds d'une créature se mouvant dans la télévision.

Passant une main sur mon menton, je demeurais là penaud à me demander s'il valait mieux la laisser seule ou la rejoindre, réfléchissant encore et toujours à ses propos transpirant d'un manque total de confiance. J'ignorais combien de temps j'étais resté là à réfléchir à la question, entre la crainte de prouver une fois de plus ma maladresse et l'envie de panser ses plaies pour la préserver elle et notre amitié, mais les minutes semblaient s'être étalées trop longuement. Finalement dans un élan volontaire et déterminé, je me levai du canapé afin de rejoindre Jane dans la chambre quand la scène qui m'était soudain offerte me fit regretter mon geste. En effet la belle anglaise était prostrée sur son lit, jambes contre son buste et regard mouillé levé vers ma personne. « Jane, je... » « Je suis désolée... » « Non écoute... Ca n'a rien à voir avec toi. Je ne vais pas voir ailleurs parce que je trouve mieux, je le fais parce que c'est facile pour moi de ne pas avoir de relation stable. Pas d'embrouilles, pas de prises de tête et plus que tout... pas de désillusion. Je n'ai pas voulu te faire croire à quelque chose entre nous, je n'ai pas voulu te faire du mal. » J'avançais d'un pas vers mon amie non sans me sentir stupide et goujat ; ma cruauté gratuite nous avait menés dans une impasse qui laissait libre court à nos aveux mais qui avait meurtri Jane plus que de raison. « On peut arrêter, Jane. Juste être amis et ça changera rien entre nous. J'ai pas envie... de continuer à te faire du mal. Je ne pensais pas que tu le prendrais tellement à coeur. » Un murmure aussi léger qu'un souffle, porté par un élan amical de sincérité.

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Message Posté Lun 22 Oct - 19:49.
Il avait essayé de me parler avant que je ne prenne la parole mais j'avais parlé en même temps que lui et du coup, il n'avait pas pu s'exprimer comme il le voulait. Mais une fois mes excuses à peine évoquées, il m'avait de suite arrêté. Je me sentais mal envers lui parce que je voyais bien qu'il s'en voulait. Mais moi, je ne lui en voulais pas à lui. Je m'en voulais à moi. A moi, parce que je n'étais pas capable d'avoir une once de confiance en moi. Ne serait-ce qu'un peu de considération sur mon physique qui n'était pas repoussant mais, en lequel je n'avais pas confiance. Je faisais partie des personnes qui savaient qu'il y avait pire, mais aussi, qu'il y avait toujours beaucoup mieux. Mais je voyais bien que ce manque de confiance en moi avait mis mal à l'aise mon invité. Je ne sais même pas pourquoi je lui avais parlé de tout ça avant. Je ne sais pas pourquoi je lui ai dit de cette manière. Je lui avais surement avoué ses ressentis parce qu'il était mon ami avant d'être mon amant de temps à autres. On était amis mais, on ne se connaissait pas encore énormément et il y avait certaines choses qui ne connaissaient pas sur moi. « Non écoute... Ca n'a rien à voir avec toi. Je ne vais pas voir ailleurs parce que je trouve mieux, je le fais parce que c'est facile pour moi de ne pas avoir de relation stable. Pas d'embrouilles, pas de prises de tête et plus que tout... pas de désillusion. Je n'ai pas voulu te faire croire à quelque chose entre nous, je n'ai pas voulu te faire du mal. » Oh bah alors là, Jane, t'as fait fort ! Je comprenais maintenant la gêne d'Amadeus. Il avait cru que je pensais qu'il y avait quelque chose entre nous. Je savais très bien qu'il n'y avait rien. Je savais que c'était juste une amitié améliorée. Pas d'attaches, pas de prises de tête et pas de mal. J'étais contente de cette relation. Ma dernière relation s'était terminée tellement mal que je n'étais jamais réellement retournée avec un homme. En fait, Amadeus était l'un des seuls avec qui je couchais depuis ma dernière rupture.

Il s'avança finalement d'un pas vers moi. Je voyais qu'il n'avait pas fini de parler alors je le laissais continuer jusqu'à ce qu'il ait tout dit. Je voulais attendre et voir si j'avais tout foirer avant d'essayer de rattraper les choses. « On peut arrêter, Jane. Juste être amis et ça changera rien entre nous. J'ai pas envie... de continuer à te faire du mal. Je ne pensais pas que tu le prendrais tellement à coeur. » Il avait murmuré tout ça. Il avait dit tout ça dans une telle sincérité que j'étais touchée. J'étais touchée parce que n'importe quel homme n'aurait peut-être pas eu l'idée de tout arrêter. Parce que finalement, je me rendais compte que derrière tout ça, il n'était pas si égocentrique qu'il voulait le montrer. Il savait où étaient les limites et quand il fallait ne pas les franchir. Mais là, il avait tort. Je ne voulais rien arrêter, il ne me faisait pas de mal en allant voir d'autres filles. Je le comprenais. Il avait besoin de panser ses plaies et il avait trouvé la manière qui le faisait changer d'air, oublier toute cette rupture le temps de quelques minutes ou quelques heures.

Je lui fis signe de venir se poser à côté de moi sur le lit. J'avais beaucoup de choses à lui dire alors le laisser debout serait cruel. Il me rejoint sur le lit et s'assit. Je me mis en tailleur et me mis de biais afin de le voir. Et je finis par me lancer. « Je ne crois pas qu'il y ait quelque chose entre nous. Je sais bien que toi et moi, c'est juste une histoire sans attache. Je savais dans quoi je me suis lancée et je m'y sens bien. Je n'ai pas dit ça pour que tu te sentes mal. Je... Je ne veux pas que tu crois que je te vois comme un goujat parce que tu vas voir ailleurs. Non, je sais ce qu'on a et ce qu'on a pas dans notre cas. » J'eus un petit rire. C'était plutôt nerveux mais, je voulais détendre l'atmosphère gênée que j'aie créée sans le vouloir. « En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi je t'ai dit tout ça. Peut-être parce qu'avant tout, on est amis et que tu ne connais pas vraiment cette facette de moi. Je manque cruellement de confiance en moi. C'est encore pire quand c'est en matière d'hommes, d'amour ou de rivalité féminine. »

Je pris sa main et le regarder droit dans les yeux. Je voulais lui faire comprendre que j'étais sincère, que je pensais tout ce que je disais. Je savais qu'il n'était pas à l'aise avec mes manières tactiles mais, on était passé au-dessus de ça selon moi. J'avais besoin de faire passer toutes mes émotions et, en général, mon côté tactile ressortait. « Je veux vraiment que tu saches que ton attitude ne m'a aucunement blessée. Je suis absolument désolée de t'avoir mis dans cette position délicate en te disant tout ça. Je ne voulais pas que tu crois quoique ce soit. Je ne réfléchis pas avant de parler parfois. Mais, je comprendrais que tu veuilles tout arrêter à cause de moi. Je ne t'en voudrais pas... Je sais très bien que tu couches avec ces autres filles et moi pour panser tes plaies, pour oublier ta peine. Je veux que tu saches que même si tu décides de tout arrêter ce soir, je serais toujours là pour toi. Si tu as besoin de parler, de juste passer une soirée sur le canapé à ne rien faire ou si tu veux juste aller boire comme des trous, je serais là. Je continuerais à être ton amie avant toutes choses. » J'espérais qu'il n'allait pas prendre peur après cette tirade.
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Message Posté Jeu 8 Nov - 21:59.
Assis là auprès de Jane, je ne savais plus si l'envie de partir ou de rester demeurait la plus forte. J'avais trouvé dans la fuite, même la plus subtile, une issue facile qui ne me demandait pas d'efforts m'apparaissant comme insurmontables. J'étais piètre confident et mauvais en réconforts, façade de glace brisée ici et là par quelques éclats de chaleur humaine mais rien ne m'accordait une dimension totalement empathique. Restant là dans mon ignorance à ne savoir que répondre, quelle attitude adoptée voire où placer mon regard lorsque ses aveux s'échappaient de ses lèvres, je me sentais mal à l'aise non pour la douleur et l'honnêteté que distillaient ses paroles mais pour les gestes que je ne saurais lui offrir. La gorge sèche accepta de se détendre lorsque je parvins à déglutir, hochant la tête sous les dires de Jane me confiant ses doutes et ses appréhensions, son manque de confiance comme sa sensibilité. Et moi, mauvais ami frissonnant d'incommodité je me sentais comme encombré de mes bras et de mes yeux bruns ; ne sachant quoi en faire ni où les poser. Et intérieurement je ne cessais de me demander si la jolie rouquine attendait des paroles rassurantes ou un silence respectueux, me focalisant maladroitement sur ces questions plus que sur ses confidences soufflées dans un sourire las. Je percevais bien sûr des éclats de son discours, entendant ses souffrances sans toujours les écouter car mon esprit borné ne s'en tenait qu'à moi : «  Je manque cruellement de confiance en moi. C'est encore pire quand c'est en matière d'hommes, d'amour ou de rivalité féminine. » Attendait-elle un mot, une parole réconfortante ? «  Mais, je comprendrais que tu veuilles tout arrêter à cause de moi. Je ne t'en voudrais pas...  » Un hochement de tête, peut-être ? Voire une accolade amicale... Mais ne serait-elle pas déçue de ne pas la sentir lubrique. A moins que au contraire je ne fasse des avances tacite à ma belle amie pour que son manque flagrant d'estime ne s'estompe et que sa fierté se rengorge. Lui prouver qu'elle était désirable par mon regard et par mes gestes, ou la flatter en tant qu'amie véritable... Je ne savais plus. En tout probabilité, je n'avais jamais rien su en matière d'intéractions sociales. « Je... » Humectant mes lèvres quand mon regard fauve se perdit au sol, je cherchais mes mots sans les trouver. Perdus dans les aléas alambiqués de mes pensées. « Enfin j'ai... » Incommodé par ce trouble qui brouillait mes sens, par ce manque total et flagrant de bon sens pour mieux savoir ce qu'elle attendait de moi, je ne parvenais pas à aligner trois mots qui soient synonymes d'un quelconque réconfort. Passant une main dans mes cheveux sombres, je me redressai alors dans un soupir non sans esquisser un bref sourire. « Je ne suis vraiment pas bon pour réconforter les gens... Mais j'ai écouté hein. » rajoutais-je aussitôt dans un réflexe empoté qui nous arracha quelques rires. Finalement m'abstenant de tout discours bancal et maladroit, je préférai me pencher vers Jane afin de lui déposer un baiser. Ni lubrique ni graveleux, réunissant l'ami et l'amant dans la même douceur sucrée enflammée d'insouciance, il me semblait que c'était là un bon compromis pour lui faire comprendre tout ce qui me passait par la tête. Je la trouvais désirable et désirée, comme notre amitié m'était finalement aussi précieuse que notre aventure sans grand lendemain.

***

Figure pâle aux longues dents, vêtue d'habits vaporeux aussi noirs que son âme, elle me chassait à travers des ruelles crasseuses. Au loin Big Ben se dressait dans toute la splendeur et perçait le ventre de la nuit de son sommet affûté, néanmoins je préférais m'accoutumer à la vision de ces rues sinueuses tandis que je courais à pleine vitesse. Un regard par dessus l'épaule pour m'assurer que le vampire ne me suivait plus avant de le glisser sur ma main sensée tenir mon précieux violon. Stupeur : il n'y était plus. Un souffle rapide et contrit, des poumons obstrués par le manque d'air et je me stoppais avant de tourner sur moi même pour offrir à ma recherche une vue panoramique. « C'est cela que tu cherches ? » Je me retourne et toise le vampire aux boucles rousses qui se tient devant moi, fière chasseresse qui me sourit de son rictus de macchabée et qui perce à mes rétines l'éclat surnaturel de sa beauté. Un pas en arrière. J'ignore si mes sens sont affolés par sa présence ou par sa main qui blasphème mon fidèle instrument qu'elle caresse du bout des doigts. Le violon tombe à terre et se brise, mon regard paniqué suit la course jusqu'à sa mort quand je sens mon coeur s'arrêter. Est-ce parce que mon violon gît tristement sur le sol, éclaté sur les pavés humides, ou parce que la créature de la nuit a planté ses crocs affamés dans mon cou ?

Je me réveillai soudain, le souffle court et le front moite de sueur sur lequel je passai une main rapide. Mes yeux percèrent les ténèbres de la pièce à mesure que je comprenais que je m'étais éveillé en sursaut dans le lit de Jane. D'un soupir las, maugréant silencieusement contre ces cauchemars qui ne cessaient de hanter mes nuits dernièrement, je me laissai tomber lourdement sur le coussin pour mieux observer le plafond d'un oeil pensif quand à mes côtés une silhouette s'agitait. « Rendors-toi, ce n'est rien. » soufflais-je alors à Jane avant de lui offrir un bref sourire, le buste encore suffocant de terreurs nocturnes.
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Message Posté Dim 11 Nov - 1:49.
J’étais gênée de l’avoir à nouveau mis mal à l’aise face à mes dires. J’étais décidément pas très douée pour les relations humaines et encore moins avec Amadeus apparemment. J’attendais qu’il fasse un mouvement ou qu’il dise un mot après ce que je venais de dire et de lui confier. Peu de personnes savent ce que je venais de lui avouer et lui avoir dit m’avait, à la fois libérée, mais aussi, j’étais mal vis-à-vis de lui. Je savais qu’il n’était pas forcément à l’aise face à ce genre de situations et de révélations et pourtant je lui en avais parlé. J’avais pourtant pesé le pour et le contre et mon cerveau m’avait dicté le pour parce qu’il était avant tout mon ami avant d’être mon amant mais, je m’en voulais de toujours le mettre dans ce genre de situations. Je voyais qu’il ne savait pas vraiment quoi faire par rapport à tout ça et ça me gênait réellement mais finalement, il finit par parler. « Je... » Il humectait ses lèvres et laissa glisser son regard sur le sol de la chambre. Et voilà la preuve qu’il était bel et bien mal à l’aise. Je devais essayer de rattraper les choses mais comment ? J’avais peur de dire, encore une fois, quelque chose qui l’aurait mis dans l’embarras. Alors, je décidais de rester muette et d’attendre, ne pas le presser et le laisser trouver ses mots. « Enfin j'ai... » Il passait ses mains dans ses cheveux noirs. J’arrêtais alors de le fixer en espérant que ça lui enlève une gêne parmi toutes celles qu’il éprouvait. Il poussa un soupir en se redressant doucement. C’était comme s’il se donnait du courage et j’espérais qu’il arriverait à passer outre cet embarras pesant. Je le regardais et lui souris d’un sourire qui se voulait encourageant. Il esquissa à son tour un sourire et finalement, il se lança. « Je ne suis vraiment pas bon pour réconforter les gens... Mais j'ai écouté hein. » Je ris à sa dernière phrase. C’était mignon qu’il ajoute ça pour me rassurer sur le fait qu’il m’a écouté mais, je ne lui demandais pas plus que ça. « Ne t’en fais pas, je ne te demande pas de faire de grands discours et je sais que tu n’es pas très à l’aise avec tout ça. Je suis désolée de t’avoir mis dans cette situation embarrassante. Sincèrement. » Je lui souris à nouveau en espérant que la situation soit apaisée maintenant et qu’il soit plus à l’aise après ce que je venais de dire. Il s’approcha de moi et déposa un baiser sur mes lèvres qui n’était empreint que de douceur et non empreint d’arrière-pensées tout comme nos précédents baisers. Je souris à Ama pour le remercier parce que je savais et j’avais compris que ce geste avait plus de signification que des mots à ses yeux. Je commençais à le connaître maintenant et plus je découvrais qui était Amadeus Debussy, plus je m’attachais à lui. Je réalisais alors que lorsque je retournerais à Londres, il me manquerait après avoir passé ce séjour à Beauxbâtons pendant lequel j’avais passé beaucoup de temps avec lui.

***

Je fus tirée petit à petit du sommeil par des mouvements vifs à côté de moi et un sursaut. Mes yeux finirent par s’ouvrir sur un Amadeus assis dans le lit entrain d’essuyer son front que j’imaginais couvert de sueur. Il émit un soupir las, quelques mots incompréhensibles et retomba lourdement sur son oreiller. Je finis par me tourner vers lui et pris appuie sur mon coude sur lequel je posais ma tête. J’allais lui demander si tout allait bien même si ça me paraissait stupide quand il me devança. « Rendors-toi, ce n'est rien. » Il me sourit mais, son sourire n’atteint pas ses yeux. Je savais qu’il faisait ça pour me rassurer et pour éviter que je lui pose des questions. Mais, je n’étais pas dupe malheureusement pour lui et son torse soulevé par une respiration rapide me prouva que j’avais raison. Il avait dû faire un cauchemar mais je savais que jamais il ne me dirait de quoi il s’agissait. Si j’avais bien appris quelque chose c’est qu’il n’aimait pas parler de lui et encore moins se confier. Je m’approchais alors de lui et réfléchis à la manière dont je pouvais le calmer et lui faire penser à autre chose. Je posais mon regard sur son tatouage qu’il avait sur le haut du bras gauche et en fis le tour à l’aide de mon doigt. « Ca signifie quoi ? Je me suis toujours demandé mais, j’ai jamais réellement pensé à te poser la question. » Et c’était vrai, ce n’était pas juste une diversion, je me posais vraiment la question depuis la première fois où nous avions été intimes lui et moi. J’en avais moi-même trois et j’étais toujours curieuse de connaître leur sens. Je lui souris et finis par poser ma tête sur son épaule. Je me rappelais alors qu’il avait aimé les caresses que je lui avais faites le long du bras quelques jours auparavant. Je décidais alors de réitérer l’expérience en espérant qu’il arriverait à se calmer. Je glissais donc ma main dans la sienne et fis de tous petits cercles sur le dos de sa main à l’aide de mon pouce. Je tournais la tête vers lui et finalement, je me mis à caresser son torse de gauche à droite du bout de mes doigts. « Ca va mieux ? » Je déposais tendrement un baiser sur sa clavicule. Aucunes arrière-pensées ne se cachaient derrière ses gestes, je voulais juste l’aider à se calmer et je sais que, pour beaucoup de monde, un peu de tendresse aide à retrouver une respiration normale et à être à nouveau apaiser. Et j’espérais que ça marcherait.
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Amadeus Debussy
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♦ Nota Bene
: ta mère
:
: La clé du Cercle des Poètes Disparus



Message Posté Jeu 6 Déc - 0:31.
Yeux posés fixement sur le plafond, j'attendais que se dissipent les ombres chinoises dessinées par les rayons tamisés d'un clair de lune. Peut-être était-elle là, quelque part à Beauxbâtons. Créature de chaire morte et au ventre gonflé de sang chaud qui se tapissait dans quelques recoins pour mieux atteindre la proie qu'elle n'avait jamais eue. Je me remémorais les mots de Cassandre qui pourtant m'assurait être sauf à présent, que le vampire m'avait sauvé... Sauvé ? Stupide. J'aurais pu en rire mais l'adrénaline provoquée par le cauchemar m'anesthésia de tout amusement cinglant. Je me contentais d'un bref rictus glacé qui s'éclipsa aussitôt. Elle m'avait seulement sauvé parce qu'elle seule avait eu le pouvoir de m'arracher la vie. Quel mérite, le bourreau pouvait-il avoir. Instinctivement ma main remonta jusqu'à mon cou, de ces doigts fins de violoniste qui à défaut d'explorer l'archer caressaient la carotide d'une admiration morbide, là où subsistaient les faibles traces de ses canines. Je me revoyais mort, gisant à terre. Jamais la vie ne me fut aussi précieuse et rare. Jamais mon violon ne fut pour moi aussi bon et triste ami. Je me souvins avoir désiré que l'on m'enterre avec.. Et c'est tout. Pas de remords, pas de regrets, pas de personne au visage aimant. Triste vie que celle du génie musical. Mozart avait ses démons, Saint-Saëns les avait aussi, voilà que je me sentais possédé à mon tour. Tiens, amusant. Dans ma grande peur de mourir j'avais eu l'arrogance de me confronter aux plus grands. « Ca signifie quoi ? Je me suis toujours demandé mais, j’ai jamais réellement pensé à te poser la question. » Elle ne sait pas, bien sûr, combien ces questions faisant écho dans mon crâne trouble me sont douloureuses. Car à présent je n'éprouve ni rage de vivre ni peine à mourir. Tout est dormant en moi, et même un cauchemar n'aurait su m'éveiller.

Accrochant le regard de Jane de mes yeux noisette je dus mettre quelques secondes avant de comprendre de quoi elle me parlait. Rassembler mes esprits, descendre sur Terre, penser à autre chose que ce vampire qui, je le savais, recroiserait de nouveau ma route. Et lorsque enfin je compris l'ampleur de ses mots, je la gratifiai d'un sourire avant de laisser couler ma voix suave. « Vingt-et-un grammes. C'est le poids de l'âme, enfin il paraît. » Parce que le corps se décharge de vingt-et-un grammes lorsqu'il meurt. Je ne me sentais guère l'envie de m'aventurer sur le terrain de ces explications morbides, pas après mes tergiversations intérieures appelant à la Faucheuse. Préférant me confiner dans un mutisme qui se voulait rassurant, je ramenais la demoiselle vers moi dans une étreinte protectrice. Les tendres caresses qu'elle me prodiguait apaisaient mon corps et mon esprit, ne chassant pas cette vision et ces questions usantes qui se frayaient un chemin jusqu'à mon cerveau, mais suffisamment douces pour que je ne réussisse à poser un masque sur mon visage. Feindre que tout allait bien. « Ca va mieux ? » « Beaucoup mieux. » Un sourire, une voix qui berce, une caresse alanguie sur la peau laiteuse de sa hanche. Un mensonge éhonté seulement pour la protéger elle.

Feindre que tout allait bien.


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