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"Joue pas, pas avec moi." PM | Amadeus & Yuna
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Mer 10 Oct - 19:32.


"Joue pas, pas avec moi."
Parce que je ne sais pas jusqu’où j'irais avec toi.

★ noms des participants: Amadeus Debussy & Yuna Kastelberg
★ statut du sujet: Privé
★ date: Mi Octobre
★ heure: milieu d'après-midi
★ météo: Nuageux
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 2x02
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 2x02
★ intervention de dominus: Nope.
★ récompenses: /







Dernière édition par Yuna Kastelberg le Mer 10 Oct - 21:19, édité 1 fois
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Message Posté Mer 10 Oct - 19:47.
C'était un sentiment embarrassant, gênant. La situation était ambiguë, on ne s'y retrouvait pas. Du moins, Yuna ne s'y retrouvait pas. Elle se rongeait les ongles, c'était une chose inhabituelle chez elle. Le trouble chatouillait sa lucidité ces jours-ci, sans trop savoir pourquoi, ni comment. Était-ce parce qu'elle n'était plus elle-même ? Ou bien parce qu'elle se croyait manipulée ? Yuna n'en savait fichtre rien. Elle ne savait plus grand-chose ces temps-ci. La confusion en était la cause directe. Oui, Yuna était confuse. La nature de son trouble n'était autre qu'un simple jeune homme. Une banalité de plus me diriez-vous mais lorsqu'on connaît Yuna, on ne peut pas songer ainsi. Cette jeune sorcière tellement sérieuse et rigide était distraite par un garçon. Bien sûr, ce n'était pas un simple garçon. Celui-là était différent de ceux qu'elle avait l'habitude de côtoyer. Yuna ne saurait l'expliquer clairement, mais elle le trouvait différent. Elle n'en était pas amoureuse ; ce qu'elle éprouvait pour lui était bien plus semblable à l'adoration. La complexité de la situation rendait les choses difficiles à expliquer et à justifier. Yuna n'en parlait pas aux autres. Si elle évitait ainsi d'aborder le sujet, c'était simplement parce qu'elle savait qu'elle serait restée muette face aux questions embarrassantes qu'on lui aurait posés. Étant dans un brouillard opaque et persistant, la seule phrase qu'elle aurait été capable de formuler aurait été un banal « je ne sais pas » ou un « je n'en ai aucune idée ». Yuna n'aimait pas ne pas savoir, alors elle préférait se taire. C'était la première fois depuis longtemps qu'elle n'était plus aussi sûre d'elle. La première fois qu'on la déstabilisait ainsi.

Le vent automnal faisait onduler la brune chevelure de Yuna. Le reste de son corps était immobile, ses yeux s'étaient même perdus dans la végétation du jardin. De bruyants élèves passaient et repassaient sans qu'elle ne réagisse. Ses réflexions étaient tellement intenses que personne n'aurait pu la sortir de sa rêverie. Personne à part Amadeus bien sûr. Lui seul avait de l'influence sur elle. Une sorte d'emprise que Yuna n'arrivait pas à expliquer. Ce qui était curieux, c'est qu'elle le craignait autant qu'elle l'admirait. Il arrivait toujours à obtenir ce qu'il voulait d'elle et cela l'agaçait. Non pas que partager une nuit avec lui était déplaisant, mais son égaux prenait un coup à chaque fois qu'elle cédait à ses avances. Pourtant, Yuna ne lui avait jamais dit non. Elle ne le ferait peut-être jamais. Là était l'emprise inexplicable qu'Amadeus exerçait sur son amante. Malgré sa réticence, elle ne pouvait pas refuser. L'envie était sûrement plus forte que la raison.

Yuna déglutit difficilement. Que devait-elle faire ? Fallait-il mettre les choses au clair avec lui ou bien continuer de goûter aux plaisirs qu'offraient les étreintes passionnelles de ce doux amant ? Un choix devait bien sûr être fait mais peut-être qu'il n'était pas encore temps. Aucune de ses pensées n'aboutissaient vers une solution de toute manière. Dans un soupir de lassitude, Yuna se prit la tête entre les mains puis fixa le sol de ses yeux clairs. Il n'y avait d'autre choix que d'opter pour l’indécision. Peut-être que le temps allait faire changer les choses, qui le savait ?


Dernière édition par Yuna Kastelberg le Sam 13 Oct - 19:14, édité 3 fois
Amadeus Debussy
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♦ Nota Bene
: ta mère
:
: La clé du Cercle des Poètes Disparus



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Message Posté Mer 10 Oct - 23:19.
Tac tac tac. Ce rythme incessant frappant contre ma boîte crânienne, simple tempo d'un métronome imaginaire et pourtant sublime. J'imaginais le crescendo, la sonate en A mineure, les notes qui se font et se défont ; battantes et cavalières avant de se faire sereines et ondulantes. Une sonate ondine germait dans mon esprit créatif, dépressive par endroit comme dépeignant malgré moi cet aléa souffreteux de la vie que je traversais alors, électrique par moment pour mieux s'improviser guerrière. Cet ersatz de musique que j'écrivais dans mes pensées filandreuses reflétait en vérité mon état d'esprit : prompt à plier face à la tristesse, je me relevais pourtant sans cesse et me noyais dans un flot de débauche aussi salvateur que funeste. « Mais l'homme qui, de toute son âme, célèbrera le nom triomphant de Zeus aura la sagesse suprême ... » La voix plate et terne du professeur de grec ancien frappait contre les murs mais peinait à rameuter mon esprit distrait, lequel vagabondait dans ses complaintes mélodieuses. Mon regard brun fixé à la fenêtre, je toisais sans le voir ce faisceau de lumière délivrant dans son sillage dorés des paillettes de poussière voletant densément devant moi. Et s'agitaient les plumes de mes comparses, leurs nez plongés dans leurs notes barbouillées d'un alphabet grec quand inerte et rendu otage de mes réflexions symphoniques je libérais les rênes de mon esprit. Tac Tac Tac. « ...a ouvert aux hommes les voies de la prudence, en leur donnant pour loi : ... » Enfin ma plume vint gratter le papier, frénétiquement et porté par l'inspiration brutale que me soufflait la passionnante musique je ne pus retenir le tracé fougueux de l'encre dessinant dièses et autres ré : si les pythies demeuraient le réceptacle des dieux pour en retranscrire la parole, alors j'accueillais en moi la divinité sacrée de la musique achevée en cette partition. «  "Souffrir pour comprendre"... » La danse tumultueuse de ma plume se faisant bourreau de son parchemin m'empêcha d'appréhender le silence installé en ces lieux. Car je demeurais le seul, en cet instant, qui porté par les démons de l'écriture grattait le papier quand autour de moi le silence s'était fait au profit de ces paires d'yeux qui se braquaient sur moi. Un simple raclement de gorge pourtant, suffit à me faire sortir de ma transe créative comme si le timbre cassant d'un grognement échappé d'une gorge suffisait à briser l'harmonie de mes notes. « Monsieur Debussy. » Doucement, je relevai mon regard brun vers le professeur affligé se tenant à mes côtés. D'un port de tête princier me conférant un profil d'aigle, je toisais l'enseignant comme s'il demeurait un intrus ayant violé mon génie musical ; et pour autant il subsistait dans mes prunelles froides cette incompréhension totale. Venant de comprendre que j'avais été pris en flagrant délit d'édification musicale plutôt que de prise de notes mécanique. Le professeur tendit la main, air sec et lèvres pincées par l'agacement, m'invitant silencieusement à lui remettre mon papier griffonné de clés de sols et autres banches et noires. Ce fut néanmoins l'estomac serré et la gorge sèche que je lui confiais mon travail clandestin, apeuré à l'idée de voir ma sonate réduite à l'état de feuille de papier froissée habitant les antres de la corbeille. Envieux de sauver mon oeuvre inachevée, j'entrouvris alors désespérément les lèvres lorsque je vis la mine déconfite du professeur dessiner un sourire timide : ce dernier étant convaincu que j'avais entre les mains un mot doux ou lettre superflue du genre, s'en retrouva presque fier d'avoir sous son nez aquilin une sonate pour violon. Amène, il me tendit de nouveau mon brouillon : « A l'avenir, soyez plus discret. » Timbre complice et paroles qui dissimulaient un certain favoritisme plutôt étonnant. Préférant garder lèvres closes car soulagé de récupérer mon méfait artistique.

L'heure de cours sonna et je me levai aussitôt non sans essuyer regards jaloux et courroucés : qui était cet Hadès à la sombre réputation, à l'antipathie affichée, et qui pourtant pouvait se permettre de rêvasser en cours tout en s'attirant la sympathie du professeur. Etait-ce juste que, sous prétexte d'un don affirmé pour la musique, ce petit prodigue arrogant puisse passer outre les filets de la retenue ? Ignorant les oeillades glacées (car ne les voyant pas, égocentrique que j'étais) de mes comparses, je sortis de la salle de cour non sans replonger dans mes ardeurs créatives, papier froissé en main et plume le grattant de nouveau. Jugeant cependant qu'il était improductif d'entendre une sonate imaginaire tout en déambulant dans les couloirs bondés, j'eus la judicieuse idée de me diriger vers le jardin sans jamais daigner relever mon nez de mon travail cependant. Seul un parfum aux effluves familières, piquées à la vanille et la fleur d'oranger, m'arracha de mes pensées zélées : mon regard d'ambre accrocha la silhouette d'une demoiselle que je connaissais pour en avoir froissé les draps. A cette douce pensée, un sourire tendre étira mes lèvres et je ne pus m'empêcher de m'approcher de Yuna. Si belle Yuna, à la beauté éthérée et dont les joues creuses se teintaient de pastel quand pointait un rayon automnal, au front bombé et blanc, à la gorge fragile et aux lèvres purpurines m'invitant à boire à leur coupe. Ce n'était pas pour rien si je l'avais désirée pour amante ; elle éveillait en moi bien plus que le désir bestial et la pulsion d'un corps en réclamant un autre, j'aimais sa candeur comme j'adulais sa fragilité.

Je m'approchais alors de la demoiselle, ce rictus narguant mes lèvres sanguines toujours dessiné dans une courbe de tendre envie, avant de me rendre compte enfin que la brunette avait plongé son si beau visage dans ses mains. D'abord troublé par le spectacle, j'hésitais un instant à faire demi-tour car persuadé que la laisser dans sa solitude lui était d'avantage bénéfique que d'avoir à supporter ma compagnie trop ténébreuse. Finalement piqué par un élan non pas altruiste mais amical et probablement intéressé, je continuais de m'approcher de l'angelot avant de lui tendre ma partition inachevée. Et lorsque accrochant son regard humide je pus y lire un éclat surpris, ma voix suave et chaude résonna pour m'expliquer : « Je viens de l'écrire. T'en penses quoi ? » Prenant place à ses côtés je pouvais admettre que mon approche n'était guère conventionnelle... J'aurais souhaité pouvoir la réconforter, seulement... « Enfin, si tu peux lire le solfège. » Oui seulement je n'étais pas à l'aise en matière de réconfort ou autres paroles mielleuses. Aussi ma tentative fut un échec, quand bien même j'avais employé un ton bien plus chaleureux qu'à l'accoutumée.
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