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[event 001] Le bal des années folles - sujet global
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Dominus Tenebrae
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♦ Nota Bene
:
: quelques adjectifs pour vous définir
: ce que vous avez sur vous



Message Posté Sam 7 Juil - 0:31.


The French are glad to die for love


● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●

Enfin le bal est lancé ! Ambiance prohibition des années 20 oblige, la salle de réception est plongée dans une semi pénombre déroutante et sensuelle. Taffetas, plumes, bloody mary, jazz et charleston. Tous les ingrédients y sont, amusez vous bien et oubliez les tensions ! Du moins... essayez toujours.

    Renseignements & Consignes :

Ҩ Ceci est le sujet global, vous devez donc poster à la suite. Pour que le sujet avance vite, nous vous demanderons de faire des posts entre 500 et 800 mots.
Ҩ Vous pouvez aussi ouvrir des sujets ailleurs que dans le sujet global, dans la salle de réception. Merci de mettre [BAL] dans le titre de votre sujet de topic pour préciser qu'il se déroule durant la réception.
Ҩ Vous pouvez venir seul(e) ou accompagné(e) bien sûr.
Ҩ Le but premier de ce bal est de faire connaissance avec tout le monde, cependant les étudiants de l'université en profitent pour glisser quelques mots aux élèves de ce qu'ils pensent de la situation actuelle...
Ҩ Pour participer au bal, vous devez impérativement venir habillés comme les moldus des années 20 !

Le staff de Beauxbâtons.



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Message Posté Mer 18 Juil - 15:56.
Une robe à franges un peu trop courte. Des collants en dentelle. Troués. De longues manches de soie noire. Un boa de plumes autour de son cou. Un bandeau bardé de faux diamants sur son front. Les années 20 version grunge, avec une cigarette qu’elle avait elle-même roulé et ce rouge à lèvres noir emprunté à Lykaïa. Zeppelin n’était presque pas dans le thème. Mais elle s’en fichait bien. Elle était venue avec la meute. Et elle comptait bien rendre cette soirée inoubliable. La pâleur de son visage était impressionnante et ne jurait pas avec le bleu clair de ses yeux. On aurait dit une poupée. Une poupée qui aurait très mal tourné. Elle déroba un bloody mary qui traînait sur le buffet et le but cul sec. La soirée commençait bien. Les autres dansaient sur la piste à moitié sombre. On aurait dit une fête clandestine, sauf qu’elle était bel et bien encadrée. Moins excitante qu’un bal masqué, l’ambiance restait tout de même intéressante.

Une soirée inoubliable. C’était ce que Zeppelin souhaitait. Un souvenir de plus. C’était sa dernière année à l’académie, et elle comptait bien en profiter. Finies les querelles. Elle se fichait de tout. Même des Hestia qui la regardaient comme si elle était un monstre. Au fond, elles n’avaient pas tort. Le dos nu de sa robe laissait entrevoir son tatouage qui masquait à peine sa cicatrice. Lycanthrope. Créature gouvernée par les humeurs de la lune. Heureusement, ce soir, elle était cachée par les nuages. Elle avait volé un porte cigarette dans une boutique de déguisement. Elle s’empressa de l’allumer. La fumée s’évaporait dans la nuit avec une grâce indescriptible. Il était temps de passer à l’action.

Les élèves n’avaient pas le droit de boire de l’alcool. Zeppelin et Lykaïa souhaitaient bien remédier à cette triste décision. Un coup d’œil vers son ami. Un sourire en coin. Elle touchait son sac à main bardé de strass d’une manière éloquente. Un sort d’agrandissement lui avait permis d’y loger une grande quantité d’alcool.

« On devrait faire ça plus souvent… »
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Message Posté Mer 18 Juil - 16:56.
Bal des années folles
This is bullshit

Elle était habillée d'un débardeur rouge, long et ample, et d'un jean slim noir. Elle n'avait pas de soutien gorge, ce qui avait eu le don d'énerver les professeurs qui l'avaient vu passer. Ses cheveux rouges allaient parfaitement avec l'ambiance donnée et son rouge à lèvres était assorti. Elle n'était absolument pas dans le thème en dehors des couleurs, mais elle se fichait bien de ce qu'on pouvait penser de ça. Quoi que non. Elle était venu dans le but, unique, de faire parler et râler. Ca commençait déjà bien.

Elle s'était plantée au milieu de la piste de danse, gênant alors les élèves et étudiants voulant danser en paix. Elle pouvait sentir leurs regards se poser sur elle avec colère et ennuie. Elle pouvait sentir leur envie de la faire partir, de l'abattre pour que plus jamais elle ne vienne les embêter. Mais elle pouvait surtout sentir leurs coeurs battre si fort à l'idée de se faire dévorer tout cru par la bête qu'elle était au fond.

Une odeur vint se joindre à la foule, celle de l'alcool. Mais pas celui laissé pour les adultes, non. Celui qu'elles avaient acheté avec Zeppelin pour que la soirée soit digne de ce nom. Elle se tournait vers son amie, un sourire entendu, avant de la rejoindre pour l'aider. « On devrait faire ça plus souvent… » Lykaïa versait une des bouteilles de vodka dans le jus d'orange. « Je confirme. Mais faudrait déjà que cette foutue académie fasse plus de soirée. » La bouteille vidée, elle goutait le mélange du bout du doigt. « Je crois que c'est bon » grimaçait-elle.

Elle retournait sur la piste de danse pour déranger tout le monde. Certains marmonnaient, mais lorsque Lyka les regardait, ils finissaient par se taire. Elle trouvait ça étrange et fascinant la façon dont un simple don pouvait effrayer les personnes qui n'y connaissaient rien. Un élève fini par la bousculer violemment et lui dire de sortir. Lyka fronça les sourcils et se mit à grogner. Tout le monde s'écartait, silencieux, mais pas assez pour que les adultes de la soirée ne s'aperçoivent de ce qui était en train de se passer. « Pourquoi vous êtes là de toutes façons ? Vous êtes même pas dans le thème ! » Lyka se redressait pour s'approcher du jeune homme. Elle se lécha la lèvre supérieur, et posa ses mains sur les épaules du vaurien. « Tu n'as pas vu la lune ce soir ? » dit-elle avec une moue sarcastique de tristesse. Elle se jouait de lui, de tous. Elle voulait leur faire peur, et leur montrer qu'ils n'étaient rien à côté d'eux. Parce qu'ils étaient une meute, soudée, et qu'ils n'étaient que des pions dispersés aux quatre coins du globe. Elle se mit à rire avant de quitter la piste de danse pour aller se chercher à boire.
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Message Posté Mar 24 Juil - 2:11.


    Des couleurs chatoyantes. Des lumières éclatantes. Des rires. Des échanges. De la musique. Du jazz. De la danse. Du bonheur. De la joie. Tu t’avances, ton cœur dodelinant dans ton corps, l’afflux sanguin se faisant trop rapide, trop puissant, trop intense. Tu t’avances, voulant à chacun de tes pas, disparaître, te faire transparente. Etre ignorée et ignorante du monde. Fermée à cet univers de sons délectables, de boissons sucrées, de floraison du bonheur, intensive surprise fleurissant sous le regard et la peau de ces jeunes gens, rassemblés ici pour un bal fort festif. Hélas, ces festivités, quoique que très intéressantes et irrévocablement agréables, ne font qu’accroitre ce sentiment d’abandon, de tristesse, de solitude qui s’embourbe dans tes tripes, figeant ton visage dans une expression stoïque, comme si désintéressée des autres, méprisante, hautaine. Mais cela n’est qu’une apparence trompeuse. Tu te sens simplement replongée dans ton exclusion constante, tes seuls moments proches avec les autres produits par tes dons de Vélane qui irradient. Tu te sens seule. Terriblement seule.

    Fragilement adossée contre un mur, sirotant vaguement une boisson non alcoolisée, tu contemples cette comédie humaine, tes yeux s’attardant sur les détails, incrustant dans ton esprit des images de joie, des souvenirs indélébiles, des espoirs enfouis. Il y a cette fille là-bas, qui sourit à son cavalier. Elle rit. Elle est heureuse. Il y a ceux qui dansent gaiement, mouvant leurs corps au rythme d’une musique entraînante. Il y a d’autres protagonistes plus énigmatiques. Comme cette jeune fille qui s’installe au milieu de la danse, un tee-shirt rouge collé à ses formes androgynes, son visage impétueusement destiné à exprimer du défi, de l’insolence, peut-être un zeste d’effroi. Un sourire se fige sur tes lèvres. Finalement, tu ne seras jamais une attraction aussi intéressante qu’elle. Détournant ton attention, tu finis par poser ton regard sur cette aussi étrange demoiselle, son déguisement un peu déchiré, ce côté indocile marqué sur elle…une vague ressemblance avec la fille au tee-shirt rouge. Tu t’interroges sur ces jeunes filles. Non pas que tu trouves leur tenue étonnante, mais l’aura qu’elles dégagent, t’en rappelle une autre. Une autre moins marquée, plus fragile, presque plus exquise. Leur aura est plus brute, plus inscrite dans la chair. Leur aura…te fait inlassablement penser à celle d’Emilien.

    Tu descends doucement ta petite robe, tes jambes dévoilées, les franges de ta tenue effleurant tes cuisses dénudées, dès que tu fais un mouvement. Presque indécente, tu ne te sens pas à l’aise dans cet accoutrement qui divulgue des ombres fugaces de ton corps, de ta peau. Qui divulgue un peu de ton être, de la souillure qui t’encombre. Un geste pour remettre en place le bandeau qui encadre tes cheveux bruns, ondulant avec douceur, légèreté sur tes épaules. Tu n’as pas un habit très marquant, préférant évitant de tenter le diable, tes dons de Vélane toujours plus exacerbés dans ce genre d’événement. Evénement où tu es venue accompagnée…ou du moins, où ta solitude sera obscurément comblée par la présence d’un homme : Artémis. Il n’est toujours pas ici, d’ailleurs, mais tu ne t’en incommodes pas. En réalité, tu as peur. Peur de sentir, bientôt, la poigne d’un homme logée dans ta main trop douloureuse de souvenir. Tu as peur, et pourtant, ton désir d’être moins seule, comble tes réticences. De plus…masochiste comme tu es, tu serais prête à beaucoup pour te punir des maux qui t’enlisent le cœur. Tellement prête que tu finiras par en crever.

    Tes lèvres rougeoyantes entre-ouvertes, tes cils battant, tes yeux observant la porte d’entrée, tu sens sur toi, des regards, des soupirs, des sourires, des désirs. Tu le sens, tu le repousses et pourtant, tu en connais la raison. Ton don de Vélane devient plus fort. Ton aura s’étend. Et bientôt, on viendra te voir…aussi étrange que cela soit, tu le souhaites. Tu le souhaites…même si, paradoxalement, tu as si hâte que ton cavalier arrive pour éloigner l’envie, la séduction. Pour t’éloigner de ta terreur.

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Micaëla T. Delibes
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Message Posté Mar 24 Juil - 18:57.


Event 001 : Le bal des années folles
ft. K. Zeppelin Gordon-Baylee && L. Calypso Duchènes && Noélie M. Laquel && Micaëla T. Delibes && Lëtalia Beauchêne && Eden V. Rowland && Juliette A. Devon && Alice I. Lacroix && Selene Cohen && Hugo J . Hastings && Nathaniel D. Lestrade...

Je ne voulais pas y aller, et ce pour plusieurs raisons. D'abord, parce que je n'étais pas étudiante, et que je pensais donc ne pas y avoir ma place. Ensuite, parce que je n'avais pas de cavalier et que, donc, il était prévisible que je passe une fois de plus pour une marginale. Certes, ce n'était pas comme si ça n'arrivait jamais, mais ce n'était pas quelque chose qui me plaisait malgré tout. Et puis parce que le thème impliquait manifestement qu'il fallait que je me découvre, et je n'aimais définitivement pas ça. Les robes charleston, c'était bien joli (sur les autres), mais c'était court et décolleté, et ce n'était, clairement, pas le genre de vêtements que je portais habituellement. Sauf que beaucoup d'autres élèves de l'académie iraient malgré tout à cette soirée, et qu'en y allant pas, j'avais toutes les chances de passer effectivement pour une asociale. Et puis tout le monde ne l'entendait pas de cette oreille.

« Hors de question que tu fasses ton ermite dans ton dortoir, Mi. D'autant que maintenant, tu as officiellement un cavalier. »

J'aurais dû m'en douter. J'adorais Flo', mais il avait la fâcheuse tendance de toujours vouloir me sociabiliser plus que je ne cherchais réellement à le faire. Et quand il avait affirmé, donc, qu'il serait mon cavalier, je n'avais guère pu protester davantage. Rosa' était déjà accompagnée, ce qui ne m'étonnait que peu. C'était manifestement beaucoup plus facile pour elle de trouver quelqu'un pour l'inviter à ce bal que pour moi, et je doutais fort que son statut de préfère y soit pour quoi que ce soit : elle a toujours été bien moins réservée que moi. En découlait que Flo' n'invitait pas sa jumelle, et que, pour la peine, il se faisait un malin plaisir de m'imposer cette sortie.

« Tu me laisserais y aller seul ?
- Comme si tu ne pouvais pas trouver d'autre cavalière.... »

Je souriais néanmoins. Il savait bien que je ne pouvais pas le lui refuser, même si, j'en étais sûre, il avait largement le choix, plutôt que de s'encombrer de son empotée de cousine. Il n'empêchait que le rendez-vous était pris, et que, une fois de plus, je passai par le supplice de la tenue à trouver. Je crois que je n'ai jamais autant arpenté les rues de Vaulx-sur-les-Pins, que ce soit du côté moldu ou du côté sorcier. J'ai cherché, en vain, quelque chose qui me semblerait convenable, avant de me rabattre sur une robe jaune, pleine de franges et désespérément trop courte à mon goût, qui serait, à défaut de confortable pour moi, au moins dans le ton. Et une fois de plus, une fois maquillée et un bandeau de strass posé sur mon front, je m'inspectai, dubitative, devant le miroir de ma chambre, très incertaine quant à cette tenue bien trop osée à mon goût.

L'alarme que j'avais pris soin de faire sonner pour éviter de faire attendre mon cousin me rappela à l'ordre, et je chaussai en vitesse des souliers à bout rond et à bride, argentés, dont les talons hauts accentuaient mes airs de grande gigue.

« Je t'abandonne, Brontë, sois sage pour ce soir, je rentrerai vite ! »

Emprisonnée dans un sort qui la cantonnai à la zone sous mon lit, dissimulée par un autre sortilège aux yeux de tous, ma ratoune n'avait guère le choix à vrai dire. Pour ma part, j'attrapai en vitesse une petite sacoche assortie avant de dévaler les marches et de rejoindre Flo', que le costume blanc du début du vingtième rendait plus séduisant encore que d'ordinaire.

« Je t'ai fait attendre ?
- Un peu, mais ça valait la peine, tu es superbe, cousine.... »

Je sentis mes joues s'empourprer instantanément, et détournai le regard comme il passait un bras derrière mon dos pour m'inviter à avancer.

La salle de réception était déjà à moitié pleine quand nous y pénétrâmes, mais j'avais beau chercher, je ne voyais pas trace de ma cousine. Je repérai Zeppelin près du buffet, et cette fille aux cheveux rouges auprès d'elle dont je ne me rappelais pas le nom. Mais à vrai dire, j'avais tellement coutume de m'abîmer dans mes songes qu'oublier des visages ou des voix n'était pas vraiment très surprenant.

La musique retentit déjà, invitant nombre d'élèves et d'étudiants à la danse, et après un coup d'oeil à mon cavalier, je la rejoins. Il n'y a que comme ça que je peux oublier mon malaise. Danser. Rire. M'amuser. Même toute seule, perdue au milieu de ces visages inconnus. Me laisser porter par la musique, enivrante.

Là-bas, Flo' a posé les yeux sur une fille, à l'air embarrassé. Je suis déjà partie, à des lieues de là, les yeux mi-clos et un étrange sourire sur les lèvres. La musique me porte, et plus rien d'autre n'a réellement d'importance. Mon cousin s'approche de Noélie et ne détache plus ses yeux d'elle. Il hésite un peu, mais lui propose quand même.

« Je peux t'offrir un verre ? »

Offrir est un bien grand terme, vu que le buffet est juste derrière, mais il a proposé quand même, et même s'il se sent légèrement idiot pour la peine, il reste près d'elle, attendant sa réponse...


Dernière édition par Micaëla T. Delibes le Mar 28 Aoû - 11:48, édité 2 fois
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Message Posté Mar 24 Juil - 23:26.


Event 001 : Le bal des années folles
ft. K. Zeppelin Gordon-Baylee && L. Calypso Duchènes && Noélie M. Laquel && Micaëla T. Delibes && Lëtalia Beauchêne && Eden V. Rowland && ...

Quand l'annonce du bal avait été faite, elle s'était dit que c'était sans doute réservé aux étudiants et au personnel de l'université, que, donc, elle n'y avait pas sa place. Mais à mesure que les jours passaient, elle avait commencé à entendre des élèves, puis d'autres membres du corps enseignant en parler. Certains avaient été officiellement invités, d'autres rêvaient de l'être, histoire de ne pas s'y présenter sans cavalier. En tout état de cause, l’évènement concernait autant l'université que l'académie, et si elle rechignait un peu à y prendre part, elle s'était résolue à faire, au moins, acte de présence, un petit moment.

Il avait fallu trouver une tenue adéquate avec le thème des années 20, mais en fouillant bien dans sa garde-robe, elle était persuadée de pouvoir trouver quelque chose qui ferait illusion, et elle ne s'en était pas plus soucié que ça. Ce qui lui avait posé souci, en revanche, n'avait rien à voir, à l'origine, avec le bal. Depuis le décès de son frère, elle avait bien vu l'état dans lequel se trouvait Eden. Elle l'avait vue se mettre en danger sciemment, pour protéger les élèves, certes, mais plus qu'il n'était nécessaire de le faire, assurément. Elle la voyait quotidiennement, endeuillée, et si la tristesse était toute légitime après la récente disparition d'un proche, la jeune femme n'en restait pas moins un professeur, et donc, un exemple à suivre pour les élèves. Alors doucement, mais fermement, elle avait fini par lui faire accepter l'idée d'être suivie par ses soins.

Pour autant, jamais au cours de leurs entrevues Lëtalia n'avait poussé la blonde à la confidence. Elle lui laissait le temps de s'installer, et discutait, généralement, de tout et de rien, des élèves, principalement. Ca n'empêchait pas qu'elle était attentive aux réactions de la jeune femme, et qu'elle ressentait toujours cette profonde douleur qui emprisonnait tout son être.Et tant qu'elle ne se serait pas effacée, elle serait à ses côtés. C'était son rôle, après tout. Et ça éloignait ses pensées de ses propres pertes.

Ce jour-là, le sujet de conversation avait tourné, comme pour la plupart des occupants de l'académie, autour du bal du Clos des Lys.

« Vous devriez y faire une apparition, Eden. Montrer l'exemple aux élèves. »

Elle était persuadée que sans son intervention, sa collègue n'aurait pas mis les pieds au Manoir. Elle avait d'ailleurs perçu son hésitation, lorsqu'elle avait dû lui répondre. Mais sans se départir de son air doux, elle avait ajouté.

« Accompagnez-moi, voulez-vous ? Ca nous évitera d'y aller seules... »

La blonde avait fini par accepter, sans doute un peu à contrecœur, mais le rendez-vous était pris malgré tout. Et le soir en question, Lëtalia s'était préparée avec le soin qu'elle apportait toujours à ses tenues. A défaut de franges, elle avait agrémenté une robe pailletée au col rond, pas tout à fait d'époque, mais qui pouvait passer pour d'une frise de dentelle noire, qu'elle portait sur des bas résilles. Les cheveux attachés en un chignon quelque peu déstructuré, elle s'était maquillée sans excès, et enfilait des boucles d'oreilles pendantes noires parsemées de strass. Les chaussures typiques de l'époque et le petit sac à main à longue chaîne noirs complétaient l'ensemble, et après un dernier coup d'oeil dans le miroir et une touche de parfum discret, elle avait été frapper à la porte de sa collègue. Toujours ponctuelle, elle était même légèrement en avance, et patienta donc quelques instants, le temps qu'Eden la rejoigne et qu'elles gagnent, à leur tour, le manoir.


Dernière édition par Lëtalia Beauchêne le Lun 13 Aoû - 10:53, édité 1 fois
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Message Posté Ven 27 Juil - 12:04.


Le bal des années folles


Eden ne détestait rien tant que son suivi psychologique. Mais Lëtalia ne lui avait guère laissé le choix. Elle l’avait dit gentiment, avait mis en avant que c’était pour son bien, mais il n’en était pas moins qu’elle n’avait guère eu le choix. Ce qui avait fini par emporter l’acceptation de la blonde pour ces séances : c’était quand la psychomage avait mis en avant le bien des élèves. A ce moment là, l’animagus avait réellement réfléchi. Risquait-elle de mettre ses élèves en danger ? Elle ne pouvait pas prendre ce risque. Alors qu’elle avait dit oui. Pour autant, elle ne confiait rien à la jeune femme. Rien de réellement personnel, en tout cas. Certaines fois, en dehors de « bonjour », « comment allez-vous aujourd’hui ? », « ça va merci et vous ? » la séance se déroulait dans le silence le plus complet. D’autres fois, elles parlaient de la pluie et du beau temps. Eden savait que le but était, surtout, de la mettre à l’aise. D’attendre qu’elle soit prête à parler, à se confier. Mais elle ne l’était jamais. Alors…

« Non. »

Telle avait été la réponse d’Eden lorsque Lëtalia l’avait encouragée à se rendre à ce bal à l’université du Clos du Lys.

« Non, je n’irai pas. Hors de question. »

Le Clos du Lys était réservé aux études de médecine. Et ça, Lëtalia n’était pas sans le savoir, n’est-ce pas ? Traiter le mal par le mal ? Elle avait décidé de passer à la vitesse supérieure ? De mettre Eden face à son chagrin ? Savait-elle que, la dernière fois qu’elle avait dû aller à ce genre de soirée, elle était arrivée en retard et avait trouvé le corps de son frère ? Sans nul doute. Et ça… Ca faisait mal à Eden. Le simple souvenir de cette main ensanglantée qui dépassait des décombre… Ce n’était pas celle de son frère. Mais cette main – elle n’avait pu que partiellement dégager le corps – appartenait à une personne qui n’avait pu être sauvée. Une personne dont elle avait tenu la main jusqu’à son dernier souffle pour ne pas la laisser seule. Une personne qu’elle n’oublierait jamais.

« Non. » avait-elle encore répété en fermant les yeux pour chasser ce souvenir. « Vous m’en demandez trop. »

Et pourtant… Lëtalia n’avait pas cédé. Elle n’en avait pas l’air, comme ça, mais elle était opiniâtre. Alors, Eden, elle, avait craqué.

« J’espère que vous ne le regretterez pas, Lëtalia… » avait-elle fini par répondre en fusillant la jeune femme du regard.

Jusqu’au dernier moment, Eden avait espéré pouvoir devenir chat et éviter la soirée, mais… Non. Non seulement Lëtalia avait proposé qu’elles y aillent ensemble, mais en plus, elle était venue chercher Eden. Au moins celle-ci avait-elle pu choisir sa robe. Dans son armoire, trônait une magnifique robe dos-nu bleu ciel, qui aurait merveilleusement été pour ce genre de soirée, n’eut été sa couleur. Car la demoiselle ne portait plus que du noir ou des couleurs très sombre. Elle trouva, finalement, son bonheur – façon de parler – avec une robe prune au décolleté vertigineux. La robe, agrémentée de fleurs sur la bretelle droite et d’un grand collier tombait parfaitement pour ce genre d’événement. A l’aide d’un sortilège, la prof de métamorphose troqua ses longues mèches blondes contre une chevelure assortie à la robe qu’elle noua en un chignon lâche. Aux pieds, elle mit de vertigineux escarpins noirs et prit un sac assorti avant de rejoindre sa collègue hors de ses appartements.


Dernière édition par Eden V. Rowland le Ven 24 Aoû - 11:23, édité 1 fois
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Message Posté Sam 28 Juil - 23:24.


Event 001 : Le bal des années folles
ft. K. Zeppelin Gordon-Baylee && L. Calypso Duchènes && Noélie M. Laquel && Micaëla T. Delibes && Lëtalia Beauchêne && Eden V. Rowland && ...

Lëtalia voyait bien qu'Eden ne participat à ses séances de suivi que par obligation. N'en restait pas moins qu'elle venait, et même s'il y avait du chemin à parcourir, c'était un premier pas. Elle avait dû mettre en avant le risque de mettre les élèves en danger, cela dit, pour emporter l'adhésion de la blonde, visiblement à contre-coeur. C'était pourtant un fait qu'elle savait vrai au demeurant, car en s'exposant davantage qu'il n'était nécessaire, on avait toutes les chances d'emmener d'autres personnes avec soi. Elle savait d'autant plus qu'elle était passée par une phase où plus rien ne comptait à ses yeux, elle-même. Une phase douloureuse dont elle n'avait sorti la tête hors de l'eau que parce que son frère était revenu veiller sur elle. Mais Eden, qui avait-elle, à présent, pour la motiver à rester en vie ? La solitude, dans ces moments, est bien mauvaise conseillère, et elle tâchait, à défaut d'être une amie, d'endosser le rôle de la thérapeute qu'elle se devait d'être.

Elles avaient combattu aux côtés l'une de l'autre pourtant. Ca aurait pu les rapprocher. Aurait pu. Mais manifestement pas assez. Car depuis le début de ces séances, l'animagus n'avait rien confié à la psychomage. Ou tout au moins rien de concret, mais pour Lët', son comportement, simplement, révélait déjà plus que sa 'patiente' ne souhaitait sans doute en révéler. Elles parlaient de tout et de rien, parfois. Le plus souvent, elles ne parlaient pas. Mais ça n'empêchait pas la brune de ressentir la peine de la professeur de métamorphose. Et si la première fois qu'elle y avait songé, elle avait repoussé l'idée d'imposer à Eden le bal du Clos des Lys, cette fois, elle avait résolu de l'y inciter. Quitter sa routine, espérait-elle, pourrait l'amener à revoir son regard désespéré sur la vie en général. Ou au moins apporter une petite étincelle d'amusement dans son quotidien pour le moins morne.

« Non. »

Elle s'y était attendue. Et au départ, sentant que l'animagus n'en avait pas terminé, elle s'était contentée de garder le silence et de l'observer.

« Non, je n’irai pas. Hors de question. »

Un refus aussi catégorique soulevait quelques interrogations dans l'esprit de la psychomage, confirmait d'autres soupçons aussi. Elle comprenait bien que la jeune femme pouvait avoir du mal avec tout ce qui pouvait lui rappeler, de près ou de loin, son frère disparu. Elle ne comprenait que trop ce rejet. Elle-même avait refusé de toucher aux albums-photos d'Alexander pendant des mois, des années, même. Mais ça n'était pas une solution. Elle n'aimait pas l'expression traiter le mal par le mal, dans le sens où elle ne considérait pas qu'il s'agissait d'un mal supplémentaire, d'un mal nécessaire. Elle songeait cependant qu'elle ne pourrait pas éternellement éviter le milieu hospitalier, et qu'il valait mieux qu'elle renoue le contact en douceur, dans une ambiance festive comme celle-ci, par exemple, plutôt que contrainte et forcée après une blessure, par exemple. Qui risquait d'arriver rapidement si l'animagus continuait à se mettre autant en danger, d'ailleurs.

« Non. Vous m’en demandez trop. »

Ce n'était pas le but que de la mettre mal à l'aise, mais sa réticence cachait autre chose, quelque chose qu'elle n'identifiait pas encore et qui confirmait son avis sur la question : il fallait qu'elle y assiste. Qu'elle affronte la situation plutôt que d'essayer de la fuir. C'était, cette fois au moins, quelque chose de relativement anodin. Il y aurait d'autres épreuves à passer pour qu'elle guérisse complètement, et de bien plus éprouvantes. Et même si elle sentait bien qu'il y avait plus que ce qu'elle décelait, elle serait là pour la soutenir.

« J’espère que vous ne le regretterez pas, Lëtalia… »

La brune l'espérait aussi. Et malgré le regard noir de sa 'patiente', elle n'avait pas renoncé, proposant même de l'y accompagner. Un moyen comme un autre de s'assurer de sa présence, aussi. Sans quoi elle-même n'y aurait sans doute pas mis les pieds, d'ailleurs. Mais si tous les membres du personnel déclinaient, elle doutait aussi que la soirée ne se passe sans heurt. Elle attendit donc sa collègue devant sa porte, appréciant l'effort vestimentaire de celle-ci en l'embrassant un instant du regard : pour la première fois, elle ne portait pas du noir. La robe était sombre, certes. Ses cheveux avaient été foncés, certes. Mais il n'en restait pas moins que ça différait de son austérité habituelle, et elle considérait ça comme un point positif.

« Voulez-vous boire quelque chose, Eden ? »

Elle approchait justement du buffet, prête à servir un verre à la professeur, si elle le désirait. S'occuper les mains était souvent salvateur lorsqu'on était ainsi mal à l'aise en société.


Dernière édition par Lëtalia Beauchêne le Lun 13 Aoû - 10:52, édité 1 fois
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Message Posté Mer 1 Aoû - 6:00.
    « Ah, te voilà Boréal. Tu es prêt ? »


Un sourire en coin, Gaïa observe son cavalier. Ce soir, à Beauxbâtons, il y a bal, et pas n’importe lequel, celui des années folles. Eric et Marie avaient finalement décidés d’y aller ensemble, laissant la jeune vélane sans cavalier. Mais ça, c’était avant de croiser la route de son camarade Zeus. Boréal était un personnage de l’écurie, mystérieux et secret, il se racontait que son cœur était pris depuis bien des années et qu’il vivait une histoire avec une jeune femme vivant on ne savait trop où. Evidemment, les rumeurs allaient également bon train sur le fait qu’il n’était pas l’homme le plus bavard au monde. La plupart des filles de l’académie étaient toutes plus ou moins sous le charme du jeune homme, toute, sauf Gaïa qui se contentait de voir en lui un camarade, au mieux, un ami.

Toujours est-il que les deux jeunes gens allaient se rendre ensemble au bal donnant ainsi à chacun la possibilité d’être libre de ses actes tout en ayant tout de même quelqu’un avec qui danser au cas où. Probablement l’un des plus beau couple de la soirée, la vélane et le garçon le plus mystérieux de l’académie ensemble, de quoi en rendre plus d’une jalouse. Ici et là Gaïa adressait un sourire, un signe de tête. Son rôle de préfet faisait d’elle quelqu’un de connue, ici à Beauxbâtons.

    « Désolée de t’infliger tout ça, tu peux toujours passer devant et je te rejoins après ? »
    « Je devrais survivre, ne t’inquiètes pas. »
    « C’est comme tu le sens. »


C’était peut-être elle, c’était peut-être lui, mais Gaïa n’avait pas très envie d’être bavarde ce soir. Au loin, elle aperçue Lyka et poussa un soupir face à son ancienne camarade de chambre. Irrésistiblement attirée par la meute de loup-garou, la vélane avait été plus qu’heureuse de quitter la chambre qu’elle partageait avec le membre alpha. Aujourd’hui, leur relation était plus que tendue, c’était presque malsain, tant et si bien qu’en croisant son regard, Gaïa fut prise d’un frisson.

    « Tout va bien ? »
    « Oui, oui. C’est juste Lyka, elle est étrange. Il y a quelque chose chez elle qui me dérange, mais ce n’est pas grave. Viens, j’ai soif ! »


Tirant par la main Boréal, la jeune femme s’élança vers le buffet, le plus loin possible des deux louves qui semblaient comploter quelque chose.



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Message Posté Mer 1 Aoû - 23:23.



«Juliet, the dice was loaded from the startn and I bet and you exploded in my heart, and I forget, I forget the movie song. When you gonna realize, it was just that the time was wrong, Juliet ? Come up on different streets, they both were streets of shame, both dirty, both mean, yes and the dream was just the same. And I dream your dream for you and now your dream is real »

Les soirées, les fêtes, les bals. On essayait de faire oublier à chacun des élèves que quelques semaines plus tôt, l'académie était un repaire pour l'organisation. On essayait de nous faire oublier qu'il y a quelques mois, nous n'avions absolument plus aucun espoir. Tout semblait perdu. Fini. Certains avaient commencé à faire leurs adieux au monde qu'ils avaient foulés durant toutes ces années. Pendant cette période sombre, j'étais incapable d'imaginer que peut être, il n'y avait plus d'espoir. Je ne me suis pas autant battue que certains, mais je me suis battue. J'ai essayé de faire ce que je pouvais faire, et j'ai parfois dû regarder des amis mourir. J'ai dû observer leur visage et me dire que peut être, j'aurai pu les sauver. Mais je chassais les remords plus rapidement qu'ils ne m'assaillaient.

Lykaïa et Zeppelin étaient très probablement là pour mettre un peu de piment dans la soirée. Mais moi, j'étais venue pour bien d'autres raisons. Nath' savait ce que j'étais, ce que j'ai toujours été depuis mon arrivée à Beauxbâtons. Et j'avais besoin de lui changer les idées. De lui montrer que j'étais toujours la même, que je n'avais pas changé et que je ne changerais jamais. J'avais honte de montrer que j'avais peur. J'avais peur de perdre ce que j'avais construit, peur d'avoir tout perdu. Alors je continuais d'arborer un sourire sans faille. Rien n'était plus simple. Il suffisait de repenser à ces moments où tout était parfait, et où je n'aurai jamais voulu être nulle part ailleurs. Repenser au fait que j'étais là et que lui aussi. Et que je n'étais rien d'autres qu'une idiote pour ne pas lui avoir fait confiance sur une des parties les plus importantes de mon existence. Je savais que je ne reviendrais pas en arrière, et que quoi qu'il arrive, il aura toujours en lui cette trahison. Je pouvais juste espérer qu'il ait la force d'oublier pendant quelques heures.

Je rentrais à l'intérieur de la salle, et attendait dans l'entrée, sachant que Nath' ne tarderait pas.
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Message Posté Lun 6 Aoû - 17:07.
La rentrée à Beauxbaton est arrivée. Fini New York, fini les enregistrements en studio, fini les shootings pour les magazines, fini les activités moldues, à présent retour à la vie de sorcière inconnue - enfin plus ou moins maintenant ... - et surtout retour dans cet endroit où de nombreuses atrocités ont vu le jour... Ce ne fut pas facile de remettre les pieds à l'Académie après ce qu'il s'y était passé. Et pour essayer de faire oublier cet évènement aux étudiants, l'administration de l'école avait organisé un bal de rentrée sur le thème des années 20.

C'est donc vêtue d'une robe noire à frange, m'arrivant à mi-cuisse, d'une paire de collant en résille et d'escarpins noirs que je fais mon entrée dans la salle. Mes cheveux sont détachés, mais tout de même accessoirisés par un headband surmonté de plumes noires. A l'intérieur, il y a déjà pas mal de monde. Je reconnais quelques têtes que j'ai pu apercevoir dans les couloirs l'année dernière, mais pas encore de personne avec qui j'ai une réelle amitié. Et puis, si je suis venue ce soir, c'est surtout car Hugo m'a demandé d'être sa cavalière. Ce qu'il se passe entre nous? A vrai dire, je ne sais pas trop. Nous nous sommes embrassés à la fin de l'année dernière. Puis après cela, nous ne nous sommes pas vu durant plusieurs jours. J'avoue l'avoir quelque peu éviter après l'évènement, car je ne savais pas quoi en penser et je savais qu'il voudrait certainement des réponses si je le croisais.Puis après, il y a eu la bataille contre l'Organisation, puis ensuite les vacances d'été. Alors nous n'avons jamais vraiment pris le temps de réellement discuter. Pourtant, nous nous sommes croisés à plusieurs reprises, notamment durant la bataille - il était hors de question que je le laisse se prendre un sort alors que j'étais non loin de lui - ou encore à la fête de Lola, mais cela resta bref. Soit dans la première situation, ce n'était clairement pas le moment d'en parler, soit dans la deuxième il y avait tellement de monde et nous étions tellement tous déchirés, que nous n'avons pu en parler. Alors, on va dire que je suis à présent quelque peu tendue quand à la suite de cette soirée. Je sais que je tiens à Hugo. J'ai adoré ce baiser. Mais je sais également quel genre de garçon il est. Et j'ai bien trop d'égo pour le laisser gagner. En attendant qu'il me rejoigne, je m'occupe en allant me chercher un coktail. Pour le moment, ce sera un Gin Fizz. Je commence à le siroter en posant mon regard sur l'entrée. Que va-t-il se passer ce soir? Je suis nerveuse. Je le sens. Mon pied ne peut s'empêcher de tapoter le sol, signe que quelque chose me travaille. Et dire que je n'ai même pas encore vu le garçon... Qu'est-ce que ce sera lorsqu'il sera là? Cette soirée a l'air prometteuse...
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Message Posté Lun 6 Aoû - 21:52.


La première soirée officielle de l’académie avait lieu ce soir. Ce n’était pas simplement un bal d’inauguration, c’était plus que ça. C’était la première soirée après la guerre. Beauxbâtons renaissait de ses cendres, plus élégant que jamais. La lumière surgissant de l’obscurité. Enfin, ça c’est nous voulions tous croire. Cette guerre nous avait tous affectés, de la peur à la terreur, de la blessure à la mort. J’avais perdu de nombreux amis comme Knox, j’avais perdu mon cousin Maël. Mon cœur s’était assombris et mon esprit s’était modifié. Je ne voulais pas vivre ma vie simplement. Je voulais la vivre comme si je pouvais la perdre le lendemain. J’étais dans l’extrême. L’été avait été riche en soirée, alcool et drogue. Parce que oui, je me droguais. Enfin pas autant que mes clients. Lors de mes nombreux allers-retours dans la capitale, j’avais eu l’occasion de devenir dealer. Une activité lucrative, bourrée d’adrénaline. Je me sentais puissant. Et plus vivant que jamais. Mais ce soir ce n’était pas la question.

La question qui occupait mes pensées concernait – comme bien souvent – Sélène. Ma princesse. Je ne l’avais que peu vu pendant les vacances. Une rare fois à la fête de Lola. A l’occasion de la guerre également. Mais pas de vraie conversation depuis celle du jardin. Et le baiser. Je ne savais pas vraiment comment me comporter avec elle maintenant, puisque je n’avais aucune idée de ce qu’elle ressentait. Mes seules certitudes étaient mes sentiments. Je me sentais bien avec elle. En sa présence, tout mon corps était attiré vers elle, comme un aimant. Un seul regard de sa part, et c’est tout mon être qui vibrait. Je n’avais encore jamais ressenti ça, et j’avais peur de ce que cela pourrait représenter pour mon avenir. Ce soir serait l’occasion ou jamais de lui parler, et de savoir.
Le bal avait pour thème les années 20, et j’avais donc sortis un costume pour l’occasion. Et c’était dur que d’avouer que je m’étais inspiré des moldus. De leurs célèbres gangsters, voleurs. Et voilà que ce soir j’étais paré d’une chemise blanche, d’un veston, d’une cravate et d’un pantalon noir, d’une paire de chaussures vernis et sur ma tête un chapeau complétait le look. En guise d’accessoires un revolver se cachait sous mon veston, et une montre magique ornait mon poignée. Je finalisais ma tenue, et me rendais à la soirée d’un pas rapide. J’étais impatient.

J’entrais dans la salle, et souriais à la vue de mes camarades aux robes à franges et costumes élégant. Nous étions remontés dans le temps. Je saluais quelques amis, battant la mesure de la musique du bout des doigts sur ma cuisse. Bien entendu je ne cherchais qu’une personne, et quand je la reconnu –même de dos- j’inspirais un bon coup et me dirigeais vers elle. Toujours aussi belle, sa peau légèrement hâlée. Une jolie robe noire à frange ornait son corps, et j’avais hâte de pouvoir danser avec elle. Quelques pas et je me trouvais derrière elle. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, et d’un geste spontané je me signalais à elle. Mes lèvres avaient trouvés le creu de son cou, et d’un doux baiser j’avais salué sa peau.



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Message Posté Mar 7 Aoû - 4:21.
Un bal. Et puis quoi encore? Ce genre de trucs pour lesquels il fallait bien s’habiller, que les cheveux soient tous à la bonne place, plaqués vers l’arrière à l’aide de gel, une cravate ou un nœud papillon serré autour de la gorge manquant de t’étouffer, une veste repassée, sans aucun plis disgracieux, des pantalons propres, droits, des souliers noirs cirés… Non, franchement, tu aimais paraître distingué, mais cette fois-ci tu t’en serais bien passé. Tu avais vécu sous les conventions toute ta vie, et c’était une des choses qui changeait chez toi depuis la bagarre. Tu en avais marre de bien paraître pour le bon plaisir des autres, tu n’en pouvais plus d’être toujours jugé par ce que tu portes, par tous les mots qui sortent de ta bouche jusqu’aux tournures de phrase que tu utilises. Tu trouvais risible les conversations qui se tenaient à ce genre de bal, et tu préférerais certainement méditer dans ton coin sur le temps qui passe, ce temps qui passe à une lenteur incalculable pendant ce genre d’évènements. Tu le sais, tu finis toujours écrasé contre un mur à regarder ta montre et à observer les autres danser, chanter, et avoir l’air plus cons que jamais. Tu t’en fichais d’avoir l’air coincé, ou asocial, ou décalé. Tu préférais de loin ces adjectifs à ceux dont tu affubles tes comparses qui font les fous au milieu de la pièce, complètement défoncés pour certains. Tu avais une légère tendance à trop boire, mais en privé seulement. Les gens n’avaient pas besoin de savoir à quel point tu es détruit à l’intérieur. Ils ne peuvent que l’assumer en te voyant seul dans ton coin à ruminer de sombres pensées.

Pourtant, tu étais là, à te regarder dans la glace, avec tes cheveux bien peignés (sans gel, néanmoins, qu’on te tire une balle dans la tête si tu en arrivais à ce point de non-retour) ton costume qui, ma foi, paraissait très bien. Et tu ne cessais de te répéter « à quoi bon? » Après tout, tu pourrais rester là, dans ta chambre, faire semblant que tu étais malade et poser un lapin à Alice. Après tout, elle t’avait caché depuis que vous vous connaissiez ce qu’elle était, alors à côté de ça, tout ce que tu faisais semblait minime et sans importance. Pourtant, tu n’étais pas comme ça. Et tu n’allais certainement pas la laisser plantée là, probablement à t’attendre à l’entrée de ce bal. Certes, elle était bien plus sociable que toi, et elle se trouverait probablement des gens sympathiques avec qui discuter si tu ne te pointais pas. La vérité, c’est que tu ne voulais pas qu’elle parle avec les autres, qu’elle se distraie sans toi. Tu voulais qu’elle te parle à toi, et ce malgré le fait qu’elle n’ait rien dit sur sa véritable nature. Tu lui en voulais toujours. Ses « désolée » répétés et pourtant sincères n’ont eu aucun effet sur toi. Tu n’arrives pas à lui pardonner. Pas tout de suite. Pas comme ça. Pourtant, tu souris à ton reflet et tu vas la rejoindre en bas. Parce qu’elle reste ton amie, ta meilleure amie, même, et que tu ne veux pas la perdre parce qu’elle t’a menti pendant toute votre relation d’amitié. Même si, dis comme ça, tu as une excellente raison de lui en vouloir un chouia. Tu finiras par lui pardonner. C’est ce que tu te répètes toujours, et tu espères qu’un jour le vide qui s’est formé dans ton cœur à cette découverte va s’estomper. Mais tu en doutes.

Ta la rejoins à l’entrée, comme tu le pensais. Toujours aussi jolie, toujours aussi souriante, comme si rien ne s’était passé. Pourtant, toi, tu sais. Et tu le vois dans ses yeux. Tu lui souris à ton tour, incertain, comme si tu ne l’avais pas fait depuis longtemps et que tu devais réapprendre à le faire.

« Salut. »

Parfois, tu te demandes comment elle a pu t’apprécier avec aussi peu de conversation pertinente.
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Message Posté Ven 24 Aoû - 12:17.

Le bal des années folles


Le trajet jusqu’à l’université du Clos des Lys s’était fait dans le silence le plus absolu de la part de la professeur qui se moquait bien de la tension qui pouvait exister entre elle et sa compagne de soirée. Elle n’en démordait pas, c’était une mauvaise idée et quelque chose de grave allait se passer ce soir. Elle ne savait pas encore qu’elle avait raison, mais elle aurait préféré avoir tort, sur ce coup… Elle n’en était toutefois pas encore là. Pour l’heure, elles arrivaient seulement à l’endroit prévu pour le bal et, déjà, Eden n’avait qu’une envie : rentrer dans ses pénates et devenir chat pour aller se perdre dans la nuit.

« Voulez-vous boire quelque chose, Eden ? »

Eden la regarda un instant, se demandant à quoi il lui servirait de boire quelque chose avant de se souvenir que oui… Un peu d’alcool lui permettrait sans doute de se rendre la soirée un peu plus agréable, en faisant attention toutefois à ne pas trop boire pour ne pas se donner en spectacle.

« Du Champagne, s’il vous plait » demanda-t-elle alors qu’elle aurait très largement préféré quelque chose de plus fort.

Un whisky ou une vodka, par exemple, mais elle doutait d’en trouver là. Les petites bulles de cet alcool typiquement français feraient fort bien l’affaire, même si un kir royal aurait pu être également fort appréciable. Mais elle avait choisi le Champagne et ne reviendrait pas dessus – pour le moment… Alors qu’elles s’approchaient du banquet, Eden remarqua des jeunes gens dans les environs, dont une tête lui était inconnue, sans doute une invitée d’un des participants de la soirée.

« Bonsoir » les salua l’enseignante avant de reporter son attention sur la salle et sur sa collègue.

« Vous m’avez trainée jusque là, maintenant, que désirez-vous faire ? » lui demanda-t-elle.

Hors de question qu’elle lui facilite la tâche. Mais où donc étaient leurs collègues ?

« Rassurez-moi… Nous ne sommes pas là pour faire du babysitting, tout de même »

Au même instant où elle disait cela, elle aperçut un peu plus loin d’autres adultes, enfin ! Eden se retourna vers le buffet pour prendre un petit fou, quelque peu soulagée de voir d’autres membres du corps enseignant, même s’il s’agissait de professeurs de l’université. Elle connaissait des gens très bien qui enseignaient là bas… Edecius et Soltan, par exemple… Peut-être aurait-elle le plaisir de les voir ce soir, même si, pour Edecius, leurs relations étaient en demie teinte depuis l’attentat contre Sainte Mangouste et pour cause : son frère à elle y avait perdu la vie, lui avait survécu. Ce n’était pas qu’elle lui en voulait ou quoi que ce soit d’autre, simplement… Elle aurait aimé qu’il en soit de même pour Jeff qui était sa seule famille. Son cœur se serra à ce souvenir encore très douloureux et, pour oublier, elle but une longue gorgée de sa coupe.
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Message Posté Lun 27 Aoû - 3:09.



« If I told you, you were right, would you take my hand tonight ? »

La peur panique que tout rate. Que tout disparaisse et que ceux auxquels on tient ne soient plus dans nos vies. C'est dans cette optique je vivais. J'étais terrifiée à l'idée que Nathaniel n'arrive jamais, parce que j'avais menti. Je savais que j'avais construit bien des mensonges, mais celui-ci était le plus douloureux. Parce que c'était à lui que j'avais menti. J'étais ce genre de filles qui semblait parfaite, un peu dérangée, spontanée, mais qui n'avait aucun problème. Ce genre de fille que l'on envie ou que l'on déteste, mais qui s'en fichait éperdument. Sauf qu'il y avait toutes ces petites manies que je n'arrivais pas à contrôler. Tout comme mon inquiétude. Je m'inquiétais toujours pour quelque chose ou pour quelqu'un. Et si je n'avais pas fait ça comme il le fallait. Ou que je n'avais pas assez essayé. Puis finalement je le gardais au fond de moi, j'essayais d'oublier que je ne pouvais pas tout réussir tout en me promettant de faire de mon mieux pour rattraper mes erreurs. Ça serait comme ça avec Nath', et ça serait comme ça avec tout ceux auxquels je tiens. On est persuadés qu'on peut changer une personne, mais c'est faux. C'est impossible de transformer une personne entièrement, elle reste foncièrement la même, et c'est comme ça que l'on se différencie. Personne n'a besoin de changer pour quelqu'un. Demander à quelqu'un de ne plus être le même signifie que vous ne tenez pas vraiment à lui. C'est pour ça que je n'oserais jamais demander à Nathaniel de changer. C'est pour ça que je savais qu'il ne me le demanderait jamais non plus. Je pouvais lui faire confiance là dessus.

Puisqu'après tout, tout est une histoire de confiance, n'est-ce pas ? J'avais un peu brisé cette confiance après l'avoir nourri de mes mensonges. Au fond, c'était toujours le cas. Il ne savait pas ce que j'avais fait, toute ces nuits où je prétendais avoir du travail à faire. Il ne savait plus ce qui était vrai, et ce qui ne l'était pas. Je me doutais de ce qu'il pouvait penser, parce que je pouvais imaginer ce que je penserais à sa place. Je pouvais mentir sur tout. Peut être qu'en ce moment, j'étais en train de lui mentir. Voilà ce qu'il s'imaginait, sans même peut être s'en rendre compte. Perdue dans mes pensées, je ne le vis pas arriver. Maintenant, je me trouvais stupide d'avoir osé pensé qu'il ne viendrait pas. Contrairement à moi, il tenait ses promesses, et ne me mentait pas. « Salut. ». « Hey ! ». Je le pris dans mes bras, mais tout semblait bizarre entre nous maintenant. Je détestais ça. Je détestais vraiment ça. « Je pensais que... Peu importe. Allez, viens, tout le monde a déjà commencé à danser. ». J'attrapai son bras, et je l'entraînais vers la piste de danse. « J'aurai pu comprendre, si tu n'étais pas venu. Après tout, ça aurait été de ma faute. ». On dansait au rythme de la musique, on dirait que les leçons que me donnait ma mère petite ont portées leurs fruits.

« Si tu savais le temps que les filles de mon écurie ont mis pour se préparer. Elles m'ont regardées comme un ovni quand j'ai eu fini au bout d'une demi heure. C'était très drôle. » Toujours les mêmes conversations pour essayer d'éviter la conversation sérieuse. Toujours éviter le sujet. C'était plus simple. C'était aussi plus lâche. « Hier j'ai trouvé un oiseau sur ma fenêtre, j'ai décidé de l'adopter, j'envisage de lui donner un prénom ridicule. ». Je n'ai jamais supporté le silence. Pour moi, le silence correspondait à l'ennui, ou signalait qu'il y avait un problème. Alors je parlais en espérant que le silence ne persiste pas. « Tu sais quoi, il y a des choses que j'aimerais continuer à te cacher. Comme par exemple le fait que moi aussi, après ce qui s'est passé cette nuit là, j'avais juste envie de me venger. Le fait que j'ai réussi à comprendre que ce n'était que de ma faute si j'étais là à ce moment là. Parce que je sais que tu me prendrais pour une folle. ».
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Message Posté Mar 28 Aoû - 6:39.
Tu te demandais encore pourquoi tu avais décidé de te rendre à ce foutu bal. Tu savais qu’entre toi et Alice, ce serait le plus gros malaise jamais enregistré dans toute l’histoire des blancs inconfortables entre deux personnes. Tu savais aussi que plus tu retarderais le moment où tu devrais lui parler, plus le malaise serait grand. Alors, tu étais aussi bien de faire ça tout de suite, comme ça, avec un peu de chance, ça irait mieux plus tard. Tu te demandes souvent si tu n’aurais pas préféré ne jamais le savoir. Ne jamais découvrir que ta meilleure amie était un loup-garou et qu’elle te l’avait caché pendant tout ce temps. Alors, vous pourriez aller à ce bal ensemble, et danser ensemble en vous regardant dans les yeux sans y voir rien d’autre qu’une belle amitié, pure, simple, et réconfortante. Lorsqu’elle s’est tournée vers toi, tu l’as vu, dans ses yeux, votre belle amitié entachée d’un mensonge si grand qu’il t’étouffait. Maintenant, tu doutais d’elle, alors qu’elle était la seule à qui tu avais véritablement fait confiance. Maintenant, lorsque tu te rappelais de vos conversations où vous vous disiez supposément tout, tu te demandais s’il n’y en avait pas plus, si elle ne te cachait pas quelque chose pour, supposément, te protéger. Tu étais un grand garçon maintenant, tu pouvais prendre soin de toi. « Hey ! » Elle te pris dans tes bras, mais tu te raidis cette fois-ci, comme si on t’agressait. Tu reculas légèrement en t’humectant les lèvres, gêné. Quelque chose n’allait pas, et tu détestais ça. Tu aurais voulu pouvoir la prendre dans tes bras, la faire tourner sur elle-même, lui dire à quelle point tu la trouvais belle. Mais non. Tu restais là à regarder un point dans le vague, sans trop savoir pourquoi tu étais là, et espérant que la soirée s’améliorerait rapidement. « Je pensais que... Peu importe. Allez, viens, tout le monde a déjà commencé à danser. » Tu ouvres la bouche pour protester, mais tu te ravises. Après tout, si tu y mettais du tien pour rendre cette soirée encore plus pourrie qu’elle ne l’était déjà, là, il y aurait un gros malaise entre vous.

Tu te laisses donc entraîner sur la piste de danse, malgré toi. Tu détestes danser. Tu détestes probablement plus danser qu’aller dans des soirées du genre, ce qui était tout dire. Et pourtant, tu étais un très honorable danseur, et si tu y mettais un peu du tien ou que tu te décidais enfin à lui offrir un sourire sincère, pas crispé et clairement forcé, on aurait presque l’illusion que tu la méritais. « J'aurai pu comprendre, si tu n'étais pas venu. Après tout, ça aurait été de ma faute. » Tu ne peux qu’approuver. Mais tu ne le fais pas. Ça aurait vraiment été méchant, et tu t’étais promis de ne pas l’être. Pas avec elle. « Et manquer une occasion de te voir dans cette robe? Jamais de la vie! » Petite tentative de faire la paix, du moins pour l’instant. L’ombre d’un sourire qui vient jouer sur tes lèvres. Tu ne voulais pas que vous vous disputiez encore. Tu ne te disputais jamais avec Alice, du moins jamais sérieusement, et sinon c’était généralement parce que tu l’avais taquinée et qu’elle tentait de rendre la pareille. Tout ce que vous vous êtes dit dans les bois, tu t’en souviens clairement, ainsi que son visage, si sincère, si désolé. Tu ne tenais pas à recommencer. « Si tu savais le temps que les filles de mon écurie ont mis pour se préparer. Elles m'ont regardées comme un ovni quand j'ai eu fini au bout d'une demi heure. C'était très drôle. » Tu étais peut-être nul en relations sociales, mais celle-là, tu la voyais venir. Ça, c’était Alice qui tentait de combler les blancs de votre conversation, c’était Alice qui ne supportait pas le silence entre vous. Tu te souviens avoir déjà passé un bon quinze minutes silencieux, à la regarder tenter désespérément de te faire parler. Elle t’en avait raconté, des trucs, pendant quinze minutes. Des trucs complètement inutiles, d’ailleurs. Mais elle n’avait pas pu se taire, et pourtant, tu n’attendais qu’une seule minute de silence de sa part pour recommencer à lui parler. Depuis, tu sais, et tu lui parles toujours pour alimenter votre conversation. Tu vois dans ce babillage inutile une peur d’aborder le sujet qui vous préoccupe pourtant tous les deux. « J’imagine. » Un seul mot. Pas plus.

« Hier j'ai trouvé un oiseau sur ma fenêtre, j'ai décidé de l'adopter, j'envisage de lui donner un prénom ridicule. » Alice avec un oiseau. Ça, c’était la meilleure. « Gargantua, Gédéon, Fouffy ou Esteban pendant que tu y es? Silence. Tu réalises ce que tu viens de faire, et elle aussi. Putain Alice, je dois vraiment t’apprécier pour te sortir des noms d’oiseaux, surtout des cons comme ça! » Si tu étais rendu à donner des idées de noms d’oiseaux ridicules, tu avais vraiment touché le fond, et c’était très effrayant, encore plus que quand tu décidais de boire et que tu devenais violent. « Tu sais quoi, il y a des choses que j'aimerais continuer à te cacher. Comme par exemple le fait que moi aussi, après ce qui s'est passé cette nuit là, j'avais juste envie de me venger. Le fait que j'ai réussi à comprendre que ce n'était que de ma faute si j'étais là à ce moment là. Parce que je sais que tu me prendrais pour une folle. » Peut-être que tu étais mieux à sortir des noms d’oiseaux, finalement. « Eh, Alice, regarde-moi. Tu peux me faire confiance. Tu dois me faire confiance. Tu seras toujours la fille la plus merveilleuse et la plus parfaite à mes yeux, d’accord? » Tu voulais qu’elle se rende compte à quel point elle était importante pour toi, et que ce qui te blessait le plus dans tout ça, dans le fond, c’est qu’elle ait pu penser une seule seconde que tu aurais pu la juger ou même la trouver monstrueuse.

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Micaëla T. Delibes
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J'étudie à l'université, deal with it
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J'étudie à l'université, deal with it
You are frozen, when your heart is not open...
star : Mischa Barton
crédit : (c) ECK
date d'entrée : 12/04/2012
âge du personnage : 18 ans
épîtres postées : 910
gallions : 2751

♦ Nota Bene
: Mon frère et ma soeur... allez voir dans les familles des membres =)
: † Miss you mom...
: Potion d'aiguise-méninges | 2 fioles d'antidotes | Potion d'obscurité | Potion de sommeil | Potion de régénération forte des PV | 2 potions de régénération forte des PM | Lot de portoloins Quand le Nord se dévoile (1 mois)



Message Posté Sam 1 Sep - 23:51.


Event 001 : Le bal des années folles
ft. K. Zeppelin Gordon-Baylee && L. Calypso Duchènes && Noélie M. Laquel && Micaëla T. Delibes && Lëtalia Beauchêne && Eden V. Rowland && Juliette A. Devon && Alice I. Lacroix && Selene Cohen && Hugo J . Hastings && Nathaniel D. Lestrade...

Je ne me rendais pas vraiment compte de ce qu'il se passait autour de nous, des manigances des uns, des discussions des autres. Des heurts et des tensions. Tout était hors de ma portée, alors pourtant que j'étais aux premières loges. Je ne me rendais plus compte de rien, portée par la musique, jusqu'à ce que j'ai besoin d'un rafraîchissement et regagne le bar où je retrouvais mon cousin.

« Tu ne danses plus ? Tu avais pourtant l'air dans ton élément...
- Même si elles se débrouillent sur la terre ferme, même les sirènes ont besoin de retrouver la mer par moments... et moi de me rafraîchir un peu. »

Je lui lançai un sourire entendu, signe comme il s'en doutait sans le moindre que je ne me prenais pas du tout au sérieux malgré cette phrase. Je n'ai jamais considéré que j'étais plus jolie qu'une autre, loin de là, même si je ne me détestais pas non plus. Un verre de jus de fruits à la main, j'observai un moment la foule, un peu trop oppressante à mon goût. Et puis je remarquai les fréquents coups d'oeil de mon cousin en direction d'une fille qui, elle, ne l'avais manifestement pas remarqué. Et vu son air de chien battu, il en était passablement peiné. Je décidai donc de nous donner une pause à tous les deux, loin du monde, du bruit, et des jolies filles qui ne voient pas leurs prétendants.

« Allez prendre l'air, ça te dit ?
- I thought you'd never asked. »

J'éclatais de rire, et lui attrapai le bras. Cette phrase, nous l'avions entendue dans diverses séries que nous regardions, plus jeunes, pendant nos vacances ensemble. C'était devenu une sorte de blague entre nous que d'y faire référence, un moyen de détendre l'atmosphère. Comme quoi mon Floriant en avait autant besoin que moi..

L'air frais nous saisit à peine eûmes-nous mis le nez dehors et je frottai les paumes de mes mains sur mes bras. J'aurais sans doute dû prévoir une veste pour la fin de la soirée... Heureusement que la primevère n'était pas à l'autre bout de Vaulx-sur-les-Pins.

« Tu as froid ? »

Je secouai la tête, persuadée que mon cousin en arriverait à me poser sa veste sur les épaules si je lui répondais par l'affirmative, au risque de se geler lui-même sur place, mais j'eus beau prétendre que tout allait bien, je sentis bientôt le poids du vêtement sur mes épaules.

« T'étais pas obligé, hein, je me serais habituée dans quelques minutes...
- Et tu aurais été malade dès le début de l'année. Mauvais plan cousine.. »

Je devais bien avouer qu'il avait raison. Je n'aurais vraiment pas aimé devoir loupé des jours de cours dès le début de l'année parce que j'avais bêtement choppé une grippe carabinée à cette fête. Nous restâmes un moment à discuter dehors, à regarder un peu tout et n'importe quoi – et particulièrement les étoiles pour ce qui me concernait – avant que la fraîcheur ne gagne Flo et que je ne le pousse presque littéralement vers l'intérieur. Au final, j'avais fini par lui révéler mon béguin passé pour Cygnus, ma déception aussi, quant à mon bref séjour à Londres. J'avais conclu en affirmant que je finirai vieille fille avec douze chats et des chevaux, et il avait ri avant de me soutenir mordicus qu'il parierait ce que je voudrais que je serai mariée avant lui. Et même si je n'en croyais pas un mot, quelque part, j'espérais qu'il eût raison.

Quand nous reparûmes dans la salle de réception, les choses n'avaient guère changé, et la musique m'appelait, encore et toujours. Mais je ne comptais pas laisser mon cousin tout seul dans son coin, et je décidai donc, au moins pour un temps de danser avec lui. Ca tombait bien, on était passé à quelques musiques un peu plus romantiques. Nul doute qu'il eût préféré être au bras de la fille du bar, mais puisqu'il avait manifestement fait chou blanc, autant que nous nous soutenions, n'est-ce pas ?
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Message Posté Lun 3 Sep - 2:47.



« And there will come a time, you'll see, with no more tears. And love will not break your heart, but dismiss your fears. »

C'était étrange. Tellement étrange. Je crois que je n'avais jamais vécu un moment plus étrange avec lui à mes côtés. Tout était toujours tellement normal, tellement simple et naturel. Je n'avais pas besoin de jouer un rôle, ou quoi que ce soit. Je n'étais pas une actrice, témoin de la propre pièce de théâtre que représentait ma vie. Je refusais d'assister, impuissante, à déchéance que je n'avais pas prévu. Nathaniel était ce que j'avais de plus cher avec la meute. Je ne pouvais pas me permettre de faire un seul faux pas, et pourtant j'en avais fait un beau. J'avais menti, et il l'avait découvert. Il avait compris que je n'étais qu'une illusion, que derrière ce masque de perfection se cachait la plus douée des menteuses. Il devait me haïr. Et il en avait le droit. Mais ça faisait tellement mal d'y penser. De se dire que j'étais celle qui l'avait laissé tomber. Derrière mon sourire se cachait une honte incommensurable. J'avais commis une faute grave. Je lui avais caché près de la moitié de ma vie. Jamais il n'aurait pu se douter que je me transformais en bête sans cœur une fois la pleine lune venue. Comment est-ce que je pouvais conserver sa confiance après ça ?

Nathaniel dansait très bien. C'était peut être même l'un des meilleurs danseurs que je connaissais. De l'extérieur, tout semblait parfait, à la vue des autres. Sauf qu'ils ne voyaient pas son sourire. Ils ne voyaient pas à quel point il était différent de celui qu'il arborait habituellement avec moi. Ils ne pouvaient pas comprendre à quel point tout était faux. À quel point le malaise s'était installé entre nous, et comment nous n'arrivions pas à l'oublier. Il était là pour nous rappeler que tout n'était qu'un mensonge. Que j'étais ce mensonge. Et qu'il en était la victime. J'avais tellement peur. J'ai toujours été incapable de montrer mes peurs, ou même les sentiments que je considérais comme négatif. La colère. La tristesse. Le désespoir. Je remplaçais tout par la joie, et j'enfouissais le mauvais dans une boîte que je refermais à double tour, en me disant que je m'en occuperais plus tard. Même si cette boîte ne demandait qu'à s'ouvrir, je la gardais fermée. Parce que la vérité, c'était que je n'arrivais à m'occuper de ce qui n'allait pas. « J'aurai pu comprendre, si tu n'étais pas venu. Après tout, ça aurait été de ma faute. ». Pendant un instant, j'ai cru qu'il allait acquiescer. « Et manquer une occasion de te voir dans cette robe ? Jamais de la vie ! ». Mon sourire gêné fût remplacé par un sourire sincère. Heureux. Comme si tout allait repartir comme avant. Mais tout ne serait pas comme avant. Et je devais m'habituer à l'idée.

Puis j'ai continué à parler pour éviter le silence. Me moquant des filles de mon écurie. En parlant de la pluie et du beau temps. Je n'ai réussi qu'à lui décrocher quelques mots. « Hier j'ai trouvé un oiseau sur ma fenêtre, j'ai décidé de l'adopter, j'envisage de lui donner un prénom ridicule. » J'adorais les oiseaux. Ils étaient comme un symbole de la liberté pour moi. Ils volaient et rien ne pouvait les arrêter. Je les enviais quelque part. « Gargantua, Gédéon, Fouffy ou Esteban pendant que tu y es ? Silence. Putain Alice, je dois vraiment t’apprécier pour te sortir des noms d’oiseaux, surtout des cons comme ça ! ». J'explosai de rire, incapable de me retenir. « Et pourquoi pas Cunégonde ? ». Un autre éclat de rire, et plusieurs minutes de silence. Il devenait trop pesant pour moi. Insupportable. « Tu sais quoi, il y a des choses que j'aimerais continuer à te cacher. Comme par exemple le fait que moi aussi, après ce qui s'est passé cette nuit là, j'avais juste envie de me venger. Le fait que j'ai réussi à comprendre que ce n'était que de ma faute si j'étais là à ce moment là. Parce que je sais que tu me prendrais pour une folle. ». C'était dit, au moins. Mais peut être que ça faisait encore plus mal de le dire à haute voix que de le penser. « Eh, Alice, regarde-moi. Tu peux me faire confiance. Tu dois me faire confiance. Tu seras toujours la fille la plus merveilleuse et la plus parfaite à mes yeux, d’accord ? ». Je plongeais à nouveau mes yeux dans les siens, sans savoir quoi penser ou même quoi dire. J'étais simplement perdue. « Je sais que je peux te faire confiance. Et je te fais confiance. Mais tu as tort. Regarde-toi. Regarde-nous. Depuis que tu es arrivé, tout es juste... Bizarre, et c'est de ma faute. Ne le nie pas, tu penses exactement la même chose. J'aimerais juste que tu me dises quoi faire. Dis moi quoi faire, Nath. ».

Je n'étais pas le genre de fille qui restait là, à attendre que tout se passe. Je n'étais pas le genre de fille à attendre que les choses aillent mieux par elles-même. Ou qu'une situation change sans pour autant être résolue. J'étais terrifiée à l'idée qu'il n'ait rien à dire. Qu'il n'y ait plus rien à faire. Parce que c'était ça, le plus terrible. Assister impuissant au propre spectacle de sa vie. Plus d'acteurs. Plus de script. Plus rien à part le vide.
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Message Posté Mar 4 Sep - 22:08.


Event 001 : Le bal des années folles
ft. K. Zeppelin Gordon-Baylee && L. Calypso Duchènes && Noélie M. Laquel && Micaëla T. Delibes && Lëtalia Beauchêne && Eden V. Rowland && Juliette A. Devon && Alice I. Lacroix && Selene Cohen && Hugo J . Hastings && Nathaniel D. Lestrade...

Elle avait bien senti la tension qui régnait entre l'animagus et elle. Elle n'imaginait pas vraiment qu'il pût en être autrement, cela dit, même si elle eût aimé que la professeur de métamorphose se détendît un peu. Elle comprenait son deuil, elle était passée par là, elle aussi. Mais elle refusait de lui laisser faire les mêmes erreurs qu'elle. Et peut-être que c'était ce qui faisait qu'elle s'accrochait tant à ce suivi thérapeutique qu'elle avait en quelque sorte imposé à sa collègue : rattraper en quelque sorte ses propres erreurs. Se focaliser sur la peine d'une autre, aussi, pour taire la sienne. Elle lui avait proposé un verre, songeant déjà qu'elle veillerait à ce que sa collègue ne perde pas non plus le contrôle d'elle-même, ce qui ne ferait que la retrancher davantage dans cette autoprotection exacerbée qu'elle maintenait autour d'elle dès le lendemain.

« Du Champagne, s’il vous plait. »

Elle hocha la tête, sentant bien que la décision pourtant n'était pas complètement volontaire, comme si Eden n'avait répondu que par politesse. Ou qu'elle aurait préféré autre chose. Mais à vrai dire, puisqu'elle aurait aimé être partout ailleurs qu'ici, ça ne l'étonnait guère.

« Bonsoir. »

Politesse, donc. Elle tendait une coupe de champagne, une autre dans sa propre main quand la blonde - brune pour la soirée d'ailleurs - reprit la parole.

« Vous m’avez trainée jusque là, maintenant, que désirez-vous faire?
- Je suis une piètre danseuse, et je doute que vous ayez envie de vous mêler à ces jeunes gens... » lui demanda-t-elle. « Mais peut-être pouvons-nous gagner cette alcôve ? »

D'un geste vague de la main, elle désigna l'endroit, un petit recoin orné de voiles où quelques chaises vides attendaient ceux qui auraient eu besoin d'un peu de repos. La remarque supplémentaire de l'animagus lui fit quitter l'endroit des yeux pour reposer ses prunelles de braise sur son homologue.

« Rassurez-moi… Nous ne sommes pas là pour faire du babysitting, tout de même ?
- Pas le moins du monde. Mais à défaut de s'amuser, faire acte de présence... »

Elle n'avait pas besoin de son empathie pour voir que la jeune femme songeait à de tristes souvenirs à cet instant, après avoir avalé un petit four. L'attitude et la façon dont elle but une longue gorgée de sa coupe en disait long. Lëtalia, pour sa part, se contenta d'une petite gorgée de son champagne et; lorsqu'elle remarqua elle aussi les autres adultes présents dans la pièce, elle les désigna d'un geste du menton et d'un regard appuyé.

« Souhaitez-vous que nous les rejoignions ? »

A vrai dire, pour elle, c'était égal. Elle était venue là surtout en tant que thérapeute, pour faire acte de présence, et, un peu, écouter la musique. Le reste, n'avait, à ses yeux, pas grande importance, même si elle ne pouvait pas s'empêcher, aussi, d'observer le comportement des élèves autour d'elles.
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Message Posté Dim 16 Sep - 21:30.
C’était vraiment étrange. Le sentiment qui t’opressait la poitrine depuis le début de la soirée, tu ne le connaissais pas lorsque tu étais avec elle, et tu aurais voulu qu’il s’en aille. Et vite. Ce n’était pas toi. Ce n’était pas vous. Vous n’étiez pas comme ça, et juste parce que ce n’était pas normal, tu le détestais, ce sentiment qui s’emparait désormais de toi. Ce sentiment de vide, de trahison. Comme si rien ne serait plus jamais pareil. Tu aurais aimé sourire comme tu le faisais, rire un bon coup et oublier cette boule dans ton ventre. Mais non. Tu ne le pouvais pas, et Alice en était parfaitement consciente. Toi aussi, d’ailleurs. Tu pouvais prétendre autant que tu le voulais que tout allait parfaitement bien, mais tu te berçais d’illusions. Vous le voyiez parfaitement bien dans les yeux de l’autre, cette lueur qui s’était soudainement éteinte, ce malaise désormais perpétuel. Tu aurais dû être là, à rouspéter contre les bals que tu détestais, Alice se moquant gentiment de toi et t’obligeant à aller danser. Et tous les deux, vous seriez heureux d’être là, ensemble, sans qu’aucun ne veuille l’avouer. Là, tu pouvais mentir autant que tu le souhaitais, autant que tu le voulais, rien ne serait plus jamais pareil. Tu pouvais te dire que tu étais là parce que c’était ta meilleure amie. Ce qui était vrai. Mais si c’avait vraiment été le cas, tu aurais été heureux d’être là, juste pour elle. Et par-dessus tout, tu te serais senti bien, sans cet étrange sentiment qui enserrait désormais ton cœur.

Tu aurais voulu t’excuser, lui dire que tu la pardonnais, que ce n’était pas grave. Tu aurais probablement pu le lui dire, mais elle aurait rapidement vu que c’était faux. Elle l’aurait vu dans tes yeux, dans ta manière de le dire. Elle te connaissait trop bien pour que tu oses lui mentir, et pendant un instant de naïveté, tu avais cru qu’elle ressentait la même chose. Que vous étiez trop proches pour qu’elle ose te mentir, et que tout ce qui sortait de sa bouche était par conséquent la vérité. Comme tu en avais souffert – et que tu en souffrais toujours – tu t’étais promis de ne jamais lui rendre la pareille. Et par conséquent, tu ne pouvais lui affirmer que tout irait bien, que tout finirait par s’arranger, parce que tu étais loin d’en être convaincu. Il y avait quelque chose qui t’empêchait de penser que tout finirait par retrouver le cours normal des choses, que tout ceci ne serait finalement qu’un mauvais rêve. Tu aurais voulu le croire, tu aurais voulu en être aussi convaincu que possible pour qu’elle puisse te croire, pour que vous puissiez avancer ensemble en oubliant cet épisode de votre vie. Pourtant, tu n’y arrivais pas. Même si tu tentais désespérément de t’en convaincre, tu n’y arriverais pas, et tu savais qu’Alice n’était pas dupe et qu’elle saurait forcément que quelque chose n’allait pas chez toi si tu affirmais que tout allait s’arranger. Elle savait toujours. Tu étais normalement un assez bon menteur, mais avec elle, tous les trucs appris et tout ce qui marchait normalement n’avait plus aucun sens. Elle savait toujours.

Vous tentiez de faire comme si rien ne s’était passé, mais cela s’entendait dans votre rire un peu forcé et se voyait dans votre sourire qui n’avait rien de naturel. Vous parliez de choses et d’autres, de noms d’oiseaux même. « Et pourquoi pas Cunégonde ? » Tu éclates de rire avec elle, cette fois pour vrai. C’était tellement ridicule, tellement affreux comme nom. « Et tu lui donnerais quoi, comme surnom ? Cuny chéri ? » Tu la regardes, amusé. Puis vous vous taisez. Vous dansez en silence, vous fuyez désespérément le regard de l’autre. Tu regardes les autres, qui parlent, qui s’amusent, qui dansent. Tu reconnais quelques personnes, mais sans plus. Et tu te dis qu’importe ce qui se passera avec Alice, ce sera toujours avec elle que tu voudras être dans ces soirées complètement stupides. « Je sais que je peux te faire confiance. Et je te fais confiance. Mais tu as tort. Regarde-toi. Regarde-nous. Depuis que tu es arrivé, tout es juste... Bizarre, et c'est de ma faute. Ne le nie pas, tu penses exactement la même chose. J'aimerais juste que tu me dises quoi faire. Dis moi quoi faire, Nath. » La voilà, la conversation que nous l’aviez osé avoir, celle pour laquelle vous vous fuyiez. Elle venait de mettre des mots sur ce qui vous occupait l’esprit depuis le début de la soirée, et tu ignorais comment y répondre. Comment exprimer ce que tu ressentais. S’il y avait réellement quelque chose qu’elle pouvait faire qui changerait le vide que tu ressentais. Tu ne trouvais pas. Évidemment. « Parce que tu te sens tout à fait normale, toi ? Tu parles beaucoup pour ne rien dire, mais là on a touché des sommets ! Tu ne voulais pas être méchant. Ce n’était pas ton but. Tu t’étais souvent moqué d’elle et sa peur viscérale des silences. Mais cette fois-ci, ça ne sonnait pas aussi innocent que les autres fois. Je ne sais pas ce que tu dois faire. Tu ne peux rien y faire. Ce que tu aurais pu faire pour changer quelque chose à cette situation, tu aurais dû le faire il y a des années de cela, et tu ne l’as pas fait. Assume, maintenant. »

Elle aurait dû te le dire. C’est ce que tu pensais lorsque tu lui jettes un dernier regard, avant de quitter brusquement la piste de danse pour aller prendre de l’air à l’extérieur. Tu n’en pouvais plus. Tu te sentais étouffé, oppressé. Pas normal. Bizarre, à bien y penser. À croire qu’Alice avait raison à quelque part. Tu n’étais tellement pas habitué à te chicaner avec elle que tu ne pouvais t’en remettre et te voilà dans tous tes états.
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♦ Nota Bene
:
: quelques adjectifs pour vous définir
: ce que vous avez sur vous



Message Posté Dim 23 Sep - 22:41.


    L'intrigue ayant évolué, l'event actuel est donc clos. Cependant nous vous invitons à le continuer à titre individuel si vous le souhaitez.
    Vous gagnez chacun 10 PRP pour votre participation, merci à vous !

    Dominus Tenebrae.
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