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[Défi/solo]Il était une fois *PM*
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Message Posté Lun 4 Juin - 0:18.



Il était une fois
Le sorcier au coeur velu

★ noms des participants: inscrire ici le nom des participants au sujet.
★ statut du sujet: Défi
★ date: fin août 2056
★ heure: matinée.
★ météo: le temps est humide, il y a eu un orage la veille au soir.
★ saison: saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: prélude
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: prélude
★ intervention de dominus: nope
★ récompenses: /





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Message Posté Lun 4 Juin - 0:20.


Il était une fois…
Eden n’avait même pas réellement besoin de se faufiler pour aller dans la réserve de la bibliothèque. Elle le faisait pourtant, vieux réflexe de quand elle était encore élève en ces lieux, autant que pour éviter d’être assaillie par les élèves. Aussi, pour plus de discrétion, était-elle entrée sous sa forme féline. Etre animagus avait parfois bien des avantages. C’était pour ça qu’elle appréciait cette forme, même si elle était peu stable. Mais tant qu’elle ne se retransformait pas sous les yeux de tout le monde, ça pouvait encore passer… D’ailleurs, ce fut une grande chatte blanche qui parvint jusqu’à la réserve. Elle venait y chercher un ouvrage sur l’animagie. Elle en avait pourtant déjà tellement dans sa bibliothèque personnelle que l’on aurait pu croire qu’elle les avait tous. Mais ce n’était pas le cas. Cet ouvrage là était particulièrement rare. Et s’il se trouvait à l’Académie, ce ne pouvait être que dans la réserve. Elle ne l’avait jamais trouvé dans la bibliothèque de l’université de Londres et n’était jamais parvenue à rentrer dans leur réserve. Elle se faufila dans l’interstice laissé entre les barreaux et s’enfonça vers le fond de l’endroit avant de redevenir la jeune femme châtain clair qu’elle était. Personne ne l’avait vue, et c’était tant mieux.

Arrivée là, Eden commença à compulser les différents titres des ouvrages, jusqu’à tomber sur un qui la surprit grandement. Les contes de Beedle le Barde ? Mais qu’est-ce qu’il fait là, celui-là ? Il n’avait strictement rien à faire dans la réserve, c’était un livre pour enfant ! La professeur caressa amoureusement la couverture qui la renvoyait à de vieux souvenirs. Ses parents venaient de mourir, et son grand-frère lui lisait un des contes pour l’aider à s’endormir. La petite fille était blottie dans les bras de son ainé, son pouce dans la bouche à écouter cette voix qui achevait de muer lui raconter l’histoire du Sorcier au cœur velu. Ne pouvant résister à la tentation, Eden ouvrit l’ouvrage à la page de ce conte. Elle se laissa glisser sur le sol et baissa la tête vers lignes manuscrites. Elle n’avait pas lu deux phrases qu’elle se sentit comme attirée à l’intérieur du livre. Que… Que se passe-t-il ? se demanda-t-elle en se retournant pour voir ce qu’il s’était passé. Le livre avait purement et simplement disparu et elle se trouvait en pleine forêt, seule. « Saperlipopette ! Où est-ce que je suis tombée! » se demanda-t-elle tout haut. Un des élèves avait-il voulu jouer un mauvais tour à une personne au hasard ? Etait-ce un sortilège anti-curieux de la personne qui s’occupait de la réserve ? Eden fronça les sourcils et chercha sa baguette… Avant de se souvenir que, s’étant promenée sous sa forme animale pour venir jusqu’à la réserve, elle n’avait en toute logique pas sa baguette sur elle. <î>Il va vraiment falloir que je trouve un moyen pour l’avoir sur moi quand je me métamorphose… J’y arrive bien avec les vêtements…

Elle secoua la tête et se décida à se promener pour voir où elle était. Si ça se trouvait, elle avait atterri dans la forêt qui bordait l’Académie, et pourrait donc y revenir rapidement, histoire de pouvoir passer un sermon au fautif – ou à la fautive. N’y a-t-il donc pas âme qui vive, par ici ? se demanda-t-elle. Cela faisait maintenant un moment qu’elle tournait en rond. Elle avait eu beau suivre la direction dans laquelle aurait dû se trouver l’école, rien. Pas de château. Pas même un village perdu. A croire qu’elle se trouvait dans une autre dimension. Ce fut, finalement, sur un pont qu’elle rencontra un être vivant. « Par la barbe de Merlin ! » laissa-t-elle échapper sous le coup de la stupeur. Mais que… Qu’est-ce que… Ce n’était pas possible. Son cerveau devait lui jouer des tours ! Mais on aurait réellement cru qu’il s’agissait du sorcier au cœur velu, sorti tout droit du conte de Beedle le Barde, conte auquel elle avait pensé et qu’elle avait voulu relire juste avant de tomber ici… « Qui êtes-vous? » demanda-t-elle, méfiante à l’inconnu. « Je suis le Sorcier au cœur velu » répondit l’homme. La jeune femme ne put s’empêcher d’éclater de rire à cette réplique, si identique au conte de son enfance. Sa réaction ne sembla pas plaire au sorcier qui pointa sa baguette sur elle. « Cela suffit ! On ne se moque pas du Sorcier au cœur velu ! » Le fou-rire de la jeune femme redoubla, jusqu’à ce qu’il pointe sa baguette sur elle et, d’un sortilège informulé étrangle son rire dans sa gorge, lui coupant un instant le souffle. Eden fusilla l’homme du regard, se maudissant une nouvelle fois d’avoir oublié sa baguette. « Je n’apprécie pas qu’on se moque de moi… Pour la peine… » Il marqua un silence pour l’effet de style avant d’enchaîner : « Raconte-moi ta plus belle histoire d’amour. Sinon, tu subiras la même chose que ma bien-aimée… » Sa bien-aimée ? Cette pauvre fille qu’il avait poignardée ? Cet être orgueilleux était-il seulement capable de sentiments ? D’après le conte, la réponse était non. L’orgueil, la jalousie oui, mais l’amour, non. Et pourtant, Eden le croyait quand il la menaçait. Mais elle-même était-elle tombée amoureuse ?

« La seule personne que j’ai réellement aimée dans ma vie, c’est mon frère. Et d’un amour fraternel. Il était tout pour moi. Mon sud, mon nord, mon est, mon ouest. Il donnait un sens à ma vie, il était mon repère, mon roc. Mais aujourd’hui il n’est plus, et avec lui, tout s’est éteint. Vous voulez une histoire d’amour ? Les histoires d’amour se terminent toujours mal. Quand on aime quelqu’un, la vie nous le reprend, nous laissant seule et abandonnée. La vie m’a pris tous les êtres que j’ai aimés. Mes parents dans un accident de voiture, mon frère aîné dans un attentat meurtrier. Je ne suis pas la bonne personne pour vous parler d’amour… » Un sourire froid s’était dessiné sur le visage de l’homme qui lui faisait face et il répéta sa demande. Visiblement, Eden ne s’en tirerait pas à si bon compte. Sale type… songea-t-elle en s’efforçant de rester polie. « Je ne vois pas ce que je peux dire d’autre. » dit-elle en sentant sa voix menacer de se briser. « J’aurais donné n’importe quoi, pour lui. Nous nous comprenions sans un mot. Nous étions très proches, malgré nos dix ans d’écart. Et il m’a été enlevé à cause d’enflures qui…» Cette fois, la voix d’Eden se brisa tant la peine et la rancœur étaient grandes. Elle ne pouvait pas continuer, ce n’était pas possible. « Est-ce ça, l’amour ? » Eden ouvrit de grands yeux ronds à cette question particulièrement idiote. « Quoi? » Il voulait dire quoi, par là? « L’amour ne sert qu’à souffrir… J’avais raison… » enchaina-t-il sans prêter attention à sa question. Eden, bien que d’accord avec lui se sentit obligée de réagir : « L’amour blesse, oui. Mais quand on l’éprouve, on se sent fort. Capable de venir à bout de montagnes. Il transcende. Il nous emplit. Il est à la fois bon et douloureux d’aimer. Je ne regrette pas d’avoir aimé mon frère. Je ne souffre pas de l’avoir aimé. Je souffre de l’avoir perdu… » A peine eut-elle prononcé ces mots qu’elle se retrouva à nouveau dans la réserve, le livre à côté d’elle. Elle le referma d’un geste brusque. Ce livre était, effectivement, dangereux. Il n’était pas à mettre entre toutes les mains… Elle se releva, ouvrage en main, et s’enfonça plus en avant dans la réserve pour le ranger en haut de l’étagère la plus poussiéreuse. Cette histoire l’avait cependant suffisamment secouée pour qu’elle abandonne sa recherche pour aujourd’hui. Elle redevint féline et quitta les lieux sans demander son reste, la queue entre les pattes, presque.

[Défi/solo]Il était une fois *PM*

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