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Show must go on ❧ Eden & Jonatan
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Ven 11 Mai - 0:48.


Crédits : Hearts0re
Inside, my heart is breaking. My make-up may be flaking... But my smile still stays on !
Whatever happens... I'll leave it all to chance.

★ Noms des participants : Eden V. Rowland & Jonatan de Roblès.
★ Statut du sujet : Privé.
★ Date : Fin août.
★ Heure : Début de soirée.
★ Météo : Temps orageux. La pluie ne tardera pas à tomber.
★ Saison : 2
★ Numéro et titre de l'intrigue globale en cours : Saison 2 !
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: Prélude saison 2.
★ intervention de dominus: Why not. ^^





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Message Posté Ven 11 Mai - 1:21.
Les jardins de Beauxbâtons. Vastes. Majestueux. Terriblement désordonnés – après tout, les massifs floraux ne poussaient-ils pas comme ils le souhaitaient, sans se soucier des désirs des botanistes qui s’occupaient d’eux ? Et pourtant, Jonatan, bien que maniaque et assez peu désireux de se salir, ne se sentait bien qu’ici. Ou du moins ne se sentait-il bien qu’ici, depuis le Drame qui avait frappé de nombreux élèves.
Il le niait de tout son cœur, avait sciemment ignoré les parcelles bleues et blanches, lorsqu’il avait traversé le jardin, jusqu’à arriver ici. Il niait être là pour se sentir un peu plus proche de Prudence, qui reposait sous le marbre blanc. Mais ce soir-là, ça n’était pas son but. Il savait que dans ce lieu, il serait à l’abri des regards. Il pourrait, dès lors, s’entrainer, tenter de découvrir quel est l’animal emblème de son animagus. Après tout, il ne fallait que du calme, et une paix absolue. Il ne cherchait pas à se transformer, simplement à appeler Son animal. Celui qu’il serait. Un état de méditation absolu, somme toute, était requis, afin qu’ils se rencontrent, se reconnaissent, s’amadouent.
Ensuite viendra cette lourde tâche, que de l’apprivoiser, et ne faire qu’un avec lui. Être l’animal. Prendre sa forme, acquérir ses instincts, son attitude…
Dans sa rêverie, Jonatan s’était machinalement adossé au chêne centenaire, contre lequel il se laissa glisser. Il partit sur d’autres préoccupations… Cela faisait deux ans aujourd’hui qu’il était venu pour la première fois à Beauxbâtons. Deux ans qu’il avait tourné le dos aux choix de ses parents. Deux ans qu’il se morfondait de ne pas s’être révolté plus tôt. De ne pas s’être battu pour Madeleine, avant qu’elle ne sombre dans le coma. Beaucoup moins qu’il se blâmait pour la mort de Prudence, la sœur de Madeleine, mais avec tout autant de vivacité.
Il essayait de se calmer, de s’apaiser, mais rien n’y faisait. Il se battait avec le monde des rêves, des cauchemars, s’étant assoupi sans même s’en rendre compte. La sueur perlait sur son front, bien qu’il paraisse calme, de loin. Jusqu’à ce qu’il se retrouve, dans son monde onirique, en proie à un dilemme particulièrement difficile. Une succube – ou du moins, il se la représentait comme telle – lui offrait un retourneur de temps, afin de sauver Prudence, de mettre fin aux jours de son assassin avant qu’il ne la blesse, ou bien de lui donner les ingrédients et la recette d’une potion suffisamment forte pour sortir Madeleine de son coma. La panique le gagnait, confronté à ce choix impossible. Il s’agitait, et ne tarda pas à crier.
Le son de ses propres cris le réveilla, pour constater quelques élèves curieux, le dévisageant, lui qui était généralement un modèle de droiture, assez froid et impressionnant. Il se recroquevilla contre le chêne, incapable d’arrêter les larmes sur ses yeux. Elles coulaient, parce qu’il savait. Il savait le choix qu’il aurait fait. Il aurait abandonné Madeleine, encore une fois. Il aurait fait preuve de cruauté, laissant son Âme Sœur dans le coma, pour sauver sa petite sœur, qui n’aurait eu aucune autre chance de ne pas mourir. Et il se punissait encore plus, de savoir qu’il aurait fait ce choix-là, sans avoir été fidèle à Madeleine. Ou sans avoir essayé de sauver les deux. Une petite voix digne du plus fidèle partisan de l’Organisation lui soufflait qu’on pouvait revenir du coma, pas de la mort… Que de toute façon, Madeleine n’en valait pas la peine : elle n’était ni plus ni moins qu’une poupée de chiffon, un corps vide d’esprit.
De rage, Jonatan donna un coup de point dans l’arbre. Fou, de colère, de douleur, de peine, il se laissa tomber sur le sol, le martelant de ses points, tout en pleurant.


Dernière édition par Jonatan de Roblès le Dim 13 Mai - 13:58, édité 2 fois
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Message Posté Sam 12 Mai - 0:02.


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Eden allait régulièrement se recueillir sur les tombes de ses anciens élèves tombés au combat. L’Organisation était connue pour ne pas faire de cadeaux, pour tuer des innocents, pour en faire chanter d’autres pour obtenir leur collaboration. L’Organisation s’était fait une place dans leur vie, dans leur école pour détruire le monde qu’ils avaient connu et la jeune femme les haïssait pour ça. Tous ces morts, tous ces innocents, tous ces enfants… C’en était trop, pour elle. Après la mort de ses parents quand elle était enfant, la mort de son frère au printemps, il y avait eu ce grand combat. Etait-ce trop, pour elle ? Sans doute. Pourtant, elle était là, toujours. Toute de noir vêtue, des roses blanches dans la main. Oui, elle venait là régulièrement. Parfois simplement sous forme féline, parfois sous forme humaine. Honorer les morts. Il n’y avait rien d’autre à faire pour eux. Certains étaient revenus, sous forme de fantômes, d’autres avaient simplement disparu. C’était le cas de son frère. Elle avait beau l’avoir appelé, jamais elle n’avait pu le voir. Sans doute était-il complètement parti, sans doute l’avait-elle perdu à jamais, elle n’aurait su le dire, mais cette simple pensée suffisait à la plonger dans une profonde tristesse. Elle ne pouvait, toutefois, se laisser rattraper par le chagrin. Il était trop tôt pour cela. On pouvait la voir, encore. Eden poussa un soupir et acheva de déposer ses fleurs avant d’essuyer la larme unique qui avait roulé sur sa joue. D’ordinaire, elle venait ici plus tardivement encore, quand le couvre-feu s’apprêtait à survenir, pour ne pas être dérangée, mais pas ce soir. Le temps était orageux, et les chats détestent l’orage, de toute façon… Même si ce n’était pas une grande étendue d’eau…

Eden eut un flash, revoyant la voiture dans laquelle elle se trouvait petite fille foncer dans le parapet et plonger dans la Garonne. Un flash qu’elle avait un peu trop souvent à son goût. D’un autre côté, il lui arrivait d’en avoir un pire encore, mais elle préférait ne pas y penser. Pas maintenant. Pas si elle pouvait l’éviter. Allez… Faut rentrer Se motiver, encore et toujours. Elle en avait besoin plus que jamais. Cela irait mieux à la rentrée, lorsque les cours reprendraient, quand elle pourrait reprendre son petit train train quotidien qui lui occuperait l’esprit. Eden poussa un soupir et se releva, chancelant un peu. Elle restait fatiguée, mine de rien, des combats des mois précédents. Elle avait du mal à s’en remettre. Mais à n’en pas douter, c’était plus nerveux qu’autre chose.

Elle en eut la preuve lorsqu’un hurlement retentit, l’arrachant à son apitoiement sur elle-même. Une onde d’adrénaline pure s’empara d’elle et elle courut en direction du cri, baguette tendue. C’étaient eux. C’étaient forcément eux. Ils ne se satisfaisaient pas d’avoir perdu, de la mort de leur chef. Non… Ils voulaient encore tuer, semer le chaos, détruire le monde sorcier, en commençant par BeauxBâtons. Eden arriva rapidement sur les lieux du « crime » pour trouver un de ses élèves entrain de cogner sur un arbre. Elle rangea sa baguette, assez discrètement et laissa retomber ses mains le long de son corps. Les longues manches de sa robe – à la manière des robes médiévales - dissimulaient ses poings serrés. Non, l’heure de la vengeance ne semblait pas venue, encore. Elle s’approcha du jeune homme et posa une main sur son épaule en même temps qu’elle prenait la parole. « Jonatan ? Que se passe-t-il ? » demanda-t-elle d’une voix douce. Voilà un rôle qu’elle connaissait, qu’elle appréciait. Voilà pour quelle raison elle était là. Pour qu’elle raison elle n’était pas partie en chasse à travers le monde sorcier. Ses élèves revenaient, et ils avaient besoin d’elle, d’eux leurs enseignants.


Dernière édition par Eden V. Rowland le Lun 9 Juil - 17:13, édité 1 fois
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Message Posté Lun 14 Mai - 2:19.
Jonatan sursauta, lorsqu’il sentit une main sur son épaule, et crispa son poing, prêt à se défendre s’il se trouvait agressé par un des élèves qui ne l’appréciaient pas, l’ayant vu ainsi. Cependant, la voix assez douce de son professeur le calma aussitôt, et il se retourna, toutefois incapable de sécher ses larmes.
Il s’assit, l’air misérable, n’étant pas en mesure de parler, secoué par les sanglots. Il inspira et expira lentement, pour maîtriser la panique qui l’étreignait. Dès lors qu’il fut en état, il se retourna et leva les yeux vers le visage de son professeur, étrangement apaisant.
Il prit son courage à deux mains, et commença à parler.

« C’est Prudence, Madame. Et Madeleine… sa sœur. J’ai fait un rêve étrange, alors que je ne venais pas pour me recueillir sur la tombe de Prudence.
Mes pas m’ont mené ici pour être au calme, pour… Pour essayer de découvrir et me faire accepter de mon animal emblème, en tant qu’animagus. Je n’y arrive toujours pas… Depuis mes 9 ans que j’y suis entrainé.
Je me suis assoupi, et j’ai fait un rêve bien étrange. Un être… inhumain m’a proposé un marché. De ramener Prudence à la vie, ou plutôt de l’empêcher de mourir, à l’aide d’un retourneur de temps, ou de sauver Madeleine, de la sortir de son coma, grâce à une potion dont il me donnerait la recette.
Et… J’avais choisi… J’avais choisi Prudence… Alors que j’ai déjà abandonné Madeleine. Que je l’ai abandonnée, pendant toutes ces années, avec sa maladie. Pendant son opération, celle qui l’a mise dans le coma. Alors que je ne pourrais pas vivre, si elle mourrait… Mais je ne peux pas vivre, sans Prudence. La peine qui m’étreint est trop grande. Elle m’étouffe un peu plus chaque jour. Il serait tellement facile de me laisser à elle, de céder à cette peine, et de ne plus me battre. De sombrer dans le désespoir, et de vivre tel un mort-vivant.
Mais je n’en ai pas le droit. Pour Prudence, pour sa mémoire, pour parler à ses parents de tout ce qu’elle a fait de merveilleux, pendant les deux ans qu’elle a passé à Beauxbâtons. Leur raconter combien elle avait été courageuse et forte, pendant cette dangereuse bataille contre l’Organisation, alors qu’elle n’avait que onze ans. Quelle excellente sorcière elle aurait fait.
J’ai abandonné Madeleine, et j’ai abandonné Prudence. Je n’ai pas su la protéger. Je ne l’ai pas empêchée d’assister à la bataille, je l’ai uniquement livré à une mort certaine. Je suis une malédiction, pour les sœurs ‘de la Roseraie’. Pour la famille ‘de la Roseraie’. Et je n’ai même pas cherché une solution, pour négocier la survie de Prudence et le réveil de Madeleine. Je n’ai pas hésité. J’ai prit la solution de sauver Prudence, instantanément. J’ai abandonné Madeleine.
Je suis cruel, mais je me suis habitué à la douleur, au vide dans mon cœur, laissé par Madeleine. Mais pas Prudence. Elle me manque beaucoup. Nous partagions nos souvenirs de Madeleine. Nous nous apprivoisions. Nous nous apprécions. Et maintenant…
»

Maintenant je n’ai plus rien. Mais les mots ne sortirent pas de sa bouche. Au lieu de cela, il secoua la tête, et se releva, afin d’épousseter ses habits. Suite à cela, il s’assit correctement, et reprit la parole.

« Mais veuillez m’excuser, Madame Rowland. Vous ne connaissiez pas Madeleine, et vous avez énormément d’élèves, je ne dois pas vous importuner avec Prudence. Veuillez pardonner mes écarts, je n’aurai jamais du vous confier cela, c’est un sujet délicat, qui ne peut que vous mettre mal à l’aise. Mais allez vous bien ? Les derniers mois ont été rudes pour nous tous, et il n’est que peu aisé pour qui que ce soit ayant assisté à ces évènements de se remettre à vivre normalement…
Je vous prie de me pardonner cette intrusion, mais je pense que nous avons tous besoin d’un grand soutien, des uns et des autres. J’espère ne pas paraître présomptueux, ne pas vous froisser, ou aller trop loin à vos yeux, en vous demandant comment vous vivez cette situation délicate. N’hésitez pas à me dire si tel et le cas, et nous pourrons alors aborder un autre sujet, je ne m’en offusquerai pas.
»

Sur ces paroles, Jonatan posa ses mains sur le sol, afin d’être plus à l’aise, bien qu’il paraisse toujours relativement guindé.


Dernière édition par Jonatan de Roblès le Ven 25 Mai - 1:34, édité 1 fois
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Message Posté Mer 23 Mai - 19:13.


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Eden s’était approchée aussi silencieusement qu’un chat. Sans doute était-ce pour ça qu’il sursauta lorsque la main de la jeune femme se posa sur l’épaule de son élève. Elle fut surprise de voir qu’il pleurait se baissa à ses côtés. Il n’avait aucunement besoin qu’elle se montre supérieure à lui alors qu’elle venait de le surprendre dans un instant de faiblesse. Elle-même ne supportait pas qu’on puisse la surprendre dans ce genre de situation. « Prends ton temps » lui dit-elle. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il allait lui dire mais, visiblement, il y avait bien quelque chose. Il y parvint finalement, mais d’une façon très fouillis, parlant d’une des jeunes victimes de la guerre, morte au cours de sa deuxième année à BeauxBâtons, d’une autre fille qui était à priori sa sœur, et de son désir de devenir animagus. « Doucement, Jonatan » commença-t-elle avant de reprendre : « Prenons les choses dans l’ordre… Tes deux amies, d’abord. Tu dis avoir abandonné Madeleine à plusieurs reprises. Mais pourquoi ? Elle était malade, ce n’était pas de ta faute, pas plus que ses opérations et son coma. Tu n’aurais rien pu faire pour elle. Rien d’autre que t’occuper de sa petite sœur comme tu l’as fait… » Eden marqua un silence au cours duquel elle vint presser la main de Jonatan. Elle avait vu le comportement du garçon envers la petite fille au cours de l’année précédente. Il se comportait comme un grand-frère envers elle. « Tu n’as pas abandonné Madeleine en t’occupant de Prudence. Tu lui as témoigné ton affection. Pour ce qui concerne ton choix, il est logique. Entre une personne malade dans le coma depuis des années et une personne à l’aube de sa vie, il est normal de choisir la plus jeune, la plus pleine de vie. » Eden lui adressa un sourire qui se voulait réconfortant avant d’enchainer sur l’autre point qui tracassait le jeune homme.

« Pour ce qui concerne l’animagie, c’est très difficile, tu sais… En plus, tu as commencé très jeune. C’est normal que tu aies du mal. As-tu lu des livres sur le sujet ? » lui demanda-t-elle. Elle-même avait fait de nombreuses recherches avant de travailler sur le sujet. Pourtant, allait-elle lui dire qu’elle était animagus ? Pour l’heure, elle en doutait. Si elle pouvait l’aider sans révéler ce qu’elle était, elle le ferait. « J’ai connu un animagus, il y a quelques années. » expliqua-t-elle au jeune homme avec un nouveau sourire avant de rajouter : « Tu peux te confier à moi. Je suis ton enseignante, Jonatan. Si je peux t’aider pour quoi que ce soit, tu peux me demander. » ajouta-t-elle en pressant à nouveau la main de son élève.



Dernière édition par Eden V. Rowland le Lun 9 Juil - 17:14, édité 2 fois
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Message Posté Jeu 31 Mai - 22:08.
Jonatan écouta son professeur, quelque peu dérangé par la proximité qu’elle mettait entre eux, en saisissant sa main. Mais après tout, il était humain de la part de celle qui l’écoutait de tenter de le réconforter de cette manière, vu l’état dans lequel il était. Un fantôme, le visage creusé par les cernes dus à de multiples nuits d’insomnie, de pleurs.

Il leva toutefois un visage plein d’espoir vers elle, quand il entendit ses propos. Pourrait-il être vrai que s’être occupé de Prudence était le plus grand service qu’il aurait pu rendre à Madeleine ? Il était vrai qu’en tant que grande sœur, elle aurait du veiller sur elle, mais être dans le coma était une bonne raison pour ne pas pouvoir le faire. Bien qu’il n’ait pas fait ça par obligation, mais par réelle affection pour Prudence, peut-être Mademoiselle Rowland disait la vérité.

« Vous pensez, réellement ? Prudence était jeune, elle aurait pu se faire plein d’amis… Elle aurait pu, peut-être, rester avec eux, au lieu d’assister, de participer à la bataille. Elle ne m’aurait pas connu, n’aurait pas voulu vérifier que j’allais bien, n’aurait pas été sur le lieu du combat. »

Non, décidemment, il ne pouvait pas se mentir, il ne pouvait pas croire qu’il n’y était pour rien, dans la mort de Prudence. Mais il se doutait du fait que c’était un sujet délicat, que sa professeur ne voulait probablement pas continuer. Il décida donc de ne pas s’appesantir sur le sujet, et de se concentrer sur l’apprentissage d’animagus.

« Concernant le fait que je n’arrive pas à être animagus… J’avouerai que je n’ai pas trouvé des livres sur le sujet, à vrai dire. Ils sont denrée rare, tout comme les gens étant effectivement des animagus. »

Autrement dit, c’était mission impossible. Mais il ne lui importait que peu, actuellement, de le devenir réellement. C’était plus un moyen de détourner ses pensées.
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Message Posté Ven 1 Juin - 19:02.


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Qu’aurait été sa vie si ses parents n’étaient pas morts dans ce stupide accident ? Si cet homme n’avait pas transplané au beau milieu d’une route de campagne ? Si ses deux parents avaient été sorciers et n’avaient pas employé des moyens de transports moldus pour se rendre d’un point à un autre parce que le père d’Eden avait le mal des transports magiques ? Tant de questions sans réponses qui faisaient écho à celles de Jonatan… Jonatan qui était persuadé d’être la cause du malheur de la famille de la Roseraie. Eden n’était pas d’accord avec lui sur ce point et elle puisa dans son propre vécu, sans pour autant tout livrer d’elle-même pour rassurer le jeune homme. « Tu ne sais pas ce qu’il se serait passé si tu ne l’avais pas prise sous ton aile. Mais aurait-elle été plus heureuse ? Je ne l’ai connue qu’une année, mais même si elle avait cette ombre dans le regard due au chagrin de l’absence de sa sœur, elle était heureuse. Elle goûtait la vie et aux petites joies que celle-ci lui apportait. Jonatan, tu étais un repère pour Prudence. Un roc auquel elle pouvait s’appuyer. J’ai connu quelqu’un qui avait perdu ses parents très jeune. C’est différent de la perte d’une sœur, mais ça fait tout autant souffrir. Cette personne ne s’en est jamais remise et j’ignore si elle s’en remettra un jour… » Non, je ne m’en remettrai pas… songea-t-elle avant d’enchainer « Tu as permis à Prudence d’avancer dans la vie, de ne pas être seule. Même si elle est morte dans ce terrible combat, elle a été heureuse malgré l’absence. Dis moi… Quel âge avait-elle quand sa sœur est tombée malade ? » Son frère avait été le roc sur lequel elle s’était appuyée pendant vingt ans pour pallier à l’absence de ses parents. Et aujourd’hui, elle aussi se retrouvait seule.

Le regard grave, elle porta ses prunelles dans le vague avant de lâcher : « Le plus dur, c’est pour ceux qui restent. Car il ne leur reste que les souvenirs et leurs yeux pour pleurer. Mais tant qu’ils se souviennent de ceux qui sont partis, ils les font vivre. » Il fallait qu’elle se raccroche à ça. Elle en avait parfaitement conscience. Ces souvenirs qui peuplaient ses rêves, ses pensées, qui habitaient son âme. Son frère n’était pas entièrement mort, elle se souvenait de lui. Ils avaient été très proches, malgré leur différence d’âge. Ses parents, au contraire, n’existaient plus que par les souvenirs que Jeff lui avait racontés. Leur survivance n’était plus qu’épisodique. Que n’aurait-elle donné, en cet instant, pour voir apparaître auprès d’elle les fantômes de ces êtres chers.

La jeune femme poussa un soupir et rebondit avec plaisir au changement de sujet. L’animagie, s’il était un sujet tout aussi sensible pour elle, était tout de même moins triste. Moins pesant. Et elle pouvait bien partager ses lumières avec Jonatan… « Je te prêterai des livres, si tu le souhaites. J’en ai plusieurs sur le sujet. » Tout un pan de sa bibliothèque était, de fait, plein de livres sur ce thème. « Tu as pratiqué quel type d’exercices ? Sais-tu ce que cela implique, d’être animagus ? Ce qu’il se passe dans la tête du sorcier lorsqu’il se transforme ? »





Dernière édition par Eden V. Rowland le Lun 9 Juil - 17:13, édité 1 fois
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Message Posté Mar 5 Juin - 20:56.
L’âge qu’elle avait ? Aussi loin que Jonatan se souvenait, elle l’avait toujours été. Bien sûr, il ne l’avait pas rencontrée à sa naissance, mais c’était tout comme. Il la connaissait depuis ses quatre ans. Prudence n’avait pas connue Madeleine saine. Mais elle avait toutefois pu se lier avec sa sœur, pendant les dix premières années de sa vie, jusqu’à ce que cette dernière tombe dans le coma.

« Madeleine a toujours été malade, Madame. Mais elle est dans le coma depuis deux ans seulement, depuis les dix ans de Prudence. »

C’était suffisant, dix ans, pour s’attacher à quelqu’un, surtout quand il s’agissait de votre grande sœur. Enfin, ça, Jonatan le supposait. Il n’avait jamais eu de sœur, ou de frère pour ce que ça valait. A quel point Prudence aimait-elle sa sœur ? Il ne le saurait jamais. Madeleine non plus ne le saurait jamais. Si… Quand Madeleine se réveillerait, comment réagirait-elle à la mort de son unique sœur ? Le choc serait dur pour elle… du moins le supposait-il. Tout ce qu’il savait, ce qu’il les aimait inconditionnellement, l’une comme l’autre, et que leur absence était une torture pour lui. Se pourrait-il qu’Eden dise vrai ? Etait-il seul, seul pour faire son deuil, n’ayant plus que les larmes pour le soulager… et encore ?

A bien y réfléchir, surement. Ces cauchemars, ces nombreux cauchemars, qui le hantaient, chaque jour, chaque nuit, ne le laissaient pas en paix. Le torturaient, même. Mais quelque chose l’interpella, dans les propos prononcés par sa professeur, un peu plus tôt.

« Madame ? Avez-vous vous aussi perdu un être cher ? Ne vous sentez surtout pas obligée de me dire quoi que ce soit, mais si vous sentez le besoin d’en parler, n’hésitez pas. »

Il s’étira et finit par s’adosser à nouveau à l’arbre, comme il l’était avant qu’Eden Rowland ne le rejoigne. Aucun risque qu’il ne s’endorme à nouveau. Il était bien trop effrayé par son cauchemar, bien trop meurtri par ses sentiments et bien trop alerte. Ses yeux s’illuminèrent un peu, quand sa professeur lui proposa d’emprunter ses livres. Peut-être que cela tournerait en son avantage, pour une fois ? Peut-être réussirait-il comme il le souhaitait quelque chose qui lui tenait à cœur. Dans tous les cas, c’était bien plus encourageant que lorsqu’il avançait à l’aveuglette, grâce à des bribes de savoir obtenues ça et là, sans même savoir si elles étaient véridiques. Il poussa un soupir, avant de reprendre la parole.

« Eh bien… J’ai essayé de me retirer en moi-même, dans une sorte de méditation, en analysant mes qualités, mes défauts, l’essence même de mon être, afin de me préparer à accueillir l’animal pouvant les incarner, celui qui fait partie de moi. J’ai attendu, ainsi, longtemps, que mon animal emblème vienne à moi, pour que l’on se reconnaisse mutuellement. Je n’y suis pas arrivé. »

Et s’il avait tout faux ? S’il était parti dans une voix absurde, sans queue ni tête ? Il ne saurait le dire.
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Message Posté Lun 9 Juil - 17:37.


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Etait-ce réellement une bonne idée de parler de cela ? Difficile à dire. Pourtant, Eden était persuadée que c’était ce dont Jonatan avait besoin, qu’il lui fallait un exutoire, une échappatoire quelconque, qu’il lui fallait exorciser tout ça pour ensuite se sentir libre à nouveau de vivre, d’être heureux sans culpabiliser à tous les coins de rue. C’est pas un peu facile ça, quand tu t’enfermes toi-même dans ta souffrance ? songea-t-elle avant d’écarter cette pensée. Ce n’était pas ce qu’elle pensait, ce qu’elle ressentait elle qui était important… Ce qui l’était, c’était l’avenir de son élève. Concentre toi là-dessus. Le reste n’a pas d’importance… Pour une fois, elle était bien d’accord avec sa conscience. Elle aurait aimé, d’ailleurs, savoir ce qu’il se passait dans la tête du Hestia. Pouvoir le rassurer, pouvoir éclairer sa lanterne sur ce qu’avait pu éprouver Prudence pour sa sœur, et sur ce qu’éprouverait Madeleine en apprenant la mort de Prudence. Ce serait un choc. C’était toujours un choc. Un choc dont elle ne se remettrait sans doute jamais. Mais Eden ne savait pas ce qu’il se tramait dans l’esprit de Jonatan. Elle ne pouvait faire que des suppositions, qu’attendre qu’il reprenne la parole.

Et Dieu sait qu’elle aurait préféré qu’il ne lui retourne pas la politesse de savoir si elle avait perdu des êtres chers. Elle détourna le regard pour qu’il ne puisse voir le voile qui venait de s’installer dans ses yeux. Un voile de souffrance, de mort, de solitude. Elle aurait, bien sûr, pu éluder la question, comme il le lui avait proposé. Mais ça n’aurait pas été juste pour lui. Elle se devait de lui répondre, de lui faire comprendre qu’on pouvait vivre malgré tout. Mais au fond… Vivait-elle vraiment ? Pas depuis la mort de son frère, assurément. Mais avant ? Avant oui… « Mes parents sont morts dans un accident quand j’étais enfant. Et mon frère… » sa voix se brisa, et elle ne put s’empêcher de se maudire pour cette faiblesse. « Mon frère a été tué dans l’attentat de Sainte Mangouste au printemps » acheva-t-elle d’une voix atone. Si sa voix ne s’était pas brisée un peu plus tôt, on aurait presque pu croire que cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Et pourtant, au fond d’elle- même, un torrent bouillonnant de rage et de larmes coulait sans discontinuer. Si elle pouvait tous les tuer, ceux qui étaient responsables de la mort de Jeff, elle le ferait. « Mais je n’aime pas parler de ça. » Autrement dit, elle en avait déjà dit beaucoup, et il n’en entendrait pas plus. Ce n’était pas un manque de confiance, quoique… Eden n’était pas quelqu’un qui se confiait, qui parlait de ce qui la troublait. Elle préférait être l’oreille attentive des autres. Et puis… Il ne fallait pas oublier que Jonatan n’était qu’un élève, de dix ans de moins qu’elle… Il n’avait pas besoin de ça en plus.

Revenir sur l’animagie était, définitivement, un meilleur choix de conversation et sa réponse l’amusa quelque peu. Elle aussi, elle s’y était prise comme ça, au début. Elle ne put retenir un sourire. « C’est une idée comme une autre, mais faire l’état de tes qualités et défauts ne t’aidera pas à trouver ton animal. Par la méditation, oui. Mais en faisant le vide dans ta tête. Nous pourrons essayer de travailler là-dessus, si cela te tente. Par contre, tu n’as pas répondu à ma question... Qu’est-ce que cela implique ? Et surtout, pourquoi désires-tu devenir animagus ? »


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Message Posté Dim 22 Juil - 22:26.
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Jonatan n’insista donc pas, quand Mme Rowland dit ne pas vouloir parler de sa famille décédée. Il se contenta d’acquiescer, n’insistant pas plus, comprenant que ce sujet pouvait être douloureux. Après tout, lui non plus n’appréciait pas discuter de Madeleine et de Prudence, et si sa professeur ne l’avait pas surpris, il ne lui aurait probablement rien dit. Il était rare qu’il montre ainsi ses émotions en public, qu’il laisse couler ses larmes et exprime ses blessures. C’est pourquoi il saisit l’occasion quand elle partit définitivement sur le don d’animagus.

Aurait-il un jour la patience et la force de réellement suivre cet apprentissage ? Rien n’était moins sur. Mais il le faudrait, il le souhaitait, il l’avait voulu toute sa vie, et il s’en voudrait probablement autant de temps si ce n’est plus s’il abandonnait ce souhait, ce rêve.

Il inclina quelque peu la tête, lorsqu’il entendit que sa manière de s’y prendre n’était qu’à moitié correcte. Peu surprenant, en sachant la difficulté qu’il avait à trouver des informations sur le don d’animagus.

« C’est une bonne chose, de savoir que je ne m’y prenais pas totalement mal. Je m’efforcerai de ne pas me focaliser sur quelque chose, mais plutôt de ne penser à rien, dans ce cas-là. »

En ce qui concernait le reste… Concrètement, Jonatan n’avait aucune idée de ce qu’un sorcier ressentait, lorsqu’il entrait en phase avec son animal emblème. Il n’avait pas plus d’idées de ce que cela pouvait impliquer. De grandes responsabilités, bien sûr. Tout le monde ne pouvait pas devenir animagus, c’était d’ailleurs pour cela qu’il y avait un recensement obligatoire, après tout. Imaginez si chaque sorcier n’en faisait qu’à sa tête, et se transformait librement ? Ce serait une arme redoutable pour espionner les gens, et sans aucun doute des sorciers malhonnêtes en feraient-ils l’usage. Une arme comme ça pouvait faciliter l’ascension au pouvoir de malfaiteurs comme l’Organisation Secrète.

Jonatan tressaillit à cette pensée, mais la refoula aussitôt, serrant le poing tellement elle lui était pénible. Il savait, en revanche, très bien pourquoi ils voulaient devenir Animagus.

« Pour des tonnes de raison, Madame. La première, c’est qu’enfin j’aurai une chose à moi, rien qu’à moi, que personne ne m’enlèvera. Et ensuite, car cela implique beaucoup de choses. Je serai plus proche de connaître celui que je suis réellement, en premier lieu. Deuxièmement, j’accèderai à une liberté que je n’ai jamais eue, à une vie pour moi-même, et moi seul. Et pour finir, c’est un rêve que j’ai depuis toujours. Je ne peux pas abandonner. Jamais. »


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Message Posté Jeu 23 Aoû - 18:22.


Show must go on

Oui, c’était toujours rassurant de savoir que l’on était sur une bonne piste et Eden ne pouvait qu’acquiescer à cet état de fait. Il était encore trop tôt pour qu’elle parle à son élève de ce qu’elle avait vécu elle-même pour apprendre l’animagie. Elle lui avait proposé de lui prêter des livres, ce que le jeune homme n’avait ni refusé ni accepté, mais elle se doutait bien qu’il serait d’accord, car dans le cas contraire, ce serait relativement difficile d’avancer, surtout dans un domaine aussi complexe. Devait-elle dédier un cours aux animagus ? Sans nul doute. Et elle le ferait, bientôt. Ce ne serait sans doute pas le premier cours de la rentrée, mais il serait dans les premiers de l’année, en tout cas (dis donc ! t’as même la primeur du prochain cours^^). Quoiqu’il en soit, il allait avoir besoin de son aide et ce n’était pas pour se vanter qu’elle le pensait. Elle avait eu la chance de tomber sur un homme formidable lorsqu’elle avait décidé de devenir animagus, juste avant d’entrer en dernière année à l’Académie. Toutefois, Eden chassa rapidement ce souvenir de ses pensées, le vieil homme étant mort depuis quelques temps déjà, avant d’être rejoint par son frère au royaume d’Hadès. Dieu merci, ni l’un ni l’autre ne devaient être entrain de subir les foudres de ce dieu grec, si tant était qu’il avait réellement existé, ce qui, somme toute, pouvait être possible, la magie existant bel et bien malgré les dires des moldus des décennies passées. « Passe dans mon bureau dès la rentrée, j’aurai des ouvrages à te prêter. » dit-elle avant d’enchainer : « Nous en profiterons pour évoquer ensemble ce qu’il peut se passer lorsque l’on découvre son animal. Nous le choisissons autant qu’il nous choisit, d’ailleurs, même si certains prétendent que c’est uniquement la volonté du sorcier qui lui donne forme. » Ne venait-elle pas de laisser glisser qu’elle était Animagus ? Bah… Après tout, il finirait bien par le comprendre s’ils devaient travailler ensemble là-dessus…

Eden le laissa ensuite exposer les raisons qui faisaient qu’il voulait le devenir, des bonnes comme des mauvaises, d’ailleurs. Un sourire amusé se dessina discrètement sur son visage à ce listing. Une chose à lui et rien qu’à lui ? Elle avait eu exactement le même discours la première fois que son mentor lui avait posé cette question. Les époques changeaient, les gens changeaient, mais les intentions restaient les mêmes. Etre plus proche de celui qu’on était réellement était, par contre, une excellente raison. On en apprenait énormément sur soi-même, c’était un fait et elle ne pouvait qu’être d’accord avec ce désir, tout comme celui de liberté. Elle devait, cependant, nuancer : « L’animagie, ce n’est pas comme la lycanthropie. Tu ne seras jamais ‘esclave’ de l’animal en lequel tu te transformes. Tu garderas toujours ton instinct humain, tes réactions humaines. » Quant aux rêves… « Tu as raison : il faut toujours s’accrocher à ses rêves car sans eux, on ne peut avancer dans la vie. »

Sur ces bons mots, la jeune femme se releva et tendit la main à Jonatan pour l’aider à faire de même. « Il se fait tard, le dîner va bientôt être servi. Tu devrais retourner à l’intérieur. On est bien d’accord, je t’attends à la rentrée pour les ouvrages et pour commencer sérieusement ton apprentissage. » C’était dit, c’était fait et, pour elle, il n’y avait pas à revenir dessus. Elle aurait, un peu, l’impression de faire revivre son mentor en enseignant l’animagie à l’un de ses élèves. D’ailleurs, il aurait sans doute plus de facilités qu’elle à devenir animagus puisqu’elle pourrait l’aider tous les jours si besoin ce qui n’avait pas été son cas à elle… Eden le regarda s’éloigner vers l’école avant de faire de même, ayant décidé qu’elle se transformerait plus tard dans la soirée pour aller se promener sur les toits comme elle aimait tant à le faire : pour goûter cette fameuse liberté dont Jonatan venait de parler.

terminé pour moi^^
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