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♣ The light weakens { Intrigue 008 - Jezabel & Aurélia }
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Mar 22 Nov - 10:55.

The light weakens.

intrigue 008
Jezabel & Aurélia



Les membres de l'organisation avaient pris d'assaut le château de BeauxBatons, mais jusque là la vie continuait de suivre son chemin. Mais cette situation avait encore évoluée, le virus avait envahit l'académie plus profondément. L'organisation usait de leur pouvoir en torturant les élèves, les résistants. Mais ces derniers ne se laissaient pas abattre, il fallait lutter. C'est ce que tentèrent de faire deux jeunes femmes, à leurs risques et périls...

Dominus interviendra quand il le sentira nécessaire. Vous pouvez poster dans l'ordre que vous souhaitez.






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Message Posté Mer 23 Nov - 22:04.
Aurélia jouait avec sa part de tarte au citron meringuée du dos de sa cuillère. Un coup dans la meringue, un coup dans le citron. Un coup dans la meringue, un coup dans le citron. Tic, tac. Tic, tac. Les yeux des membres de l'Organisation, à travers les fentes de leurs masques, les fixaient d'un air menaçant. Routine. Mais la routine était devenue pesante, et ce mouvement de balancier entre les cours et le sommeil insupportait Aurélia. Plus aucune sortie, de peur de croiser d'un peu trop près un visage masqué. De peur d'avoir à en subir les conséquences...

Juste une envie de se libérer, de crier, de hurler à la figure de l'Organisation ce qu'elle pensait d'eux. Le seul moyen d'arriver à se défaire de ce carcan insupportable était d'œuvrer en secret. De ronger peu à peu ses chaînes et de faire pourrir ces individus ignobles sur pied. Se mettre à l'action. Maintenant.

Aurélia ne pouvait pas agir seule néanmoins. De ce côté-là, pas de soucis, elle savait à qui demander. A la personne en laquelle elle avait le plus confiance, à la seule qui avait eu sa confidence sur ses opinions et qui la lui avait rendue avec autant de ferveur : Jezabel. Qui d'autre, après tout ?

Mue par une soudaine inspiration, Aurélia saisit sa baguette dans sa poche, déchira un bout de parchemin discrètement et se redressa tout en surveillant du coin de l'œil les membres de l'Organisation postés aux quatre coins de la salle. Ils n'avaient pas l'air particulièrement attentifs mais qui donc pouvait savoir quelle fourberie se dissimulait derrière leurs visages de carton-pâte ? Qui savait s'ils possédaient un véritable visage après tout ?

Il fallait maintenant attendre qu'ils soient tous distraits. Un événement, la moindre petite chose inhabituelle. Que leur attention soit détournée quelques secondes seulement, le temps de sortir une plume et sa fidèle bouteille d'encre violette. Le plus discrètement possible, de sous la table, Aurélia pointa sa baguette vers un broc en métal à l'autre bout de la salle et murmura entre ses dents serrées :

« Wingardium Leviosa. »

Juste le temps de décaler due quelques centimètres le broc qui tomba sur le sol de pierre dans un grand bruit métallique. Par réflexe, leurs gardiens de malheur tournèrent la tête pour voir d'où provenait ca vacarme. Aurélia en profita pour glisser la main dans son sac et en sortir à la vitesse de l'éclair une plume et sa bouteille d'encre. Parmi les divers plats, cruches et couverts qui jonchaient la table, le matériel d'écriture était invisible. La jeune fille déboucha la bouteille d'une main habile, y trempa sa plume et écrivit frénétiquement tout en prêtant attention à la discrétion :

Il faut agir. C'est urgent. Je n'en peux plus.
A.


Elle plia le bout de parchemin le plus petit possible et le tapota de sa baguette. Aussitôt la petite boulette fraya son chemin à travers la forêt de couverts jusqu'à atteindre sa destinataire, Jezabel, à l'autre bout de la table. Un bon point d'avoir pu arriver jusque là.

Attendant la réponse de son amie, l'Hestia reprit sa cuillère et entama enfin sa part de tarte. Elle allait avoir besoin de toutes ses forces.
HJ:
 
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Message Posté Dim 4 Déc - 6:49.


Jezael & Aurélia

La journée avait été longue, les cours me demandaient toujours plus de concentration et je m’épuisais toujours un peu plus. J’étais tranquillement installée dans la salle à manger devant le repas que je regardais sans appétit. Je le touchais du bout de ma fourchette, mais le repas ne semblait pas plus appétissant. Je n’avais jamais trouvé l’importance de se nourrir. Plusieurs trouvaient mon raisonnement idiot, mais pour moi, c’était la logique absolue. Je n’avais pas faim, à quoi bon manger lorsqu’on n’en avait pas envie ? J’avais à peine touché à mon assiette que déjà, elle me dégoûtait. Je commençais à somnoler. Mes yeux me semblaient lourds, trop lourd mêmes. Je mis mon coude sur la table et appuya ma tête sur ma main. Je regardais autour de moi alors que Holly et Jewel mangeaient goulument à mes côtés. Je ne le leur prêtais pas attention. Elles étaient insignifiantes et leur compagnie m’ennuyait, mais bon… elles étaient toujours là, à quoi bon se débattre contre quelque chose à lequel nous ne pouvions rien faire ? Mes yeux se promenaient parmi la foule de la salle à manger, faisait attention pour ne pas regarder les membres de l’Organisation qui nous surveillaient continuellement. Nos moindres gestes étaient surveillés étroitement. J’avais l’impression que j’étais une prisonnière dans ma propre école. Cela faisait plus d’un mois que l’académie était devenue leur quartier général, nous n’étions plus que du bétail. Nous n’étions plus rien. On nous avait volé nos vies, notre liberté. Je les haïssais, tous ceux qui portaient un masque me répugnaient. Comment pouvions-nous nous engager contre nos semblables ? Détruire des bâtiments sans âges, réduire la population à la terreur pour la raison de nous apporter la paix ?

Ils étaient malades ! Ils étaient tous complètement malades ! Ma main se serrait alors que mon attention s’était dirigé vers l’un des membres de l’organisation. Plusieurs s’étaient dévoilés et je redoutais de reconnaitre un visage familier. Le pire horreur qui pourrait arriver serait de reconnaitre ma mère, mon père ou encore ma sœur. Malgré la haine que je lui voyais, je n’aurais jamais accepté qu’elle s’engage dans cette communauté barbare. Elle restait ma sœur, malgré ma haine, malgré tout ce que j’avais pu lui faire aux fils des ans, cela m’aurait tué de la voir parmi ces terroristes. Appelons les choses par leur vrai nom, les membres de l’organisation étaient tous des assassins.

Un bruit sourd me fit sortir de ma rêverie. Affolé, je regardais autour de moi pour découvrir ce qui arrivait. Le plafond allait nous tomber sur la tête ? L’école commençait à s’écrouler ? Nous allions tous mourir ?
Aucun scénario apocalyptique n’arriva. Un banc en métal s’était renversé de l’autre côté de la salle, mais pendant quelques secondes, ce fut pratiquement la panique générale. Les membres de l’organisation plus aussi secret s’était précipité pour découvrir qui pouvait bien troubler l’ordre. Bien vite, je ne prêtais plus attention à l’évènement, j’avais découvert un petit papier tout près de mon assiette. Je le pris dans mes mains et décidais de l’ouvrir. Mes mains tremblaient et je n’arrêtais pas de jeter des regards effrayés autour de moi. Pour la subtilité on s’en repassera. J’essayais de ne pas m’imaginer les horreurs que nous ferais passer l’organisation si quelqu’un tombait en possession de ce mot. Un peu plus et nous crions sous tous les toits que nous, enfin moi, j’étais membre de la résistance. Aller, portons tous des chandails écris : I LOVE OS ! tant qu’à faire…

Il faut agir. C'est urgent. Je n'en peux plus.
A.
La couleur de l’encre était reconnaissable entre tous. Il n’y avait qu’Aurélia pour toujours utiliser une encre mauve, peut-importe le moment. C’était bien elle, ça. Je relevais la tête en sa direction et j’y croisai son regard. Je n’avais aucune idée de ce qu’on pouvait faire pour empêcher l’Organisation de nous traiter comme des vulgaires moucherons, mais j’étais d’accord avec mon amie. Le régime ne pouvait plus durer. Calmons-nous les ardeurs, je n’allais tout de même pas lever une révolution à moi seule. Je n’avais pas des pulsions suicidaires, mais il était hors de question que je reste une journée de plus les bras croisés.

Nous aurions pu mettre le feu à la salle à manger, mais j’avais l’impression que si je faisais une telle chose, Mahaut n’allait pas aimer…

Mettre feu à la salle à manger était peut-être extrême, mais pourquoi ne pas enflammer les membres eux-mêmes plutôt que de gâcher notre belle école ?

Cette stupide idée commençait à germer dans mon esprit et je n’avais plus qu’une envie, mettre le feu aux membres de l’organisation qui se trouvait le plus proche de moi.
Il fallait que je sois subtil, rapide et efficace, mais j’allais y arriver.

Je me retournais vers Aurélia et je lui fis un infime signe de la tête pour dire que j’étais en accord avec le mot qu’elle venait de me passer. Sous la table, je pris un minuscule morceau de papier et je n’écris que trois mots.

Membre organisation = inflammable.

Je pris exemple sur elle et du côté opposé à ma charmante camarade, je renversais un énorme banc de métal grâce à un sortilège informulé. La panique fut moins grande que la première fois, mais cela me laissa tout de même le temps de lui envoyer mon mot. J’attendis qu’elle l’ouvre et prenne connaissance du contenu avant de me mettre moi-même en action.

Je me retournais et j’aperçue un membre de l’organisation qui me tournais le dos non-loin de moi. Au mois un mètre, sans plus. J’espérais que cela allait marcher, mais je ne voulais pas le tuer, le blesser gravement ou le bruler, mais le tuer non non. Je n’étais pas une tueuse-moi. Enfin pas encore. Je n’étais pas blanche comme neige, mais une assassine, non.

- Incendio, murmurais-je très bas. Je ne voulais pas faire un sortilège informulé et prendre le risque de tout gâcher.

La cape prit feu instantanément. C’est fou comme un morceau de tissu peut être inflammable…
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Message Posté Mar 6 Déc - 23:12.
Aurélia fixait d’un air anxieux Jezabel. Lorsqu’elle avait fait tomber le premier banc, celle-ci avait tourné la tête vivement. Cela pouvait se comprendre, il n’était pas habituel qu’un quelconque vacarme perturbe leurs repas si silencieux à présent que l’école était occupée. Mais Jezabel avait vite repris ses esprits en apercevant le petit mot d’Aurélia. Sous le regard attentif mais discret de cette dernière,
l’Athéna déplia discrètement le papier et lut ce qui y était inscrit.

Bien que la lecture ne fût pas particulièrement longue, c’était déjà
une épreuve d’oser déplier ce papier illégal ; c’était déjà une folie d’essayer de ne pas se faire remarquer par les visages masqués qui se dévoilaient peu à peu. Aurélia était reconnaissante envers son amie d’avoir accepté de résister. Parce qu’ouvrir ce mot, c’était déjà une déclaration de guerre.

Quand elle eut compris de quoi ce message relevait, c’est-à-dire moins
d’une demi-seconde après avoir terminé sa lecture (elle était fine la Jezabel), la métamorphomage leva la tête et jeta un regard dans la direction de son amie. Leurs yeux se croisèrent, et Aurélia vit dans les prunelles de sa comparse la détermination du résistant. Elles allaient se battre.

Jezabel sembla réfléchir quelques secondes ; l’Hestia savait très bien
à quoi son aînée pensait puisqu’elle-même se posait la question identique : résister, oui, mais comment ? La blondinette ne voulait pas se transformer en tueuse, c’était sûr, et n’avait pas l’intention d’agir au vu et au su de tous. Elle était déterminée, pas suicidaire. Déclencher une bataille de nourriture ? Trop prosaïque. Transformer l’un des membres de l’Organisation en animal ? Elle n’avait pas les compétences magiques nécessaires.

Au milieu de ces réflexions cruciales, Aurélia remarqua du coin de l’œil le hochement de tête discret de Jezabel. Elle jeta un regard circulaire tout autour d’elle pour essayer de déceler un quelconque élément pouvant être détourné. Au beau milieu d’une réflexion du plus grand sérieux sur l’utilité de transformer son verre en rat d'égout, un grand bruit métallique lui fit tourner la tête. Un nouveau banc venait d’être renversé. Coïncidence ou œuvre de Jezabel ?

Cette question fut vite résolue. En reportant son attention sur sa vaisselle, la blondinette s’aperçut qu’un papier était glissé sous le rebord de son assiette. Elle le déplia rapidement et lut les trois mots inscrits :
« membre organisation = inflammable »

Elle n'eut pas le temps de réfléchir. Au même moment, une élève émit un long hurlement qui résonna dans la salle à manger. Alertée, Aurélia se retourna et vit que la cape de l'un des membres de l'Organisation avait pris feu. Comme par hasard, il était juste à côté de Jezabel.

À présent, le plus important était de se montrer convaincante. Alors que la rumeur montait à une vitesse vertigineuse et que quelques élèves s'étaient déjà levés en criant, Aurélia bondit hors de son assise et, debout à côté de la table, poussa un hurlement suraigu. Les personnes la connaissant un temps soit peu avaient sûrement remarqué qu'elle surjouait, elle habituellement si flegmatique, mais les membres de l'OS ne devraient pas s'en apercevoir. D'ailleurs ils ne la regardaient même pas, occupés à essayer d'éteindre le feu qui consumait les vêtements de leur collègue. Aurélia profita de ce moment d'inattention pour, dans l'indifférence générale, sortir sa baguette magique et enflammer la chevelure du sorcier maléfique le plus proche. Elle rangea sa baguette aussitôt cela fait et jeta un rapide coup d'oeil à Jezabel pour savoir quelle attitude celle-ci adoptait.

Cela fait, elle se rassit sur son banc, les jambes groupées près du corps et son sac sur le tête, arborant une horrible grimace. Aurélia-la-gargouille-surjoueuse attendait la phase deux, emplie d'un cruel sentiment de fierté.
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Message Posté Ven 16 Déc - 0:55.


Jezael & Aurélia

Une odeur de brulé envahissait la salle à manger. La cape que j’avais fait enflammer s’était presque entièrement consumée avant qu’ils ne réussissent à l’éteindre. Je m’étais éloigné de l’homme dont j’avais carbonisé une bonne partie de ces vêtements, alors que les cris des étudiants commençaient à résonner dans la salle. Un cri suraigu en particulier attira mon attention, je me retournais et j’aperçus Aurélia qui s’était levée précipitamment. Et elle n’était pas la seule. Les étudiants commençaient à s’activer de tous les côtés, cherchant la raison de la combustion spontanée ou encore simplement pour s’amuser à défaire l’ordre que les membres de l’Organisation avaient instauré. La jolie blondinette ne perdit pas une seule seconde, la chevelure de l’un de membre prit feu, empestant la salle. Je regardais les petites flammes qui consumaient les cheveux de la pauvre personne. Un petit sourire apparu sur mes lèvres. Ils n’auraient jamais dû venir dans notre école, personne ne les aimait, qu’ils partent une bonne fois pour toute. Bruler de morceaux de tissus ne suffiraient pas à les faire partir, mais c’était une bonne façon de leur faire comprendre qu’ils n’étaient pas les bienvenue et que personne ne les aimaient. J’avais terriblement peur que le gouvernement décline et que les membres de l’Os en prennent le pouvoir. Exactement ce que les mangemorts avait fait durant la grande guerre. Et si c’était vraiment ça notre futur ? Meurtre, terreur, angoisse ?

Certainement pas, pourvus que non, pitié… nous méritions mieux, tout le monde mérite mieux ça. Pour moi, pour nous, pour tout les gens qui était sous le pouvoir de l’Organisation.

Dans la salle à manger, les choses commençaient à déraper. Les gens commençaient à crier et à se lever de leur place. C’était un désordre épouvantable. Ils ne savaient plus quoi faire, rester ou s’enfuir ? Paniquer, ne rien faire ou combattre ? Personne ne semblait choisis la dernière option, mais personnellement, je savais que c’était mieux que s’enfuir, que d’oublier et de faire comme si tout allait pour le mieux. Moi avait toujours fuit, j’en avais assez. Je ne voulais plus me voiler la face et regretter de ne pas avoir agi dans l’immédiat. Je voulais faire partie de l’action, combattre, me révolter.

Je regardais autour de moi, cherchant les membres de l’organisation si visible avec leur masque blanchâtre. Je devais innover, trouver quelques choses nouveaux, leur montrer que certaine personne ne leur laisserait pas détruire notre belle école sans protester.

Et ces personnes, c’était nous. Aurélia, moi et plein d’autres. Je lançais un regard en biais à la personne que je considérais comme ma meilleure amie. À Aurélia, si belle, si jeune qui semblait si innocente. Elle semblait attendre que je fasse quelque chose. Elle n’allait plus attendre très longtemps. Je m’élançais rapidement vers un membre le plus proche et le plus discrètement possible, je sortis ma baguette et envoya un sortilège de Chauve-furi au premier venu. Je m’éloignai de lui tranquillement, feignant l’innocence. Puis je me retournais du genre : Je n’avais rien vu, je n’ai rien fait… mais regarder celui-là. Il a le visage remplie de chauve-souris. Horrible, je pousse un petit cri d’horreur. Je regarde la scène, je n’ai rien fois moi…

Oui bon d’accord, je n’ai rien d’innocente mais je ne crois pas que quelqu’un m’a vu. Je continue ma route, cherchant une deuxième victime. J’ai d’autres sortilèges en réserve. Ça va être sympa… Un petit sort de crache-limace, sur un autre membre un peu plus loin et je suis repartie telle une éclaire. À nous deux, Aurélia et moi étions à notre quatrième victimes. Nous en sortions assez bien… trop bien peut-être.

Je ne l’avais jamais vu arriver jusqu’à ce qu’il m’agrippe le bras. Je fermais les yeux, priant pour que se soit une pure coïncidence. Tranquillement je me retournais vers lui, il était grand et musclé, mais le pire dans tout cela, c’était qu’il portait fièrement le masque des membres de l’organisation. Mon cœur rata un battement. Je le regardais, terrorisé. Je m’étais fait prendre… horreur ! Je fermais les yeux, mais une mince lueur d’espoir planait au-dessus de ma tête. Je pouvais encore plaider ma cause. Il ne m’avait peut-être pas vu. Je tentais de me dégager le bras, mais sa poigne se resserra.

-Alors on s’amuse à bruler les gens, me demanda-t-il d’une voix viril, mais beaucoup trop terrifiante pour que j’y fasse attention.
Je sentie mes yeux changer de couleur. Ils étaient devenus d’un blanc laiteux, une couleur horrible, mais je n’y pouvais rien. J’étais trop pétrifiée pour être capable de les changer.

-Mais je n’ai rien fais, m’écriais-je en tentant toujours de dégager mon bras.

Je ne voulais pas mourir, que ce fou psychopathe me libère et vite !

Spoiler:
 
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Message Posté Dim 25 Déc - 22:23.
Des cris, encore des cris, de plus en plus de cris. Les sons résonnaient dans la salle à manger et commençaient à donner un mal de tête à Aurélia. Rien de grave pour le moment cependant, des actions plus importantes étaient en jeu. Mais la panique ne semblait pas baisser, et aucun élève ne profitait de cet instant unique pour oser rejoindre la rébellion. Elles étaient seules. Jezabel et Aurélia. Et elles allaient y arriver.

Le combat était lancé, impossible de revenir en arrière.

Animée d’une rage toute nouvelle, Aurélia commença à faire tomber, les uns après les autres, tous les verres, fourchettes, couteaux, assiettes qui se trouvaient à proximité. Son mouvement de baguette était précis et surtout discret. Les bruits de faïence et de verre brisés plus celui du métal heurtant le sol de pierre s’ajoutaient au vacarme déjà présent. Tout simplement assourdissant. Mais au lieu d’empirer la céphalée d’Aurélia, ce tintamarre l’emplissait d’une joie sadique sans limites, d’un plaisir de destruction infini. Elle se sentait remplie par cette atmosphère apocalyptique. Ils payaient à présent, pour tout ce qu’ils leur avaient fait subir. Ces meurtres, ces emprisonnements, ces ravages n’étaient plus impunis. Les tables environnantes étaient maintenant rases. Plus la moindre trace de vaisselle. Aurélia jeta un coup d’œil au sol, et eut du mal à réprimer un sourire sardonique. Il était jonché de débris… non. Il était littéralement submergé par une marée dangereuse d’éclats et de tessons plus acérés les uns que les autres, brillant d’un éclat inquiétant et perfide.

Un petit cri retentit et la jeune fille vit avec satisfaction Jezabel feignant la surprise devant un mage au visage recouvert de chauves-souris. Celles-ci mordaient la moindre parcelle de peau disponible, grattaient de leurs crochaient tout ce qu’elles pouvaient atteindre, engouffraient leurs pattes dans les nombreuses cavités que présentait le visage de l’homme qui avait, hélas pour lui !, retiré son masque. Un sortilège de Chauve-Furie particulièrement bien réussi. La métamorphomage ne semblait pas avoir remarqué l’œuvre d’Aurélia, concentrée qu’elle était sur ses propres méfaits.

L’Hestia vit sa meilleure amie jeter un sortilège de crache-limace sur un autre membre de l’Organisation, et se mordit la lèvre. Pourquoi ? Parce que si elle avait vu Jezabel utiliser sa baguette, elle ne devait pas être la seule. Et ses doutes se confirmèrent bien trop vite.

Elle n’eut que le temps de faire quelques pas vers l’Athéna pour la prévenir avant qu’un homme masqué n’empoigne le bras de celle-ci. Aurélia distingua les paroles de sorcier à travers le tumulte qui avait baissé de quelques décibels :

« Alors on s’amuse à faire brûler les gens… »

Misère de misère. Il les avait vues. Depuis le début. Du moins il avait vu Jezabel, mais sa capture entraînerait également celle de sa cadette puisqu’elle n’aurait jamais accepté de voir sa camarade punie alors qu’elle était sauve. Ce n’était pas terminé. Ça ne pouvait pas se terminer ainsi. Tétanisée, Aurélia observa les pupilles de sa meilleure amie s’éclaircir progressivement pour prendre une teinte blanchâtre. C’était mauvais signe. Elle-même sentit son cœur et sa respiration s’accélérer alors qu’elle observait la scène, impuissante. Jezabel s’écria :

« Mais je n’ai rien fait ! »
« Et en plus on ment… Pauvre sotte. Je t’observe depuis le début. Bravo, tu as réussi à mettre un beau bordel, mais c’est loin d’être suffisant… »

Il n’avait pas vu Aurélia. Elle pouvait donc tenter une action de son côté pour libérer son amie… Soudain, l’horrible sorcier tourna Jezabel face à lui et pointa sa baguette sous le menton de la jolie blondinette. Il la força à lever la tête et à le regarder dans les yeux.

« Fais attention ma mignonne, il suffit d’une formule et je t’expédie‒ »

La fin de son invective fut couverte par le bruit que fit une fenêtre en explosant soudainement, dans une tentative désespérée d’Aurélia pour divertir le terrible mage. Mais cela ne fonctionna pas, il ne tourna même pas la tête. Affolée, l’Hestia jeta des regards tout autour d’elle pour trouver une autre diversion. Rien. Nulle part. C’est avec horreur qu’elle entendit la voix grave et menaçante :

« Je vais déjà te faire payer pour mes quatre chers collègues. Endolo‒ »
« STUPEFIX !! »

Elle n’avait pas pu supporter l’idée même que Jezabel soit torturée. Elle avait hurlé le sortilège, et son cri s’était répercuté sur les murs de pierre de la salle à manger. Le sorcier de l’Organisation fut projeté quelques mètres plus loin par la lumière rouge sortie de la baguette de cyprès. Les yeux fermés, évanoui. Il était tombé sur des débris de vaisselle, et son visage saignait en plusieurs endroits. Aurélia réprima un cri d’horreur quand elle vit le gigantesque tesson planté à travers la joue de l’homme qu’elle venait de stupéfixer. Tous les regards étaient à présent tournés vers elle, et deux sorciers maléfiques commençaient à se rapprocher des deux jeunes filles. Le combat allait réellement commencer. Aurélia se rapprocha de Jezabel et lui chuchota à l’oreille :

« On est dans le caca. »
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Message Posté Dim 8 Jan - 23:08.


Jezael & Aurélia

Sa poigne se ressaierait autour de mon bras alors qu’il continuait d’énumérer les tords que j’avais causés. Je regardais autour de moi, cherchant une aide extérieure. N’importe qui qui pouvait m’aider à me faire sortir d’ici. Je ne voulais pas impliquer Aurélia. Elle en avait déjà assez fait. Lui demander de m’aider reviendrait à l’amener au bucher avec moi et cela, il n’en était pas question. Elle ne s’était pas fait prendre, inutile qu’elle subisse elle aussi les conséquences de ma stupidité. J’aurais dû faire plus attention.

L’homme me retrouva violemment vers lui et il pointa sa baguette sous le menton. Me l’enfonçant dans la gorge, me blessant à la même occasion. Sa baguette me rentrait dans la peau, je n’osais plus faire un mouvement. Je savais que la douleur allait arriver, ce n’était plus qu’une question de temps avant que je ne m’effondre sur le sol de la salle à manger en criant et en le suppliant d’arrêter. L’homme me relevait la tête, me forçant de le regarder dans les yeux. Je n’avais qu’une envie, lui cracher au visage. Son masque me répugnait, sa voix me faisait frémir d’horreur. Je n’éprouvais que du dégoût face à lui. Je refusais de le regarder, détournant le regard, cherchant des yeux quelqu’un que je connaissais avant que je m’évanouisse dû au sortilège doloris qui allait bientôt arriver.

« Fais attention ma mignonne, il suffit d’une formule et je t’expédie‒ »

Non, je n’allais pas souffrir. J’allais mourir ici, au milieu de cette salle devant témoin. Horrible mort, terrible châtiment pour quelqu’un qui n’avait blessé personne. Peut-être légèrement mutilé, mais je n’avais tué personne ! Mes yeux s’agrandir d’horreur. Je le dévisageais ouvertement, la bouche entrouverte. Il m’avait enlevé toute envie de me débattre. Je n’étais plus qu’une simple poupée de chiffon entre ses mains velues.

J’entendis comme une sorte d’explosion de verre qui se brisait. Une fenêtre qui se cassait. J’étais pétrifiée mais je n’avais pas encore perdu espoir de m’en sortir. Je n’avais pas envie de mourir ici, encore moins sous la main d’un membre de l’Organisation. Se n’était pas mourir en héro, non c’était mourir en faible. Mourir alors que nous n’avons rien pu faire pour les stopper.

« Je vais déjà te faire payer pour mes quatre chers collègues. »

Je ne voulais pas que les autres me voient souffrir. Je n’avais pas envie de crier à la mort devant la moitié de l’école. C’était faible, c’était honteux.

« Endolo… »

Il n’eut pas le temps de finir son sort qu’il fut attaqué par un sortilège qui lui traversa la poitrine. C’était la voix d’Aurélia qui résonnait dans la salle pour venir à mon secours. L’homme fut envoyé plusieurs mètres plus loin, s’écrasant lourdement sur le sol. Je me retournais vers ma sauveuse, bouche-bée par son initiative. Je me dépêchai d’aller la rejoindre, refusant de la laisser seul. Ils allaient arriver. Ils allaient répliquer L’homme était étendu sur le sol, ses vêtements étaient troués par les morceaux de porcelaines qui s’étaient fracassés sur le sol.

Je me positionnais à ses côtés, baguettes sortie prête à combattre. Il n’y avait plus d’autre alternative. Nous avions déclenché les hostilités, il fallait maintenant accepter les conséquences. Nous n’étions que deux étudiantes face à des adultes entraînés. Je savais que cela allait bientôt être la fin, mais hors de question de baisser les bras sans avoir combattu.

Aurélia ma chuchota dans l’oriel, nous disant que nous étions dans le caca. Elle ne pouvait pas mieux dire.

- Je ne te le fais pas dire… lui répondis-je au creux de son oriel. De ma main libre, je lui pris la main. Nous avions violé toutes les règles, nous allions en payer le prix.

-Ensemble, lui murmurais-je alors que deux membres de l’organisation s’avançaient vers nous, baguette tendue. J’étais sûr que si leur masque ne recouvrait plus leur visage la rage aurait déformé leur traie. Ils semblaient hors d’eux, en colère contre nous et contre ce que nous avions fait.

Toujours accroché à la main d’Aurélia, je me retournais derrière moi. L’homme que j’avais agressé venait tout juste d’arrêter de cracher des limaces. Il tentait de se relever et au fond de son masque, une lueur enflammait ses yeux, résultat de la rage qui émanait de lui. Cet homme était dangereux, je ne voulais pas qu’il nous approche, qu’il attaque mon amie. Il était hors de question qu’il blesse Aurélia. Si elle n’avait pas été là, je ne voulais même pas imaginer ce que son compagnon m’aurait fait subir.

- Expelliarmus, m’écriais-je en visant l’homme devant moi. Il se protégea grâce à un sortilège et tout sourire, il avançait vers nous. J’avais envie de l’étrangler, de le tuer à mains nues tant il me répugnait. Moi qui n’avais jamais été pour la violence physique, j’étais en train de changer face aux membres de l’Organisation. J’avais toujours eu un côté malveillant, je l’avais toujours su, mais quelque chose en moi semblait brisé, quelque chose en moi semblait changé. Je n’avais pas envie de mourir, ni envie de souffrir. Je devais m’en sortir, quel qu’en soit le prix. Je n’étais pas sans défense, loin delà. Il y avait une limite à ne pas franchir…

-Sectumsempra, hurlais-je de plein poumon.

Mais il était trop tard. Trop tard pour faire marche arrière, trop tard pour rebrousser chemin. L’homme fut pris par surprise et reçus mon sortilège en pleine poitrine. D’immenses plaies s’ouvraient sous ses vêtements, faisant couler le sang à flot. Je me détournais du corps, prête à tout pour m’en sortir, malgré le fait que je savais que s’en était fini pour Aurélia et moi. Côte à côte, je regardais les membres de l'Organisation arriver dans la salle à manger. Il était trop tard pour s'en sortir, trop tard pour ne pas en subir les conséquences.
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Message Posté Dim 12 Fév - 23:26.
Elles étaient acculées et les membres de l’Organisation se rapprochaient de plus en plus d’elles. Aucune issue visible. Elles allaient affronter une punition à la hauteur de leur insolence. Jezabel serra la main d’Aurélia, et celle-ci sentit la détermination dans cette poignée amicale. Une aura de désespoir les entourait, et les sorciers qui les menaçaient en étaient conscients. Ils se délectaient déjà de leur souffrance. Mais elles n’allaient pas se laisser faire ainsi. Aurélia savait bien que l’issue du combat ne faisait aucun doute, qu’elles étaient en infériorité numérique et magique, qu’elles n’étaient pas assez entraînées pour faire face à plusieurs sorciers adultes. Elles allaient faire de leur mieux pour résister le plus longtemps possible, pour sauver leur honneur puisqu’elles ne pouvaient pas sauver leur peau.

« Ensemble » répéta-t-elle en écho aux paroles de Jezabel.

Un moment de silence. La violence avait cessé. Le calme avant la tempête. Je vis l’homme qui crachait des limaces quelques minutes auparavant se relever, brandissant sa baguette et de nouveau d’aplomb. Avant qu’Aurélia n’eût le temps de réagir, de lancer quelque sort ou enchantement, Jezabel avait lancé un sortilège de désarmement contre le sorcier. Celui-ci para le sortilège avec autant de facilité que s’il avait été un voile de fumée. Aurélia se rendit compte que le déséquilibre qu’elle présumait entre les membres de l’Organisation et elles était bien plus grand qu’elle le pensait.

Elle tourna son regard vers Jezabel qui, concentrée sur son adversaire, lança un Sectumsempra. L’horreur agrandit les yeux de l’Hestia quand elle vit les chairs de l’homme se déchirer et le sang couler à flots de ses blessures. Il tomba à terre, inanimé. Jezabel avait fait cela. Sa meilleure amie avait quasiment tué un homme. Comment était-ce possible ? Elle ne serait jamais comme cela, elle était dégoûtée. Tout à coup, l’image du visage découpé lui revint en mémoire. Elle avait fait la même chose. Le corps défiguré par les tessons de verre gisait à quelques mètres d’elle. Aurélia se dégoûtait elle-même. Elle était peut-être une tueuse elle aussi.

Mais était-ce vraiment la question ? La légitime défense… Pourquoi penser à l’éthique alors qu’elle était en danger de mort ? Façon de se protéger mentalement, sûrement. Aurélia secoua la tête. Il était temps de passer à l’attaque. Les finasseries après.

Elle visa de sa baguette en bois de cyprès le sorcier masqué le plus proche. Lui-même avait dégainé la sienne, et semblait prêt à s’en servir à la moindre attaque.

« Locomotor mortis ! »

Il para le sortilège. Il avait prévu le coup, bien sûr. Aurélia retenta pour essayer de le prendre par surprise.

« Locomotor mortis ! »

Cette-fois, le sorcier ne fut pas assez rapide pour esquiver. Ses jambes s’immobilisèrent. Aurélia réfléchit une seconde au sort qu’elle aurait pu lui jeter et se décida finalement pour :

« Incarcerem ! »

Des cordes se nouèrent autour des membres de l’homme. Elle n’avait rien trouvé de mieux. Elle ne voulait pas tuer… du moins intentionnellement. Il tomba à la renverse sur le sol, incapable de bouger. Elle s’occuperait de lui après. Aurélia tourna sa baguette vers un autre membre qui se rapprochait dangereusement de Jezabel et que celle-ci n’avait manifestement pas remarqué. Mais avant de lancer un quelconque sort, elle entendit un murmure à son oreille :

« Bouh. »

C’était une voix grave et rauque, usée par le combat. Une voix ennemie. Avec terreur, Aurélia se retourna pour se retrouver face à un masque. Aucun son ne pouvait s’échapper de sa gorge. Elle était tétanisée. Le sorcier pointa sa baguette sur la gorge d’Aurélia.

« C’est fini maintenant. Tu vas nous suivre bien gentiment. Quelle est la formule, déjà ? Ah oui, sans opposer de résistance. »

Elle était véritablement coincée, il n’y avait pas d’issue cette fois-ci. Elle allait le suivre et subir sa torture, le supplier pour qu’il ne la tue pas. Jezabel n’allait pas tarder à se faire capturer elle aussi, et qui savait si elles resteraient vivantes ? Tout s’arrêtait ici.

It all ends here.

Tu sais que je m'excuse du retard, ma chérie ♥
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Message Posté Jeu 23 Fév - 5:15.
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Jezael & Aurélia

L’enjeu n’était pas juste et les règles n’existaient pas. Les partenaires de ce jeu mortel n’en faisaient qu’à leur tête; pour prouver aux autres et à eux même que c’était eux qui allaient remporter ce combat. Qu’ils étaient le plus fort.

Je serrais la main d’Aurélia. J’avais l’impression que si je lâchais sa main, mon monde allait s’écrouler. Elle représentait mon point d’encrage, un moyen de me rappeler mon humanité. Que non, je n’étais pas aussi cruel que ces bourreaux qui avaient envahie l’académie. Ma respiration s’accélérait chaque fois qu’un sortilège arrivait vers nous. Me prouvant que ce n’était plus un jeu, non c’était une question de survis. Nous avions beaux être au milieu d’une salle bondée, je ne m’étais jamais sentie aussi seule. Nous étions abandonnés par les autres. Sans réagis, ils nous regardaient, Aurélia et moi, se batte pour notre liberté et en cet instant, nous battre pour notre vie. Le but du jeu avait évolué, ce n’était plus une pagaille, mais bien une lutte pour survivre. La salle à mangé s’était transformé en champs de bataille, où chacun n’avais qu’un objectif : gagner, peut importe les conséquences.

Je regardais du coin de l’œil Aurélia qui jetait des sortilèges à un membre de l’organisation le plus proche. Nous en avions immobilisé deux, mais cela était loin d’être suffisant. Il fallait ce rendre à l’évidence, nous ne faisions pas le poids face à ces sorciers sur entrainé. Seulement, ce n’était pas une raison pour ne pas tenter quelque chose. J’avais les esprits étonnamment claire, pointer, crier un maléfice, blesser tuer s’il le fallait, mais ces salaud n’allaient pas me prendre vivante.

Un sortilège passa à mes côtés, me frôlant l’oriel droite, mes cheveux sentaient étrangement le brulé. Je me retournais brusquement, je n’avais pas entendu l’homme derrière moi. Il me regardait fixement, caché sous son masque blanc. Je levais ma baguette vers lui. L’horreur me traversa la poitrine, j’ignorais quel sortilège lui envoyer. J’avais l’impression que j’avais tout oublié, mon esprit était devenu une immense page blanche dont j’étais incapable de me débarrasser.

- Stupéfix, hurlais-je proie à la panique qui commençait lentement à monter en moi. Ce n’était certainement pas avec cela que j’allais le mettre hors-circuit, mais je n’avais plus d’idée. Toutes ces années d’enseignement à Beauxbâtons partie en un instant. Toutes ces années pour finalement, tout oublier au moment critique. Je devais faire quelque chose, n’importe quoi.

La voix résonna jusque dans mes oreilles. Je n’avais pas réalisé que j’avais lâché la main à Aurélia, mais elle se trouvait à quelque mètre de moi. L’homme devant moi n’avait plus aucune importance, elle avait besoin de moi. J’avais besoin d’elle. C’était impossible. Je regardais l’homme masqué pointer sa baguette devant la gorge de mon amie. Ma respiration s’arrêta, mon cœur rata un battement, j’avais l’impression que je vivais en plein cauchemar. Il ouvrait la bouche, articulant des mots que je n’arrivais pas à comprendre, obnubilé par la peur, pétrifier par la colère.

Je tombais, mon monde venait de s’écrouler sous mes pieds. Tout était fini pour nous, mais il allait faire mal à Aurélia. Il allait le payer. On ne touchait pas à Aurélia, on ne faisait pas de mal à mes proches, encore moins à ma meilleure amie. La réalité n’existait plus, les gens autour de moi n’était plus que des fantômes, je devais libérer Aurélia. Ma baguette me glissa des doigts, atterrissant un peu plus loin sur le plancher. Pour moi, rien de cela n’avait d’importance. Je ne voyais que mon amie prît avec cet homme, cet abomination. Un cri s’échappait de mes lèvres, un cri de désespoir, mélangé avec la colère froide qui m’enveloppait comme une nouvelle peau. Je ne regardais plus ce que je faisais, mon instinct avait pris le dessus, la haine et la rage avait pris possession de mon corps. Courant pour séparer la distance qui me séparait de mon amie. Je voulais être avec elle, je ne voulais pas qu’on me vol Aurélia, ma douce Aurélia ! Mes cheveux s’étaient allongés, m’arrivant un peu plus bas que les fesses, d’un noir charbon, témoin de ma colère. Mes yeux rouge sang n’avaient plus d’humain, s’accordant avec merveille à mes dents qui avaient commencé à s’allongé, tel les canines d’un fauve. J’étais vile, j’étais mortelle.

Sur une table, je ramassais la première chose qui tomba entre mes mains, un couteau acéré, aiguisé, parfait pour tuer. Je m’avançais vers l’homme qui gardait Aurélia en otage et je lui enfonçais le couteau dans le dos. Rapidement, un rond rouge apparue autour de la plaie. Une seconde plus tard, je sortais le couteau de sa chair pour le lui enfoncer un peu plus profondément dans le milieu du dos, tout près de la colonne vertébrale. Sans pitié, je faisais ce qui avait dû être fait bien avant. Je mettais fin aux carnages que les membres de l’organisation avait fait à notre école, à nous à moi, à Aurélia. Alors que je retirais le couteau, l’homme tomba à genou, crachant un filet de bave rouâtes. J’avais les mains complètement souillés, mais je n’en avais rien à foutre.

- Tu vas la laisser tranquille, oui ? Hurlais-je d’une voix digne de la démente que j’étais devenue, le poignardant à nouveau. Des voix s’élevaient autour de moi, mais tout ce qui importait, c’était que cette homme pousse enfin son dernier respire. Il avait osé s’en prendre à Aurélia, il allait le payer.

Une voix, un sortilège puis une douleur. Horrible douleur qui semblait vous brisez en deux, vous déchirant les entrailles, nous tuant l’esprit petit à petit. Mon dos s’arquait dû à la douleur. Un cri inhumain me déchirait les oreilles, mon cri. Les gens commençaient à arriver autour de ma dépouille. Je suppliais qu’on arrête mon supplice, qu’on me libère enfin. Mes larmes coulaient librement sur mes joues alors que ma tête se cognait contre le marbre du plancher, dû aux spasmes qui traversait mon corps. J’entendais une voix, elle semblait venir de loin, n’était pas plus fort qu’un murmure. Une voix féminine qui semblait parler de moi…

- C’est inutile, il faut les transporter ailleurs.

Un bruit sourd semblait venir de ma tête, résonnant jusque dans mes orteils puis la douleur arriva. Plus vive, plus tranchante que du verre. Je sombrais dans le noir, je tombais dans inconsciente et les douleurs s’arrêtèrent enfin. Ne me laisse pas tomber, Aurélia…

* * *

Une femme tenait une masse, encore dégoulinant de sang alors qu’elle venait d’assommer Jezabel au sol. Elle se retournait vers les autres membres voilés, demandant qu’ils amènent les deux jeunes filles dans les sous-sols. Son regard se porta vers son coéquipier qui était toujours étendu dans son propre sang, la respiration qui déclinait rapidement. Il n’allait pas mourir, mais il ne pourrait surement plus jamais utiliser ses jambes. L’étrange blondinette avait fait bien des ravages avec ce satané couteau. Se retournant vers les élèves toujours présents, c’était d’une voix forte et autoritaire qu’elle s’adressa à eux.

- Vos camarades seront punis pour leurs actes. Nous vous demandons de coopérer sans résistance et de quitter immédiatement la place. Si d’autres élèves tentent une nouvelle fois de s’opposer ouvertement à l’organisation, vous le regretterez. Que vos camarades vous serves de leçons.

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Message Posté Mar 28 Fév - 21:59.
La suite de ce RP se trouve i c i
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