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Got a secret, can you keep it ? [PM]
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Dim 9 Mar - 10:42.
Got a secret
can you keep it ?

   

   
informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Louison J. Rollin & Scarlett Rousseau
   ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
   ϟ  datation approximative du moment exact ▬
   ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Dans l'après-midi
   ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Une grande journée de soleil
   ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  
   ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  
   ϟ chatiment divin exigible ▬  Nop merci ! :)
   
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Message Posté Dim 9 Mar - 11:11.
J'ai confiance en toi, je veux te le dire, je sais juste pas comment. Va falloir du temps, un peu d'aide sûrement mais ça finira par sortir.
got a secret.
L'anniversaire de la bataille. Déjà un an... Scarlett pouvait tout se remémorer : les cris, les blessés. Et elle se souvenait notamment de cette main qu'elle avait tendue. Louison.... Elle s'était aidée mutuellement à se sortir de là et une amitié était née, dans des circonstances peu banales. Oui, la bataille fut une horreur, une chose que Scarlett ne pourrait jamais oublier mais il fallait bien passer à autre chose. Aujourd'hui, les deux jeunes filles n'avaient pas envie de passer cette journée seule, elles avaient alors conclu de la passer ensemble, à essayer de se changer les idées. Pourtant, de nombreuses choses avaient changé depuis. Scarlett n'osait plus trop être proche avec Louison, elle avait découvert quelque chose, une chose qui les séparerait définitivement peut-être si elle venait à savoir ce qu'il en était pour elle. En effet, Louison avait pris position. Et ce n'était pas en faveur de la fronde, contrairement à elle. Elles étaient si proches et en même temps si éloignées maintenant. Si elle apprenait, elle la dénoncerait sûrement et c'en serait fini de ses études à Beauxbâtons, elle ne pouvait se le permettre. Mais elle n'arrivait plus à lui mentir, c'était un secret assez lourd à porter, surtout qu'elle consommait souvent de la magie noire.

Elles s'avançaient toutes deux vers les jardins, prêtes à s'assoir sur un banc, discuter. Ca faisait quelques temps qu'elles ne s'étaient pas retrouver ainsi et son amie lui manquait, elles auraient sans doute des tas de choses à se raconter. Fallait-il qu'elle évoque le sujet ? Elle en mourrait d'envie, de dire enfin cette vérité à quelqu'un. Elle était seule dans son secret et ça lui faisait mal de ne pouvoir faire confiance à personne. Il n'y avait pas grand monde aux alentours et ce serait le moment idéal, l'occasion ne se représenterait peut-être pas. Elle se creusa les méninges, tentant une approche douce du sujet. Elle essaya des tournures de phrase différente et finit par sortir quelque chose qui lui paraissait correct. « Au fait, j'ai entendu que tu avais pris positions ? Ce sont des rumeurs alors je voulais te demander confirmation... »

Oh non elle n'aurait pas du. Après mûre réflexion, Scarlett pensa que c'était du suicide de parler de ça avec elle. C'était désormais trop tard pour faire marche arrière. Pourquoi fallait-il qu'elle fasse toujours les mauvais choix ? Elle devrait tout lui dire. Au fond, elle ne savait pas si elle pouvait vraiment lui faire confiance... C'était son amie mais après tout elle ne se connaissait pas tant que ça, pas personnellement en tout cas. Certes elles avaient partagé un évènement traumatisant ensemble mais cela ne prouvait rien. Scarlett en voulut à son instinct, espérant secrètement que Louison changerait de sujet mais elle savait pertinemment qu'elle n'en ferait sans doute rien. Elle ne savait pas du tout comment elle allait réagir si elle lui apprenait qu'elle faisait parti de la Fronde. En fait, plus elle y réfléchissait plus elle se disait qu'elle ne dirait rien... Elle ne savait plus quoi penser. Après tout, pourquoi commencer à dramatiser alors qu'elle n'avait encore rien dit et Louison pas répondu ? Tout se passerait bien, enfin elle l'espérait.
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Message Posté Jeu 13 Mar - 15:27.

Long year ago



C’est un cauchemar dans la nuit. Je me réveille en soufflant, j’ai chaud, j’ai froid, je voudrais m’enfuir. Ismène dort encore profondément et je vais à la salle d’eau le plus lentement possible, mais mon esprit embrumé me fait presque courir jusqu’à la bas, je manque de renverser plusieurs objets indéfinis, de trébucher aussi. Je ne sais pas trop, c’est vague, confus, brouillé dans ma tête. Je n’allume pas la lumière, je n’ai pas pris ma baguette et les bougies se font capricieuses. Je n’arrive même pas à songer combien les interrupteurs sont des inventions utiles des moldus. Je me plante devant le miroir et ne vois qu’une ombre pour reflet. Sur ces nuances de gris changeantes, j’ai l’impression de discerner encore les mirages de mes songes.
Sauf que ces songes sont des souvenirs. Vagues, confus, brouillés. Ils reviennent à une nuit qui fut un cauchemar pour le monde sorcier dans son ensemble. Ils reviennent à une nuit où je ne fus pas la plus à plaindre. Contre ceux qui sont restés là des jours durant. Ceux qui sont morts. Ceux qui auraient préféré mourir. Ceux qui en portent les séquelles éternelles dans leur chair, dans leurs esprits. Ceux qui sont restés. Ceux qui se sont battus.
J’ouvre le battant de la fenêtre et regarde dehors sans une hésitation, sans douter de trouver ce que je cherche, sans même me tromper d’orientation pour le trouver dans le ciel, tout comme on trouve du premier coup d’œil nos affaires dans notre chez-soi. S’en est presque malheureux de se dire qu’on s’est habitué à sa présence luisante et obscure. Ce qui est de mauvais augure, un présage sinistre et stressant, est devenu banal au fil du temps. C’est une horloge qui bat la mesure et qui rythme la vie de l’Académie avec bien plus de précision, bien plus d’application morbide que n’importe quelle tour d’horloge. Plus on s’inquiète de son auspice, plus on s’habitue à sa présence, à son utilité.
Le Compte à rebours
Il est très tôt. Je reconnais la date immédiatement et un frisson parcourt mon corps.
La journée s’annonce longue. Une journée d’anniversaire que tous préféreraient oublier. Et moi je vais la passer à oublier en m’accrochant à une personne significative de cette date. Moi et ma logique ne sommes pas toujours en accord.

Scarlett
On ne s'était même pas concerté tant cela semblait être une évidence implicite entre nous. On s'est retrouvées devant le stade encore en mauvais état je lui ais serré la main très fort avant de la relâcher et de regarder un instant le spectre du lieu de cauchemar. On a échangé quelques mots et puis puis rien pendant un moment où on a marché en silence, l'une à côté de l'autre. Sa présence me suffit, ce n'est qu'une mauvaise journée à passer et je suis heureuse de la passer avec Scarlett. Elle m'a sauvé la vie, après tout. Enfin, plus ou moins. Je ne sais pas comment se sont vraiment déroulés les combats ce jour-là, je sais juste que je me suis enfuie dès que ca a commencé à chauffer. Je me fichais alors bien d'être lâche, je m'inquiétais juste profondément pour ceux que j'aimais et qui étaient peut-être encore dans le chaos. Pour m'enfuir, je ne savais pas trop quoi faire, j'étais pétrifiée et perdue.Alors qu'une poutre avait manqué de me tomber dessus, je n'avais été épargnée que par l'intervention d'une parfaite inconnue. Elle n'était pas comme les autres, pleines de rage et de haine. Elle ne se battait pas plus que moi, et nous avons pu nous éloigner tant bien que mal. On s'était soutenue, on avait attendu ensemble que les choses se calment en nous inquiétant respectivement pour les gens qu'on aimait et dont on n'avait trop peu de nouvelles -plus moi que elle, d'ailleurs. Nous n'avions pas beaucoup parlé, nous n'en avions pas besoin. Seule la présence rassurante d'une autre comptait tandis que les flammes de l'angoisse et de la rancœur brillait devant nos yeux.
Depuis, on peut dire que nous étions devenues proches, amies même. On ne se voyait pas souvent, on parlait peu à chaque rencontre, mais on avait ce lien, ce fil invisible qui lie ceux qui ont combattu ensemble, ceux qui ont vécu un moment important ensemble.
J'avais retrouvé ma vie, mes amis tous sains et saufs à mon grand soulagement, elle était repartie elle aussi. Cela faisait un moment que même dans Beauxbâtons nous ne nous croisions plus, elle étant à l'Université et moi à l'Académie. Mais aujourd'hui nous avons besoin d'être ensemble, encore juste un instant, comme pour finir le deuil de l'année passée et appréhender au mieux ce qui va encore nous tomber dessus.

- Au fait, j'ai entendu que tu avais pris positions ? Ce sont des rumeurs alors je voulais te demander confirmation...

Nous sommes dans les jardins à marcher lentement, elle pose cette question. Je m'arrête net, relève la tête et lie mes mains dans mon dos. Je ne savais pas qu'elle était au courant, c'est encore quelque chose de confus, de vague, un simple projet. Même pour moi. Je soupire doucement et lève les yeux au ciel.

- Tu sais, l'année dernière, je me suis enfuie. J'ai toujours évité les conflits, été invisible à suivre un chemin sans jamais le tracer moi-même. Sans jamais pouvoir être fière de mes choix. Je n'en pouvais plus de suivre, je voulais pouvoir m'exprimer aussi, et pas seulement dans mes scènes de théâtre ou sur du papier.

J'avance de quelques pas et m'assois sur le dossier du premier banc que je vois. Je cueille une fleur au passage et arrache lentement un par un ses pétales en les laissant voler au vent. Au bout d'un moment, je me retourne vers Scar avec un sourire timide et une moue déterminée.

- J'ai fait une demande pour intégrer le Comité.
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Message Posté Dim 16 Mar - 11:37.
J'ai confiance en toi, je veux te le dire, je sais juste pas comment. Va falloir du temps, un peu d'aide sûrement mais ça finira par sortir.
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Le coeur serré d'avoir lancé ça à l'une de ses uniques amies, Scarlett regarda Louison d'un air désolé. Et elle l'était. Mais elle voulait vraiment aborder le sujet, lui dire ce qu'elle avait sur le coeur, lui faire part de ses choix à elle. Aussi, lorsque Louison lui confirma ce qu'elle savait déjà, Scar sut qu'elle allait enfin tout lui dévoiler. Sans le savoir, elles s'étaient éloignées par ses choix, mais quelque chose dans les propos de Louison lui rappela qu'elles avaient choisi des voix opposés mais pour les mêmes raisons, entre autre. Scarlett se sentait seule à Beauxbâtons. Elle avait étudié une année dans cette école, sa première puis était partie. Depuis deux ans elle était de nouveau ici mais elle n'arriva pas à sociabiliser, elle n'était pas dans son élément. Intégré la Fronde, la Résistance, c'était un moyen de montrer à tous qu'elle était là, de pouvoir se lier avec des gens, même si cela avait échoué. Il y avait également une autre raison à ce choix, bien évidemment. Elle consommait de la magie noire, il lui semblait donc évident que pour s'en procurer, elle devait en faire parti. En fait, Scarlett n'avait jamais vraiment dit qu'elle faisait parti de la Fronde car encore une fois, elle sentait qu'elle n'appartenait à aucun groupe, à aucun regroupement d'élèves. Mais indirectement, elle était l'une des leurs. Louison s'assit sur le dossier d'un banc. Scar s'approcha et fit de même. Son amie la regardait timidement, elle, ne pouvait s'empêcher de la fixer.

« Il y a une chose que je ne t'ai jamais dite... »

Elle était intimidée, cela ne lui ressemblait pas. Elle prit une grande inspiration. Elle était gênée d'avouer tout ça, mais tant pis. Si ça devait les séparer, c'est que leur amitié n'avait pas lieu d'être. Si Louison ne pouvait comprendre tout ça après ce qu'elles avaient vécu ensemble, c'est qu'elle ne tenait pas à elle. Scarlett l'avait sauvé. Elle ne serait peut-être pas là, toutes les deux, si elle n'était pas intervenue, elle lui devait bien ça.

« Je fais parti de la Fronde, indirectement. Je n'agis pas pour eux mais je me procure de la magie noire. Ca me classe automatiquement dans leur Résistance.  »

Si elle n'avait pas été à Durmstrang. Si elle était restée à Beauxbâtons dès le départ, elle n'en serait pas là et elle n'aurait pas tous ces ennuis. Mais elle ne regrettait rien. Scarlett était ce qu'elle était et rien ne la changerait. Elle n'avait jamais été de ceux qui dirigent, ceux qui veulent l'autorité. Elle préférait se rebeller, faire ce qu'elle ne doit pas faire. Prendre des risques. C'est ce qu'elle avait toujours aimé. Pour une fois, elle ne l'avait pas choisi délibérément mais il en était tout de même ainsi. Un poids se délivrait de l'avouer ainsi. Elle ferait tout pour changer, se faire oublier. Elle avait tenté mainte et mainte fois d'arrêter sa consommation mais rien n'y faisait, elle n'y arrivait pas, elle n'y arriverait jamais et tous ses proches devraient se rendre compte que c'était Scarlett comme ça, ou rien. Elle se releva du banc et regarda de nouveau Louison. Elle était mal à l'aise.

« J'espère seulement que cela ne nous séparera pas. Je crois que je le supporterai pas. »

Elle le pensait vraiment. Louison était sa seule amie proche. Elle était souvent avec quelques personnes par ci par là mais cela s'arrêtait là. La seule avec qui elle pouvait parler de ses sentiments, de ce qu'elle ressentait. Celle avec qui elle n'avait pas besoin de parler pour se comprendre, c'était elle et personne d'autre. Elle ne se connaissait pas vraiment, Louison ne voyait peut-être pas les choses sous cet angle. Elle voyait peut-être Scarlett comme une bonne amie de passage. Mais elle, elle ne cessait de penser à cette complicité qui les tenait toutes les deux. Même si elle n'était pas importante, elle était présente et si elle perdait cette unique amie, elle se sentirait définitivement rejetée de cette maudite école dans laquelle elle ne serait jamais retournée si ses études ne l'y avaient pas obligé. Si on l'obligeait à poursuivre ici seule, elle préférerait certainement s'enfermer dans sa chambre pour le reste de sa vie. C'était déjà assez humiliant de se balader sans cesse sans personne dans les jardins avec ses cahiers sous le bras, sans en rajouter;

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Message Posté Mer 19 Mar - 15:16.

Les aveux



Elle ne répond rien pendant un moment, s’assoit à côté de moi et me regarde étrangement, avec une gêne nouvelle.

- Il y a une chose que je ne t'ai jamais dite...

Je commence à m’agiter tandis qu’elle semble chercher ses mots, chercher son souffle. Je n’aurais peut-être pas dus lui dire ? Mais est-ce si important ? D’un certain côté, peu m’importe les avis des autres sur mes choix, j’ai depuis longtemps l’habitude de ne plus compter sur les opinions d’autrui, ni les rechercher ni les estimer. J’ai dû enfouir ma recherche désespérée d’approbation de mes proches qui me rendait timide et dépendante. Aujourd’hui, si j’ai fait ce choix, c’est pour moi-même, ma propre fierté, mon propre orgueil qui se veut de ne plus avoir besoin des autres pour briller et se prévaloir. Mon égo compte sur moi-même pour exister et être légitime. Cependant, de l’autre côté, je m’inquiète de son jugement, à elle. Je m’inquiète de ce silence tendu et maladroit, de son visage embêté et hésitant. J’ai l’impression qu’elle n’ose pas parler, comme si elle avait peur des conséquences de ses paroles alors que je venais de parler si librement. Pense-t-elle que j’ai tort ? Que je me trompe ? Pense-t-elle que le régime de Pritchard est trop dur, que les révoltés et leurs sombres marchés ont plus de raison et de légitimité ? Pense-t-elle qu’une guerre, comme celles qu’on a connu durant l’an passé, serait justifiable, serait nécessaire, serait inévitable ? Je serre les mâchoires et baisse la tête. Le sujet parait tout à coup plus tendu, un de ces sabliers magiques se serait ralenti fortement, je pense. J’allais la sommer de continuer, mais elle s’en charge elle-même.

- Je fais partie de la Fronde, indirectement. Je n'agis pas pour eux mais je me procure de la magie noire. Ca me classe automatiquement dans leur Résistance.

Je déglutis péniblement et garde la mâchoire fermement close, je regarde au loin. En réalité, je n’ai pas envie de la décevoir, on ne veut jamais trahir la confiance de ses amis. Tout comme je n’ai pas envie d’être déçue, d’être trahie par elle. Je lui dois beaucoup et elle compte beaucoup, en ces jours où les amis de confiance se font rares, à elle j’ai accordé ma confiance alors que je ne la connaissais même pas, et elle n’avait jamais fait défaut à cette confiance. Jamais.
Et maintenant ?
Maintenant elle avait due, elle, se sentir éloignée par le choix que je lui avais confessé, cela même si je n’avais pas fait ca pour lui nuire, bien au contraire, je voulais aider. Agir. Ne pas rester dans l’ombre.
Maintenant, elle venait de prendre un gros risque en sachant qu’elle avouait ce qui sonnait comme une séparation cordiale mais définitive.
Maintenant, elle m’avait offert la position de force sans rien être certaine d’obtenir en retour, c’était juste sa condition jetée aux nues sur un plateau que je pouvais renverser ou retenir. C’était une preuve de confiance immense, tout comme je lui avais donné la mienne exactement un an auparavant.
C’est un tournant, et c’est moi qui ais la main. Je suis persuadée qu’elle en a conscience aussi, on ne se déclare pas de la Fronde à quelqu’un qui veut rentrer dans le Comité, ca sonne comme antithétique.

- J'espère seulement que cela ne nous séparera pas. Je crois que je le supporterai pas.

Je reste calme, songeuse, imperméable un instant. Je n’avais même pas remarqué qu’elle s’était levée et postée devant moi. Sa phrase enfonce les contradictions. Elle ne veut pas qu’on soit séparées, ennemies, mais elle me donne la possibilité d’être l’ennemi, d’être la méchante. Car ce n’est pas la Résistance qui a le pouvoir, elle ne fait pas partie du camp vainqueur. Moi si. Moi je peux suivre mon choix jusqu’au bout. Je peux faire une action pour le Comité, elle ne pourra que m’être favorable pour mon acceptation. Je peux agir comme le voudrait le gouvernement : dénoncer les parjures.
Je peux ?
La seule question était : je suis quoi, moi ? Je préfère quoi ? Trahir ou accepter ? Briller ou sourire ?  
Comme si elle me laissait le choix. C’est la raison froide et calculatrice contre le cœur et la reconnaissance. C’est l’honneur contre l’honneur. Evidemment que je connais déjà la réponse.
Merde quoi !
Je me lève soudainement en enfonçant rageusement mes mains dans mes poches, je regarde le ciel.

- Je suis toujours partie du principe qu’une quelconque faute doit être avouée immédiatement, il ne sert à rien de cacher, de mentir. Le mensonge apporte toujours les malheurs. Je les trouve lâches ceux qui se cachent comme des enfants derrière des histoires.

Je parle lentement, mais fort, en articulant précieusement mes mots. Je saisie la pince accrochée à mon écharpe  et relève mes cheveux grâce à elle. C’est un toc que j’ai depuis longtemps, je suis incapable de travailler ou d’être sérieuse avec des cheveux dans le cou. Je me retourne vers Scarlett.

- Mais ca ne s’applique pas toujours à l’autorité, pas dans tous les cas. Tu as été sincère. Tu es sincère, toujours.

Je lui adresse un sourire, large et sincère. J’aurais envie de lui dire combien je l’estime. Je ne suis pas d’accord avec elle, ca ne veut pas dire que je ne la comprends pas. Ca ne veut pas dire qu’elle n’est pas encore quelqu’un qui m’est précieux.
Malheureusement, je ne peux rien faire pour elle.

- Alors je vais être sincère à mon tour. Ton secret est à l’abri avec moi. Cependant… Cependant, je ne pourrais rien faire pour toi. Je ne pourrais pas te protéger, jamais. Je ne serais ni responsable de ta chute, ni responsable de ton salut.


Dernière édition par Louison J. Rollin le Ven 13 Juin - 11:35, édité 1 fois
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Message Posté Lun 24 Mar - 17:49.
J'ai confiance en toi, je veux te le dire, je sais juste pas comment. Va falloir du temps, un peu d'aide sûrement mais ça finira par sortir.
got a secret.
Et maintenant, elle allait être fixée. Et maintenant, tout pouvait basculer. Et maintenant, ce qu'elle voulait construire ici à Beauxbâtons, où elle avait enfin réussi à admettre qu'elle devait se faire une place, tout pouvait se renverser. Oh oui elle regrettait, elle ne voulait pas tout perdre. Au contraire. Elle voulait se faire des amis, une bande, une deuxième famille, trouver un copain aussi pourquoi pas... Tout sauf détruire le peu de chose qu'elle avait ici, comme son amitié avec Louison. Et c'était drôlement mal parti. Qu'est-ce qui lui avait pris de tout lui balancer hein ? Elle aurait pas pu la boucler pour une fois. Ok, elle est pas du genre à cacher des choses mais plutôt à dire ce qu'elle pense quitte à s'attirer des ennuis mais là c'était trop. Elle n'aurait pas du.

Elle se retourna, refoula les larmes qui lui venaient. Des larmes ? Et puis encore ? Qu'est-ce qui lui arrivait ? Jamais elle n'avait été comme ça, jamais. Peut-être qu'elle était en train de changer, peut-être que cette école, ces quelques amis changeaient délibérément son comportement. Si seulement il avait pu aussi changer cette fichue aisance à dire à tout va ce qu'elle pense. Elle regarda son amie. Elle semblait soucieuse, comme si elle analysait lentement les propos de Scarlett pour être sûre de bien avoir tout compris. Mais elle n'est pas bête, elle a compris tout de suite bien sûr. Elle l'avait vu aux sourcils qui s'étaient froncés sur son front.

« Je suis toujours partie du principe qu’une quelconque faute doit être avouée immédiatement, il ne sert à rien de cacher, de mentir. Le mensonge apporte toujours les malheurs. Je les trouve lâches ceux qui se cachent comme des enfants derrière des histoires. »

Scarlett ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi elle philosophait en ce moment précis. Ou alors c'est qu'elle ne comprenait pas le sens de ses mots. Elle avait le don pour n'écouter que ce qui lui semblait approprier au sujet et dans son sens. Une quelconque faute doit être avouée. Quelle faute ? Ce n'était pas de sa faute si elle était dans la Fronde ! Elle n'avait jamais choisi d'y être. Certes, elle consommait de la magie noire mais... Une quelconque faute doit être avouée. C'était de ça qu'elle parlait ? De la magie noire que Scarlett consommait ? Possible. Mais dans les propos de Louison, il y avait de la déception. Enfin, c'est ce que Scarlett percevait. Comme si elle s'attendait à ce qu'elle rentre elle aussi dans le Comité... Voyons, jamais elle ne serait rentrer dans cette secte, elle espérait qu'elle le savait depuis le temps. Vu son caractère il aurait été impossible qu'elle en face parti ou qu'elle envisage même d'y rentrer. Je les trouve lâches ceux qui se cachent comme des enfants derrière des histoires. Scarlett avait l'impression de se retrouver face à sa mère. Entendre cette phrase, c'était entendre des reproches de la part de son amie.

« Mais ça ne s’applique pas toujours à l’autorité, pas dans tous les cas. Tu as été sincère. Tu es sincère, toujours. »

Elle avait eu tout faux. Là où Louison voulait en venir, c'était ce point-là. Elle ne démontrait pas que Scarlett avait menti mais à l'inverse que lui avoir avouer était une force, une force de sincérité. Qu'était-elle en train de devenir ? Elle était décidément en train de changer de cap et cela ne lui plaisait pas tellement. Son père avait toujours admiré sa capacité à être dominante, autonome et débrouillarde. Elle ne voulait pas le décevoir, elle l'aimait plus que tout et devait rester tel qu'elle était si elle ne voulait pas devenir une gentille fille à papa. Elle avait ses propres idées, elle était leader, meneuse pas soumise. Il fallait qu'elle se reprenne. Sa situation était dans les mains d'une autre, habituellement l'inverse devait se passer. La roue devait absolument tourner en sa faveur.

« Alors je vais être sincère à mon tour. Ton secret est à l’abri avec moi. Cependant… Cependant, je ne pourrais rien faire pour toi. Je ne pourrais pas te protéger, jamais. Je ne serais ni responsable de ta chute, ni responsable de ton salut. »

Parfait. Elle avait son approbation. Elle ne dirait rien. Il fallait maintenant que Scarlett fasse tout pour que la situation lui tire profit. Il fallait qu'elle s'assure qu'elle ne déchanterait pas à nouveau. Je ne serais ni responsable de ta chute, ni responsable de ton salut. Quelle chute ? Quel salut ? Elle ne tomberait pas, au grand Dieu non. La Fronde gagnerait, elle voulait y croire. Le marché noir ne serait jamais découvert, le Comité ramperait à leurs pieds. Il le fallait. Son ami avait choisi le camp des perdants, elle ne pouvait rien pour elle non plus. Du moment que rien ne changeait entre elle, c'était parfait. Elle ne tendrait simplement plus la main quand le Comité aura un problème et que Louison sera dans le pétrin. Mais elle savait bien que d'autres seraient là pour elle.

« Ma chute ? Mon salut ? Je pense que tu te trompes Louison. Regarde autour de toi, les révoltes ont toujours vaincu. Chez les moldus, ici même en France, ce sont les révolutionnaires qui ont renversé le régime. Tu sais que j'ai raison mais je ne te ferai pas changer d'avis, je ne suis pas là pour ça d'ailleurs. »

Bornée, oh ça oui elle l'était. Elle se fichait de l'air surpris de Louison. Elle ne s'attendait sûrement pas à une réponse du genre mais Scarlett n'en avait que faire. Oui, elle comptait pour elle mais la politique ne serait plus un de leurs sujets de conversation.

« Enfin, maintenant les choses sont claires n'est-ce pas ? »

Elle lui lança un petit sourire narquois avant de se rassoir. Elle leva les yeux vers le ciel : d'un bleu immensément clair, il signifiait l'espoir pour la jeune fille. Elle voulait croire ses propres mots. Elle voulait croire qu'ils y arriveraient. La magie noire resterait, peut-être même deviendrait-t-elle légale ? Qui sait...


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Message Posté Mer 11 Juin - 12:33.

Quitte ou double




Ce que je comprends à l'instant où mes mots se taisent, dès que je rencontre l'expression du visage de mon amie, c'est qu'il n'y a que deux issues possible à cette entrevue. Ou bien on s'arrête là en abandonnant une amitié d'un an, en se trahissant et en se traitant comme des pestiférées. Ou bien on s'accroche l'une à l'autre malgré que le monde entier qui se déchire comme du papier ait décidé de nous mettre chacune à un pôle différent.
Soit on se laisse happer par les rancœurs et les divisions, ou bien on estime qu'on vaut mieux que cette simplicité manichéenne qui ne dit pas qu'il y a un bien et un mal, seulement qu'il y a un camp et un autre et qu'ils ne sont pas compatibles. Parce que, pour moi, ce n’est pas ce que signifie prendre position, ce n’est pas ce que je pense ou ressens en intégrant ce Comité. Est-ce que je regrette en bloc l’intégralité des Frondeurs et de la Résistance ? Non, mais les côtés positifs sont en minorités, écrasés derrière d’autres idées et actions que je me refuse de plébisciter. Est-ce que je me joins corps et âme entiers dans chaque haussement de sourcil de Pritchard et de sa République ? Non, mais leur solution me semble fichtrement plus paisible et réfléchie quitte à avoir des imperfections. Et c’est cela que j’ai envie de défendre.

- Ma chute ? Mon salut ? Je pense que tu te trompes Louison. Regarde autour de toi, les révoltes ont toujours vaincu. Chez les moldus, ici même en France, ce sont les révolutionnaires qui ont renversé le régime. Tu sais que j'ai raison mais je ne te ferai pas changer d'avis, je ne suis pas là pour ça d'ailleurs.

Et pourtant, je ne pensais pas qu'elle allait répondre cela. Non, je ne voulais pas qu'elle réponde cela, mais il fallait s'y attendre. Je n'avais pas envie d'en parler avec elle, pas envie de polémiquer sur des débats qui ont déjà tambourinés dans mon esprit, qui sont déjà sur le coin de lèvres de tous ceux qui se croisent dans un couloir et ce, dans le monde sorcier entier. J'avais posé le pour et le contre et j'avais fait mon choix, tout comme elle avait fait le sien. Et non, je ne suis pas du tout convaincue qu'elle a raison, bien au contraire. On pourrait y faire quelque chose, changer brutalement, là maintenant de suite ? Sans doute pas, non. Alors tant pis, qu'on continue à vivre nos opinions chacune de notre côté, et le jour où tout finira par exploser -parce que ca le fera tôt ou tard, je n'ai aucun doute là-dessus tant l'ambiance est instable et vibrante de partout où on porte nos pas. Je renfrogne mon air surpris, mais au moins je ne suis plus trop déçue. Enfin, pas trop. En réalité, je suis bien contente qu’elle soit comme elle est. Je suis bien incapable de lui reprocher ses certitudes et son engagement quand on sait que je me bats encore pour arriver à un tel niveau. Ce sont ce genre de personnes que j’admire et jalouse un peu, et je fais tout pour être comme eux, non par simple imitation fade, mais parce que cela ressemble bien plus à ce que je veux devenir, à ce que ma tête entière me crie que je dois être. Alors on s’élève, pas après pas, pour ne pas sombrer dans le commun, jamais. J’ai certes pour plus grande phobie les loups garous, mais je crois que je crains tout autant d’être médiocre, d’être stupide, d’être servile, d’être personne. Je ne veux pas être quelqu’un, pas être exceptionnelle, je veux juste pouvoir me dire que je suis moi.

- Enfin, maintenant les choses sont claires n'est-ce pas ?

N’est-ce pas ? Je n’ose pas continuer sur le sujet un instant, poser les questions douloureuses qui me brûlent les lèvres. Est-ce qu’elle est vraiment accro à cette magie noire ? Je retiens un frisson quand mon premier souvenir en rapport avec cette magie du diable me revient, de ses effets et du dégout simple que j’avais ressenti et que je ressens encore. Est-ce qu’elle m’acculera si son camp venait à gagner ? Non, sans doute pas, j’en suis persuadée. Et tant d’autres encore. Mais je me contente de taper le pied dans un gravier qui avait le malheur de trainer sur l’herbe qui deux ans auparavant été encore si bien entretenue en marmonnant.

- Putain de politique, hein ?

On est amies parce qu’on avait vécu un combat ensemble. Le prochain combat, on sera l’une contre l’autre. On ressent cela comme une trahison ? Etrangement, après la légère déception, non, ce n’est pas le cas. Prenons ca comme un jeu, un challenge, encore un. Oublions donc un instant que c’est hautement sérieux, hautement réel.
Je m’assieds à ses côtés, pose légèrement ma tête sur son épaule et lui serre brièvement la main.

- Tu sais que je t’aime bien, toi ?

Je me redresse tout sourire.

- Bon, et si on faisait quelque chose de sympa aujourd’hui ? Genre se balader près des écuries, peut-être monter un peu tandis que tu me raconteras comment vous apprenez à sauver les gens, dans votre Université ?

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