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Le Ciel de la Nuit [PM]
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Mar 25 Fév - 18:12.
Le ciel de la nuit
Quand on prend une casserole pour un ours


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Gabriel Drake; Isolda Duval; Ivy Bailey
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Jeudi 24 Février 2057.
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Entre deux et trois heure du matin.
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬ Nuit froide et venteuse
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬ Saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Prélude
ϟ chatiment divin exigible ▬  Non merci


Dernière édition par Gabriel E. Drake le Mar 25 Fév - 18:20, édité 1 fois
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Message Posté Mar 25 Fév - 18:13.
Je déteste cette sensation. Vous savez, celle qui nous fait nous retourner encore, encore, et encore dans notre lit. A la recherche de la bonne position. Quand on la trouve enfin, on se rend compte qu’on a trop chaud sous notre couette. Donc on l’enlève pour avoir un peu de fraicheur. Je dors torse nu en général, et ce soir ne fait pas exception. Au bout de quelques minutes, j’ai de froid, donc je remonte ma couverture. Mais la position n’est plus la bonne. Sur le dos, sur le ventre, du côté droit ou du côté gauche... Non ce soir je ne trouverai pas le sommeil.

Je regarde l’heure et je vois qu’il est 1 h 45. Mince alors, ça fait plus d’une heure et demi que je recherche le sommeil. Et c’est toujours dans ses cas là qu’Il ne vient pas. Enfoiré de marchand de sables. Enfin je veux dire ordure de marchand de sable. Trop grossier ? Bon... Vaurien de marchand de sable ? C’est mieux.
Le vent souffle fort dehors, c’est pas une soirée à traîner à l’extérieur. Mais j’ai pas envie de rester dans mon lit plus longtemps. Le meilleur moyen pour que je dorme est de me dégourdir les jambes. Je me lève et enfile un t-shirt avec une tête de Mickey Mouse qui traîne sur le dossier d’une chaise. Je prends ma veste d’uniforme scolaire, et sort de la chambre le plus silencieusement possible. Avec mon pantalon de pyjama, bleu et blanc à rayures, mon t-shirt, sponsorisé par Walt Disney, sous ma veste d’uniforme, ainsi que mes chaussons à carreau, je devais avoir une classe folle. Dommage que je n’avais pas de peignoire à la place de ma veste d’uniforme, ma tenue aurait été parfaite. Qui a dit que je ne connaissais rien à la mode ? Auto-dérision. Un peu d’auto-dérision n’a jamais fait de mal.

La nuit, tout parait étrange. On a l’impression de se trouver à une endroit différent. Que certaines choses ne sont pas à leurs place. A moins que ce ne soit moi qui ne soit pas à ma place. Enfin c’est surtout le silence qui est le plus perturbant. On ne s’en rend pas compte mes le bruit et les sons en journée, ça a quelque chose d’apaisant. Enfin pas d’apaisant, je dirai plutôt de normal. Mais la nuit, ce n’est pas le même genre de bruit. C’est plus feutré. Chaque son est distinct de l’autre. Chaque bruit résonne distinctement. Intensément. On se prend à vouloir faire le moins de bruit possible, à marcher sur la pointe des pieds. Le moindre craquement nous fait tendre l’oreille.
C’est amusant.

Je me dirige le plus silencieusement possible vers le grenier. Enfin le plus silencieusement... Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point ces escaliers pouvaient craquer. C’était épouvantable, je me faisais l’effet d’être un hippopotame.

Pom Popom Popopo Pom Popom

Et cette musique qui trotte dans ma tête. J’avais envie d’éclater de rire. A cette heure de la journée, un rien pouvait me faire rire. Mais faut que je vous explique ce qui se passe dans ma tête. Je ne sais pas si vous avez déjà vu Fantasia de Disney, un moment donné y a une scène, la danse des hippopotames. Ces des hippopotames qui dansent en tutu.
Faut pas chercher plus loin, c’est moi qui suis bizarre. J’ai une façon bien à moi de penser et de faire des associations d’idées, c’est pour ça que des fois on a du mal à suivre si j’explique pas. Donc Disney + discret comme un hippopotame + une musique qui trotte dans ma tête, voilà ce que ça donne. Pathétique. Je vous ai dit qu’un rien me fait rire quand je suis fatigué et que je ne dors pas ?

Le grenier est désert et silencieux, du moins autant silencieux qu’un grenier pouvait l’être par une nuit venteuse. Il y faisait froid, pas glaciale, mais froid quand même. De la bonne froidure comme qui dirait. Le truc qui vous réveille et vous fait sentir vivant. Je pousse un long soupir de contentement et vais m’installer au bord de la fenêtre. L’allée qui menait à Primevère était déserte, illuminée simplement pas le clair de lune. C’était une nuit sans nuage et on pouvait y voir les étoiles. Je reconnus certaines constellation que j’avais apprise avec mon père quand on campait à la montagne. J’ai l’impression que c’était il y a des siècles, mais je me rappelle encore de certaines, la Grande Ours notamment. Enfin moi je l’appelle la grand casserole, parce qu’elle a plus une forme de casserole que d’un ours. Vous trouvez pas ?
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Ivy R. Flint-Bailey
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Je viens de Durmstrang pour vous égorger
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Je viens de Durmstrang pour vous égorger
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♦ Nota Bene
:
: vos relations principales ici
: ce que vous avez sur vous



Message Posté Jeu 27 Fév - 22:27.


Le vent soufflait fort, trop fort pour ses sens plus aiguisés que le commun des mortels. Cette morsure dont elle gardait une cicatrice en forme de demi-lune d'une part et d'autre de son flanc gauche était une bénédiction, c'est du mois ce qu'elle croyait la plus part du temps, c'est du moins ce qu'elle pensait au début. Si ses sens décuplés par la morsure lui avait valut sa place dans le Comité, elle s'était rendue compte avec le temps que l'ouïe était à la fois sa plus grande force et sa plus grande faiblesse. Ô qu'il était délicieux d'entendre les petits secrets des uns et des autres, de tuer dans l'œuf leur puériles idées de rébellion mais qu'il était dur d'entendre ces paroles si crues et si haineuse prononcées à l'encontre sa personne. Elle était pourtant au dessus de cela, elle en avait toujours été convaincue, elle avait été élevée comme cela alors pourquoi ces paroles la touchaient tant au fond ? Et pourquoi donc ces paroles lui pesaient de plus en plus au fil des jours ? Ainsi donc la terrible Ivy Bailey serait une adolescente comme les autres au fond ? Fierté et orgueilleux lui faisait réfuter en bloc cette théorie, elle n'était en rien comme ces adolescents boutonneux trop pressés de grandir et de faire parti de ce monde auquel ils ne comprenaient rien. Elle était Ivy Bailey et dans quelque temps, elle les toiserait tous du haut de son piédestal.

En attendant, ce fut le vent qui eut raison d'elle, les hurlements suraigus de l'élément immatériel eurent raison de son sommeil. Elle serait incapable  de se rendormir et puis autre chose la préoccupait ; cet aspect bien moins joyeux d'elle-même, la pleine lune tomberait le lendemain.
Ces veilles de nuit blanche qu'elle passait attachées comme un animal dans les sous sols de l'Académie espérant à chaque fois que sa potion tue-loup eut été bien préparée, elle avait l'habitude de se recueillir à la lumière des astres, comme pour demander leur bénédiction pour le lendemain, comme pour supplier la lune de se montrer miséricordieuse le lendemain quand bien même jamais cet adjectif ne lui avait été attribué. Ivy était tout sauf miséricordieuse, ainsi même si elle suppliait tous les mois, elle ne s'attendait guère à des miracles. Pour certain, le karma est injuste, elle ne s'en plaignait pas ; le karma n'avait rien à voir avec cela au fond. Les personnes de son point de vue se divisait en deux catégories : les proies et les prédateurs et seul les proies invoquaient le destin, le karma ou autre idiotie du genre pour justifier de leur statut dans l'échelle sociale.

Enfilant négligemment sa robe de chambre blanche par dessus son pyjama noir graphite qu'elle avait acheté sur mesure pour attester en toute occasion de son appartenance à la Tour d'Ebène. Sa longue chevelure de jais détachée et sa peau d'albâtre associé au tout et à sa démarche gracile et silencieuse lui donnait l'air d'un fantôme tandis qu'elle traversait les couloir et montait les escaliers menant vers le grenier.
Elle s'était pourtant pas montré des plus discrètes, rares étaient les personnes qui erraient dans les couloirs la nuit tombée, à vrai dire le couvre-feu interdisait normalement de telles balades nocturnes ; son statut de chef du secrétariat de répression des fraudes au sein du Comité lui permettait de de déplacer librement et même si cela n'était pas tout à fait vrai, personne n'avait jamais osé lui faire de remarque par le passé.
Ce fut donc au dernier moment qu'elle perçu la respiration de l'intrus , au moment où la dernier marche de l'escalier finit de craquer sous la pression de son pied.
Se braquant immédiatement, elle ne laissa pas le temps à l'individu de s'arracher à la contemplation des étoiles avant d'attaquer « Que fais-tu ici ?! ».
Comme à son habitude, son ton n'avait rien d'amical, rien de chaleureux, mais empreints d'une agressivité et d'une froideur d'étonnant avec sa frêle silhouette de danseuse.
Le jeune homme se retournant, elle remarqua immédiatement à la lueur de la lune presque pleine son visage, qui lui était inconnu, de même que les imprimés improbables de son pyjama. Ce fut tout ce qui lui suffit pour en déduire qu'il s'agissait d'un sang de bourbe. Faisant un pas de plus en sa direction, elle l'examina de la tête au pied comme le loup examine sa proie avant de bondir « Ne vous prévienne-t-il pas, vous les sangs de bourbe, à votre arrivée qu'un couvre feu est établi à partir de 22h ? Je présume que non après tout, qu'êtres vous sinon de la chair à canon ! » Cette dernière phrase, elle l'avait murmuré, comme une réflexion à elle-même, dans le même temps qu'une bourrasque de vent vent souffla donnant à ses paroles une intonation lugubre.
S'apprêtant à sortir sa baguette pour forcer l'impur à disparaître de sa vue, elle fut cependant dérangée quand une forte odeur d'alcool se manifesta à son odorat, suivi quelques secondes plus tard de nouveaux bruits de pas. « On dirai bien que j'interromps votre petite fête avant même qu'elle n'ai commencée, quel dommage ! ». Ses lèvres se tordirent alors en un sourire carnassier, quelle belle prise elle ferai là !
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Message Posté Mar 4 Mar - 10:35.
Une fois. Deux fois. Trois fois. Elle rouvrit les yeux une troisième fois, et non, la lune n'avait toujours pas bougé. Ni même les étoiles, ni même les galaxies. Devant la grandeur infinie de ce monde dans lequel elle devait évoluer, sobre et révérencieuse, elle aurait sûrement avoué qu'elle se sentait minuscule. Un maigre grain de poussière tentant de braver les tourments des océans, voué à l'échec. L'échec. Elle ferma les yeux encore une fois. Les rouvrit. Toujours rien. Les nuits étaient longues pour Isolda. Insomnies ou pas, dormir était tantôt un fléau, tantôt une bénédiction. Ce qu'elle détestait réellement c'était cette marche, ce gigantesque palier qui reliant le monde des vivants à celui du sommeil. Ô Zeus, qu'elle avait du mal à monter cette marche, à franchir ce pont. Comme d'habitude. L'habitude, sa pire et pourtant si fidèle amie. Agacée, déconnectée de son propre monde, elle se saisit de ses couvertures et les jeta contre le mur adjacent. Elle se releva, posa l'un après l'autre ses pieds nus au sol et s'éleva jusqu'à se tenir debout. Elle alluma une lumière tamisée, bien que la luminosité que lui procurait la presque pleine lune était pour le moins importante, mais clairement, devant le cataclysmique désordre peignant sa chambre, il lui en fallait plus. Vêtue d'un ensemble en soie cendré, elle se dirigea vers une chaise de sa chambre où trônait un déshabillé chaud, qui conviendrait parfaitement à la saison. Scrutant au sol un signe d'une paire de chaussures, elle opta pour une paire de ballerines sombres, la première qui lui apparut. Balayant une dernière fois sa chambre chaotique, son regard se posa sur le verre de cristal qu'elle n'avait pas fini lorsqu'elle était venue se blottir dans ses couvertures. En haussant un sourcil, Isolda s'avança vers le bureau sur lequel le verre pavanait, et d'un cul sec, elle engloutit le liquide ambré. Après avoir reposé son verre, elle s'échappa de sa chambre et s'enfonça dans les confins de l'Académie nocturne.

Isolda savait pertinemment qu'un couvre-feu lui interdisait cette escapade de nuit, tout comme elle se savait ne pas être la seule à déroger aux lois de l'Académie. Elle ignorait l'heure précise de sa sortie, mais elle devinait que minuit avait déjà sonné depuis un bon bout de temps. Elle s'arrêta quelques secondes à l'embranchement de quelques couloirs de la Primevère, réfléchit et décida de monter au grenier. Ce n'était peut-être pas le choix le plus judicieux puisque l'endroit était prisé par de nombreux élèves insomniaques mais la chair de poule qui courut sur sa peau eut raison d'elle. Elle s'emmitoufla du mieux qu'elle put dans son déshabillé et elle entama son chemin jusqu'aux escaliers menant au grenier. La tête un peu embrumée, elle faisait de son mieux pour ne faire aucun bruit, mais le grincement des escaliers jouait clairement en sa défaveur. Se pinçant la lèvre, elle espérait que personne n'avait eu la même idée qu'elle en cette nuit fraîche et venteuse. Mais comme elle se trompait. Presque arrivée à la plus haute marche de la volée d'escaliers, elle entendit des voix. Elle stoppa net et analysa les paroles lui parvenant. Une seule voix se faisait entendre, mais elle s'adressait bien à quelqu'un. Quelqu'un de la classe du Cercle, d'après les propos venimeux. Isolda fronça les sourcils. Elle connaissait cette voix pleine de haine et rancoeur qui ne lui donnait qu'une envie, de lui décocher une claque. Mais elle savait très bien ce qu'elle risquait à s'en prendre à quelqu'un appartenant au Comité, et bien qu'Isolda aimait jouer avec le feu, elle n'avait aucune envie de retourner auprès de ses parents, sort qu'il attendait si elle écoutait ses idées passagères. Elle plaignait la pauvre personne qui s'était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, mais encore ne pouvait-on pas en dire autant d'elle ? Il ne lui fallut que quelques secondes pour décider de revenir sur ses pas. Le plus doucement et discrètement possible, elle s'apprêtait à faire machine arrière lorsque Mademoiselle Ivy Bailey, puisque ça ne pouvait être qu'elle, piqua une nouvelle fois son auditoire. « On dirai bien que j'interromps votre petite fête avant même qu'elle n'ai commencée, quel dommage ! »  Le temps de pause entre cette remarque et la précédente ne fourvoyait pas Izy, de même que son contenu, il était bien question d'elle. Elle ne pouvait plus retourner sur ses pas, dans tous les cas, si Ivy Bailey voulait sa peau, elle l'aurait. Et Isolda préférait largement que ce soit en l'affrontant plutôt qu'en la fuyant.

Le goût de l'alcool encore présent sur ses lèvres, Isolda compléta alors le chemin qui lui manquait pour parvenir jusqu'au grenier. Elle put enfin rencontrer la scène et confirmer ce qu'elle savait pertinemment : nul d'autre qu'Ivy aurait pu avoir de tels propos. Elle ne la connaissait pas, mais elle connaissait sa soeur, à laquelle elle était liée par une relation des plus étranges. Toutefois, qui ne connaissait pas Ivy Bailey personnellement la connaissait certainement par sa réputation et par l'ouïe de ses propos à tout va dans l'Académie. L'autre personnage, car il n'y en avait qu'un seul autre, était un garçon qui visiblement avait joué au loto avec sa garde-robe en cette soirée. Isolda ne le connaissait pas mais son visage, bien qui faiblement éclairé, aurait pu être l'un de ceux qu'elle croisait sans vraiment faire attention. Sur ses gardes, et bien sûre délestée de sa baguette qu'elle oubliait tout le temps, elle s'adressa aux deux jeunes gens, l'air presque narquois sous la lune. « Eh bien, on organise une petite fête au clair de lune sans m'inviter ? J'en serais presque vexée. » L'alcool n'était sans doute pas innocent dans cette tirade qui n'avait rien de l'Isolda qui sillonnait les couleurs de l'Académie de jour, derrière son masque de porcelaine, mais il était trop tard pour faire machine arrière. Derrière toutes les voix qui s'entremêlaient dans sa tête, il y en avait une toute, toute petite, qui croisait les doigts et espérait sortir indemne de cette rencontre nocturne. Elle n'avait besoin d'aucun ennui pour le moment, elle même si elle doutait que le jeune garçon ne lui en cause, il était clair qu'Ivy Bailey allait leur donner du fil à retordre. Surtout qu'aucun d'eux deux n'était de sang-pur.
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Message Posté Sam 8 Mar - 0:16.
Si comme moi vous avez tendances à avoir les idées sombres... Note à moi même : ne pas rester seul. Je suppose que c’est dans l’air du temps. Je crois que la République est un catalyseur de remugle d’idées noirs et d’humeurs sombres.
Vous êtes sûrement en train de vous demandez si je suis bien la même personne qui regardait les étoiles. Et bien je tenais à vous assurer que je n’ai pas de trouble dissociatif de l’identité. C’est toujours Gabriel au commande. C’est juste qu’en ce moment je suis lunatique avec une prédominance pour le ruminage de pensée. Je suis le genre de gars qui aura des cheveux blancs à 20 ans.
J’en ris parce qu’il faut une dose d’inconscience et d’irresponsabilité. Sinon je deviendrai fou ou sous prozac, enfin son équivalent magique (qui pour le coup sera vraiment une pilule magique). Comme disait un humoriste qui a mal fini, “Il faut rigoler c’est tout ce qui nous reste”. Alors je m’oblige à rire de tout, même si c’est un rire grinçant qui suinte le désespoir.

Rassurez vous, je ne suis pas encore dépressif. J’imagine qu’il faut que je relâche un peu les vannes et de dire ce que je pense. Même si le seul interlocuteur est moi-même. Au moins je sais être en bonne compagnie. Une personne intelligente, spirituelle et sublime.

Quoi ? Oui bon, c’est pas la modestie qui m’étouffe je sais. Si on peut même plus rire avec soi-même...

Un craquement reconnaissable m’expulsa de mes divagations. Par réflexe, je me retournai pour constater qu’une autre personne était aussi insomniaque que moi. Alors que j’allais saluer courtoisement la nouvelle venue, je fus prit dans une tornade de reproche.« Que fais-tu ici ?! » Et bien ma chère demoiselle, je suis ici car...« Ne vous préviennent-t-ils pas, vous les sangs de bourbe, à votre arrivée qu'un couvre feu est établi à partir de 22h ? Je présume que non après tout, qu'êtes vous sinon de la chair à canon ! » Je retire ce que j’ai dis ce n’était pas une tornade de reproche, plutôt un ouragan. Je n’avais même pas le temps d’aligner des pensées cohérentes, pour former des phrases non moins cohérentes , que celle-ci m’accabler de remontrance.

Il faudrai sans doute lui toucher deux mots, sur l’art et la manière de s’adresser à autrui. Parce qu’elle aurait des cours à prendre. Sa remarque sur les sangs-de-bourbe m’a fait tiquer et hausser un sourcil. Cela me donnait un air rogue, surtout quand il était accompagné, comme il l’était à présent, d’un pli moqueur à la commissure des lèvres. C’est dommage, je la trouvais mignonne, enfin jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche, c’est à dire pendant 0.5 seconde.

« On dirai bien que j'interromps votre petite fête avant même qu'elle n'ai commencée, quel dommage ! » Une fête ?! Et je n’avais même pas été invité. Heu... elle a dit votre ? Donc elle pense que j’ai organisé une fête tout seul. C’est une folle, c’est ma veine je suis tombé sur une folle. Qui serait assez désespéré pour organiser une fête où il est le seul invité ? Personne. Alors que je m’apprêtais à lui dire mes cinq vérités (pourquoi cinq ? J’aime bien ce nombre, mais en y réfléchissant, il doit y avoir à peine trois vérités que je pouvais lui balançais à la face. Bref ! Trêve de digressions). Donc je disais, alors que j’allais énoncer mes cinq vérités, une autre personne fit son entrée. C’est à ce moment là que j’ai compris que cette phrase ne m’était pas adressée. Même si à deux, on n’ira as très loin pour une fête, mais là je pinaille.

C’était une autre jeune femme, elle aussi plutôt jolie et bien habillé comme l’autre. A croire que les femmes, même pour dormir, se mettaient sur leurs trente et un. Bah, c’est ce qu’elles veulent nous faire croire, je suis sûr qu’elles ont mis une demi-heure à choisir leurs tenue avant de sortir. Moi mauvaise langue ? Peut être, mais c’est parce que je le vaux bien.
La nouvelle venue nous observa pendant quelques courtes secondes avant de prendre la parole. « Eh bien, on organise une petite fête au clair de lune sans m'inviter ? J'en serais presque vexée. » Dois-je leur dire que deux personnes qui se rencontrent dans un grenier désert avec pour seul musique le hurlement des vents n’est pas la définition d’une fête ?
Non je pense que c’est inutile, si je dis ça c’est moi qu’on prendra pour un imbécile. Quoique si je garde la bouche close, je risque de l’énerver encore plus, enfin c’est le cas avec ma mère quand elle m’engueule comme vient de m’engueuler l’autre. Mmmh choix cornélien... Non, je déconne, bien sûr que je vais l’ouvrir ma grande bouche.

- Et bien si je comprends bien, aucun de nous trois n’a été invité à cette fête qui tu as interrompu, dis-je d’une voix mesuré, les yeux plissés et la tête légèrement tourné vers la gendarme de Beauxbâtons. D’après moi, il n’y a pas de fête, donc tu n’as rien interrompu, pas besoin d’être désolé pour ça. Et toi, pas besoin d’être vexé du fait de ne pas avoir été invité.

Je regardais tour à tour les deux jeunes femmes le plus sérieusement du monde en employant la voix de la raison. C’était ça le plus drôle. Pouvoir garder un air grave à toute épreuve, laissant ainsi les interlocuteurs sans qu’ils sachent sur quel pied danser. “Est ce qu’il se fout de nous ou était-il sérieux ?”

- Bien.

Estimant que la conversation était fini, je retournais de nouveaux dans la contemplation des étoiles. La méditation made in Gaby. Peut être que je n’aurai pas dût les planter comme ça et me présenter avant ? Ça aurait été plus polis c’est certain.
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