VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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under water ◊ Artémis & Isolda (pm)
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Dim 2 Fév - 20:29.
under water
summertime sadness


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Isolda & Artémis
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Mars
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Fin d'après-midi, un dimanche
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Nuageux, gris, venteux.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Prélude
ϟ chatiment divin exigible ▬  Nein


Dernière édition par Isolda Duval le Lun 3 Fév - 18:20, édité 3 fois
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Message Posté Dim 2 Fév - 20:30.
18h27. L'heure qu'annonce la fine montre héritée de ma grand-mère à mon poignet, seul souvenir palpable qu'il me reste de ma famille et que je ne quitte jamais, de coeur avec les boucles d'oreilles en minuscules diamants offertes par l'ensemble de ma famille au dernier anniversaire que j'avais désiré fêter avec eux. Les pensées volatiles, je trace de mes empreintes la forme du cadran, caresse le cuir à peine abîmé par les âges jusqu'à parvenir de nouveau au cadran. J'y rejette un coup d'oeil. 18h27. Sûrement un signe de mon inconscient m'invitant à sortir de ma chambre que je n'ai pas quittée de la journée. Il y a des jours comme ça où votre lit semble devenir un monstre, vous menaçant de vous dévorer si vous oser faire un pas trop loin de lui. Presque à se demander pourquoi je n'ai pas rejoint les rangs des Hypnos. Si vous saviez. Le coeur ailleurs, je quitte ma chambre, ne me faisant même pas l'affront d'emmener ma baguette. À quoi bon ? À deux doigts de fermer la porte, je caresse du regard le verre de cristal sur le bureau, à quelque centimètres d'un liquide qui m'appelle plus fort que les sirènes appellent les marins à la dérive. Je ferme les yeux, me promets que je m'en servirai un verre une fois de retour, consommé de paire avec l'incandescence d'une cigarette. Il n'existait pas de pansements pour le coeur. Les blessures devaient trouver leur propre médecine à défaut de guérir avec le temps, et il y avait bien longtemps que j'avais compris que le temps n'y changerait rien. « Satan m'a remerciée quand j'ai conclu un pacte avec lui. » Je rigole. La compagnie que j'apprécie le plus reste la mienne. Je n'ai jamais trouvé quelqu'un à la hauteur de l'amertume et du malheur qui me consume. Non que je n'ai réellement cherché mais qui pourrait me blâmer de ne pas vouloir partager mes démons. Je ne les avais pas apprivoisés mais la vie avec eux semblait plus douce qu'une vie vécue désespérément seule. Ils me tenaient compagnie.

Un dernier regard sur la chambre, je ferme la porte et quitte la tour d'ébène dans mon uniforme gris anthracite un peu froissé. J'emprunte la direction de la Violette, le pas las, la tête ailleurs. Un... Deux... Deux parchemins à rendre cette semaine. Je lève les yeux au ciel. « Plutôt mourir. » Mourir. Un sourire s'épanouit sur mon visage à cette pensée. Est-ce qu'il avait souffert ? Comment c'était là-bas ? À moins qu'il soit en train de se faire dévorer par des vers. Le réconfort apporté par la possible existence d'un quelconque monde après la mort était non négligeable. Je lève les yeux au ciel, je sais que s'il devait être quelque part c'est là haut au dessus des nuages, au dessus de nous tous. « Si tu m'entends... Si tu me vois, si tu me suis du regard tous les jours qui passent.... Je t'aime. Tu me manques. Viens me chercher, je t'en prie... Je t'en prie. » Je ferme les yeux, reprends mes esprits. Aller, un peu de courage. J'espère qu'il n'y aura personne. « J'ai pas besoin de ça. »

Une fois arrivée aux Thermes, je pousse la porte et soupire de soulagement en balayant la pièce vide du regard. Il est encore tôt, les acharnés doivent sûrement être en train de suer sur leurs parchemins à rendre. Rien qui ne pourrait possiblement m'inquiéter. Je m'avance à pas de loup vers un des bains les plus reculés, à l'écart de la porte d'entrée. Il va de paire avec un autre bain mais ces deux là sont un peu isolés des autres. Je me baisse pour tâter du doigt la température. Brûlante. Comme les Enfers. Parfait. Je m'approche du mur fait de mosaïques et, doucement, je défais les boutons de mon uniforme, laissant tomber au sol au fur et à mesure de mon avancée mes vêtements froissés. Une fois dénudé, j'ôte l'élastique de mes cheveux et les laisse lâches, avant d'entrer décimètre par décimètre dans l'eau brûlante qui réchauffe mon coeur glacé. Une fois mon corps habitué à la température de l'eau, je laisse mes membres se relâcher, les yeux fermés je profite du son du doux clapotis que je crée avec mes mains.

Quelques minutes passent, je ne bouge plus, je profite simplement de la chaleur de l'eau qui contraste avec la température de la nuit qui se lève. Puis je perçois le bruit de porte du bain qui s'ouvre. « Oh non. » je soupire. Ce n'est pas tant une question de pudeur, c'est plutôt la question de qui vient me déranger dans un moment de tranquillité. Je repose ma tête compte le bord du bain, ferme les yeux. Faire semblant de ne pas avoir entendu. Une autre de mes grandes qualités. Parmi tous les bains de la pièce, quelle était la probabilité que la personne choisirait le bain jusqu'à côté du mien ?
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Artémis de Sainte-Croix
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Je viens de Londres pour visiter
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Je viens de Londres pour visiter

star : Chace Crawford.
crédit : Dodix.
date d'entrée : 08/08/2011
âge du personnage : 18 ans.
épîtres postées : 1003
gallions : 916

♦ Nota Bene
:
: quelques adjectifs pour vous définir
: ce que vous avez sur vous



Message Posté Mar 18 Fév - 2:36.
Où est-il passé, encore ? Il avait quasiment les pleins pouvoirs ; il pouvait ordonner et se satisfaire qu’on lui obéisse, il pouvait parler et se faire entendre, il pouvait décider et contempler son œuvre, mais il n’avait, à l’instar de ses camarades soumis au même règlement intérieur que lui, posséder un animal qui ne soit ni un chat, ni une colombe, ni un hibou. Et, définitivement, Socrate n’appartenait à aucune de ces races nobles et pures correspondant à l’idée d’élégance et de raffiné de l’école française.

Si ce n’était que ça, les choses auraient été plus simples pour le jeune homme ; mais bien évidemment, il avait toujours fallu que Socrate fasse fi d’une quelconque autorité que son statut de maître prêtait légitimement à Artémis. L’ironie était sans doute pire aujourd’hui : peu importe qu’il soit une Elite, qu’il puisse ordonner et se satisfaire qu’on lui obéisse, qu’il puisse parler et se faire entendre, qu’il puisse décider et contempler son œuvre, son iguane restait un indécrottable garçon rebelle.

Se redressant après avoir inspecté sous son lit défait, Artémis maudit son animal en se massant les tempes. Qu’on apprenne qu’une Elite avait été défiée par son propre animal de compagnie, risible, l’indifférait ; le sort de Socrate, s’il venait à être découvert, le préoccupait davantage. L’angoisse et la panique demeuraient les mêmes, malgré neuf années écoulées au sein de l’école : Socrate avait toujours fugué, l’âme du baroudeur chevillée à ses vertes écailles, et jamais personne ne l’avait vu filé, ni vagabonder, et encore moins revenir entre temps. Sa capacité à demeurer invisible durant ses escapades demeuraient un véritable mystère, au même titre que cette intelligence trop humaine qu’il décelait dans son regard, comme cet air ironique et sarcastique qui ne semblait jamais le quitter, et cette capacité à le retrouver où qu’il se trouve. Il avait tout de l’enfant terrible ; et Artémis, du parent exaspéré qui recommençait, encore une fois, le même manège. Attrapant sa veste d’uniforme brodée de l’insigne de l’Elite, il quitta leurs appartements et s’enfonça dans le dédale de couloirs de l’école, commençant par les cuisines – les elfes avaient toujours été trop généreux avec l’iguane.

L’école était silencieuse. L’atmosphère, tendue, pesait sur l’endroit comme une chape de plomb absorbant le moindre son. Il avait l’impression d’avancer dans l’immensément vide, où rien n’existait ; où rien ne pouvait exister. Les rayons mourants du soleil eux-mêmes avaient perdu de leur éclat cuivré qui nimbait d’ocre et de rouille les colonnes romaines des corridors extérieurs ; les arbres semblaient poussiéreux, les premières floraisons faisaient grise mine. Ralentissant le pas, il contempla les jardins figés : c’était comme si le temps s’était arrêté, comme si la vie avait disparu. D’un claquement de doigt, d’une seconde d’inattention. L’hiver éternel. Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres ; il n’était pas un habitué de la résignation, plutôt adepte de l’optimisme, de la confiance en l’avenir, de l’idée qu’il y avait du bonheur n’importe où, même dans ce qui a l’allure d’une toute petite noix. Il avait toujours été simplement heureux. Si une part de lui-même espérait toujours naïvement, l’autre, celle du garçon éprouvé, de l’Elite brisée, avouait qu’elle ne voyait le lendemain qu’au travers de décisions qui feront plus de mal qu’elles seront acclamées. Tous condamnés. Il s’ébroua, lança un dernier coup d’œil au jardin et rentra à l’intérieur.

L’horloge annonçait dix-huit heures trente-trois ; on n’osait pas le regarder. Certains courbaient la nuque, d’autres oblitéraient volontairement son existence ; il encaissait, parce qu’il était un enfant qu’on avait tenté d’oublier, mais l’impression prégnante de sentir l’aiguille cousant son insigne lui perforer la poitrine était invincible. Se battre, il l’avait fait toute son enfance. Se battre, il l’avait fait toute sa vie. Se battre ; contre l’indifférence, contre le mépris, contre le dégoût, contre les moqueries, pour creuser sa place quelque part, peut-être pas ici, peut-être ailleurs, là-bas, pour imposer son existence, pour exister, pour vivre. Se battre ; se battre à cause de ce qu’il n’avait pas choisi, sa naissance irrévérencieuse dans une famille trop traditionnelle, son handicap impropre à son nom, son prénom fantaisiste. Son statut d’Elite. Assez. Je n’ai rien fait. Je ne l’ai pas choisi. Assez. Arrêtez de m’ignorer… arrêtez. S’il vous plaît. Il était fatigué de se battre. Grimpant les marches de l’escalier quatre à quatre, il quitta les grandes artères de l’école pour l’intimité de plus petites veines.

Paisiblement assis sur son arrière-train, la queue enroulée autour de ses pattes rassemblées sous lui et le port de tête haut, Socrate trônait au beau milieu du couloir ; s’il en avait été certain, Artémis aurait pu jurer qu’un demi-sourire sardonique tordait ses lèvres de reptile.

Il fallut une seconde pour qu’Artémis réalise l’audace et le culot de son iguane ; le nœud de son estomac tomba lourdement dans son ventre tandis qu’il se passait une main sur le visage. Tu le fais exprès, hein ? L’iguane semblait très fier de lui, mais par-dessus tout, il semblait certain de ce qu’Artémis arriverait à bon port, conformément à son obscur plan ; l’aurait-il attendu qu’il n’aurait pas eu une posture différente. Artémis soupira, et soudainement très fatigué, se résolut à ne rien dire pour le moment ; il avait juste envie de rentrer et se rouler en boule dans sa couette, comme un enfant capricieux.

Alors qu’il faisait un pas et se pliait pour l’attraper, Socrate se leva prestement et se faufila par la porte entrouverte devant laquelle il s’était tenu ; poussant un grognement de frustration, le garçon se lança à la poursuite de l’iguane. Il ne se rendit compte de la pièce dans laquelle il était entré que lorsque, examinant les environs pour trouver l’animal, il envisagea la décoration propre aux thermes de ces demoiselles. Une vague glacée le submergea avec la puissance d’une lame de fond ; Socrate se moquait délibérément de lui.

L’endroit était calme, plongé dans un silence de cathédrale. Terriblement gêné, Artémis demeurait immobile, près de la porte, partagé entre la nécessité de retrouver son iguane et la décence lui dictant de quitter au plus vite cet endroit ; l’un comme l’autre l’assommait d’arguments plus convaincants les uns que les autres. Les thermes semblaient vides, peut-être était-ce le moment de jeter un œil ? Oui, mais s’il était surpris durant sa visite impromptue ? Peut-être, mais Socrate ne doit pas être trouvé ! Il ne s’est jamais fait prendre, pourquoi cela commencerait maintenant ? Et ainsi de suite. C’était sans fin. Les entrailles torturées par l’indécision, il contemplait le paravent qui lui faisait face et tendait l’oreille ; il ne percevait pas le moindre bruit, et pour peu que quelqu’un passe peu de temps après lui et ferme la porte, Socrate n’aurait aucune échappatoire et demeurerait coincé jusqu’à être délogé par quelqu’un d’autre que lui. Et ce n’était pas envisageable. Merlin. Artémis inspira à fond. Le choix était bien mince, et la décision lui paraissait être d’Etat tant elle prenait des proportions peut-être démesurées. Mais pour ce garçon pudique qui n’était pas à l’aise avec la nudité, et encore moins lorsqu’il s’agissait de celle féminine, elle aurait pu s’apparenter à une question de vie ou de mort.

Contournant le paravent aussi silencieusement que possible, il trouva son iguane, de nouveau assis, semblant l’attendre. A peine Artémis eut-il fait un pas en dehors de sa cachette que Socrate contourna le bassin et disparut derrière le muret qui le séparait d’un second. Tête d’enclume, râla-t-il en se répétant qu’il n’y avait personne dans cette pièce pour se donner du courage.

    « Oh, bordel », lâcha-t-il en se retournant brusquement.

Il rougissait furieusement. Et Socrate, fier de lui, s’approcha finalement du garçon et grimpa lestement sur ses épaules pour s’y installer de tout son long, ronflant comme un bienheureux. Artémis lui renvoya un regard orageux, refusant toujours de se retourner.

    « Je… je suis d…ésolé, il m’a échapp…é et… et il est entré ici… »

Il maudit sa gêne qui lui brûlait les joues ; il aurait probablement eu plus d’aplomb s’il s’était agi d’une autre personne, mais c’était Isolda. Isolda, qui n’hésiterait sans doute pas à profiter de la situation pour, comme à son habitude, l’agacer. Il sentait la morsure de son exaspération lasse lui rompre le cou ; s’il avait eu moins d’éducation, voilà bien quelques minutes qu’il serait bien loin de ce qui s’annonçait être un enfer.
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Message Posté Mar 11 Mar - 12:51.
Les paupières fermées, un nouveau monde se forme à mesure sur cette vision qui n'est que le fruit de mon esprit. J'essaye de tendre l'oreille, à l'affut du moindre bruit complémentaire à celui de l'ouverture de la porte qui pourrait me donner un quelconque indice sur l'être dédaigneux me faisant l'affront de briser ma solitude et plus particulièrement mon chéri moment de paix. Je m'enfonce un peu plus sous l'eau brûlante, les lèvres et le nez désormais immergés dans cet océan translucide. Souvenir d'une vague enfance joyeuse, je fais des bulles, me prend pour un poisson. Mon signe astrologique, qui pourrait me blâmer? L'eau est reposante, elle m'apaise. À l'excès, elle me draine. J'aime ça, tout ce qui me draine. L'alcool, l'amour, les nuits blanches, les marches nocturnes. Pleurer, crier, hurler. Je m'enfonce un peu plus, bloque ma respiration. Rejoue les morceaux d'une mélodie. Si j'avais su jouer... Il savait faire lui, et oh, si bien. Les mélodies prenaient vie sous ses doigts de fée qui effleuraient les noires et les blanches. Sous mon océan, le soupir devient d'autres bulles qui remontent frivolement à la surface. Si je pleurais maintenant, personne ne le remarquerait. Douce amie que l'eau. Noyer ses chagrins, faire naufrage. Je les connaissais si bien ces émotions.

Quand je sens la pression, le manque d'air se faire douloureux j'abandonne les profondeurs de mon océan, retourne à la sombre morosité de cette vie terrestre, perdue entre le royaume des étoiles et celui des abîmes. Un si triste sort, pourtant comparable à notre vie entre Paradis et Enfers. J'inspire sans bruit, sens mon corps s'apaiser à la rencontre de l'air bien réel. Curieuse de toujours ne rien entendre de suspect dans la vaste pièce, je m'autorise un regard discret du monde lugubrement éteint autour de moi. Rien sortant de l'ordinaire.  Je porte la main à mon visage et repousse mes cheveux vers l'arrière en secouant légèrement la tête, résignée et murmurant d'un souffle  « Folle, tu es complètement folle, ma pauvre Isolda. » S'ils savaient.

Persuadée de la folie de la maladresse de mon interprétation, j'oublie cette fable et laisse encore une fois ma tête s'en aller contre le rebord du bain, mes pensées s'envolant comme des oiseaux à l'arrivée d'un perturbateur. J'abandonne l'idée qu'un être non-désiré se soit introduit dans mon repère et presque instantanément, mon souffle se fait plus lent. Ce n'est pas que je n'aime pas la compagnie des autres... Pas tout à fait. Je suis mieux seule, il faut croire, ça évite aux autres de trop s'intéresser, trop se questionner et surtout de me découvrir. Triste pour quiconque qui ne soit pas moi. Avec mes doigts, je joue avec l'eau, regarde les ondes se propager dans mon bain. Puis je me stoppe net, figée. Il y a bien quelqu'un autre que moi dans cette pièce, j'entends des pas. Je relève un peu mon buste, balaye la pièce du regard. À quelques mètres de l'emplacement de mon bain pourtant éloigné des autres, un invité ayant oublié de sommer mon autorisation concernant l'entrée. Je l'observe, indignée et muette comme une tombe, alors qu'il semble courir après quelque chose qui lui donne du fil à retordre. Il râle puis se pétrifie, enfin conscient de n'être pas seul dans cette pièce qui pourtant devrait lui être interdite. Un quart de seconde s'en faut pour qu'il se retourne, distinctement mal-à-l'aise et gêné, comme s'il avait surprit quelque chose de terriblement gênant. Il ne tarde pas à faire ses plus plates excuses, un petit animal dont je ne distingue que la queue enroulée paresseusement placé sur son épaule. « Je… je suis d…ésolé, il m’a échapp…é et… et il est entré ici… »  Ah, Artémis, ce bon vieil Artémis. Sa réaction ne m'étonne que peu et je rigole légèrement, mon rire résonnant dans la vaste pièce. Il va encore croire que je l'abuse, mais vraiment, ça en devient plus de l'affection qu'autre chose. Me connaissant, c'est curieux, j'ai souvent plus l'habitude de fuir les gens comme lui, mais c'est bien pour ça qu'il n'est pas au courant de la véritable nature de ce qu'il croît être des brimades. Et que j'aimerais qu'il ne sache jamais, l'affection étant une nouvelle source probable de souffrance et de trahison. M'en voulant un peu de le laisser planté là, avec pour unique vue la dos de son uniforme, je décide de bavarder l'air léger, avec tout de même un sourire en coin détectable du simple son de ma voix.  « Artémis. Je ne savais décidément pas qu'on était aussi proches. “Il” désignant le petit être se pavanant sur ton épaule ? Dis m'en plus, je suis curieuse, tu me connais. » Mensonge, il ignorait tout de moi. Encore que j'ignorais également tout de lui. Nous étions donc à égalité, bien que la situation présente semblait déséquilibrer cette balance. J'observe sa silhouette à quelques mètres. Dans son uniforme, il en va de soi qu'il est très élégant, et ne parlons pas de son éducation à faire frémir n'importe quel voyou. Je souris discrètement. Il est si facile d'agacer les jeunes gens dont la gentillesse pourrait soulever des montagnes, et dès fois je me sentais un brin coupable de lui affliger ça. J'espérais simplement qu'il ne m'en tiendrait pas trop rigueur, après tout si il était ici dans un endroit qui devrait normalement lui être interdit, je n'oubliais pas qu'il faisait partie de l'Élite et qu'à ce niveau là il avait tous les droits sur moi.
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