VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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I could not tell you my secret – [PM] Alba
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Mer 11 Déc - 0:53.
Give me a new start
But I don’t write stories that time won’t forget.


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Alba D. Lovichi & Zadig O. Häkämies
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé.
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Milieu du mois.
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ 18heures.
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Temps sombre, mais pas de pluie pour le moment.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Prélude
ϟ chatiment divin exigible ▬  Non.


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Message Posté Mer 11 Déc - 1:05.


« Forgive me, I’ve been lonely; But it is not like I don’t know my way; I don’t know my way»





    Une dernière bouffée d’air frais, avant d’empoisonner ses poumons, avant de les remplir de cette fumée carbonisée, de cette fumée violente, mais qui apporte une addiction forte et délectable. Il sort la cigarette, la porte à ses lèvres, et d’un geste, l’allume. Il inspire, expire et sent la moindre parcelle de son corps se réveiller doucement, comme subjuguée par les vapeurs toxiques qui se mêlent à l’organisme. Il ne se rappelle plus depuis quand il a commencé à fumer. Bien entendu depuis son accident, mais à quel instant, à quel moment, à quelle seconde ? Figé sur cette question qui ne trouvera sans doute jamais de réponse, il avance mécaniquement, ses pas disgracieux suivant un chemin qu’il semble ne pas connaître lui-même. Malgré ses nombreuses promenades dans le village français, il n’en connait pas encore les dédales et les devantures avec exactitude. Mais il s’y sent relativement bien. Bien entendu nous sommes loin de son amour pour les rues finlandaises ou même russes. Cependant, il y trouve une forme de sérénité depuis longtemps perdu. Le souffle français a des apports bénéfiques sur ses névroses irrévocablement insurmontables. Mais ça ne soigne pas tout. Il y a tout le reste…tout le reste.

    « Excusez-moi Monsieur. » Il se pousse délicatement, sa canne venant taper contre le sol pour rattraper le léger déséquilibre rencontré par ce pas. Et elle apparait, la femme à la voix cristalline. Il la contemple, un moment interdit. « Je suis désolée, je ne fais pas attention à ce qu’il y a devant moi et je porte cette espèce de carton trop immense pour moi. » Elle rit, avec une fragilité notable. Elle a quelque chose de touchant. Une finesse dans les traits, une tendresse dans la voix, une douceur dans les mots. Et le plus terrible, c’est cette ressemblance notable avec Lotta. Les mêmes longs cheveux blonds, de grands yeux bleus transperçant et le ton rieur dans les mots. « Bon…bah…Euh…Bonne journée » Elle ne doit pas comprendre son silence et ce regard interrogateur, examinateur. Cette analyse, cette introspection qu’elle subit. Elle s’éloigne et il reste figé. Il ne peut plus bouger. Ni l’aider à prendre son carton, ni lui répondre. Il ne peut pas. Il y a trop de Lotta, trop de sa sœur. Il suffoque. Il tourne la tête, s’obligeant à ne pas fixer les cheveux couleur de blé au loin qui ondulent sur les épaules de cette jeune femme…qui n’est pas elle, pas Lotta.

    Jamais il ne pourra se remettre de son absence, de cette décision qu’il a prise pour elle, pour eux, pour leur famille. Devoir supprimer son passé et pire encore, sa sœur de son existence, était douloureux. Bien trop douloureux. Il n’arrivait pas à vivre sans elle. Il se contentait de survivre. De tenir la face pour Pritchard, pour eux, ces connards qu’il baisait du regard pour se maintenir dans leur milieu perfectible et hypocrite. Pourrait-il un jour avouer…Avouer qu’il était contre tout ça. Contre cette vie malhonnête et contre Lui, Pritchard ? Il le haïssait. Il voulait sa mort. Mais, c’était le marché…fermer sa gueule et la sauver. Pour elle…pour elle. Il faut se le répéter Zadig, ça permet de tenir, tu sais. Ça permet de croire aux miracles. Mais les miracles…les miracles ils n’existent pas ?

    Il ne fait même plus attention au reste des gens. Il a besoin de sa « dose ». Il a besoin de boire et de plonger le reste de son monde dans un verre d’alcool. Même si ça ne peut pas soigner son mal-être, ça peut le réduire à l’oubli. Il rentre dans le premier café qu’il aperçoit. Il traîne sa vielle jambe et ses malheurs. Quelques personnes l’observent, dans un voyeurisme contagieux. Les handicapés attirent toujours le regard. Ils rassurent, ces putains d’handicapés. Parce qu’on se dit qu’on aurait pu être comme eux et que finalement, nous sommes différents. Alors regardez les charognards ! Contemplez la cruauté. Contemplez l’horreur. Et délectez-vous du spectacle. Il n’avait que ça à offrir. Un peu de ce plaisir pour les gens biens comme il faut. Pour eux, pour la perfection. Il s’arrête à une table. Inspire. Lutte contre l’envie de crier, de hurler. Pourquoi pas de crever. Pourquoi pas de pleurer. La force, elle l’a quittée. Il n’y arrive plus. Il ne peut plus. Alors il se rappelle de la phrase de son père : « Quand t’arrive plus à avancer mon fils…quand t’as envie de t’arrêter…ne regardes surtout pas en arrière. Ca va te clouer au sol. » Mais il était déjà face contre de terre, il n’avançait déjà plus. Il avait déclaré la guerre et il avait perdu toutes les batailles. Alors, s’il-vous-plait, crevez moi comme un chien, mais crevez moi.

    « Un verre de vodka s’il-vous-plait….mettez moi deux verres en fait. » Le barman lui lance un regard surpris puis lassé. Des gars comme lui, il en voit tous les jours. Des alcooliques et des drogués, il les sert tous les jours. Mais ça lui laisse des traces, ça lui remplit le cœur. Il a des cicatrices sur l’âme de tous ses hommes qu’il ne pourra jamais aidés, de toutes ses pauvres personnes qui ne connaissent que ça…que la « binouze » pour se remettre de peines trop grandes et trop puissantes. Il a connu ça, lui aussi. L’alcoolisme. Pour un barman, rien d’étonnant. Pour un humain non plus. Mais il y avait du monde pour le sortir de l’horreur. Il y avait sa femme, ses enfants. Il y avait tout cela pour lui foutre le nez dans la merde et lui rappelait que ce liquide savoureux et brûlant ne pouvait pas aider indéfiniment. Il ne faisait que retarder l’heure du grand procès, des jugements. Un jour, ça revient dans la face. Un jour, on comprend qu’on est un voyou. Une enflure putain. Mais il le sert. Il le sert quand même cet inconnu. Il voit la canne. Il se doute…et doucement, dans l’ombre de son statut, il contemple l’homme. Il voit les trop nombreuses cicatrices qui strient son cou, ses mains. Il voit son regard triste. Il voit…et il se dit qu’il n’a pas vu depuis longtemps, un homme aussi malheureux.

    Zadig boit. Il boit le premier verre. Puis le second. Il en commande un troisième. Mais cette fois-ci, il le savoure. Il s’imprègne de chaque goût, se délecte de chaque gorgée. Mais alors qu’il finit son verre et s’apprête à partir…il aperçoit à une table, un visage familier. Ou du moins un visage qui lui parle. Assis à sa petite table, il se décale doucement pour essayer de se rappeler, de mettre des souvenirs sur ce visage. Et c’est alors, qu’il se souvient. Une de ses élèves. Merde. Il appelle discrètement le barman, essaye de se concentrer et commande un café. Le comble de cette journée, c’est qu’elle le remarque, sente l’alcool qui suinte de sa bouche, de ses pores…mais prenant en compte le fait que cette journée était fabuleusement merdique…il avait toutes les chances pour se retrouver dans cette situation. Il fallait vraiment du courage pour vivre. Le barman arrive, donne le café, prend les trois verres de vodka vides. Et par on ne sait quel mauvais sort, l’un d’eux tombe et se brise sur le sol dans un grand brouhaha. Zadig se fige sur place. Il n’écoute pas même les excuses pour les quelques éclats de verre. Il ne regarde même pas le serveur. Il est concentré sur elle. Sur ses cheveux blonds. Et sur ses yeux bleus. En effet, il vient de croiser son regard….

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Message Posté Dim 5 Jan - 15:48.
Barrage to the heart
so cover up before you crash

La vie est un alcool. Un alcool qui nous bourre la gueule. Qui nous tue parfois. Il nous brouille les sens. Parce qu’on aime, parce qu’on se laisse faire. On aime la vie. Donc on la laisse faire. Elle nous fout dans des situations horribles. Mais on continue de l’aimer. Sinon, serions-nous encore là ? Ceux qui ne l’aiment pas, ou ne l’aiment plus, eh bien… ils meurent. Ils se pendent, prennent des comprimés pour s’éteindre à petit feu, ils se droguent, se tirent une balle dans la tête, ils sautent du douzième étage d’un immeuble, se jettent devant un train, conduisent leur voiture dans un fleuve. Des dizaines de solutions peuvent mettre un terme à leur haine pour la vie. Ils en trouvent tous une. Mais la vie, c’est un alcool qu’on boit à grosses gorgées. Et c’est pour ça qu’on fait des erreurs. La vie nous donne une marge plutôt énorme pour faire des conneries. Mais il y a bien un moment donné où il faut dire stop, où les conneries, faut les arrêter, ou les ralentir.

Alba avait pris du retard sur ses cours. Elle avait été occupée. Par quoi ? Par rien, vraiment. Elle aimait penser, rêvasser, et c’est ce qui lui avait pris tant de temps. Elle n’avait rien fait d’autre que ça depuis des jours, et avait donc pris un retard considérable sur ses cours. Oh bien sûr, elle avait participé aux classes, elle avait fait acte de présence, elle avait machinalement écrit sur son parchemin, et écouté attentivement, bien que d’une oreille, ce qu’avaient dit les professeurs. Pourtant, elle n’avait pas travaillé en dehors de ces heures imposées. Elle n’avait pas touché à ses parchemins, ni relu ses notes. Elle était allée se promener, alors que le froid rendait ses doigts bleus, elle avait sauté des repas pour s’allonger sur son lit, les mains posées sur son ventre, les yeux rivés sur le plafond, afin de laisser aller son imagination, ses pensées.

Pourtant, elle s’était donnée un coup de fouet. Elle avait repris conscience et s’était bien décidée à se bouger le cul et étudier. Elle s’était levée, et s’était parlée à elle-même : « Allez, imbécile ! Faudrait peut-être que tu te démerdes à étudier, sinon, tu risques fortement de chier ton année, et tu sais bien que tu n’as pas envie de rester trop longtemps à Beauxbâtons, parce que ça commence à faire ! Allez hop, au boulot ! » D’un même geste, elle avait enfilé son manteau, et attrapé ses cours d’option, la Médicomagie du Sport. Elle était sortie de sa chambre, bravé le froid encore hivernal, et s’était rendue au village, afin d’étudier. Elle avait besoin de bruit. Le calme la faisait révasser, et ce n’était absolument pas le but. Un bar. Il lui fallait un bar, quelque chose de bruyant. Elle entra dans un bar du village, mais il était quasiment vide. Ah non ! Sûrement pas ici ! Vaux-sur-les-Pins côté sorcier ne l’inspirait pas. Rapidement, elle se rendit chez les moldus, ce qui dessina un sourire satisfait sur son visage rougit par le froid. Le premier bar duquel elle poussa la porte la fit presque vomir. L’odeur était particulièrement désagréable, et de vieux moldus, ivres comme la mort, l’avaient sifflé à son entrée. Hors de question ! Le second bar dans lequel elle entra lui parut immédiatement parfait. De petits groupes étaient tranquillement assis à leurs tables, un brouhaha agréable s’élevait et rendait, à son goût, l’ambiance propice au travail. Parfait ! Elle s’assit sans plus attendre à une table normalement destinée pour quatre personnes, et alors que l’un des serveurs s’apprêtaient à venir lui proposer un support de plus petite taille, il s’arrêta net et retourna sur ses pas lorsqu’il vit qu’elle avait tout un tas d’affaire à déballer et à étaler sur la surface de bois. Elle le vit faire volte-face, et l’interpella rapidement, avant qu’il ne lui file sous le nez : « Eh ! Toi ! J’aurais besoin d’un Latte Macchiato, s’il te plaît, et bien chaud ! Merci ! » Sans plus attendre, elle se pencha sur sa première matière : l’anatomie. Se connaissant, elle savait qu’elle se devait de commencer ses fiches et autres révisions avec une matière qu’elle adorait, et d’en finir de même, sans quoi sa concentration ne serait probablement pas optimale.

Sa réflexion fut dérangée par des paroles. Elle leva instantanément la tête, et ses yeux se posèrent sur un homme. Non pas que ce furent ses mots qui la déconcentrèrent, puisqu’ils avaient été prononcé par une voix féminine, mais plutôt que ses pupilles furent attirées par celui-ci. Son professeur. Hama… Haka… Quelque chose. Son nom de famille lui avait échappé depuis le début, et ce ne serait sûrement pas aujourd’hui qu’elle réussirait à le mémoriser. Ce qu’elle arrivait à mémoriser en revanche, c’étaient ses yeux. Ce bleu profond qui l’hypnotisait. Et ces mâchoires, si carrées. Et merde ! La voilà complètement déconcentrée, complètement déconcertée. Elle suivit du regard l’homme se diriger vers le bar et commander une vodka. Avant même qu’elle ne puisse s’en rendre compte, ou même avoir le temps de rougir, leurs yeux se croisèrent. Mais les siens se baisèrent à nouveau sur ses cours. La jeune corse se força à reprendre où elle en était. Elle était venue ici pour ne pas perdre de temps, ne pas rencontrer quelqu’un qu’elle connaissait et qui aurait pu la détourner de son seul objectif d’aujourd’hui. Pourtant, elle avait failli. Il l’avait fait échouer. Il était entré après elle.

Un chapitre plus tard, Alba commanda un Coca-Cola au serveur. Elle était à nouveau concentrée, mais avait besoin de sucre, afin de regagner un peu de force physique autant que mentale. Alors que le serveur se rendait vers le bar afin d’exécuter sa commande, la blondinette posa à nouveau les yeux sur son professeur. Justement, il s’agissait de son option. Elle était en train d’étudier son option, celle qu’il lui enseignait. Excellent ! Parce que cette situation est très bizarre, alors autant y mettre un terme ! Après avoir attrapé la boisson que le serveur lui apportait, elle se dirigea vers l’homme accoudé à sa table. « Monsieur Hamakaïes ? Hum… Excusez-moi de vous déranger. Je m’appelle Alba Lovichi. Euh… je suis dans vos cours, en Sportilèges, et je sais que c’est votre jour de congé, et que vous n’avez probablement pas envie qu’on vous parle de vos cours, mais… hum… » Imbécile, Alba ! Mais quelle conne, tu fais ! Qu’est-ce que tu fous là ? Tu crois sérieusement qu’il en ait quoi que ce soit à foutre de tes problèmes avec ses cours ? « Excusez-moi de mon intrusion, professeur, je viens de trouver la réponse à ma question. Passez une bonne journée. » Sans même un dernier regard, la jeune fille se rendit à nouveau vers sa table bordélique, où tous ses cours étaient étalés comme un non-sens. Quelle conne ! Mais quelle conne !

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Dernière édition par Alba D. Lovichi le Sam 8 Fév - 22:25, édité 1 fois
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Message Posté Mar 21 Jan - 22:11.


« Les mots d'un homme saoul sont les pensées d'un homme sobre. »





    Alors qu’il avait finit par accepter son regard sur le sien, ayant bien compris qu’elle avait dû voir la vodka qui s’était acheminée jusqu’à lui, il tenta de détourner son attention en contemplant les clients qui se trouvaient autour de lui. Il y avait deux types de personnes, voire même trois. La première catégorie était les petits groupes. Joyeusement installés, ils dialoguaient sur des choses qu’eux seuls semblaient saisir, riant à gorge déployée comme s’ils essayaient de prouver que rien ne venait ombrager les joies muettes de leur existence. Mais parfois, on pouvait déceler dans un regard, une solitude inexprimée qui ne venait remplir le cœur de la personne qu’au moment où les lumières étaient éteintes et où le silence s’imprégnait en elle. La deuxième catégorie était la sienne. Misérables alcooliques, femmes ou hommes, ils restaient des heures sur sa chaise, comme si le temps allait être plus clément ou le destin plus rapide. Et chacun semblaient attendre la mort, issue irrévocable pour apaiser des maux qu’ils ne savaient prononcer. Enfin, il y avait une dernière catégorie, plus rare. Les étudiants. Il se tourna automatiquement vers son élève, la détaillant du coin de l’œil pour éviter toute indiscrétion qui serait bien entendu mal venue. Il y avait dans la forme de son visage quelque chose de sauvage et de brut, et pourtant une tendre délicatesse qui la rendait étrangement belle. Il réalisa sa pensée et ne put s’empêcher d’accuser l’alcool d’être responsable de cette folle idée qui s’était glissée furtivement dans les limbes de son esprit. Il se décida à définitivement partir ou à se concentrer sur autre chose qu’elle. Inutile de tenter une nouvelle fois le Diable. Ou l’alcool.

    Mais visiblement, le sort s’acharnait. Alors même, qu’il prenait un soin presque titanesque à poser ses yeux sur les personnes les plus insignifiantes de la salle, essayant même de trouver une beauté dans des femmes qui ne l’intéressait aucunement, son élève décida de s’approcher de lui. Elle semblait prise dans une interrogation intérieure impossible à résoudre et à en juger par l’état désordonné de sa table, il était évident qu’elle était face à un problème de taille. En revanche, il ne saisissait pas bien la raison de sa venue vers lui et quand bien même aurait-il pu la comprendre, il n’était pas certain que son taux d’alcoolémie avancé lui permettrait de répondre correctement à sa requête. La seule chose qui remplissait son cerveau embrouillé et embrumé, était le regard perçant qu’elle avait, le visage attirant qu’elle affichait et ses formes irrévocablement charmantes. Autant dire, qu’il était bien loin de ses cours et des principes qu’il s’obligeait à tenir vis-à-vis de ses élèves. Et même si une partie de lui savait combien ses pensées étaient inacceptables vu l’âge de la jeune fille et son statut de professeur, il ne pouvait s’empêcher de les laisser venir, comme un réconfort malsain. Il justifierait sa culpabilité par les trop nombreuses vodkas avalées et finirait son procès interne, en prenant la décision ultime de ne plus boire. Décision qui ne tiendrait pas plus de deux heures.

    « Monsieur Hamakaïes ? Hum… Excusez-moi de vous déranger. Je m’appelle Alba Lovichi. Euh… je suis dans vos cours, en Sportilèges, et je sais que c’est votre jour de congé, et que vous n’avez probablement pas envie qu’on vous parle de vos cours, mais… hum… » Il haussa un sourcil, comprenant la phrase avec difficulté, mais la saisissant tout de même. Pourtant, il n’était pas certain qu’elle, en revanche, est compris son véritable nom de famille. Hamakaïes ? Il était indéniable qu’elle ne lui portait ni une grande attention, ni un grand intérêt pour ne pas savoir prononcer la seule chose qu’elle savait de lui. Mais si cela aurait pu l’embêter ou frustrer son ego, il trouvait, bien au contraire, que c’était assez amusant. Un sourire vint d’ailleurs briser la barrière de ses lèvres, tandis que ses yeux venaient se poser sur les siens, scrutant la profondeur de son regard. Celui-ci était incompréhensible. Fougueux, malin. Beau, délicat. Un mélange acide et amer qui ne faisait que rajouter un attrait sur cette mystérieuse et intrigante jeune fille. Pourtant, il possédait à présent un élément primordial sur elle : son nom et prénom. Alba…jolie dénomination, qui collait parfaitement à ce qu’elle dégageait. Pour son nom de famille, il en déduisit qu’elle était italienne ou corse. Une méditerranéenne, ce critère étant confirmé par ses cheveux ébène, semblant refléter les lueurs du soleil du Sud.

    Alors qu’il faisait un extrême effort de concentration pour lui répondre et lui indiquer que même s’il aurait aimé l’aider, il avait rendez-vous quelque part ou une excuse tout aussi minable du même genre, pour éviter qu’elle ne découvre en réalité, qu’il était légèrement « pompette », elle coupa toute réplique, en continuant à parler, avec autant de sauvagerie et d’impulsivité que ses premiers mots. « Excusez-moi de mon intrusion, professeur, je viens de trouver la réponse à ma question. Passez une bonne journée. » Elle ne lui jeta pas même un dernier regard et retourna à sa table. Une étrange frustration naquit en lui. Il ne savait d’où elle venait et pourquoi exactement elle existait, mais elle était bien présente. Et pourtant, il aurait dû être satisfait qu’elle s’éloigne si promptement, mais quelque chose en lui le décevait. Cette déception ou l’alcool fut la raison de sa soudaine poussée de raison et d’adrénaline qui l’amena à rejoindre la table de la fameuse Lovichi. Pendant les quelques mètres qui la séparaient d’elle, il se dit qu’il faisait l’erreur de sa vie et que c’était un idiot incompétent aux allures de gentleman bourgeois et barbant, mais cette frappante vérité ne le retint pas de briser le fossé qui les séparait. Il attrapa une chaise, se plaça en face d’elle et observa pendant un court laps de temps sa table, notant toutes les informations possibles. La première était qu’elle aimait le café, mais visiblement, en vue de la crème qui y résidait, pas trop fort. Juste une sorte de cappucino ou latte macchito, il ne savait pas trop. La deuxième était qu’elle n’était pas du tout ordonnée. Elle s’était éparpillée sur la table sans s’accommoder du regard que les gens pouvaient porter sur ce désordre. Enfin, la troisième était qu’elle avait une écriture sensible, allongée, très calligraphique. Une écriture de jeune femme et non d’enfant.

    « Hmm…je…peux vous aider. » Il eut envie de s’auto-flageller face à sa difficulté à parler, mais résista à l’envie de se frapper. Il se contenta de serrer son poing et de jouer du bout de son autre main avec le pommeau de sa canne. En revanche, elle espérait qu'elle ne l'invite pas à quitter ce lieu, outrée ou même gênée par sa présence. « En fait…ce n’est pas Hamakachose, mais Hä-kä-mies. C’est finlandais. Bref. ». Il réalisait combien tout était incohérent et qu’il n’y avait aucune logique dans son comportement. Mais sincèrement, il avait dû mal à se concentrer sur autre chose que sur elle et sur l’alcool. Il glissa sa main vers les papiers qu’elle essayait de comprendre, frôlant sa peau un instant puis tourna les feuilles pour mieux les observer. Il avait apprécié le contact de sa peau sur la sienne. Mais il en voulait plus…il voulait déceler le mystère qui entourait cette jeune femme. Puis dans un chuchotement, il lança un sortilège pour qu’aucun Moldu ne puisse entendre leur conversation : « Du coup… » Il tentait de lire ce qu’elle avait écrit de son propre cours, mais c’était assez flou aussi bien dans son esprit, que dans sa manière de lire. « Maintenant que personne ne peut entendre…sur quoi…euh…le problème ? Pardon,. Sur quoi porte le problème donc ? » Il releva le visage, et plongea son regard dans le sien. La situation était véritablement déroutante.
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