VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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Planent et brûlent la planète, on s'éclipse un instant Ψ Amadeus
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Jeu 5 Déc - 23:00.
Planent et brûlent la planète,  on s'éclipse un instant
Vienne la nuit blanche, dieu que je l'aime mon insomnie, mon cri dans le silence, dieu que je l'aime, l'ombre de moi-même


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Amadeus Debussy & Ismène H. Vasilis
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Fin du mois de Mars
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Minuit, l'heure du crime
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Il fait pas jour en tout cas
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Prelude
ϟ chatiment divin exigible ▬  Nop
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Message Posté Jeu 5 Déc - 23:01.
« Il faut que tu y ailles ce soir. C’est probablement la meilleure chance de voir ce que le Comité et l’Elite préparent. »
Ses pupilles claires fixaient d’un air absent le sol. Sa main s’égara dans ses cheveux, signe de nervosité certaine alors qu’elle acquiesçait sans regarder son interlocuteur. C’était son tour, c’était à elle de jouer. Ce n’est pas compliqué Ismène. Entrer, regarder les dossiers et ressortir . C’est simple.  L’appréhension et la volonté de bien faire lui broyait lentement les entrailles, une sensation qu’elle ne connaissait que trop bien. Elle avait ressenti cette même sensation lors de son premier gala de danse, cette même sensation qui était présente alors qu’elle prenait la parole en cours quand elle était en première année.

Ψ

La nuit était tombée depuis quelques heures déjà lorsqu’Ismène sortit de ses draps, regardant ses camarades qui dormaient, sans se douter qu’elle allait leur faire défaut. Doucement, Ismène ouvrit la malle qui contenait ses affaires et regarda sa baguette, posée alors sur une couverture. Ce fut presque d’une main fébrile qu’elle l’attrapa pour la mettre dans sa poche. Depuis que la République de Pritchard, il était rare que la jeune Athéna ait sa baguette sur elle, si cela ne semblait pas en gêner certains, Ismène voyait cela comme un affront, en réalité, on lui enlevait désormais sa seule défense, sa seule protection, l’une des seules choses dans laquelle elle était douée. Rien que de la savoir dans sa poche, cela lui permettait d’avoir confiance en elle, en ce qu’elle allait faire. C’est pour la fronde, uniquement pour la fronde. Enfreindre les règles, pour la première fois. C’était étrange, assez grisant, même.

La jeune grecque avait désormais quitté son uniforme de la Tour de Nacre pour une tenue noire, plus passe-partout alors qu’elle avait essayé de dompter ses cheveux en un chignon peu travaillé. Après un dernier regard dans le miroir, Ismène essaya vainement de se convaincre qu’elle pouvait faire ce qu’on lui demandait, qu’elle pouvait accomplir cette mission. Comme un métronome dans sa tête, Pour la fronde résonnait à maintes reprises, comme pour ne pas oublier le pourquoi, comme pour ne pas faillir, comme ne pas lâcher prise et abandonner. Ce fut avec la plus grande discrétion qu’elle sortit de son dortoir, essayant de ne réveiller personne. S’insinuant de couloir en couloir, essayant d’éviter toute présence humaine, Ismène essayait alors encore plus qu’à son habitude de paraitre la plus invisible possible. Le monstre qui lui dévorait le ventre semblait la faire redoubler de prudence, ses pas se firent plus que discrets, presque vaporeux, alors que son regard semblait divaguer sans véritablement se poser sur un point précis. Presque paranoïaque.

Une fois arrivée devant la tour macabre, Ismène entreprit d’ouvrir la serrure avec un alhomora, et après un dernier regard circulaire sur le couloir, elle s’engouffra dans l’obscurité la plus totale. Ne pas connaitre les lieux était un inconvénient qui était comblé par les informations qu’on lui avait données. Le bureau à gauche, dossiers rangés dans le tiroir de droite, la clef derrière le cadre de la femme brune. Lentement, ses yeux se firent à l’obscurité et la bête semblait se calmer. Le silence l’enveloppait d’une sérénité qui semblait contredire la peur qui l’avait envahie depuis le début, qui l’empêchait de raisonner convenablement. Rapidement, Ismène fut devant le bureau en question et entreprit d’exécuter la mission qu’on lui avait confiée. La clef derrière la photographie, le tiroir. Une fois la clef enclenchée, la serrure se déverrouilla et puis … les pas. Le bruit. Elle se tétanise. La porte était restée ouverte. L’Athéna reste immobile alors qu’elle entend la lourde porte en bois se pousser. Il faut bouger, ne restes pas là. Vite. Lentement, alors que chaque membre de son corps semblait la faire souffrir, Ismène se leva lentement, juste pour voir où était l’intrus. A l’autre bout de la pièce. Sa seule chance était de se cacher près d’une armoire avant de courir vers la porte. L’armoire, courir, la porte, fuir. L’armoire, courir, la porte, fuir. L’armoire, courir, la porte, fuir. Programme simple et court. L’armoire n’était qu’à quelques mètres, accessible si elle si prenait bien. En un geste, Ismène se leva et se cacha derrière l’armoire. Sa respiration qui s’était alors arrêtée, reprit soudainement.

Un pas en arrière. Collée contre le mur, Ismène sentait les pierres froides le long de son échine, le regard fixé sur la silhouette qui avançait dans la pièce, lentement. Immédiatement, elle sentit la peur l’envahir petit à petit, chacun de ses muscles se contractait, impossible de parler, bouger semblait un supplice. Paralysée, Blondie regardait l’ombre se mouvoir dans la pièce, ses pupilles claires scrutant chaque geste, même infime afin de savoir à qui elle avait affaire. Car si c’était quelqu’un du Comité ou de l’Elite, il est certain qu’Ismène ne donnerait pas cher de sa peau. Au mieux elle pouvait bredouiller une excuse, faire croire qu’elle était sous un sort de confusion et de persuasion, tous les moyens seraient bons pour faire croire qu’elle n’était pas ici de son plein grès. Chaque parcelle de sa matière grise semblait tourner à plein régime afin de trouver une solution, afin de trouver un moyen de s’en sortir sans dommages. L’ombre n’était qu’à un mètre d’elle tout au plus, de dos, Ismène en profita pour esquisser un pas vers sa droite, vers la porte, vers l’issue. Mais, aussi invisible se voulait-elle, cela ne suffit pas. Jamais Ismène ne saura jamais si ce fut son regard qui le scrutait depuis de longues minutes ou alors ce simple pas, mais la conséquence fut la même : l’ombre se retourna lui faisant face.

En une fraction de seconde, Ismène leva sa baguette, pointant l’inconnu, toujours sans dire un mot. Le geste fut à la fois évident et brutal, cependant c’était à ses yeux son seul moyen de se défendre contre l’autre qu’elle ne connaissait pas. Elle murmura un lumos, histoire de voir si elle était face à un ennemi ou alors à un allié, histoire de voir si elle avait bien eu raison de se méfier, de s’attendre au pire. Une lueur sortie de sa baguette dessina légèrement les contours d’un visage inconnu, un cerne noir semblait inscrire ce visage dans l’obscurité. Le regard sombre qui vacillait entre l’arrogance et la curiosité, c’est probablement ce qui la frappa en premier. Le détail de la mâchoire carré, les cheveux noirs et surtout le fait qu’elle ne le connaissait pas ne vinrent qu’après.

Le bras reste tendu dans l’air, comme un affront, comme une menace potentielle, comme une dernière défense devant l’autre. La bouche close, pour une fois les mots semblaient manquer à Ismène qui préférait simplement le fixer. Attendre l’attaque, attendre une réaction avant d’agir. C’était toujours mieux ainsi.
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Amadeus Debussy
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Je viens de Londres pour visiter
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Je viens de Londres pour visiter

star : ed westwick
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date d'entrée : 07/07/2011
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gallions : 4082

♦ Nota Bene
: ta mère
:
: La clé du Cercle des Poètes Disparus



Message Posté Mer 11 Déc - 15:48.

Bam. Bam. Bam. Il cogne à sa tempe comme un poing vindicatif. Afflux de sang vers la tête amplifiant cette douloureuse migraine. Aucun pli pourtant, ne vient marquer son regard, vissé sur ce plafond, imperméable et pénétrant. Les mains jointes sur son ventre il caresse distraitement ses doigts de violonistes, oblongs et agiles, comme une accroche à la réalité. Car ainsi plongé dans ses pensées nébuleuses, allongé dans un lit dont le matelas moelleux lui rappelle l'inconfort des derniers mois, le jeune homme ne peut ôter de son esprit ces dernières épopées. Ces dernières tournures. Celles qui lui laissent encore en bouche un goût d'amertume, aussi âcre et ferreux que le sang. Parfois ses pensées se chargent de mille et une questions, de visages et de voix. Parfois rien ne vient, rien n'en sort ni rien n'en naît. Quelques bribes de musique en arrière plan, comme pour combler un vide qui à présent l'angoisse. Lui qui ne s'abandonna jamais à rien, si ce n'est à la passion de son violon mais jamais aux émotions, s'humanise de pis en pis. Malgré lui et en dépit de ses opinions passées, Amadeus se sent affaissé par le doute et les questionnements. Humainement désespérant, désespérément humain.

Un râle dépité roule à sa lippe tandis qu'il courbe légèrement le dos, s'étire comme un chat. Il tente de combattre l'ineptie des derniers jours. A trop se débattre sans succès, Amadeus se sent usé. Sa fuite à Durmstrang, destinée à rejoindre d'autres figures du Cercle susceptibles d'aider les rebelles dans leur escarmouche contre l'injustice n'a rien donné. Retour à la case départ. En prime, des amitiés qui se fanent et d'autres qui s'embrouillent. Le jeune homme tourne et se retourne dans son lit, à la recherche d'un peu de répit et de repos, brouille la culpabilité en son cerveau, demanderait bien un peu de morphine afin d'atténuer ces émotions nouvelles qu'il ne parvient pas à gérer. Plus aucune drogue ne coule en ses veines depuis des mois ; ne pouvant s'en procurer aisément en Russie et conscient que la cause importa d'avantage que son violon – car le jeune homme ne se rendit toxicomane que dans la volonté de ne jamais dormir et de toujours jouer des cordes, optimisant son temps par la grâce de quelques cachets – il en ressent le manque ce soir. Ses membres tremblent. Du manque, de fatigue, d'un tout. Il a besoin d'air.

Aussi se lève-t-il d'un bond, fait fi – comme toujours – de ses comparses de chambrée soupirant d'agacement à l'entendre s'extirper de ses draps sans même prendre le soin de marcher à pas feutré vers l'armoire. Ce qui préoccupe le violoniste n'est pas le bien-être de ses camarades mais la façon dont il se dérobera à ses chaperons, membres de l'Elite toujours fourrés sur son dos et probablement plantés non loin de sa porte. C'est avec précipitation que le jeune homme s'habille, comme si le manque d'oxygène se substituait à ses substances hallucinogènes. Plus encore les questions s'agitent et bouillonnent, se mêlent à sa migraine instable et lui soufflent l'idée de se rendre à la Tour Macabre. L'on dit que les affaires du Comité y sont bien gardées. Pour une fois, la curiosité de l'Hadès prendra le dessus sur son indifférence usuelle.

Lorsqu'il entrouvre la porte de la chambre, regard toisant les couloirs déserts, ses poumons contrits se figent. Il écoute, observe, s'aperçoit enfin non sans étonnement que personne ne lui saute dessus afin de l'intimer à rejoindre sa chambre. Artémis a, semble-t-il, omis volontairement son rôle de chaperon pour la nuit. Amadeus le remerciera plus tard, entre deux mots un peu bourrus. C'est que c'est un peu étrange d'encenser le geôlier d'avoir tenu la porte de prison grande ouverte. Se limoger pour un peu de liberté, quel masochisme importun. Ainsi l'Hadès s'extirpe de la bâtisse non sans rester à l'affût, traîne volontiers dans les sombres jardins afin de s'enivrer d'air frais. Puis lorsqu'il se sent assez sevré, recouvre cette curiosité le piquant au vif et se dirige vers la Tour Macabre. Un regard de temps à autre par-dessus son épaule pour toute attention, quoique Amadeus n'oeuvre pas avec la furtivité qu'il devrait avoir. Quelque part, son côté rebelle et je-m'en-foutiste refuse toujours de se soumettre à eux. Révoquer son insolence, c'est plier encore.

La porte entrouverte de la fameuse salle le fait tiquer. Sourcils foncés et sens à l'affût, Amadeus daigne tout de même y pénétrer sans savoir cependant ce qu'il vient y chercher. Il se rapproche naturellement du bureau, ouvre les tiroirs, feuillette nonchalamment les dossiers les uns après les autres. D'une main si leste qu'elle dépeint un mépris absolu. Son visage écrit par ailleurs les traits du dégoût, condescendance absolue envers le Comité... un peu moins contre l'Elite. Parce que certaines amitiés y logent encore.

Soudain un bruit l'extirpe de ses lectures et c'est dans un bond qu'il se retourne, persuadé se retrouver nez à nez avec l'Elite. C'est donc d'un timbre à la fois railleur et cinglant qu'il rétorque, yeux roulant vers le plafond. « Un peu de curiosité n'a jamais fait de mal à personne. » Mais il s'aperçoit bien vite que cette silhouette découpée dans la pénombre ne lui est pas familière. Longiligne, taille cintrée, une cascade de cheveux noyant ses épaules... Une jeune femme braque face à lui sa baguette et la lumière qui l'engobe lui donne à voir soudain son visage en un clair-obscur qui le fait d'abord douter. Il croit la reconnaître, son cœur s'emballe. Ses yeux peinturlurés d'arrogance mugissent d'espoir. Un espoir sans tain, car il n'aboutira pas. « Delilah ? » souffle-t-il du bout des lèvres, maudissant ce palpitant lui jouant des tours. Et ces papillons en son ventre qui se cognent contre les parois, stupides et affolés... Avant de prendre leur envol et de se dissiper sous la lucidité. Ce n'est pas elle. Moins de douceur dans ses gestes, trop d'inflexibilité dans sa posture. Amadeus ravale sa déception d'une voix marquant son désappointement. « Oh. Je croyais que... Bref. Tu n'es pas de l'élite toi, hmm ? » Il n'en est pas certain, après tout le jeune homme n'est de retour à Beauxbâtons que depuis peu. Et derrière sa remarque apparemment sans saveur se logent d'autres sous-entendus en filigrane : amie ou ennemie ?
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Message Posté .

Planent et brûlent la planète, on s'éclipse un instant Ψ Amadeus

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