VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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arthur & lexie - they call me miracle girl
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Dim 10 Nov - 22:00.
everyone knows that i'm going to hell
catastrophe keeps us together


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Lexie Holmes & Arthur Duprat
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ milieu du mois
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Le soir, vers 20 heures.
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Temps orageux.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Prélude.
ϟ chatiment divin exigible ▬  Non.
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Message Posté Dim 10 Nov - 22:46.


I shot down the stars, collect them in jars
I shoot for the moon I won't be home soon





On dit qu'il y a des chemins qu'on n'est pas censé suivre. On dit qu'il existe des rivières qu'on ne doit pas naviguer. Il existe des fleuves dont les eaux sont maudites et des territoires qu'on ne peut conquérir. Et juste parce qu'ils n'apparaissent pas sur les cartes ne signifie pas qu'ils n'existent pas. Ils sont bien là, ces chemins sinueux qu'on emprunte en désobéissant aux ordres divins. Ces commandements qu'on brave parce que la curiosité sera toujours plus forte que nous. Plus forte que moi. Il est dans la nature même de l'être humain de désobéir. On vole, on tue, et on prie pour l'absolution. On trompe, on ment, et on espère que notre nom sera appelé aux portes du paradis. La rédemption appartient aux dieux. Les hommes se contentent de faire semblant. Ils font valser les mirages jusqu'à ce que quelqu'un daigne y croire. Ils se perdent dans des toiles et abandonnent le fil d'ariane. Les dédales n'ont jamais été créés pour qu'on puisse en sortir. Alors on y erre jusqu'à la fin des temps. On perd notre âme et, toute notre vie, on essaye de la retrouver sans savoir que la quête a toujours été vaine. Si les hommes ont une âme, qu'on me vende au diable. Dès notre naissance, tout est trop corrompu pour pouvoir rêver aux utopies et aux grand univers. Les étoiles sont noircies par les prières oubliées. Et le Soleil, il n'éclaire qu'une face de la Terre. Qui sait ce qui se trame dans l'ombre ? Mieux vaut ne pas le savoir, ça nous donnerait la peur du noir. Est-ce que je m'imagine au paradis ? Non. Est-ce que je crois au paradis ? J'espère pas. On m'avait prévenu que j'irai en enfer. Mais on ne m'avait jamais dit qu'avant ça, je devrais endurer une lente agonie. Ma maladie était une chienne qui m'achevait un peu plus jour après jour. Parfois, j'en venais même à regretter ma décision. Tout aurait été plus simple si j'étais resté à Londres. Si j'avais pris un traitement qui ne marcherait pas. Si on m'avait drogué aux antidouleurs et à la morphine. Je me tenais droit, la tête haute, mais c'était une arnaque. Un coup monté. J'étais l'imposteur qui pensait qu'il pouvait défier la mort alors qu'il avait une peur bleue de tout ce qu'elle impliquait. J'avais peur de perdre le contrôle de mon corps. De mon esprit. J'avais peur de finir comme ceux dont on a pitié, ceux dont on veut abréger les souffrances. Alors j'avais choisi de prendre mon destin en main. Si je devais mourir, alors je le ferai à ma façon. J'attendrai pas de lire la pitié dans les yeux. J'attendrai pas les condoléances et les souvenirs d'une époque meilleure. J'étais trop jeune pour crever comme un vieux. Je valais mieux que ça. J'étais plus fort que ça. Mais c'était encore un mensonge. Un mensonge que je ne disais pas, mais qui existait quand même, comme tous les autres.

On dit que ça commence par les articulations. Elles rouillent, elles deviennent plus dures à bouger. Mais chez moi, c'était le dos. C'était comme si on me poignardait encore et encore, qu'on tranchait mes nerfs et qu'on recommençait. J'étais fatigué. Je venais de passer des heures à corriger des copies. Il était tard, et tout ce dont j'avais envie, c'était d'aller me coucher. Me tenir debout était devenu une torture.  J'allais probablement passer la nuit dans mon bureau, parce que j'étais incapable de rentrer chez moi et que j'étais trop fier pour demander de l'aide. Tout était question de fierté. Chacun de mes gestes, chacun de mes mots étaient dictés par un orgueil beaucoup trop fort. J'avais pas le courage de me regarder en face, alors je préférais regarder ce masque que j'avais construit. Cette illusion qui me rendait moins humain. Moins faible. Moins vulnérable. J'ai entendu qu'on frappait à la porte. J'ai regardé l'heure. Il était tard. J'ai froncé les sourcils. La porte s'est ouverte sur Lexie. J'ai haussé les sourcils pour la regarder d'un air dédaigneux. « What are you doing here ?   » Il fallait qu'elle parte parce que j'étais fatigué. Parce que je ne voulais pas qu'elle me voit comme ça. Comme le malade, le patient, le cobaye. Parce que je ne pouvais pas me montrer faible en sa présence. C'était pas comme ça que je voulais qu'elle me voit. C'était pas comme ça que je voulait qu'on soit. J'ai replongé le regard sur mes copies, comme si elle n'était pas là, mais c'était difficile de l'ignorer. C'était difficile de cacher tout ce que j'avais envie de hurler. Il fallait qu'elle parte.  « You're a student. You shouldn't be here.   » J'ai continué à lire et à relire la même phrase. J'ai essayé de garder mon calme. Mais j'avais jamais été patient. J'étais celui qui agissait et qui regrettait. Celui qui parlait avant d'avoir tenté de comprendre qu'il pouvait blesser. Celui qui pensait à lui avant de penser aux autres. J'avais pas le temps de perdre mon temps. J'avais pas le temps de l'écouter parler. J'avais pas le temps d'essayer de comprendre. J'avais envie d'être seul avec ce qui me rongeait la moelle. J'avais envie de souffrir en silence. « Look, I'm tired, I'm sick, I'm busy, the last thing I want right now is for you to be here so you might as well just leave.   » Et il fallait qu'elle parte.
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Message Posté Lun 11 Nov - 20:55.



« No light, no light in your bright blue eyes, I never knew daylight could be so violent. »

La colère est un sentiment à la fois dangereux et futile. Parce qu'une fois qu'on la ressent, on ne peut pas s'empêcher de continuer à avoir mal. On ne peut pas continuer à s'empêcher de ressentir tout ce qui nous pousse à souffrir. On voit les choses dans le ciel sans réellement pouvoir les comprendre. On se donne à tout ce qui peut nous offrir le bonheur parce qu'on a trop connu le néant. On essaye de se détacher des ombres et de la noirceur jusqu'à ce que tout ce que l'on connaisse devienne réalité. On essaye de soulager la peine parce qu'elle ne fait que nous détruire. On essaye de soulager les tueurs tout en les laissant s'enfuir. On a mal mais personne ne peut nous empêcher de rester des monstres. On a mal mais on continue d'avancer vers un chemin qui n'est que trop sombre. On a mal mais on entend les mélodies se répéter encore et encore au loin. Je pensais que je pouvais sauver la terre entière à coup de mots et de paroles. Je pensais que je pouvais changer les gens et que je pouvais leur offrir une vision différente des choses. Je pensais que je pouvais trouver la solution qui permettrait à tout le monde de s'en sortir. Je pensais que je pouvais connaître le cœur de tous par cœur, comme s'ils m'appartenaient. Je pensais que je pouvais l'aider à s'en sortir même s'il me rejetait, mais ça serait toujours la même chose. Parce que j'étais destinée à me retrouver piégée dans une cage dorée. J'étais destinée à espérer de trouver quelque chose qui ne serait jamais là. Et j'étais destinée à continuer de faire les mauvais choix. Parce que personne ne me poussait à continuer. Personne ne me poussait à suivre le chemin le plus douloureux. Mais je continuais de le faire, encore et encore. Parce que je voulais désespérément le sauver. Et il continuait à vouloir se laisser couler dans un océan de noirceur. Je pensais que quelque part, dans chaque cœur se cachait un courage inavoué. Une solution miracle qui pourrait réparer toutes les blessures. Qui dissimulerait les souvenirs et les cauchemars. Et je pensais sincèrement qu'il avait toujours eu de l'espoir. Mais qu'il avait simplement trop peur pour l'avouer. Je pensais que je pouvais gagner, alors que l'on continuait à perdre.

J'ai toqué à la porte, et j'ai espéré pour un miracle. Sauf qu'il n'arrivait pas. Pas cette fois. Peut-être qu'il n'arriverait jamais pour moi. « What are you doing here ? » J'ai refermé la porte. J'ai baissé les yeux. Je faisais la même chose qu'avec Adam. Parce que j'avais cette même peur. La terreur de voir que je ne serais jamais assez. La peur de devoir affronter la réalité sans pour autant la vouloir. « You're a student. You shouldn't be here. » J'ai fermé les yeux et j'ai voulu être courageuse. J'ai voulu continuer à me battre pour quelque chose qui comptait, quelque chose qui avait encore une valeur. Un mensonge trop précieux pour être abandonné aussi rapidement. « Look, I'm tired, I'm sick, I'm busy, the last thing I want right now is for you to be here so you might as well just leave. » J'ai sursauté. J'ai perdu le contrôle, et je m'en voulais parce que je devais oublier tout ce qui s'était passé. Parce que j'étais censée me protéger de tout ça. J'étais censée me dire que tout pouvait s'arranger. J'étais censée croire en un idéal plus grand. J'étais censée ne jamais avoir peur, même si ça semblait impossible. J'étais censée me battre jusqu'à la fin, et lui montrer que j'étais capable de le faire. Parce que depuis le départ, il voulait tout avoir. Il voulait tout inventer. Il voulait créer tout les mensonges et me les offrir comme s'ils pouvaient réellement compter. On imagine que ça sera suffisant et d'un coup, tout n'est plus qu'un miracle qui ne mérite même pas d'être entendu. « Well, hello to you too. » Ma voix tremblait mais je restais en colère. Parce que je voyais un château de sable tomber en poussière. Parce que je voyais tout mes cauchemars se réaliser. Parce que je voyais tout ce dont j'avais peur se créer face à moi. Et parce que j'avais beau me débattre, j'avais beau me défendre, ça ne changeait rien. Tout restait bien trop vide et bien trop froid. Tout restait à faire, et rien n'était récupérable. « What the fuck is going on with you ? » J'ai fait ce que je n'avais jamais osé faire. Parce que je ne voulais pas retourner en enfer. Parce que je voulais arrêter d'avoir peur. Je voulais arrêter d'avoir mal. Alors je me défendais contre tout ce qu'il déferlait sur moi. Parce que je continuais à me noyer. Je continuais à souffrir de quelque chose qui n'existait déjà peut-être plus. « I know you're tired but you could at least pretend to be nice for once. » Il ne répondait pas. Et ça m'agaçait. Parce que je m'étais promise de continuer à me battre. Et parce que je refusais d'abandonner. « I'm actually talking to you, would you mind listening ? »
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Message Posté Sam 23 Nov - 17:24.


I've got pockets of ease I've got slides of decay
got a mind full of people that I once loved and betrayed





C'est la nature humaine. Blesser avant d'être blessé. Tuer avant d'être tué. Personne ne veut être la proie, mais en fin de compte, il n'y a qu'une personne qui puisse appuyer sur la détente, et bien souvent, c'est celle qu'on attendait le moins. Si ça peut sembler injuste, c'est parce que la justice n'existe pas, pas chez les hommes. On peut tenter de la créer de toute pièce, d'édicter des lois, politiques et morales, mais ça ne changera jamais la donne : personne ne veut perdre. Je n'étais pas l'exception qui confirmait la règle. J'étais celui qui préférait perdre ce qu'il avait plutôt que de perdre la bataille. J'étais celui qui préférait mentir pour conserver son honneur plutôt que de dire une vérité vulnérable. J'étais le condamné à mort qui continuait à parler depuis le paradis perdu. J'étais celui qui poussait des cris en silence parce qu'il savait pertinemment que personne ne les entendrait.  « Well, hello to you too. » J'avais les yeux rivés sur la copie que je devais corriger, mais j'arrivais pas à me concentrer sur le papier. Elle était là, et sa présence était insupportable. J'avais envie de me lever, de voir son sourire, de l'embrasser, mais elle verrait que j'allais mal, et c'était pas une option. J'étais paralysé par ma propre fierté. Toute ce que mon honneur avait construit, il détruisait en retour. Les tours s'écroulaient sous le poids des mensonges. « What the fuck is going on with you ? » J'ai pas répondu, parce que c'était plus facile de lui opposer le silence que d'expliquer quoi que ce soit. Je savais qu'elle ne s'en contenterait pas, je savais que ça ne suffirait pas, mais je gardais mes armes pour plus tard. Je me préparais à la blesser parce que c'était toujours mieux que de souffrir à sa place. Et parfois, cette façon que j'avais de n'épargner personne, même pas elle, me dégoûtait. Mais je me rappelais que c'était un mécanisme de défense comme un autre. On entre dans une guerre dès qu'on entre dans ce monde. Personne ne se gênera pour vous écraser. Alors, la meilleure méthode que j'ai trouvé, c'est d'écraser les autres avant qu'ils n'aient la chance de me réduire en poussière. Et puis, j'ai compris ce qui arrivait aux plus grands prédateurs. Ils finissent seuls. C'était une solution dont je m'étais contenté jusqu'à présent. Mais maintenant, elle était là. Oui, elle était là, et elle devait partir.   « I know you're tired but you could at least pretend to be nice for once. »  Faire semblant, c'était exactement ce que je faisais. Je faisais comme si j'en avais rien à faire. Comme si tout allait bien. Comme si j'aimais cette situation où elle m'en voudrait. Mais plus j'y pensais, plus je me rendais compte que ça me désolait d'en être arrivé là. Le problème, c'est que j'avais pas le choix. Parce que j'étais comme ça. J'étais celui qui préférerait toujours mentir plutôt que de lui laisser entrevoir qui j'étais vraiment. Et je savais que je le regretterai, parce que je le regrettais déjà. Je savais que c'était le mauvais choix, mais je le faisais volontiers, parce que c'était celui qui me permettait de gagner. « I'm actually talking to you, would you mind listening ? » J'ai expiré lentement, exaspéré. J'ai posé ma plume sur mon bureau et j'ai relevé le visage vers elle. J'ai pris un air agacé, un ton froid. J'ai agi comme si on ne se connaissait pas, comme si je ne savais pas son histoire. Je valais pas mieux que l'autre, mais peut-être que ça passerait. Peut-être qu'elle comprendrait. Je ne savais pas ce qui était le pire.  Le fait que je puisse me mentir à ce point, ou le fait que je puisse croire à mes propres mensonges. « Unfortunately, yes.  I am listening to you, despite the fact that I asked you to leave. » C'était froid, et c'était cruel, mais c'était moi. C'était le prix de la fierté, le prix des mensonges, le prix de ma propre nature que je n'arrivais pas à chasser. Je me livrais à ma propre guerre. Je me battais contre ce que je voulais faire, et que je devais faire. Je devais me protéger, quoi qu'il arrive. Je devais le vainqueur, mais à ce moment là, je ne mesurais pas tout à fait l'étendue de ce que je perdais. Je ne mesurais rien. Parce que ça avait toujours fait trop mal de penser aux conséquences de ses propres actes sur les autres. J'avais oublié à réfléchir comme ça depuis trop longtemps pour voir combien je la blessais. « I'm tired of pretending to be nice to you. » Je multipliais les impostures. Je changeais de masque dès qu'elle pouvait entrevoir la vérité. Parce que je ne voulais pas être faible. Je ne voulais pas de sa pitié, je ne voulais pas de ce regard que je voyais chez les autres dès qu'ils apprenaient que j'étais malade. Je voulais être considéré comme ce que j'étais, un homme fort et impétueux, même s'il battait en retraite.  Peut-êtr que j'étais pas aussi courageux que ce que je pensais, en fin de compte. J'ai attendu quelques secondes, mais elle ne partait pas. Alors je l'ai poussée un peu plus bas.  « You're litteraly the last thing I need right now. » C'était faux, et je le savais. Elle était tout ce dont j'avais besoin, mais j'étais pas prêt à l'avouer, parce que j'avais déjà du mal à l'accepter moi-même. Elle était le miracle dont j'avais besoin, la seule personne qui pouvait me faire changer d'avis, me forcer à me battre. Mais je refusais son aide, comme à chaque fois, parce que c'était plus facile de faire comme si. J'ai repris ma lecture et ma plume, puis, d'un ton détaché, j'ai prononcé la dernière condamnation.  « Oh, and, please, don't slam the door on your way out.  »
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Message Posté Sam 23 Nov - 19:11.



« So we fall and we break, and we make the same mistakes. »

Le problème avec l'espoir, c'est qu'il est destructeur. Une fois qu'on le connaît et qu'on le maîtrise, il est capable de nous tuer. Il nous rappelle que quoi qu'il arrive, rien n'est définitif. Il nous rappelle que l'on se bat toujours pour les mauvaises raisons, et qu'on fait souvent les mauvais choix. On prétend que tout ira bien, on prétend que les fantômes sont suffisants pour nous attaquer. Qu'ils peuvent nous permettre d'oublier les erreurs et les mensonges. Mais tout ce qu'ils nous montrent, ce sont les remords. Les regrets que l'on ne peut pas contrôler, les miracles que l'on doit déclarer comme inutiles. Je fermais les yeux en imaginant qu'il n'y avait pas de châtiment, pas de punition. Je fermais les yeux en me promettant de survivre alors qu'il n'y avait pas d'autres solutions, alors qu'il n'y avait que des cercueils vides et des visages dont on ne peut se débarrasser. On se souvient de nos erreurs et on ne peut jamais les contrôler parce qu'elles ne font que nous rappeler tout ce qu'on aura plus jamais. Les souvenirs, la joie. Le soulagement après la peine. La douleur qui écrase notre cœur et qui le réduit en morceaux. L'enfer nous achète comme si nous n'étions que des âmes prêtes à être vendues. Il nous offre tout ce que l'on pourrait avoir, il nous offre des mensonges et des souvenirs. Il nous offre des promesses que l'on est incapables de tenir, et un réconfort qui ne nous soulage jamais, parce que c'est trop peur. C'est insuffisant. C'est pas assez face à tout ce qu'on est forcés d'admettre. « I'm tired of pretending to be nice to you. » J'entendais la sentence terrible. Parce que j'ai trop joué. Parce que j'ai cru pouvoir être plus fortes que les dieux et que le destin. J'ai cru qu'après tout ce temps, je n'aurai pas besoin de me sentir coupable, ou de me sentir idiote. Mais c'était toujours la même chose. La même punition. Et je voulais réellement trouver une échappatoire. Je voulais réellement le sauver de lui-même. Mais il me rejetait. Alors je réalisais qu'il n'y aurait rien à faire. Rien à changer. Que je resterais toujours celle qui a trop cru aux miracles et aux rêves. Celle qui a voulu se battre pour une personne qui ne désirait que de la voir partir. Je pensais que j'étais assez. Mais j'étais toujours trop peu. J'étais toujours cette fille-là, qui avait peur de recevoir un coup. Et pour une fois, j'étais tellement en colère pour me faire ressentir ça. Parce que les coups étaient presque plus faciles à endurer que les mensonges. Parce que la peur était moins cruelle que l'illusion.

« You're litteraly the last thing I need right now. » J'ai fermé les yeux. J'ai oublié le présent pour me rappeler du futur. J'ai oublié que je continuais à faire des erreurs sans le vouloir. Je continuais à démontrer que j'étais incapable de faire les bons choix. Je faisais toujours tout ce qui me détruisait. Tout ce qui me poussait à souffrir. Les mots étaient comme des pierres, trop lourde dans mon cœur. Personne ne pouvait m'aider, et personne ne pouvait me sauver. C'était comme recevoir continuellement la même condamnation et comme savoir qu'il n'y avait pas d'alternative. Je découvrais tout ce que je ne pourrais plus jamais avoir. « Oh, and, please, don't slam the door on your way out. » Je me suis avancé, et j'ai secoué la tête. C'était tout ça, qui était déjà perdu. C'était tout ça, qu'on voyait brûler sur le brasier. Et c'était tout ce qu'on ne pourrait jamais protéger. C'était comme entendre des milliers de hurlements, de plus en plus forts, sans pouvoir les empêcher de souffrir. Et soudain on réalise que les êtres humains continuent de se battre pour les mauvaises raisons. Ils inventent des mensonges suffisamment forts pour être crus. Plus le mensonge est gros, plus il était facile à croire. Plus il était facile de se dire qu'il était crédible. Ça a toujours marché comme ça, et au fond, peut-être que nous étions tous destinés à voir nos belles choses être détruites par les mirages et les ouragans. Par les tueurs et par les assassins. Par ceux qui mentaient et ceux qui croyaient au mensonge. « You... » Je l'ai regardé et j'ai compris que j'avais perdu depuis déjà longtemps. Que rien n'a jamais pu marcher. Rien n'a jamais pu fonctionner. Pas pour moi. « You know what, forget it, I'm leaving. » Je me suis retournée pour partir, et au dernier moment, avant de claquer la morte, je me suis à nouveau tournée vers lui. « And, by the way, stop pretending to care, while obviously I always were a distraction, nothing more. » Je le regardais sans comprendre comment est-ce qu'on avait pu en arriver là. Sans comprendre pourquoi est-ce que chaque rêve finissait par se briser. « In the meantime, you can fucking go to hell. » Et j'ai claqué la porte pour rentrer chez moi.
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Message Posté Dim 1 Déc - 13:11.


when she calls don't send her my way
when it hurts you'll know it's the right thing




« You... » Je suis cruel. Ca pourrait lui couper le souffle de voir combien je suis cruel. Parce que je m'étais toujours persuadé que je préférerai la blesser elle plutôt que de tomber, moi. Parce que c'était ce que je faisais, encore une fois, en la regardant, avec des yeux froids et détachés. Comme si rien ne comptait vraiment. J'essayais de faire comme si ça ne me tuait pas de tout détruire, mais je m'en voulais déjà, et je détestais ça. J'étais pas le genre de personne qui avait des remords. J'étais celui qui justifiait tout, même les crimes les plus abominables, parce que tout est une question de fierté, et que je ne peux pas avoir tort. Alors je l'ai vue abandonner. Elle perdrait toujours, parce que je refusais de la laisser gagner. Parce que je préférais porter la couronne seul plutôt que de la partager.  « You know what, forget it, I'm leaving. » Elle s'est retournée, et j'ai replongé le regard dans mes copies, à la recherche d'une excuse valable à ce que je venais de faire. A la recherche du peu de force qui me restait pour contrôler cette foutue douleur qui me paralysait. J'avais envie qu'elle parte. J'avais envie de lui hurler de partir, parce que j'en pouvais plus, parce que tout devenait trop pesant.  Mais la porte n'a pas claqué. Et j'ai senti qu'elle n'avait pas fini. Je l'ai pas regardée, j'ai pas levé la tête, j'ai fait comme si elle n'existait pas.  « And, by the way, stop pretending to care, while obviously I always was a distraction, nothing more. » J'ai relevé les yeux vers elle, en fronçant les sourcils. Puis j'ai compris que j'avais été trop loin. Mais avant que j'ai pu faire quoi que ce soit, elle était partie. «  In the meantime, you can fucking go to hell. » Elle a claqué la porte, et moi, d'un coup de bras, j'ai envoyé valser tout ce qui était posé sur mon bureau. J'ai laissé les parchemins voler, les bouteilles de potion s'écraser contre le sol, exploser en des milliers d'éclats. J'ai entendu les livres tomber, les cadres se briser. J'ai pris ma tête entre mes mains, refusant de voir le chaos que j'avais moi même orchestré. C'était la colère, mais c'était surtout la peur. C'était le dégoût, mais c'était surtout les regrets. C'était tout ce que j'aurais pas dû ressentir, parce que je valais mieux que ça. Mais c'était ça le problème, je valais plus rien. J'étais un malade qui s'accrochait au peu d'air qu'il lui restait. J'étais un homme confronté à toutes ses erreurs mais qui continuait à refuser de les voir parce que c'était plus facile d'ignorer la culpabilité plutôt que de se laisser bouffer par un ennemi imaginaire. J'étais le fier qui n'avait plus de fierté, alors il s'en créait une et il rejetait celle des autres. J'avais toujours cru que je pouvais l'épargner, elle. Mais j'avais trop peur que son regard change. J'avais trop peur de devenir un fardeau. J'avais trop peur de devenir une œuvre de charité. J'avais peur de tout ce que je ne pouvais plus contrôler. Parce que cette putain de maladie me bouffait plus vite que prévu. Et juste comme ça, j'ai réalisé que j'avais plus de temps à perdre avec ces conneries. J'ai essayé de me lever, mais j'en était incapable. J'avais trop mal au dos, et le moindre mouvement me tuait. Alors il n'a suffit que d'un accio pour ramener la bouteille sur mon bureau. J'ai senti le scotch brûler ma gorge. J'ai attendu que ça fasse effet. J'ai attendu dans le carnage le plus total l'espoir d'un sauvetage.

Au bout d'une heure, la douleur est passée. J'ai attrapé mon manteau et, d'un pas rapide, je me suis dirigé vers la sortie. L'université était déserte. Il était tard. Dehors, il faisait déjà nuit. J'ai regardé autour de moi en allumant ma cigarette. Puis je me suis mis à marcher. Je me rappelais de la dernière fois que j'avais transplané comme si c'était hier, une de mes jambes avait failli être arrachée. La douleur était encore là, lancinante, rampante.  Je perdais des forces, je perdais le contrôle, et ça me tuait. J'ai mis un peu plus d'une demi heure, six cigarettes et soixante insultes pour arriver jusqu'à chez elle. J'avais essayé de trouver ce que j'allais bien pouvoir lui dire. J'avais retourné la situation au moins cent fois dans mon esprit. Mais j'arrivais pas à trouver les bons mots, ni la bonne attitude. J'essayais de ne pas penser à la possibilité qu'elle ne veuille plus me voir, parce que de toute façon, ça ne comptait pas. C'était pas pour ça que j'allais la voir. Enfin si, un peu. Mais la principale raison pour laquelle je me suis retrouvé devant sa porte, encore une fois, c'était parce qu'elle valait mieux que ça. Elle valait mieux que ma fierté, que mon ego, et il fallait qu'elle le comprenne. J'ai poussé un soupir avant de frapper à sa porte. Quelques secondes après, elle s'est ouverte sur Lexie. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'était pas enchantée à l'idée de me voir. J'ai osé un sourire.  « Hey. » J'ai baissé les yeux. J'ai expiré, lentement. J'ai essayé de trouver des excuses, mais j'en avais aucune. Alors, pour la première fois, je lui ai demandé pardon. Et pour la première fois, je ne savais pas si elle allait me l'accorder. « I'm sorry.  » C'était dur, pour moi, de mettre ma fierté de côté. C'était dur, pour moi, de dire les choses que je ressentais, parce que j'avais toujours pensé que c'était une marque de faiblesse. J'avais toujours préféré être indépendant, solitaire, parce que je savais que je pouvais compter sur moi. Et j'aurais pu écouter la peur et me barrer d'ici aussi vite que j'étais arrivé. Sauf que cette fois-ci, j'avais plus le choix. Cette fois-ci, j'étais pas seul, et j'étais pas indépendant, même si je détestais me l'avouer. Cette fois-ci, tout dépendant de quelqu'un d'autre. D'elle. Et s'il fallait que je me batte pour ne pas me retrouver seul face à tout ce qui me faisait si peur que j'en étais paralysé, alors je le ferai. Tant pis pour la fierté. J'ai relevé les yeux vers les siens. « I've been a dick to you ever since I met you. I've lied to you. I've broken every promises I made. And I've taken you for granted. But the truth is you deserve more than that. You deserve so much more than a dying, stupid, idiotic, foolish, scared asshole but you don't even know it.You don't even know how beautiful and smart and special you are. I screwed up because I'm scared that one day you'll realise that I'm not worth it. I'm not like you. I'm a selfish prat that only cares about himself. Well, that used to be the case until I met you. You changed everything in a way that I never thought could happen. You tried to save me even though I didn't deserve it. I screwed up because we'll always be out of time, whatever we do, we will always end up the same way and it makes me angry I act like I'm not, but I'm always angry at this fucking thing that's killing me because it takes you away from me and... I wish I could spend my whole life with you. I wish I wasn't sick. I wish I wasn't dying. I wish I had this power. I wish everything was safe. I wish I didn't love you that much because it hurts, fuck it hurts a lot to think that I could lose you. I don't want to lose you. And I don't even care if that's selfish because I need you. It hurts to be so powerless.  » J'ai détourné le regard. J'ai évalué la situation. J'ai vu tout ce que je pouvais perdre. Tout ce que je pouvais gagner. Et c'était dur, de se livrer, de tout donner à une personne sans savoir si elle allait tout détruire ou tout prendre. Je m'étais jamais retrouvé dans une telle situation. C'était pour ça que mon cœur battait si vite. J'ai reposé mon regard sur elle. « For you, and for you alone, I will be weak. » C'était ce dont j'avais le plus peur. La faiblesse. La dépendance. L'aveu de tout ce que je cachais. La mort qui me terrifiait alors que je prétendais que tout allait bien. La maladie que je disais avoir accepté alors que je me battais tous les jours contre cette saloperie en sachant que j'avais aucune issue. J'étais pris à mon propre piège et je coulais. Elle était la seule personne capable de me sortir de là. Mais peut-être que je méritais pas d'être sauvé. J'ai fait un pas en avant. « So no, you were never a distraction. You're way more than that. And I've known that pretty much since the day I met you. Because that's the kind of things you do. You came, you changed everything and when you do that, when you leave like you did, I get lost, and fucking angry because I care about you. I really do. Wanna know why ? That's because I love you. With all my heart, ok ? I can't help it, I just do.  And it kills me that you'd think otherwise because, look at me, I have nothing but you. If it wasn't for you, I'd be long gone by now.   » J'avais envie de dire que je ne devais ma survie qu'à moi même, mais c'était faux. Parce qu'elle avait changé tous mes plans, toutes mes idées, toutes mes stratégies. Parce que tout ne tenait qu'à elle, même si ça m'effrayait. J'ai repris. «  I don't know why you feel like this, like you're just a hobby until I find something better to spend my time on.  I don't know how you could even think that. I'm sorry if I made you feel that way. I'm proud and that can tend to make me cruel sometimes. So yeah. I'm sorry for all the times I let you down. I'm sorry I pushed you away I'm sorry for everything that I will do to you. But I want you to know this, and to never forget it. I love you, and I always will.  » J'ai pris sa main dans la mienne. Je l'ai ouverte. Et j'y ai déposé la bague que j'avais acheté pour elle quelques jours auparavant, avant de refermer sa main dessus. Je ne savais pas comment faire ce genre de choses. Je ne savais pas comment agir avec elle. C'était simple, quand j'étais en face d'elle, je savais plus rien. J'ai esquissé un sourire. « I'd kiss you but I'm not sure you want me to. So, if you ever find it  in your heart to forgive me for being a jerk, I'll be at my place. » Et je me suis retourné pour partir.
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Message Posté Dim 1 Déc - 18:35.



« I reached out trying to love but I feel nothing, oh my heart is numb. But with you, I feel again. »

Parfois, on pense pendant des heures, des jours et des années qu'on ne pourra jamais changer les choses. Qu'on continuera à disparaître dans les abysses de quelque chose qu'on ne connaît pas encore. On pense se noyer dans la peine de ce qui n'est pas réel, dans la souffrance de ce qui semble éternel. On pense qu'on peut supporter toutes les douleurs, toutes les punitions, parce qu'au final, c'est de cette façon qu'on doit accepter la vie. De cette façon qu'on doit abandonner. On se dit qu'on continuera à faire les mauvais choix, et qu'on ne poursuivra jamais le chemin dans le bon sens. On se dit que personne n'est là pour nous ramener à la surface lorsque l'on se noie. Et c'est la sensation la plus horrible au monde. Avoir cette impression que personne ne sera là quand on se retrouvera au bord du précipice, prêt à sauter. C'est ce sentiment de solitude que l'on porte avec nous, quoi qu'il arrive. Et un jour, on réalise que le néant n'est pas tout ce qui existe. On comprend qu'il peut être combattu avec assez de force, avec assez de volonté. On comprend qu'il suffisait d'attendre de trouver cette personne prête à tout pour nous récupérer. Pour nous rattraper quand tout ce qui nous reste, c'est nos propres regrets. Nos propres erreurs. J'avais oublié à quel point c'était rassurant de me dire que quelqu'un était là. Que quelqu'un était capable d'accepter nos choix, comme si ils ne blessaient personne. Et tout ce que j'avais espéré, je l'avais perdu auparavant, pour finalement le retrouver. Je pensais que c'était trop fragile. Je pensais que c'était pas assez. Je pensais que j'avais pas la force d'être ce que j'ai toujours voulu être. Et j'ai réalisé que j'avais pas besoin d'une force intérieure. J'ai compris qu'il pouvait me sauver. J'ai compris que même si ça semblait ridicule, je pouvais retrouver toutes ces choses qui semblaient perdues, au fond de mon âme. Je pouvais les récupérer et me dire que tout était possible. Je pouvais reprendre espoir alors qu'on m'a persuadé d'attendre des bonnes opportunités. Mais j'en avais marre de refuser les opportunités. J'en avais marre d'attendre pour quelque chose d'autre, alors que j'avais déjà tout ici. Alors que j'avais juste à arrêter d'abandonner pour contempler tout ce que je pouvais encore avoir.

Quand j'ai ouvert la porte, j'ai voulu la refermer immédiatement et retrouver la bouteille qui se trouvait sur la table. Mais j'ai quand même écouté. Et c'est là que j'ai totalement réalisé ce que j'avais. Je l'ai écouté et comme à chaque fois, je savais qu'il n'y avait pas de pardon à demander. Qu'il n'y avait pas de prix à payer. Qu'il y avait seulement des erreurs humaines qu'on ne pouvait pas s'empêcher de commettre. Et que parfois, il fallait apprendre à continuer. Même si ça pouvait faire mal. Prendre des risques. Et comprendre que certaines choses pouvaient être éternelles. Quoi qu'il arrive. Je l'ai regardé prendre ma main dans la sienne. J'ai froncé mes sourcils quand j'ai vu qu'il y déposait une bague. « I'd kiss you but I'm not sure you want me to. So, if you ever find it in your heart to forgive me for being a jerk, I'll be at my place. » Je l'ai senti se retourner, et j'ai continué à regarder ma main fermée. J'essayais de comprendre ce que ça signifiait. Ce qu'on pouvait faire pour s'en sortir. Et comment est-ce qu'on avait pu en arriver là. Même si ça semblait impossible à déchiffrer. J'ai mis la bague dans la poche de mon gilet. Il a continué à marcher, et j'ai relevé ma tête pour marcher rapidement jusqu'à lui. J'ai mis ma main sur son épaule afin qu'il se retourne, puis j'ai mis mes deux mains sur ses joues avant de l'embrasser. Peut-être que c'était tout ce qu'on aurait. Peut-être qu'on devait avoir mal pour réaliser tout ce qui pouvait continuer à rester positif. J'ai essayé de lui montrer tout ce que je ressentais, et tout ce que je ne pouvais pas expliquer. Tout ce qui restait trop compliqué à dire. Trop difficile à avouer. J'ai laissé mes mains sur son visage. Puis je les ai descendues sur sa nuque. « I'll always forgive you. That's the problem. » Je le regardais comme si c'était possible de lui dire de partir. Comme si c'était possible d'abandonner. « This is why I should probably let you go. » J'ai laissé quelques secondes passer. En espérant que tout irait bien. En espérant que ça serait assez. « But I won't. Cause the other problem is that I love you too. » J'avais un sourire en coin. « And you just have to say sorry to make it all better because I look at you and I know that you mean it. » C'était la vérité. Et c'était toutes les choses que j'avais eu peur d'avouer sans réaliser que ça serait toujours suffisant. « You're the only one who can hurt me so much. And at the same time, you make it all okay. For a long time I thought that I would always be hurt. That I'll always feel bad. But I don't believe in that anymore. Cause I believe in you. » J'ai déposé un baiser sur ses lèvres. Presque comme si c'était encore plus fort que les mots. Et peut-être que ça l'était. « I don't want you to turn your back on me when you're not okay. Or when you sick. I don't want you to turn your back on me at all. » J'avais peur de perdre. Mais je n'avais plus peur de gagner. « The only thing I'm asking is for you to trust me. Because you'll never be weak from my point of view. You'll never be a coward if you admit that you're scared. » Je savais que c'était ça, notre soucis. Le temps qui se jouait de nous. Comme pour nous narguer. Nous prouver qu'il serait toujours plus fort. « You'll always be the strongest man, the strongest person I ever met. I'll never truly stop loving you. Because no matter what you say, no matter what you do, you'll always stay the one who saved me. And I don't regret a thing. » Le silence s'est installé pour quelques secondes de plus. Et je me suis rappelée de la bague dans la poche de mon gilet. J'ai retiré mes mains et j'ai pris la bague, en l'interrogeant du regard. « What about this ? »
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Message Posté Dim 1 Déc - 20:35.


my my, give me love
cause lately I've been waking up alone




J'étais le meilleur dans beaucoup de domaines. Je faisais partie des meilleurs médicomages d'Europe. J'étais l'un de meilleurs professeurs de l'université. J'étais probablement le plus doué dans la création de sortilèges de médicomagie. J'étais excellent dans l'art de confectionner des potions. Et j'étais le meilleur dans celui d'échouer lamentablement. Parce que j'avais toujours préféré ma fierté à tout le reste. C'était comme ça que je m'étais coupé du monde, et de tout ce qui pourrait me rendre faible. Comme ça que j'avais abandonné mes parents, mes amis, que j'avais fait une croix sur ce que tous les autres chérissaient. Comme ça que je m'étais retrouvé seul, sans famille, parce que l'excellence était ce que j'avais de plus cher au monde. Je gouvernais un royaume complètement vide. Et puis, j'ai senti sa main sur mon épaule. Quand je me suis retourné, c'est ses lèvres que j'ai senti sur les miennes. Je l'ai serrée contre moi. Juste comme ça, tout semblait aller mieux. Juste comme ça, les regrets semblaient s'envoler. C'est fou l'effet qu'une personne peut avoir sur vous. Quand on pense, comme moi, qu'on peut s'en sortir tout seul, il est très dur d'accepter qu'on a besoin de quelqu'un d'autre pour remonter à la surface. On prend ça comme un miracle. A la fois inattendu et profondément espéré.  « I'll always forgive you. That's the problem. This is why I should probably let you go. » J'ai froncé les sourcils en espérant que je comprenais mal. Son silence me tuait. J'ai senti ma mâchoire se serrer. Mes mécanismes de défense se mettaient automatiquement en route. J'avais toujours été un soldat cruel qui se battait pour son honneur. Quelqu'un qui détestait se faire piétiner par les autres. Quelqu'un qui gardait tout pour lui jusqu'à ce qu'il ne puisse plus faire autrement. J'essayais de savoir si j'avais commis une erreur. J'essayais de trouver un moyen de la réparer.  « But I won't. Cause the other problem is that I love you too. » Bien joué. J'ai laissé s'échapper un sourire. Parfois, je lui en voulais de me prendre en otage, comme ça. Je lui en voulais de me rendre faible, de me faire douter. J'avais jamais douté de rien dans ma vie, et à présent, tout devenait trop confus. J'avais beau essayer de trouver un sens à tout ça, mes problèmes étaient livrés sans solution. Ou peut-être que je refusais de la voir, cette solution, parce qu'elle me mettait trop en danger. Parce qu'elle me faisait peur. « And you just have to say sorry to make it all better because I look at you and I know that you mean it. You're the only one who can hurt me so much. And at the same time, you make it all okay. For a long time I thought that I would always be hurt. That I'll always feel bad. But I don't believe in that anymore. Cause I believe in you. » J'ai baissé les yeux, parce que je m'en voulais toujours de l'avoir blessée. C'était égoïste de ma part. J'aurais voulu pouvoir la protéger de tout. J'aurais voulu pouvoir la protéger de moi. Mais ça aurait impliqué que je parte, que je la laisse tranquille. Et j'en avais pas envie. Elle m'a embrassé et j'aurais voulu que ça dure plus longtemps.  « I don't want you to turn your back on me when you're not okay. Or when you sick. I don't want you to turn your back on me at all. » C'était le centre névralgique du problème. C'était là que tout se jouait. C'était une question de fierté, c'était une question de confiance. J'avais pas envie d'être vu comme le malade, comme le mourant. J'avais pas envie de voir son regard changer, j'avais pas envie de récolter la pitié. C'était pour ça que j'avais fui, la première fois, et je savais que je recommencerait. J'avais toujours eu peur de me montrer vulnérable, parce que je savais que le monde en profiterait pour m'égorger. Mais peut-être qu'elle, elle pourrait me sauver.  « The only thing I'm asking is for you to trust me. Because you'll never be weak from my point of view. You'll never be a coward if you admit that you're scared. » J'ai détourné le regard. C'était dur pour moi d'admettre que j'avais peur. Je hurlais en silence que j'avais peur de rien, mais j'étais terrifié, parce que tout s'écroulait trop rapidement, parce que c'était pas quelque chose que je pouvais contrôler. J'avais fait comme si j'avais accepté l'idée de ma mort. J'avais fait comme si j'avais accueilli la douleur et que ça faisait partie de moi. J'avais fait comme si je tolérais l'idée d'être faible. Mais c'était tout le contraire. Tout, absolument tout, me faisait peur. Mais là encore, je préférais ne pas l'avouer, parce que c'était pas un mensonge tant que c'était pas prononcé.  « You'll always be the strongest man, the strongest person I ever met. I'll never truly stop loving you. Because no matter what you say, no matter what you do, you'll always stay the one who saved me. And I don't regret a thing. » J'ai replongé mon regard dans le sien et je voulais trouver des mensonges. Je voulais trouver une raison de fuir, d'abandonner. Mais il n'y en avait pas. Parce qu'elle ne m'avait jamais menti, ça, c'était mon rôle. J'ai compris que je devais changer. J'ai compris que ça ne pouvait pas fonctionner tant que je la blessais. J'ai compris que j'allais devoir ravaler ma fierté, mais peut-être que je lui faisais assez confiance pour le faire, cette fois-ci. Elle a ôté les mains qu'elle avait déposé sur mon visage pour chercher quelque chose dans son gilet. J'ai mis les miennes dans mes poches. Elle me montrait la bague que je lui avais donnée.  « What about this ? » J'ai souri.

J'ai regardé la bague un instant, en sachant ce que je voulais. Parce qu'au fond, j'avais jamais rien fui de toute ma vie, et je voulais pas commencer aujourd'hui. J'avais toujours réussi à me battre, à affronter ce qui était destiné à me faire couler. Peut-être que c'était ma façon à moi de dire au temps que je l'emmerdais. De dire à l'univers que ses tactiques ne marcheraient jamais. De dire aux dieux qu'ils trouvent autre chose, parce que je valais mieux que toutes leurs ruses. Alors, j'ai relevé les yeux vers les siens. « I trust you, tu sais, it's just hard for me to... share this kind of things, to admit that I'm not invincible. I've never had to do it before. I can't promise you anything, but I can try. And well, Lexie. This is a ring. Usually, you put it on your finger, not in the pocket of your vest.  »
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Message Posté Dim 8 Déc - 1:40.



« We may race and we may run, we'll not undo what has been done. »

Au fond de nous, on attend toujours une fin heureuse. On attend quelque chose sans réellement savoir ce que ça pouvait être. On combattait les démons et les tueurs comme s'ils avaient une certaine valeur. On dissimule nos véritables intentions parce que personne ne semble capable de les comprendre. On laisse les miracles nous brûler, et les étoiles nous rendre invisibles. On se cache derrière de parfaites bonnes raisons et on abandonne le futur qui se dresse devant nous. On ne cherche pas à comprendre l'espoir parce qu'il n'est rien à part une vile image de tout ce que l'on ne pourra jamais avoir. On essaye de se dire que c'est assez pour finir par se rendre compte qu'il n'y a pas vraiment de solutions face à la douleur ou à la peine. Il y a seulement le temps. Et peut-être que j'avais fini par apprendre à oublier et à pardonner ce qui avait pu me détruire auparavant. Peut-être que j'essayais trop de repenser à tout ce qui n'était pas encore fait, obsédée par un passé qui me courrait après. On pense tous à l'amour comme une libération. Comme la fin d'une bataille qui nous permet de remporter tout ce qu'on a cru laisser sur le côté. On veut s'en sortir parce qu'on est terrifiés à l'idée de perdre et de disparaître. On fait les mauvais choix et on abandonne la partie comme s'il n'y avait absolument plus aucun espoir. On pense débattre sur l'utilité de ceux qui sont censés ne plus jamais être là, mais on continue de se mentir à nous-même comme si c'était la bonne chose à faire. Comme si c'était l'ultime combat. Parce qu'on a fait une promesse qu'il est impossible de rompre. J'aurai aimé me dire que j'étais capable d'arranger les choses. Capable de tout modifier. Capable d'être celle qui empêchait les autres de plonger dans un précipice trop profond. Mais j'ai jamais été cette personne. Jamais totalement.

Il y a des blessures dont on pense ne jamais pouvoir guérir. Jusqu'au jour où l'on réalise que c'était tout ce dont on avait besoin. Tout ce qu'on avait pu demander. Même si ça serait jamais totalement assez. Même si ça serait toujours trop peu. Et on continuait à avoir mal comme si c'était quelque chose de basique et de normal. On continuait à se blesser parce qu'on étaient incapables de maîtriser la véritable portée des choses. C'était ça, le plus effrayant. Réaliser que les mensonges devenaient parfois impossibles à supporter. Impossible à comprendre. On combattait la solitude par des mensonges. Et les mensonges par de nouveaux mensonges qui empiraient les choses, quoi qu'il se passe. « I trust you, tu sais, it's just hard for me to... share this kind of things, to admit that I'm not invincible. I've never had to do it before. I can't promise you anything, but I can try. And well, Lexie. This is a ring. Usually, you put it on your finger, not in the pocket of your vest. » J'aurai aimé être cette fille-là. Celle qui réalise ce qu'elle peut perdre et ce qu'elle peut gagner. Celle qui réalise que personne n'a la capacité réelle de s'en sortir. Mais que tous le monde a la sensation qu'il est réellement possible de se battre. De faire les bons choix. Même si on reste convaincus qu'ils ne seront jamais totalement bons. Je me suis rapprochée de lui pour me blottir, en espérant échapper au froid. C'était comme si je recherchais une armure contre ma propre dangerosité. Un bouclier qui m'aiderait à éviter la souffrance. Et peut-être que c'était la solution depuis le départ. Peut-être que c'était la seule probable.

« Well, it depends if it's a ring that you should put on a special finger or not. » Je me suis pincée les lèvres. J'ai longtemps pensé que tout ce qui arrivait, arrivait pour une raison. Qu'on se retrouvait tous un jour ou l'autre face à ce destin qu'on a un peu trop attendu. Et c'était comme si je me retrouvais face à un monde que je ne pouvais ni ne voulait pas réellement comprendre. Comme si je me battais avec trop de force contre quelque chose contre quoi je ne pouvais pas me battre. « Is this really something that you want or, did it just... Kind of happened in the moment ? » Je continuais à regarder la bague, tout en essayant de déchiffrer ce qu'elle pouvait vouloir dire. Pourquoi est-ce qu'elle semblait trop inattendue. Pourquoi ce qu'elle représentait me terrifiait en réalité, mais je préférais le cacher comme si ça n'avait aucune réelle valeur. Alors que ça en avait. Ça en a toujours eu. « Honestly, I don't want you to feel trapped because of me. It's stupid anyway, it's just a ring, right ? »
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Message Posté Dim 8 Déc - 17:21.


settle down, with me.
kiss me like you wanna be loved.




On fait des plans. On organise sa vie d'une certaine manière. On pense que tout se passera exactement comme on l'a prévu. Mais c'est le plus beau mensonge que l'humanité se raconte. On le sait, on le vit tous les jours, il y a toujours quelque chose qui va de travers et qui remet en question toutes nos prévisions. Mais on continue à essayer de prévoir la moindre seconde de nos vies parce qu'on se sent en contrôle. On sent qu'on maîtrise les secondes qui nous sont échues et on fait tout ce qu'on peut pour en profiter. Et quand quelque chose va de travers, on met ça sur le dos d'un dieu trop cruel, d'un univers trop malsain, d'un hasard trop parfait. Parfois, cet incident nous pourrit la vie. Il nous bouffe de l'intérieur, il détruit tout ce qu'on a et il nous laisse sur le carreau. Ca peut être n'importe quoi. Une minute de retard, un accident, un diagnostic auquel on ne s'attendait pas. Vraiment pas. Mais plus souvent qu'on ne le pense, c'est ce moment où tout change qui nous sauve de la perdition. Il nous tire vers le haut et il nous ramène à la surface. C'est là qu'o peut parler de miracle. Un miracle pur et simple. Chaque homme n'a droit qu'à un seul miracle, et il doit le choisir avec attention. Un miracle donné ne peut jamais être rendu. Et moi, je pensais avoir trouvé le mien. En toute honnêteté, j'avais jamais cru à toutes ces conneries de destin, de providence divine. J'avais jamais cru aux miracles, parce que j'étais plus fort que les autres, je pouvais affronter la vie sans miracle. Ca aussi, c'était un mensonge un peu trop gros pour être avalé. J'avais besoin d'elle. Autant que ça me faisait mal de le dire, autant que ça me détruisait de m'en rendre compte, j'avais besoin d'elle.  « Well, it depends if it's a ring that you should put on a special finger or not. » Mettre ma fierté de côté était probablement la chose la plus difficile que j'ai eu à faire de toute ma vie. J'étais pas sûr d'y arriver complètement. J'étais pas sûr de pouvoir tenir mes promesses. Mon honneur, ma gloire, c'était tout ce que j'avais, tout ce qui me restait. C'était ce que j'avais choisi d'emporter dans la tombe en refusant les traitements agressifs, ceux qui me réduiraient en poussière. Mais pour elle, j'aurais abandonné des empires. Et c'était vraiment effrayant de se rendre compte de tout ce que j'étais capable de faire pour Lexie. Elle était la seule qui pouvait me faire changer d'avis. La seule qui pouvait me mettre à genoux. La seule qui pourrait me détruire, probablement. Elle regardait la bague, et moi je regardais mes promesses en sachant que je ne pourrais pas les tenir pour toujours. J'aurais voulu lui promettre l'éternité, parce que c'était à la hauteur de mon ambition, mais pas à celle de la réalité. Pourtant, il n'y a rien dont j'ai jamais été plus sûr que de vouloir l'épouser.   « Is this really something that you want or, did it just... Kind of happened in the moment ? » J'avais encore le choix. Je pouvais encore l'épargner. Je pouvais encore changer d'avis, lui rendre sa vie, partir d'ici et mourir ailleurs. Je pouvais encore lui prendre tout ce que j'allais lui infliger. Mais j'étais trop égoïste pour faire le bon choix. Je suis resté.  «  Honestly, I don't want you to feel trapped because of me. It's stupid anyway, it's just a ring, right ? » Le problème, cétait que je ne me sentais pas pris au piège. Pour la première fois depuis longtemps, c'était quelque chose qui avait du sens. Quelque chose que je ne faisais ni par arrivisme, ni par opportunisme, mais parce que c'était ce que je désirais. Un sourire, joueur, parce que c'était de cette façon que je me protégeais tout en avouant ce que je voulais vraiment. Je n'étais pas un grand optimiste. J'avais peu d'espoir pour que ça réussisse. Alors j'essayais de me raccrocher à ce que j'avais. J'essayais de ne pas dévoiler combien tout me détruisait quand elle était impliquée. « It's whatever you want it to be.  »

J'ai posé mes mains sur ses bras. J'ai pensé à cette putain de maladie. J'ai pensé à combien les choses auraient pu être différentes. J'ai pensé à tout ce qui me tuait, tout ce qui me faisait vivre. J'ai laissé ma fierté de côté. Du moins, j'ai essayé. Cette bague, je l'avais dans la poche de mon manteau depuis quelques temps déjà. J'attendais le bon moment. La bonne façon de le dire. J'attendais parce que j'avais peur de la réponse. Parce que même si elle disait oui, on restait toujours condamnés. J'étais pas invincible. Et ça me tuait. Mais j'ai gardé le sourire. J'ai essayé de la rassurer.  « I don't know about you, but I don't feel trapped. I was the one who bought that ring a week ago. It's not a momentum thing.   » J'y avais réfléchi. J'avais tourné le problème dans tous les sens. Ca semblait soudain, ça semblait irréfléchi, mais c'était tout le contraire. C'était la suite logique de ce qu'on était. C'était ce qu'on aspirait à devenir. Et j'avais pas le temps d'attendre. J'avais pas le temps de patienter. Elle, en revanche, elle avait toute la vie devant elle. Et c'était bien ça le problème. J'avais pas le droit de lui voler sa vie. J'avais pas le droit de partir comme un voleur avec tout ce que j'avais pris mais jamais rendu. C'était ce que je ferai, pourtant. J'ai gardé le sourire, parce que j'étais confiant qu'un jour j'allais la détruire, mais qu'en attendant, on pouvait vivre comme on l'entendait.  « I put it in your hand because I don't want you to feel pressured to do anything.  »  Ma main s'est échouée dans sa nuque. Je voulais qu'elle soit heureuse. Je voulais qu'elle oublie son putain de fiancé. Je voulais qu'elle oublie tout ce qui pouvait nous faire couler. Je voulais la voir sourire, et je voulais que chacun de ses sourires soit sincère. Je voulais lui offrir la vie dont elle avait rêvé. Mais peut-être qu'elle rêvait d'autre chose qu'un homme enfermé dans le mouroir à attendre sa sentence. « You're way younger than me, maybe we don't want the same things, and it's fine, really. But if we do, then... » J'ai expiré lentement. Si on voulait la même chose, alors on avait une chance de s'en sortir. SI on voulait la même chose, alors peut-être qu'on pourrait se sauver. Mon cœur battait trop fort, parce que je me rendais compte que tout dépendait trop d'elle. Mais c'était ce que je voulais. Ce que je voulais vraiment. J'ai plongé mon regard dans le sien.  « Then you know what finger it belongs to.  »
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Message Posté Dim 8 Déc - 22:59.



« Cause even the stars they burn. »

Le problème, quand on commence à tout avoir, c'est qu'on réalise à quel point il est facile de se retrouver face au vide. On prie pour quelque chose qui n'arrive pas. On prie pour un miracle qui ne peut pas arriver. On espère arranger les choses alors que tout ce qu'on a, c'est le vide. Alors que tout ce qu'on a, c'est l'espoir de changer les choses quand rien n'est là. J'imaginais tout ce que je pouvais avoir avec lui. J'imaginais tout ce qu'on pouvait encore gagner, et c'était peut-être suffisant. C'était peut-être trop peu parce qu'on faisaient partie de ceux qui méritaient d'avoir plus. Je me disais qu'on aurait dû bénéficier de ce temps qui nous manquait déjà trop. Il agissait moins comme un condamné. Parce qu'il avait réalisé tout ce qu'on pouvait avoir. Il avait réalisé qu'on étaient assez. Qu'on avait la force de continuer ensemble. On imaginait qu'on pouvait être heureux parce qu'on avait toutes les possibilités de pouvoir l'être. On imaginait qu'on avait la chance d'être ceux qu'on attendait de nous. Je voyais l'avenir comme quelque chose de positif, même si j'avais peur de le perdre, quoi qu'il arrive. J'étais terrifiée à l'idée d'imaginer qu'il puisse partir. Qu'il puisse disparaître. Pourtant, au fond, c'était une possibilité. Et peut-être que c'était ça qui nous forçait à vivre les choses un peu trop fort. Un peu trop vite. C'était ce qui nous poussait à ressentir tout avec plus de violence, comme si on devait se battre pour s'aimer. Se battre pour vivre ce qu'on méritait d'avoir. « It's whatever you want it to be. » Je me suis pincée les lèvres. J'ai imaginé ce que ça pouvait vouloir dire. J'ai imaginé qu'on pouvait disparaître dans des millions de catastrophes. J'ai pensé à tout ce qui se passait, à tout ce qui nous montrait qu'on aurait jamais la possibilité d'être des héros. Qu'on aurait peut-être l'égoïsme de continuer à penser à autre chose. Penser à une douleur qui était bien trop difficile à endurer. « I don't know about you, but I don't feel trapped. I was the one who bought that ring a week ago. It's not a momentum thing. » Je l'ai regardé dans les yeux. J'essayais de chercher les mensonges tout en comprenant qu'il n'y en avait plus. Qu'on ne pouvait pas continuer à se battre contre la vérité en créant des mensonges. Parce qu'il n'y avait que l'honnêteté. On se cachait parce qu'on avait peur de se blesser l'un et l'autre. On se cachait parce qu'on avait peur de se retrouver dans une situation où tout serait renversé. « I put it in your hand because I don't want you to feel pressured to do anything. » J'ai senti sa main dans ma nuque. Je me disais que c'était la bonne solution. Que c'était le bon choix à faire. Et pour la première fois, j'imaginais tout ce qu'on pouvait avoir, si on savait quelles opportunités prendre au bon moment. « You're way younger than me, maybe we don't want the same things, and it's fine, really. But if we do, then... » J'ai regardé la bague. « Then you know what finger it belongs to. »

Je l'ai regardé, et je me suis dit que je refusais de perdre. Je refusais d'attendre pour une sentence que je ne méritais pas. Pour un cauchemar que personne ne méritait. J'ai pensé à tout ce que je pouvais encore avoir, et je me suis promise d'arrêter d'avoir peur. Alors j'ai déposé mes lèvres sur les siennes. J'ai laissé le moment durer un peu plus longtemps, parce que c'était tout ce qu'on avait. Des minutes volées au temps qui désirait nous détruire. « I never felt trapped with you. » Je l'ai regardé. Et j'ai réalisé que j'avais déjà fait mon choix depuis longtemps. Que je n'étais pas décidée à l'abandonner. J'étais pas décidée à faire le choix qui me ferait moins mal. Parce qu'il était trop tard. Parce qu'on tombait à deux. « I don't care about the fact that you're older, that you're sick, or even that you're my teacher. » J'avais un sourire aux lèvres, comme pour me convaincre que tout irait bien. « I only care about the fact that I love you. And that you're the best thing that has happened to me in a long time. Cause when I smile or laugh, it's not a lie anymore. It's real. And I needed something real. » J'ai laissé quelques secondes passer, tout en regardant la bague. « So that's a yes. I want to marry you. » J'imaginais pas qu'on puisse finir de cette façon. J'aurai jamais pu me dire qu'on aurait la capacité de s'en sortir tandis que tout était déjà trop loin. « You could at least put the ring on and kiss me. I'm not going to do everything myself, am I ? »
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Message Posté Lun 9 Déc - 0:57.


and I give it all to you
And we hate the games, though we love to play




Quand on sait qu'on va mourir, quand on sait que tout n'est qu'une question de jours, de semaines, de mois, tout devient à la fois plus fragile et plus indispensable. Comme le contact de ses lèvres contre les miennes. Le besoin de sentir son souffle se mêler au mien. L'urgence dans tous les gestes, tous les baisers. L'envie de tout rendre éternel, le constat que rien ne le sera jamais. L'impression d'être invincible, le retour à la réalité. Une réalité dure et froide, qui frappe au moment où on s'y attend le moins, au moment où on se croit plus fort que tout. Les deux doivent prendre le bonheur pour de l'insolence, parce qu'ils le punissent si sévèrement que j'avais parfois l'impression de commettre un crime dans le couloir de la mort et d'attendre une sentence qui arrivait toujours trop vite. J'ai senti une douleur aigüe au niveau de mon cœur. Elle s'accentuait, à chaque fois que je respirais. J'essayais de l'ignorer, j'essayais de faire comme si j'avais pas mal, mais je savais que ça ne passerait pas aussi facilement. C'était mon sang qui commençait à dépérir. Mon corps qui commençait à me lâcher. Le rappel du temps qui s'écoulait trop vite. « I never felt trapped with you. » J'ai menti dans un sourire. J'ai caché la douleur, j'ai caché l'inquiétude. J'avais peur de la faire tomber avec moi. J'avais peur qu'elle se sente enfermée, comme elle l'avait été avec Adam. J'avais peur de la blesser trop fort, peur de devenir un fardeau. J'avais peur de ce qui m'attendait au tournant et que je fuyais comme la peste. Je savais que j'étais pas facile à vivre. J'avais mes défauts. J'étais en colère, j'étais impulsif, impétueux, mais surtout égoïste. Je savais qu'elle méritait mieux. Mais je savais aussi que je la voulais. « I don't care about the fact that you're older, that you're sick, or even that you're my teacher. » Elle était jeune, mais elle était avisée. Elle n'étais ni insouciante, ni naïve. La vie l'avait dépossédée de la chance de pouvoir l'être. Elle savait mieux que personne comment les hommes fonctionnaient, parce qu'elle avait vu le meilleur comme le pire. J'aurais aimé être l'exception qui confirmait la règle. J'aurais aimé être celui qui resterait. Celui qui ne finirait pas par la détruire. Peut-être que, pendant un temps, je pourrais être cette personne là, celui qui la sauvait. Et ensuite, ensuite j'aviserai.  « I only care about the fact that I love you. And that you're the best thing that has happened to me in a long time. Cause when I smile or laugh, it's not a lie anymore. It's real. And I needed something real. » Quelque chose de réel. Quelque chose de miraculeusement réel. Quelque chose qui nous permettrait de survivre encore un peu. Quelque chose qui me donnait envie de me battre, de réclamer la vie que j'avais voulu abandonner. Quelque chose qui me mettait en colère, parce que ça signifiait que j'avais encore quelque chose à perdre. Quelque chose qui me poussait à mentir, à cacher ma douleur derrière un visage stoïque. A respirer. A attendre. Attendre que ça passe. Attendre sa réponse. Attendre la sentence. Pour la première fois depuis longtemps, ma vie dépendait de quelqu'un d'autre. C'était un sentiment à la fois satisfaisant et terriblement effrayant.  « So that's a yes. I want to marry you. » J'ai souri un peu plus parce que j'avais gagné. Parce qu'un seul mot avait suffit à changer le cours des choses. Parce qu'à présent, plus rien ne semblait insurmontable. Le problème, c'était que je pouvais vraiment m'imaginer vieillir à ses côtés. Je pouvais voir les années défiler. Je pouvais voir les engueulades, les problèmes, les disputes. Mais je pouvais aussi voir tout le reste, les baisers, les nuits, les sourires, les éclats de rire, les moments de doute, les moments où on se sauverait. Toute la question était de savoir si on réussirait à se sauver l'un de l'autre. Le problème, c'était que j'avais pas le temps de vieillir. Que tout ce que j'avais pas encore vécu m'était déjà arraché. Le problème, c'était que la douleur se propageait, comme pour me le rappeler.  « You could at least put the ring on and kiss me. I'm not going to do everything myself, am I ? » J'ai éclaté de rire.  « Very well.  » J'ai pris la bague. J'ai haussé les sourcils en la regardant dans les yeux. J'ai pris sa main. J'ai passé la bague à son doigt. Puis je l'ai embrassée. Je l'ai embrassée comme si on était seuls au monde, comme si j'étais pas malade, comme si tout devenait facile. Je l'ai embrassée comme si j'étais fort, comme si j'étais un héros, comme si on n'avait rien à craindre. Je l'ai embrassée comme si j'avais peur que tout s'envole, comme si c'était la dernière fois que je pourrais le faire, comme si je sentais que tout s'écroulerait trop vite. Je l'ai embrassée comme un homme qui fuit la mort. Comme un homme qui peine à tenir debout parce que la douleur essaie de le tordre. Alors j'avançais, et je la faisais reculer. Elle était adossée à sa porte, contre laquelle je m'appuyais. Je laissais mes mains descendre le long de son dos. Mon corps se coller au sien. Puis, lorsque je me suis retrouvé à bout de souffle, j'ai laissé mon visage près du sien. « For the next step of the process, I might need a bed. » J'ai ri un instant. J'ai oublié la douleur. J'essayais de nous sauver.  « I can't believe I'm getting married to an english girl. I can't believe I'm going to have to speak english for the rest of my life. » Puis j'ai pris sa main dans la mienne. J'ai entrecroisé nos doigts. « Do you like it ? The ring ? »  
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Message Posté Lun 9 Déc - 22:51.



« Let the rain wash away all the pain of yesterday. »

C'était la même histoire qui se répétait. Celle de ceux qui ne savaient pas réellement ce qu'ils faisaient, mais qui continuaient à avancer. C'était la même histoire que l'on entendait sans pouvoir la changer. C'était la même vision d'un couple qui semblait heureux. Et il y avait un temps où les choses étaient différentes. Je pensais que l'amour ne pouvait pas s'effacer. Je pensais que la violence n'était qu'une simple erreur. Je pensais qu'on pouvait s'aimer pour toujours, si l'on se le promettait assez fort. Puis j'ai réalisé que parfois, les choses changent. Les coups s'accumulent. Les cicatrices restent les mêmes. Et on se dit que ça changera. On se dit que ça finira par disparaître. On promet au monde entier de continuer à sourire, parce qu'on a fait une promesse. On promet des diamants et des fins d'histoire parfaites pour ceux qui le souhaitent. Et on prie pour changer les choses quand tout semble isolé, quand tout semble déjà loin. Je faisais partie de ceux qui pardonnaient toujours. Je faisais partie de celles qui avaient mal mais qui encaissaient. C'était difficile d'imaginer ce qui pouvait se passer. C'était difficile de penser qu'on pourrait avoir aussi mal. Je me suis dit que les miracles n'étaient que pour les autres. Je me suis dit qu'une fois que l'on tombe, on ne pouvait pas se relever. Et j'aurai jamais pu imaginer que tout puisse se bouleverser à ce point. J'aurai jamais pu imaginer que tout se transforme en une réalité meilleure. Et j'aurai jamais pu imaginer que les miracles puissent exister. Ça faisait partie de ces choses qui ne semblaient pas m'appartenir. Pas encore. Et j'ai découvert qu'on pouvait changer l'histoire. Qu'on pouvait la réécrire. Qu'on pouvait prétendre que tout allait bien, et découvrir au bout d'un moment que ce n'était plus un mensonge, mais la simple vérité. La pureté de chaque geste. On découvrait qu'après tout le temps passer à chercher quelque chose de différent, c'était possible d'être en sécurité. C'était possible de retrouver quelque chose qui puisse nous protéger suffisamment longtemps pour qu'on continue à avancer comme si de rien était.

« Very well. » Je l'ai regardé passer la bague à mon doigt. J'ai regardé tout ce qui semblait se trouver derrière nous. Les moments où tout semblait perdu, et ceux auxquels on a fini par renoncer, parce qu'on avait pas le courage de faire autrement. Il m'a embrassé et je me rappelais qu'on avait encore la possibilité de se battre. Qu'il n'était pas mort. Et que je pouvais encore le sauver, même si ça semblait impossible. Mon cœur battait trop vite. Il s'accélérait de plus en plus, et j'aurai voulu imaginer que c'était rien de grave. J'aurai voulu prétendre que j'avais encore la possibilité de ne pas avoir mal. Mais c'était un nouveau mensonge. Parce que j'aurai toujours cette place là. Celle de la fille qui aimait peut-être un peu trop. Je fermais les yeux et je comprenais que je m'étais battue pour quelque chose. Que j'avais fini par retrouver la paix là où il n'y avait que des larmes et des coups. Je trouvais la paix alors qu'on semblaient condamnés. Et c'était ça, la véritable victoire. Il a avancé et mon dos s'est collé contre la porte. Je perdais le sens de tout ce qui était logique. Parce qu'on avait fini par se retrouver dans la bonne situation. Parce qu'on avait fini par réaliser ce qui était nécessaire. Les batailles qu'on devait poursuivre. Et celles qu'on devait abandonner. « For the next step of the process, I might need a bed. » J'ai continué à sourire et j'ai déposé ma main sur sa joue. « I can't believe I'm getting married to an english girl. I can't believe I'm going to have to speak english for the rest of my life. » J'ai senti qu'il prenait ma main dans la sienne. J'ai repensé à tout ce qu'on avait combattu, et ça me rassurait de me dire qu'on avait fini par s'en sortir. « Do you like it ? The ring ? » Je l'ai regardé dans les yeux. Et je l'ai embrassé à nouveau. Comme si on avait pas le temps. Comme si on était déjà pressés par un destin qui refusait de réaliser qu'on avait besoin de tout le temps qu'il puisse nous accorder. « You could teach me how to speak french, if you weren't so lazy about it. » J'ai déposé ma main sur son torse. C'était comme réaliser à nouveau tout ce qu'on ne pourrait plus jamais perdre. « I learned how to speak German after all. » J'attendais pas un miracle. J'en attendais plus aucun. Plus maintenant. « It's beautiful. I didn't expect you to be a specialist in jewels. How did you know it would fit me, by the way ? Cause that's an impossible thing to do. Except if you're smart. » J'ai ouvert la porte pour qu'on rentre à l'intérieur. Même si il ne le disait pas, je savais qu'il avait mal. Et qu'il devait s'asseoir. Alors je me suis dirigée vers le canapé le tirant par la main. Je me suis assise et je l'ai incité à faire de même. « I can't believe we're getting married. I can't believe that it eventually ended up like this. » J'ai souri à nouveau. En pensant à tout ce qui ne nous ferait plus jamais peur. « I told you they call me miracle girl. »
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Message Posté Ven 27 Déc - 0:08.


home is wherever I'm with you
girl, I've never loved one like you.




Parfois, ça me révoltait. D'autres fois, ça m'effrayait. Parfois, j'acceptais. D'autres fois, je fuyais, comme si ça allait changer quelque chose. On vous dit que vous allez mourir, et vous riez. Vous riez parce que ça semble lointain. On s'imagine toujours qu'on crèvera vieux, dans son lit. Comme tous les soirs, on s'endormira, sauf que cette fois-ci, on ne se réveillera pas. J'aurais jamais cru que tout était si fragile. J'aurais jamais cru que ma vie pouvait basculer aussi facilement. Je pense qu'on se persuade, au fil des années, qu'on a le contrôle. Et la vie nous le fait croire, parfois. Elle nous fait croire qu'on peut réussir, elle nous persuade qu'on peut connaître le succès et les victoires. Sauf qu'un jour, elle reprend le contrôle qu'elle nous avait laissé. Elle nous arrache les rênes de notre propre char pour le faire couler dans les abysses, là où on n'aura aucune chance de s'en sortir. Certains sont assez naïfs pour se battre. Parfois, j'étais naïf, moi aussi. Je me disais que ça pourrait s'arranger. Je me mettais en colère, j'enrageais contre tout ce qui osait ne pas changer. J'essayais de trouver des raisons tout en refusant de les chercher. Je savais qu'il n'y en avait pas. L'univers repose sur la loi du hasard, c'est pour ça qu'il n'y a rien de juste. J'avais pas le courage de me faire justice moi-même, alors j'acceptais des décrets qu'on m'imposait en faisant comme si j'avais pas peur. En faisant comme si rien ne m'atteignait. Parce que parfois, c'est tout ce qu'on possède, des apparences. Et parfois, c'est plus que suffisant. Alors je continuais de faire comme si je ne souffrais pas. Comme si tout ça n'allait pas s'écrouler d'un jour à l'autre. Comme si j'étais pas égoïste, comme si j'étais pas injuste. Comme si on allait vivre normalement, comme tous ces couples qui durent des éternités. « You could teach me how to speak french, if you weren't so lazy about it. »    J'ai souri. C'était moins de la paresse qu'un manque cruel de patience. J'étais assez  facilement irritable et intenable quand on en venait à la langue française et à tout ce qui touchait à la France en général. J'étais patriote, je clamais haut et fort les couleurs de mon pays dont j'étais honoré de faire partie. Si vous voulez savoir qui a déclenché la révolution et qui a pris la Bastille, je suis votre homme. Mais ne me demandez pas de vous apprendre les subtilités d'une langue trop compliqué pour l'intellect de certaines personnes, c'est hors de ma portée.  « I learned how to speak German after all. » J'ai froncé les sourcils en me demandant qui était assez fou pour apprendre l'allemand... Elle, visiblement, était la seule personne que je connaissais qui préférait l'allemand disgracieux à l'élégant français. J'ai ouvert la bouche, pour protester, mais elle me devança trop rapidement. J'ai réprimé un rictus de douleur. Mon dos me lançait plus fort que d'habitude. J'essayais de réfléchir, d'analyser les symptomes, de trouver une solution. J'essayais de réfléchir comme un médicomage devant un patient. Mais je savais qu'il n'y avait rien à faire, à part attendre et espérer que ça passe. « It's beautiful. I didn't expect you to be a specialist in jewels. How did you know it would fit me, by the way ? Cause that's an impossible thing to do. Except if you're smart. » Si j'avais été réglo, c'est là que j'aurais avoué lui avoir volé une de ses bagues pour vérifier la taille, mais je préférais qu'elle imagine que tout était dû à mon intelligence. Après tout, c'était le cas. Elle m'a traîné à l'intérieur de la maison. J'ai arqué un sourcil quand j'ai vu que mon chien était gentiment couché devant sa cheminée. Je me suis assis à côté d'elle avant même d'avoir le temps de poser une question. J'ai laissé la souleur s'estomper. « I can't believe we're getting married. I can't believe that it eventually ended up like this. » Quand j'y repensais, rien ne nous prédestinais à finir ensemble, bien au contraire. J'avais passé deux bonnes semaines à la haïr et à la fuir avant de me rendre. Je me souvenais de mon plan, de mes résolutions. Parfois, j'aurais aimé les tenir. Ca aurait été moins égoïste. Parfois, j'aurais voulu ne jamais l'avoir invitée à rentrer chez moi. Sauf que j'imaginais plus ma vie sans elle. « I told you they call me miracle girl. » J'ai souri. Le truc, c'était que je savais que les miracles n'existaient pas. Je savais qu'ils avaient toujours un prix trop fort, trop sanglant, et qu'on allait le payer un jour ou l'autre. J'ai pas voulu lui voler son bonheur.  J'ai pas voulu lui prendre plus que ce que je lui volais déjà. Je gaspillais son temps et, en vérité, j'avais même plus honte. Je refusais de me sentir coupable, je refusais d'admettre que j'avais pas le droit de l'avoir, parce que j'avais trop besoin d'elle pour penser à tout le mal que je lui ferai. J'ai passé mon bras par dessus son épaule. « Well they should have called you talking girl because you sure do talk a lot. » J'ai embrassé ses cheveux en souriant. De l'extérieur, tout semblait normal, comme si on avait la vie devant nous, comme si on était condamnés à l'éternité. C'était ça, le plus cruel. Personne, pas même nous, ne voulait penser que ça pourrait se terminer. Alors on continuait à se faire des promesses qu'on ne pourrait pas tenir. On entretenait le mensonge, parce que c'était tout ce qu'on avait pour combattre la peur. On sauvait les apparences et on se disait que, peut-être, la réalité suivrait, cette fois-ci. Peut-être que la vie serait de notre côté. Puis on ressentait une douleur encore plus vive et on regardait vers les potions posées sur la table. On laissait la réalité nous faire tomber trop dur contre le bitume, le blizzard nous emporter pendant qu'on courrait à contre courant. J'ai baissé les yeux.  «  See, that's another thing I don't understand. Why would someone in their right mind willingly choose to learn german when it's common knowlege that le français is the most beautiful language there is? » On s'ancre dans le présent, parce qu'on ne veut pas penser à cet avenir qu'on n'aura jamais. On vit trop fort, trop vite et on se fiche des conséquences, parce qu'on sait qu'il n'y aura peut-être pas le de lendemain. On sait que tout est compté trop précisément pour vivre approximativement. On meuble le silence, on profite de chaque seconde et on respire parce qu'elle est là, alors tout va bien. « Can you actually speak german ? Because when we first met, you also told me you could juggle, never saw you do it... Just saying. »
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Message Posté Ven 27 Déc - 17:00.

Life is beautiful, our hearts they beat and break.


J'ai toujours pensé que j'avais le temps. Parce que j'étais jeune. Parce que j'avais encore des années à vivre, des histoires à raconter. Parce que j'avais encore des sourires à donner. Parce que j'avais encore des promesses à faire et des mensonges à offrir. Et c'était difficile d'accepter que je refusais de faire tout ça s'il finissait par disparaître. On étaient différents. On étaient peut-être trop opposés pour réaliser que tout pouvait s'écrouler. Pour réaliser qu'on étaient déjà des fantômes qui erraient à l'intérieur d'un monde qui nous avait condamné au silence. Je faisais pas partie de ces filles qui avaient peur. Je faisais pas partie de celles qui courraient quand elles découvraient la souffrance qui s'apprêtait à les détruire. J'étais celle qui était restée. Celle qui avait attendu pendant trop longtemps. Et c'était ça, le soucis. J'arrêtais jamais d'attendre pour un miracle auquel je croyais trop fort. J'avais abandonné tout le reste en me disant qu'on pouvait se sauver l'un l'autre. En me disant qu'on avait juste besoin d'aide. Qu'on étaient tout simplement des visages perdus dans la foule, suppliant à tous les dieux de leur donner une nouvelle chance. J'étais pas seulement la fille qui attendait. J'étais celle qui acceptait cette condition et qui essayait toujours de garder la tête hors de l'eau. Parce que sombrer, c'était pas la solution que j'avais choisi. Parce que j'avais choisi de continuer à marcher, peu importe si ça devenait trop difficile. Peu importe si ça devenait insupportable. C'était comme entendre la même mélodie sans pouvoir comprendre ce qu'elle signifiait. C'était comme s'allonger contre un arbre et ressentir toute la pluie que l'on essayait de fuir. On a peur d'aimer, peur d'avouer à quel point on a besoin des autres. J'avais quitté une prison pour en retrouver une autre, avec Adam. Je croyais que tout irait mieux une fois que je serais en France, et tout a empiré, jusqu'à ce que je puisse m'échapper du cauchemar qui s'était dessiné tout autour de moi. J'ai senti qu'il plaçait son bras autour de mes épaules, et j'ai continué à avancer pour rentrer à l'intérieur. « Well they should have called you talking girl because you sure do talk a lot. » J'étais blottie contre lui sur le canapé, en rêvant d'une autre alternative. En pensant à toutes les choses qui comptaient, et à toutes celles qui n'auraient jamais dû être réelles.

« See, that's another thing I don't understand. Why would someone in their right mind willingly choose to learn german when it's common knowlege that le français is the most beautiful language there is ? » J'ai éclaté de rire. « Can you actually speak german ? Because when we first met, you also told me you could juggle, never saw you do it... Just saying. » Je me suis levée pour aller chercher des œufs dans le frigo, et c'est là que j'ai commencé à parler allemand. « German is a beautiful language as well ! » C'était ironique, vu qu'il ne pouvait rien comprendre. Mais c'était aussi assez drôle de voir son visage se décomposer dû au fait que je parlais bien mieux allemand que français. « I'm speaking german in a french house, while being an english person. This is the funniest situation I've ever been in. » Je me suis assise à nouveau à côté de lui. « You should see your face. It's so funny. » Puis j'ai arrêté de parler allemand, pour qu'il comprenne à nouveau ce que je disais. « Happy now ? » Puis j'ai commencé à jongler rapidement. C'était étonnant de réaliser qu'après quelques mois, on continuait toujours à se surprendre. On continuait toujours d'avoir peur de se perdre, et on aimait dans cette urgence dérangeante, comme si on n'avait jamais eu le temps, depuis le départ. Comme si on étaient condamnés à se demander tout ce qu'on aurait pu faire, tout ce qu'on aurait pu dire. Puis les mensonges s'accumulaient. Les visages se perdaient encore dans la foule. Et on se retrouvait, sans plus jamais se séparer, parce qu'on étaient terrifiés à l'idée de se perdre. Terrifiés à l'idée de ne plus jamais se revoir. « Is there anything else that you wanna check ? » J'ai déposé un baiser rapide sur ses lèvres avant de me lever. « I bet you didn't imagine I could actually juggle. » Je voyais les moments comme celui-là comme un futur souvenir. Comme une futur idée qu'on ne pouvait toujours pas comprendre. Comme une solution à toutes les histoires qu'on a pas encore pu donner. Et parfois, peut-être qu'on oubliait trop rapidement à quel point les choses pouvaient compter. À quel point les choses comptaient encore, même quand on prétendait le contraire. « I'll let you think about that while I go to sleep. »
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arthur & lexie - they call me miracle girl

T H E . H A I R . O F . A . U N I C O R N  :: rps

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