VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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t'as grossi, on dirait - alice [PM]
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Dim 6 Oct - 20:18.
t'as grossi, on dirait
you could be the one


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Alice Cleo Danvill & Taran G. Danvill
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ début mars
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ début de soirée
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  nuaugeux
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  prélude
ϟ chatiment divin exigible ▬  no thanks


Dernière édition par Taran G. Danvill le Dim 6 Oct - 21:23, édité 2 fois
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Message Posté Dim 6 Oct - 21:16.
Il inspira, comme si c'était la dernière fois qu'il pouvait sentir cette odeur si particulière, mélange entre l'odeur d'iode, de l'humidité de la maison inoccupée depuis plus de sept ans et de l'essence de térébenthine avec laquelle il nettoyait les pinceaux de sa mère dans l'atelier du deuxième étage. Cette maison lui avait manqué, souvenir rassurant d'une époque qu'il comprenait encore. Il avait ressenti le besoin de s'y retrouver et de reprendre ses repères. Pour se rassurer, réfléchir. Retrouver un environnement commun aidait à la reconstruction. Londres n'ayant pas suffit, Clevedon, était son véritable foyer. D'en haut il pouvait observer Elio dans le jardin tout en rangeant les affaires qu'il désirait garder. Comme ces pinceaux, dans leur étui jaunis par le temps. Le deuxième étage était l'espace où ses parents travaillaient, partagé entre le salon de divination, leur chambre et l'observatoire de son père auquel on accédait par l'escalier en colimaçon rouillé, parsemé de guirlande lumineuses et de perles. Tout était à l'image de sa mère dans cette pièce. Une moquette abîmée qu'elle n'avait pas changée depuis l'achat de la maison peu avant la naissance de Ster, des meubles anciens récupérés ça et là, du bric à bracs entouré d'objets plus ou moins originaux. Les divers suspensions étaient bercée par le vent traversant la pièce par les deux fenêtres ouvertes. Un doux bruits de coquillages et de morceaux de verres, qui le fît soupirer. Tout allait de travers.
C'était la meilleure solution pour lui aussi.

Il referma le flacon de térébenthine et plaça l'ensemble dans le carton contenant les affaires de sa mère qu'il descendit au salon, où les meubles étaient de nouveau recouverts de draps blancs comme lorsqu'ils étaient venus se réfugier ici, loin de Londres et des récents événement. C'était il y a deux semaines, environ. Sur la table traînait le restant des affaire à emmener. Ils devraient rejoindre le porto-loin l'aprés-midi même apparemment, avant que le soleil ne se couche. Au milieu des paquets de biscuits entamés et des vêtements à plier trônait la lettre au papier épais légèrement teinté de bleu, rangée dans une enveloppe assortie où était noté son nom à l'encre argentée. Le sceaux de l'académie avait été décollé avec prudence par le destinataire stupéfait par son contenu: un emploi. Employé au ministère jusqu'à sa recomposition, Taran a servit Pritchard jusqu'au démantèlement de son département et avait choisi de changer de vie, n'ayant pas été inquiété pour avoir abandonné le navire il était passé pour un homme soucieux de l'éducation du petit garçon qui souhaitait s'y consacré à plein temps.  Il a pourtant chercher un emploi pendant quelques temps, jusqu'à quitter l'appartement trop coûteux pour rejoindre la maison qui lui appartenait toujours. La lettre n'était peut-être pas due à sa capacité à enseigner correctement l'astronomie aux étudiants mais peut-être la certitude de la République d'avoir un élément peu dérangeant, pour enseigner à ses petites têtes blondes. Discret et respectueux Taran, ils en étaient certain, ne ferait rien pour compromettre l'autorité et risquer sa vie et celle de l'enfant qu'il considérait comme sien. Il vérifiait sur le courrier rugueux l'heure à laquelle il devait se présenter devant l'académie avant de ranger dans un sac bien précis ce qu'ils aurait besoin directement après être arrivé à savoir le courrier et un paquet de gâteau au chocolat.
Il entendit un bruit de friction, Elio, sur le palier venait de marcher avec ses bottes en caoutchouc sur le paillasson, observant son beau-père comme lui le faisait, sans aucune émotion visible. Pourtant il devait bien savoir que tout ça c'était pour lui. C'est mieux pour lui. Beauxbatons était son foyer, sa maison, à lui. Le petit garçon se faisait trimbalé d'un endroit à un autre, dommage collatéral qui devait être usé de ne plus avoir de véritable maison et d'endroit où il était en sécurité, tout autant que lui. Malgré les efforts de sa mère pour les protéger, Londres, s'était révélé un échec pour eux deux et cette lettre semblait être une délivrance, une nouvelle base. Taran prit sa veste et l’enfila rapidement. Le petit garçon attendait après lui. «On va à la plage une dernière fois alors ? » il sourit.

Les galets se faisaient sentir sous la paire de converse mal lacée. On pouvait facilement perdre l'équilibre sur ces petits rochers glissant constamment mouillés par la pluie et les marrées, mais c’était le lot commun de la côté. Le sable épais constamment humide et les pierres. Le voir sourire c'était le principal, il était là pour ça. C'était une dernière pause avant de s'en aller. Les bagages quasiment fini et l'heure approchant. Taran reviendra à cette endroit, il le savait, mais cela ne pouvait pas ne rien lui faire de quitter à nouveau cet endroit. Peut-être que partir était une erreur et que vivre d'artisanat et de patience, ici, était peut-être plus ennuyeux, mais plus sure. Cette lettre n'était pas parvenue à lui par hasard.
Il ramassa un ou deux cailloux qu'il mit dans le seaux en plastique où Elio déposait les bricoles qu'il trouvait, coquillages et bois flottés. Ils fabriqueraient surement quelques suspensions pour leurs appartements à Beauxbâtons, pour ce rappeler cet endroit et sa paix mais surtout occupé leur temps.  Lorsqu'ils eurent fait demi-tour, chacun s'arrêta au bord de la route en attendant de pouvoir passer. La maison en granit avait montré des signes d'érosion. Une dizaine d'année de tempêtes et de vagues passant la falaise avaient eu raison des murs ouest du bâtiment, face à la mer. A l'est, rien n'avait vraiment bougé. Une façade commune aux maisons environnantes un peu plus en haut de la côte, les même que sur tout le littoral anglais, style de construction très solide présent en Bretagne aussi. La circulation des voitures à Clevedon était rare et seule une vieille fiat métallisée venait perturbé le silence des garçons face à l'édifice qui était jadis la maison du plus âgé. « J'voyais ça moins sinistre, avant. »

Beauxbâtons avait changé. Loin, était le temps de la fameuse tâche à laquelle Taran avait assisté. C'était beaucoup plus sombre, plus mélancolique, tout comme il l'était. On lui donna la clef de ses appartements et ses bagages, il devra lui-même les monter. En attendant il avait proposé à Elio d'aller dîner, ou même de se balader, certain, que l'enfant saurait facilement s'y retrouver contrairement à lui. Il déposa le sac sur la table et observa les alentours. C'était Beauxbatons. L'académie luxueuse et trop...chargée, dorée à son gout. Entre Durmstrang, Poudalrd et Beauxbatons peut-être qu'il préférait Durmstrang pour sa simplicité et Poudlard pour sa chaleur. Il fouilla dans les poche de sa veste puis dans celle de son sac pour espèrer tomber sur un paquet de cigarette abandonné là dans une poche inhabituelle. Il avait arrêté, plus ou moins, mais la nicotine lui calmait les nerfs et le détendait. A défaut il sorti sa baguette de son étui, dans ce même sac où elle était rangée. Il n'allait pas s'en servir, juste la tenir, la faire tourner entre ses mains. Sans vraiment savoir pourquoi le contact le rassurait un minimum, depuis tout jeune. Un procédé totalement psychologique depuis son achat, où Ollivander lui avait donné chaque propriété des pierres constituant le manche. Il observait l'arme de lierre au vernis écaillé sur le manche. Son regard dévia sur ses doigts tenant l'objet. Les tatouages semblaient ne pas s'être usé depuis qu'ils avaient étés gravés sur ses phalanges. Love life. Le "F" était maintenant barré par un anneau en or blanc, une alliance qui automatiquement le fit sourire. Il s'assit sur l'une chaise, déposant la baguette sur la table en bois massif il contempla ce symbole d'un mariage désiré, mais mis à mal par l'injustice et les manigances du monde. Il ne s'attendait pas à se retrouver seul après cela, ou peut-être que si et que, ce mariage rapide célébré à Venise était une façon d'être sure d'un avenir flou. Il repensa rapidement au vieux films de pirates qu'il avait vu où juste avant de se faire tuer, l'un des héros c'était marié sur le pont d'un bateau. Peut-être que c'était ça qui l'avait poussé à accepter. C'était peut-être le dernier moment. On le tira de sa réflexion sur son mariage en frappant à la porte. Voilà qu'on lui cassait déjà les pieds, voilà surement que l'élite, ou on ne sait qui, venait lui poser des questions. Beauxbâtons, repère de gens aussi pompeux et cérémonieux que pouvait l'être les Mokops. L'ambiance d'un dîner de réception chez les russe allez lui manquer. Le rire de sa femme se moquant ouvertement d'un élève aussi.
Il ouvrit la porte. Tout ce que l'on peu dire, c'est qu'il ne s'attendait pas du tout à tomber face à elle, pas maintenant, pas ici. Sans réfléchir, sans même l'observer d'avantage, il l'enlaça. Tout allait mieux.


Dernière édition par Taran G. Danvill le Jeu 10 Oct - 23:06, édité 1 fois
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Message Posté Mar 8 Oct - 2:37.


    « Un problème, Milo ? »

Son français chantait de l’accent italien qui en imprégnait les inflexions. Dans la clarté pâle d’un soleil d’hiver, la silhouette élancée d’Alice se découpait contre la fenêtre dans le renfoncement de laquelle elle s’était installée, ses copies en équilibre précaire sur un genou, sa bouteille d’encre sur l’autre et une plume glissée entre ses doigts au bout de laquelle perlait une goutte d’encre. Ses cheveux roux remontés en un chignon lâche à peine retenu par un crayon négligemment piqué, elle contemplait de son œil espiègle son collègue qui, assis à une table, ne tentait même pas de l’observer à la dérobée. Derrière ses lunettes, bras croisés sur la table, il la fixait franchement.


    « Tu corriges des copies. »

Ce n’était même pas une question. Alice jeta un œil sur son ouvrage, un sourire étrange flottant sur ses lèvres écarlates ; il y avait comme de la mélancolie dans cette moue, mais le franc bonheur qu’il trahissait éclipsait cet éclat terne. Elle sentait l’exaspération de Milo ; toute personne sensée et raisonnable ne se serait sans doute pas trouvée au bord de cette fenêtre, à travailler avec une sérénité inhabituelle pour les circonstances. Elle aurait sans doute dû être ailleurs, agitée par la fébrilité et rongée par l’impatience, quitte à en être insupportable ; la discrétion dont elle faisait preuve nourrissait le reproche de son ami. Si cela ne tenait qu’à lui, il l’aurait sans doute poussée hors de la salle des professeurs, lui aurait confisqué plumes et parchemin et ordonné d’aller guetter à une fenêtre ; mais Alice n’avait eu aucun de ces symptômes que l’on attribuait à l’archétype de tout être humain sensé et raisonnable. Elle avait donné ses cours, manqué d’organisation et sauté de conversation en conversation, s’était souvenue d’un livre abandonné et était partie sur cette idée sans crier gare, puis était revenue en oubliant le sujet initial de la question. Elle avait vécu cette journée comme les autres, sans changer ses habitudes.

Une seule différence l’avait affectée : tout lui était apparu plus simple. Plus facile. Comme s’il n’y avait aucune difficulté. Comme si le monde avait décidé, soudainement, de tourner rond de nouveau. Et, quelque part, c’était effectivement le cas. Son monde s’était remis à tourner rond. D’un geste absent, elle posa une main sur son ventre qui s’était très légèrement arrondi.

Rebouchant son flacon, Alice ramassa sa liasse de parchemins avant de la déposer sur la table qu’occupait Milo, avant de s’étirer comme un chat. Elle se sentait courbaturée ; ses transformations lui manquaient terriblement. Parfois, il lui arrivait de ressentir l’irrépressible nécessité de sentir le vent filer dans son encolure, dans sa crinière, d’allonger le galop et de voir le décor défiler autour d’elle ; l’aisance d’un cheval qui n’avait pour limite que l’horizon qui reculait devant lui. Puis, elle se rappelait. Contrairement à beaucoup d’autres choses, ça l’obsédait ; ce sentiment indescriptible qui l’envahissait, qui la submergeait et transportait sa peur sur cette vie qui croissait plus que pour la sienne. Le sacrifice de ce qu’elle était pour ce qu’ils seront. Ce bonheur immense trahi par cette peur catatonique de leur perte. Pour eux, elle avait la force de tout accepter. Accepter de ne plus se transformer. Accepter de renoncer à ses recherches estimées trop dangereuses. Accepter de travailler pour un système auquel elle ne croyait pas.


    « Pourquoi tant d’impatience ? J’ai toute la nuit pour le retrouver. »

Bien qu’il avait pris le pli de l’entendre s’exprimer sans beaucoup de complexes, les ambiguïtés dont elle truffait ses paroles manquaient rarement leur cible : Milo ouvrit et referma la bouche comme un poisson hors de l’eau en rougissant soudainement. Un rire étouffé s’échappa de la gorge d’Alice ; elle avait toujours trouvé touchant ce côté innocent de la personnalité de son ami. Attrapant ses parchemins, elle s’apprêtait à quitter la salle des professeurs lorsqu’elle croisa le regard de Pâris, en retrait, lui aussi occupé à corriger des copies ; tout du moins, tel que sa position laissait le suggérer. Ses prunelles braquées sur Alice, une expression indéchiffrable gravée sur son visage, il la contemplait comme s’il ne l’avait jamais vue. Depuis qu’elle avait annoncé la venue de Taran pour prendre le poste de professeur d’Astronomie, il s’était soudainement montré distant ; et cela faisait deux semaines. Elle n’avait pas su interpréter un tel comportement ; mais sa nature était telle qu’il lui importait peu de connaître ses états d’âme, et qu’à tout vouloir éprouver on en oubliait de vivre. Lui adressant un signe de tête, elle lui offrit un sourire ; elle ne vit pas son manque de réaction.

La peluche l’observait de ses yeux noirs et fixes. Assise en tailleur sur son lit, les mains sur ses chevilles, Alice l’observait sans vraiment la voir ; la tenue en coton que portait le jouet était chiffonnée à force d’avoir été serré contre sa poitrine chaque nuit. Elle n’avait conservé que ce souvenir : cette peluche qu’Elio et Taran avait choisi ensemble pour la lui offrir. Lorsqu’ils étaient partis, elle était devenue son point de repère, ce qui lui rappelait pourquoi elle agissait comme elle le faisait, pourquoi elle commettait l’irréparable ; elle portait encore un peu de leur odeur à tous les deux. Du bout des doigts, elle effleura le bout du nez de la peluche ; elle tremblota un peu mais resta bien assise, droite, calée contre son coussin. Alice sourit.

Elle n’avait jamais laissé transparaître l’appréhension qui la rongeait, la peur qui, tapie, la guettait. Elle l’avait forcé à partir. Elle l’avait forcé à la quitter, à rentrer, à la faire passer pour morte ; elle l’avait forcé à vivre dans le doute, dans l’incertitude. Elle l’avait forcé à faire trahir un de leur serment, lui qui était si fidèle à sa parole ; elle l’avait forcé à se sacrifier alors qu’il n’y était pas préparé. Et quelque part, elle l’avait forcé à accepter ce poste à Beauxbâtons. De son souvenir, elle ne s’était jamais montrée aussi lâche ; voilà bien un mois et demi qu’elle aurait pu le rejoindre et lui présenter ses excuses, lui demander s’il voulait toujours d’elle et l’embrasser, encore et encore. Un mois et demi. Un mois et demi qu’elle avait racheté sa liberté, à un prix qui, s’il paraissait élevé, n’était pour elle qu’une bagatelle pour ce qu’elle voulait avoir. Ce qu’elle voulait reprendre. Ce qu’elle voulait revoir. Un mois et demi et une gradation mystérieuse dans une caste qui n’était pas la sienne ; lui pardonnerait-il jamais… Et Elio ? Et son fils ? Son enfant, qu’elle s’était arrachée pour le protéger, son enfant qu’elle crevait de reprendre dans ses bras, d’entendre à nouveau son rire si particulier et de revoir ses grands yeux trop sérieux… Comprendrait-il ? Comprendraient-ils ? Et pour eux ?, songea-t-elle en touchant son ventre. Un mois et demi.

Elle se le demandait encore lorsqu’elle frappa à la porte de leurs appartements, connexes au sien. Le couloir était désert, comme si les autres professeurs avaient volontairement quitté leurs nids. Elle se le demandait encore lorsque le loquet se souleva.

Elle l’oublia lorsqu’elle se nicha contre lui. Sans un mot. Ça. Juste ça.

Alice enfouit sa tête dans le creux de son épaule, ses bras l’entourant comme des chaînes d’argent ; qu’il manque de l’étouffer par la force qu’il mettait dans les siens lui était bien égal. Elle respira son odeur à la façon d’un nouveau-né aspirant sa première bouffée. Et c’était sans doute un peu ça. Ses doigts s’agrippèrent à sa nuque alors qu’elle fermait les yeux ; le monde s’était refermé sur eux. Le monde n’était que ça ; le monde n’était composé que d’eux.


    « Seigneur Dieu, merci », souffla-t-elle en se dégageant suffisamment pour l’embrasser, mais jamais assez pour ne plus le sentir contre elle.

Son cœur cognait contre sa poitrine. N’avait-elle jamais vécu qu’elle n’en aurait pas été étonnée. Survivre n’avait rien d’intéressant. Peu importait le reste. Peu importait comment elle s’y était prise. Peu importait les autres. Peu importait. Peu importait. L’avoir dans ses bras était bien assez. Etait bien suffisant. Elle lui murmura qu’elle l’aimait, plusieurs fois, en anglais, en français, en italien. Pour toutes les fois où elle n’avait pas pu le lui dire, ces derniers mois. Pour toutes les fois où elle n’avait pas donné de nouvelles, le laissant en proie au doute. Pour toutes les fois où elle avait regretté qu’il ne lui tienne pas tête, qu’il ne refuse pas, purement et simplement, de la laisser pour rentrer en ville. Pour toutes ces fois.

Elle qui avait toujours vécu sa vie plus vite que le temps, elle n’aurait jamais imaginé être aussi heureuse de se poser.

Puis, lentement, elle se détacha de lui, sans jamais vraiment le quitter, et trouva ce petit bout d’homme qui attendait, sagement, sa peluche étroitement serrée contre lui, l’œil brillant. Elle reconnaissait les traits un peu trop sérieux gravés dans son visage juvénile, l’étincelle d’intelligence dans ses grands yeux d’enfant qui troublait par son éclat acéré ; à en oublier qu’il n’était qu’un enfant de six ans. Il comprit, sans un mot, sans indice, sans geste, qu’il était temps. Il comprit, sans aide, qu’elle était là. Qu’elle était bien là. Lâchant sa peluche sans ménagement, il se précipita vers elle et s’accrocha à son cou alors qu’Alice, agenouillée, l’accueillait entre ses bras. Elle le souleva, l’accrochant comme un petit koala au ventre de sa mère et le serra contre elle.


    « Alors bonhomme, tu as fait tourner en bourrique Taran, comme tu me l’avais promis ? »

Pour toute réponse, l’enfant rit.

Là. Le monde tournait parfaitement rond.
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Message Posté Lun 11 Nov - 22:16.
Ne lui demandez pas pourquoi, ni même comment c'était arrivé, mais c'était ainsi.
Comment Taran Danvill était tombé amoureux. Comment Taran Danvill, avait trouvé goût a autre chose qu'à sa science de l'espace. Heureux d'ignorer comment il avait perdu ses derniers grammes de bon sens dans cette forêt de Durmstrang. réduits à l'état de poussière par la sorcière rousse qu'il ne voulait plus jamais avoir a quitter des yeux. Accroché à elle, alors tout tournait rond pour lui, tout était parfait, ses poumons laissait passer l'air suffisant pour pour calmer son cœur battant a tout rompre contre sa poitrine. Taran ne pouvait pas gérer tout tout seul, décider quoi faire, ou savoir si il devait se mêler ou non de ces histoires de politiques et de castes, injustes. Contrairement à ce qu'il avait toujours cru, Taran avait réalisé pendant ces trois mois qu'il avait besoin des autres; Surtout d'elle. Ce n'était peut-être pas ce qu'il avait calculé pour son avenir de professeur d'astronomie légèrement sénile vivant dans le deuil et la névrose, mais il en était heureux, surtout en cet instant.
Il se rappelait de la Russie, des rumeurs, des regards. Il vivait tellement dans l'ombre de sa meilleure amie que les adolescents de l'école s'étaient mît en tête que les deux professeurs étaient secrètement en couple. C'était si lisible qu'il ne pu rien cacher lorsqu'elle lui demandait si il l'aimait encore. Tellement évident, que personne ne s'offusquait devant eux. Alors lorsqu'il est revenu à Londres l'air dépité, tout le monde a cru à son histoire d'homme veuf, absolument tout le monde. Durant ces trois mois Taran avait fini par accepter l'idée qu'il avait besoin des autres pour survivre, surtout d'eux deux.

Il la serrait si fort dans ses bras qu'il lui en aurait cassé les os. Il s'en fichait totalement. C'était comme si tout se remettait en place. Comme si la pluie cessait d'un coup pour laisser place à un grand soleil d'été. Comparaison plutôt classique, c'était pourtant ce qu'il se passait dans son esprit, dont toutes les inquiétudes venaient de disparaître. Elle était là en chair et en os devant lui, contre lui. Pas besoin de s'inquiéter sur sa fuite. Pas besoin de se demander si elle était vivante, ni d'imaginer ce qu'il ferait de sa vie avec Elio, si il ne retrouverait pas sa mère.
C'était miraculeux. Taran n'a jamais vraiment cru en Dieu et n'a jamais vraiment comprit l'attachement d'Alice à la religion, mais ne jugeait pas. Peut-être qu'il était trop fermé d'esprit et logique pour pouvoir croire en ces choses-là, ou qu'il n'en avait jamais ressenti le besoin avant. C'est venu tout seul. Il avait besoin de croire en quelques choses de tangible pour le monde en général, de s'appuyer dessus, pour ne pas se laisser glisser. Taran s'est mis à porter une médaille religieuse, représentant saint Joseph et à prier, de façon très brouillonne peut-être, mais si tant de gens y croyaient peut-être qu'on l’écouterait, quelques parts. Peut-être que le saint patron de la famille l'aiderait, juste parce qu'il le demandait. C'était utopique, mais c'était un espoir comme un autre, alors il se sentait reconnaissant envers le dieu qu’elle remerciait, sans même savoir si il était réel. Ça n’avait plus d’importance, il était exaucé.  
Nécessaire le baiser de retrouvaille. Nécessaire de retrouver tout ça, la banalité d'un couple, la simplicité d'un baiser arraché par les alliances et oppositions au système, par la " République". Il a cru a mainte reprise que cela n'arriverait plus jamais.

Lorsqu'elle se détacha de lui, ce n'était pas pour aller très loin, heureusement. Il avait encore besoin de lui dire qu’il l’aimait aussi, encore plus, toujours plus et depuis très longtemps. Ses lèvres. Ils avaient le temps maintenant. Ses yeux. Elio était revenu et attendait tranquillement que les adultes se retrouvent. Naturellement le gamin se précipita vers sa mère, qui le prit dans ses bras. Ses cheveux. Il les observa, chacun leur tour. Son sourire. C’était sa famille, sa femme et son beau-fils. Son ventre. Il sourit comme eux en les observant, attendrit et terriblement rassuré, ému. « Il a été sage, la plupart du temps. » Il ébouriffa les cheveux du gamin dont il avait pris soin pendant ce temps-là, qu’il avait appris à connaitre encore mieux, comblant du mieux qu’il pouvait les six années où il était resté loin. Il ne l’a pas connu, pas avant de venir à Durmstrang en Aout. Il se souvenait du calme ambiant, des quelques jeux qu’ils avaient, des histoires qu’il racontait et des balades dans la ville. Ça l’avait aidé à tenir. « J'ai cru que j'te retrouverai pas. » Sa voix se fit plus basse, étranglée.  Il disait cela ainsi pour éviter des mots trop lourds de sens. Tous trois savaient pourtant qu’il n’entendait pas par là qu’Alice les aurait oubliés. Un mois auparavant elle avait disparue des sorciers recherchés du jour au lendemain et personne ne lui avait jamais rien dit, pour lui, même si il refusait de penser comme cela c’est que personne n’avait désiré enfoncer le clou dans la plaie. Il croyait déjà sa femme morte. Personne ne le retint lorsqu’il décida de quitter le ministère et de partir, personne ne l’a prévenu ensuite : c’était un fantôme, réapparu dans l’école de magie française. Une question lui brûlait les lèvres : comment.., et pourquoi. Son ventre. «Je ne repartirai pas sans vous et je ne t'obéirai plus. » Il embrassa la tempe d’Alice et le front d’Elio, les enveloppant dans ses bras tous les deux, ou trois.  «Tu nous a tellement manqué. »
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