VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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arthur & lexie ▬ Bad luck relies on absolutely perfect timing.
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Sam 12 Oct - 21:46.


all roads converge to where you are
and if I follow I will surely find





Quand je suis arrivé ici, je n’avais qu’une chose en tête : mourir. Passer le temps jusqu’à ce qu’on vienne me chercher. Passer les derniers moments de ma vie dans un endroit qui avait de l’importance. Dans le seul endroit qui avait un sens. J’étais pas censé rencontrer quelqu’un. J’étais pas censé avoir de l’espoir. J’étais pas censé imaginer, rêver. J’étais pas censé être ce genre de personne. Et c’était plus qu’un contrat, c’était un véritable pacte. Mais à présent, je me tenais là, dans son jardin à elle, sous la pluie meurtrière, et plus rien n’avait aucun sens. Tout semblait hors de contrôle. Sans issue. Alors soudain, votre cœur bat plus vite. Votre souffle se fait court. Vos mains sont moites. Et tout ce à quoi vous pouvez penser, c’est à combien ça pourrait mal tourner.  En fac de médecine, on vous apprend que c’est une réaction naturelle. Vous connaissez ce sentiment. Ou du moins, vous pensez le connaître. La peur. Celle qui vous empêchait de dormir quand vous étiez gosse. Celle qui vous empêche de faire les bons choix quand vous grandissez. Mais il n’y a pas de remède. Il n’y a pas de potion magique ou de sortilège qui pourrait faire fuir la peur. C’est un choix que personne ne peut faire pour vous. Un choix que vous êtes condamnés à faire, encore et encore, jusqu’à ce que vous n’en n’ayez plus la force.

« I think I'm able to make that choice myself, you know. »

Je l’ai vu s’avancer et j’ai compris que tout se jouait là. J’ai compris que la ligne qui délimitait ce dont j’avais besoin et ce que je voulais devenait trop fine. Elle tremblait, elle aussi, parce que tout s’écroulait autour d’elle. Les certitudes, les principes, les pactes, ils n’avaient plus aucun sens. Alors j’avais un choix à faire. Un choix que je refusais de faire. Parce que je savais que, dans tous les cas, j’étais foutu. Parce que ça faisait partie des choses auxquelles j’avais renoncées en venant ici. Parce que je pensais que ça serait plus simple. Parce que je l’avais pas vue venir, et que maintenant, j’étais pris au piège. Et je la détestais pour ça. Je la détestais pour m’obliger à faire ce choix. Pour se tenir là, juste en face de moi. Pour me regarder dans les yeux et me dire ce que je savais déjà. Pour me rendre incapable de partir. J’arborais toujours la même expression. Mon visage était froid, et je luttais pour qu’il le reste.

«  Why are you so damn scared of just doing something ? Why do you keep running away ? You did that the day we met. And you keep doing it. »

En fac de médecine, on vous dit que c’est une réaction naturelle. Vous connaissez ce sentiment. Ou du moins, vous pensez le connaître. La peur, celle qui vous empêchait de dormir quand vous étiez gosse et celle qui vous empêche de faire les bon choix quand vous grandissez. Il n’y a pas de remède. Pas de potion. Pas de sortilège assez puissant pour la chasser. Alors, il faut faire ce choix que tous les hommes redoutent. Se laisser consumer par la peur, ou prendre le risque du courage. Contrairement à la peur, le courage est vicieux. Il ne promet rien. Il est bien souvent complètement vain. Il repose sur des suppositions et des calculs trop faibles pour être tenté. Mais parfois, quand on est dos au mur, comme je l’étais en ce moment même, on ne peut pas faire autrement. Parce que j’avais nulle part où aller. Parce que j’avais personne sur qui compter. Parce que j’avais plus de futur, plus de passé. Plus de certitude, plus rien derrière quoi me cacher. C’est là que j’ai constaté l’ampleur de mes mensonges. En franchissant les quelques mètres qui me séparaient d’elle. En prenant son visage entre mes mains. En l’embrassant. Doucement, au début. Puis avec plus d’empressement, comme si on n’avait pas assez de temps. Parce que c’était la vérité. Il n’y avait plus de temps. Alors j’ai continué. Et j’ai senti mon cœur battre, plus vite. J’ai senti la peur prendre possession de tout mon corps, parce que le courage ne suffisait plus. Et soudain, c’était comme une question de survie. Soudain, c’était ce moment qui me sauvait. Ce moment où je choisissais de défier l’horloge qui nous surplombait tous. Et je savais que j’aurais pas dû. Mais je continuais quand même, parce qu’il n’y avait rien d’autre que je voulais plus qu’elle. C’est un symptôme affolant d’humanité. Vouloir ce qu’on ne peut pas avoir. J’ai arrêté de l’embrasser pour reprendre mon souffle. J’ai regardé ses yeux. Ses lèvres. Et je l’ai embrassé encore une fois. Plus furtivement. J’ai lâché son visage.

« Because I know how it ends.   »


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Message Posté Dim 13 Oct - 20:47.



« I dare you to move. »

Parfois on fait des choses sans raison. On fait des choix au hasard. On préfère mentir. On préfère se dire que tout est différent. C'est plus simple. Parce qu'à chaque fois, on se retrouve dans la même position. On souffre, et on ne peut pas se rattraper. Parce qu'on ment, et parce qu'on prétend que tout ira bien, que tout s'améliorera. On devient des meurtriers. On devient des tueurs parce qu'on préfère baigner dans le sang de tout ce qu'on ne contrôle déjà plus. J'étais cette fille qui n'abandonnait pas. Qui continuait à se battre parce qu'après tout, c'est la seule possibilité qu'elle avait. J'avais gardé le silence parce que c'était ma seule et unique chance. Parce que quoi qu'il arrive, je resterais attachée à tout ce que je n'aurai jamais plus. J'avais mal à force d'accepter de mentir. J'avais mal à force d'avouer que je n'étais pas assez, mais que j'étais déjà bien trop. Je mentais pour améliorer les choses, et j'imaginais que le monde fonctionnait de cette façon. J'imaginais pouvoir devenir une reine dans un magnifique palais. J'imaginais pouvoir vivre comme si la vie n'était qu'une immense fiction. Mais on ne peut pas se détacher des mensonges. Au bout d'un moment, ils finissent par nous posséder. Par faire partie de nous. C'est comme ça qu'on souffre. Comme ça qu'on oublie qu'on aurait pu avoir bien plus, et que tout ce qu'on aurait pu posséder nous a abandonné. Je le voyais hésiter. Je voyais que je pouvais réussir. Que je pouvais obtenir ce qui me sauverait de la noyade, et pourtant c'était toujours aussi compliqué. Les notes n'étaient pas aussi simples que cela à apprendre. Les souvenirs étaient trop difficiles à mémoriser. On se disait que tout cela n'était qu'une histoire cousue de fil blanc. Que les rois n'avaient qu'à nous entendre, qu'à nous écouter. Que nous n'avions qu'à nous battre pour ce qui comptait réellement, et pour tout ce qui avait encore une valeur à nos yeux.

Je croyais à la science. Je croyais aux nombres, parce qu'ils me permettaient de tout prévoir. De tout comprendre. Parce qu'ils m'offraient la possibilité de créer les plus beaux des mensonges et les plus parfaites des solutions. Je vivais au sein d'un monde qui n'avait pas encore de sens. Au sein d'un miracle qui n'avait pas de superposition. Seulement la joie de pouvoir offrir ce qu'on ne possédait déjà plus. Les soldats se battaient comme des guerriers, alors qu'ils n'étaient pas encore totalement des hommes. On chantait pour les rassurer, ils poussaient des cris de guerre comme pour se donner du courage. Et on restait là à attendre quelque chose qui n'arrivait pas. C'était cette sensation que j'avais. Comme si je marchais sur tout ce qui était de plus précieux. De plus logique. De plus parfait. Comme si je marchais sur la peur et sur les phobies inexplicables. Je l'ai vu franchir les derniers mètres qui nous séparaient. Je l'ai vu renoncer à tout ce qu'il avait. À tout ce qui était de plus sûr. Tout ce qui me protégeait de la chute vertigineuse. Parce que j'étais celle qui allait tomber. Et je refusais de le voir. Je refusais même de l'admettre. C'était plus simple comme ça. Il a déposé ses lèvres sur les miennes. J'ai fermé les yeux. J'ai déposé ma main sur sa nuque. J'ai voulu oublier que tout ça n'était qu'une illusion. J'ai voulu continuer à croire en ce rêve impossible. J'ai répondu à son baiser et je savais que j'avais choisi mon destin. Celui qui voulait que l'on se détruise. Celui qui voulait que l'on laisse le destin nous torturer. « Because I know how it ends. » Je l'ai regardé. Et je me suis avancée à nouveau pour déposer un baiser sur ses lèvres. J'ignorais ce qui allait se passer. J'ignorais ce qui était en train de nous tuer. Ce qui était en train de nous montrer qu'il fallait s'enfuir. « No, you don't actually. Nobody knows that. » Je voulais me battre pour ce que je pouvais encore avoir. Parce que c'était ce qu'il fallait faire. Parce que c'était ça, qu'on était obligés de faire, quand tout semblait perdu. « It could work, you just have to try. You just have to trust me on this one. »
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Message Posté Dim 13 Oct - 23:36.


don't break his heart
his achy breaky heart







J’ai senti ses lèvres sur les miennes, mais c’était trop court, trop furtif. J’avais besoin de plus. J’avais besoin de tout ce que j’avais refusé, de tout ce que j’avais sacrifié. C’était égoïste. C’était stupide. C’était exactement le genre de choses que j’aurais fait si je ne la connaissais pas. J’avais jamais vu les femmes comme autre chose que des distractions. Dès que l’effet de surprise était passé, elles partaient, que ce soit de leur plein gré ou pas. J’avais l’impression d’avoir vu tout le monde. J’avais l’impression que plus rien ne serait jamais nouveau. J’avais l’impression de savoir trop de choses pour m’émerveiller devant un monde ordurier. Et puis je l’avais rencontrée et, juste comme ça, tout avait changé. Juste comme ça, l’espoir qui avait été brisé il y a des années s’était ravivé. Et parfois, je me demandais si c’était une bonne chose.  « No, you don't actually. Nobody knows that. » Le truc, avec les mots, c’est qu’on ne comprend jamais ce qu’ils veulent dire avant de se retrouver dos au mur. Le truc, avec les mots, c’est qu’on a beau les regarder s’envoler, ils restent, gravés dans notre mémoire. Les diagnostics, les pronostics, les symptômes. Parfois, ils résonnent encore. Et un homme m’a dit, un jour, que quand on se retrouvait avec un flingue contre la tempe, on pouvait prendre ce putain de pistolet, en sortir un plus gros, crier au bluff ou faire cent trente-six autres choses encore. Les vrais héros, les plus courageux d’entre nous, quand ils se retrouvent contre le mur, ils continuent de courir jusqu’à rendre leur dernier souffle. Et parfois, ce qui était une catastrophe se transforme en miracle. Parfois, c’est exactement le contraire.  « It could work, you just have to try. You just have to trust me on this one. »

J’ai ricané, parce que c’était complètement con. Lexie avait beau être spéciale, elle n’avait pas de superpouvoirs. Elle ne pouvait pas prédire l’avenir. Elle ne pouvait pas comprendre. Elle était trop jeune pour savoir combien le monde était cruel. Combien la confiance était un mythe. Un mensonge inventé pour ceux qui étaient trop faibles pour affronter la réalité.  « Trust you ? So what, you can beat death ? Don’t lie to yourself, Lexie. You know better thant this.  » J’ai posé ma main sur sa joue. Le problème, c’était que j’avais aucune autre solution. Le problème, c’était que j’avais déjà essayé d’ignorer tout ce que je ressentais, d’enterrer ça mille lieues sous terre, mais ça n’avait jamais marché. Et il y avait toujours la sentence qui planait au-dessus de moi. Une ombre qui me poursuivait. Et avant elle, j’avais jamais pensé que je pouvais la fuir. J’avais jamais pensé que j’aurais une raison de le faire. « I do, though. I do know. And it kills me, what I feel for you. I thought it would be just a thing, I thought it wouldn’t last. But it did and it does. Last hope of a desperate man, I guess. » Je pensais que j’étais plus fort que ça. Je pensais que je pouvais surmonter ce genre de choses et que ça se terminerait en silence. Je pensais que je contrôlais ce que je faisais. Je pensais que je pouvais maîtriser ma propre mort. Ecrire ma propre fin. J’avais sous-estimé le destin. Et j’avais surestimé mon courage. «  But the thing is I do know that I want you.  And I don’t want you in a friendly kind of way, it’s not working. I keep telling myself that this is a bad idea, but  I just don’t seem to be able to live without you anymore. So just tell me, because I’m giving up trying to figure out what we could be.  » J’ai soupiré. « Tell me what to do. »



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Message Posté Lun 14 Oct - 1:01.



« 'Cause I knew you were trouble when you walked in. »

« Trust you ? So what, you can beat death ? Don’t lie to yourself, Lexie. You know better than this. » C'était comme une dague en plein cœur, même si je savais depuis le départ qu'il avait raison. Même si je savais qu'il allait me détruire, et qu'il allait me forcer à me rappeler de tout ce que je ne pouvais pas avoir. C'était ça le soucis. Je finissais toujours par perdre, quelle que soit la solution, quelle que soit le moyen. Je finissais toujours par me retrouver face à tout ce que je ne pouvais pas avoir, face à tout ce que je ne pouvais pas maîtriser. Et c'était bien trop cruel, bien trop horrible à se dire. J'ai senti sa main sur ma joue, et c'était presque comme accepter de tomber. Parce que je pouvais tout essayer, parce que je pouvais me battre, mais ça ne changerait rien. Pas cette fois. Tout était déjà perdu entre les visages de ceux qui ne s'en sortaient plus. Entre les tortures de tout ceux qui n'avaient pas le moyen de se débattre. J'avais mal et je souffrais parce que ça devenait trop. Parce que ça devenait cruel. Parce que ça devenait insupportable. Et parce que quoi qu'il arrive, je me retrouvais face à l'adversité, face à destruction de tout ce que je possédais. On pense que le bonheur est accessible à chacun. Sauf qu'on oublie de dire qu'il est éphémère. Incertain. Qu'un jour, il peut partir, et qu'il peut disparaître. Je pensais que ma vie serait un conte de fée. Que j'aurai une histoire digne de ceux qui n'ont jamais pu avoir assez. Malheureusement pour moi, je continuais d'être détruite par tout ce que je ne pouvais pas contrôler, par tout ce que je n'avais déjà plus. Et par tout ce qui était incontrôlable. On se tuait à chaque fois, on empêchait le monde de nous sauver, de nous maîtriser. On empêchait les solutions d'apparaître, et elles étaient pourtant déjà là, elles étaient pourtant à notre portée. « I do, though. I do know. And it kills me, what I feel for you. I thought it would be just a thing, I thought it wouldn’t last. But it did and it does. Last hope of a desperate man, I guess. » Je le regardais sans comprendre. Parce que c'était pas le genre de choses qui m'arrivaient. Parce que quoi qu'il arrive, je restais la fille qui n'avait pas réussi à se battre assez fort pour sa liberté. Cette fille qui était enfermée dans les habitudes et dans une routine terrifiante. « But the thing is I do know that I want you. And I don’t want you in a friendly kind of way, it’s not working. I keep telling myself that this is a bad idea, but I just don’t seem to be able to live without you anymore. So just tell me, because I’m giving up trying to figure out what we could be. » Je souriais, parce que je savais que c'était de cette façon là qu'on abandonnait. De cette façon là qu'on choisissait de laisser le destin guider nos vies. Guider chacun de nos pas. « Tell me what to do. »

J'ai déposé ma main dans le creux de sa nuque. « I'm not talking about cheating death. I'm talking about using the time you still have for something else than waiting. » C'était la vérité. Parce que je ne pouvais pas empêcher l'inévitable. Même si j'essayais de le faire en secret. Même si j'essayais de le sauver de tout ce qui allait le tuer. De tout ce qui allait l'effacer de mon monde, pour le renvoyer quelque part où je serais incapable de tout réparer. De tout arranger. Le destin allait tout détruire, parce qu'il ne savait faire que ça. À chaque fois. « Stop thinking about tomorrow. Just think about today. » C'était facile à dire. Facile à délivrer. Comme si la seule action de lui offrir cette solution allait l'aider. Mais c'était faux. C'était un mensonge de plus. Une sérénade que je n'aurai jamais dû chanter. « Cause I'd rather have you. Sick or not. » Je vendais mon âme au démon. Je lui offrais tout ce que j'avais de plus précieux, en l'échange de quelques mois, de quelques années. En l'échange d'un sursis que je ne pouvais pas obtenir. En l'échange d'une souffrance dont je ne parviendrais pas à me relever. Parce que j'étais égoïste, et parce que je voulais tout garder. Parce que je voulais empêcher les uns de mourir, et les autres de vivre. Parce que j'en voulais à la terre entière de me donner quelque chose avant de me menacer de le reprendre aussi tôt. C'était peut-être là qu'il était le soucis, depuis le début. Cette fausse confiance que je n'ai pas réussi à surmonter. « And we could even have the rest of this conversation inside, before I freeze to death. »
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Message Posté Sam 19 Oct - 23:37.


The look in your eye was stronger than this
And I drink alone to stop me from weeping







« I'm not talking about cheating death. I'm talking about using the time you still have for something else than waiting. » J'ai baissé les yeux, machinalement. J'ai posé ma main dans le creux de ses reins pour la rapprocher de moi. Pendant longtemps, j'avais cru que j'avais trop de temps devant moi. Pendant longtemps, quelques mois m'avaient semblé être une éternité. Aujourd'hui, rien de tout ça ne semblait certain. La pluie tombait trop vite autour de nous. Le vent soufflait trop fort, comme si l'univers voulait déjà effacer ce moment de mon existence. Comme si le présent durait trop longtemps. Quand j'étais à Beauxbâtons, on nous disait que les dieux étaient jaloux. En gagnant l'éternité, ils s'étaient condamnés à voir les mêmes choses arriver jour après jour. Ils étaient jaloux de notre insouciance, de nos guerres, de nos pulsions. Moi, j'aurais tout donné pour avoir l'éternité. Pour ne plus avoir à me poser ces questions. Pour ne plus avoir peur. « Stop thinking about tomorrow. Just think about today. » Mais comment est-ce qu'on fait ? Comment est-ce qu'on arrête de penser à toutes les choses qu'on perd, une seconde après l'autre ? Comment est-ce qu'on arrête de voir ce putain de sablier se vider de ses cendres ? Personne ne répondrait à ces questions, parce qu'il n'existait aucune réponse. Le temps passe, et il passera quoi qu'il arrive. Il n'y a aucun sort, aucune potion qui puisse changer cette fatalité. Et parfois, tout ce dont on a besoin, c'est de quelques secondes en plus. Et parfois, on est prêt à tout donner pour ces instants qu'on voudrait voir durer pour l'éternité. On compte les jours, les heures, les minutes, et on se rend compte que ça ne sera jamais assez.  Je la dévisageais, en essayant de comprendre ce qu'elle voulait dire. Plus j'essayais de trouver des excuses pour m'enfuir, plus j'avais envie de rester, là, avec elle. Plus j'avais besoin de ça, même si je ne savais pas encore ce que c'était. Un abri ? Un refuge ? Un besoin ?  « Cause I'd rather have you. Sick or not. » J'ai pris la main qu'elle avait posé sur ma nuque dans la mienne. J'aurais aimé pouvoir tenir mes promesses. J'aurais aimé pouvoir faire les choses comme je les avais prévues. J'aurais aimé avoir ce genre de courage, celui du soldat de premier rang. Celui qui sait qu'il va y passer, mais qui crie 'vive la France' pour dernières volontés. J'aurais aimé être assez fort pour tenir les barricades. Résister. Mais toutes ces choses que je racontais, tous ces regards que je lançais, c'était une arnaque. Un coup. Un rôle. On se dit tous qu'on finira par y passer. On voit tous la mort comme une fatalité lointaine et, au bout du compte, on n'en a même plus peur. Mais quand elle vous frappe de plein fouet. Quand on sent son ombre planer sur la sienne. C'est là qu'on commence à comprendre combien on s'est trompé. J'ai jamais été le genre de type qui pense aux autres avant de penser à lui. Et ce que je faisais en était encore une nouvelle preuve. Mais la seule chose qui me retenait, c'était elle. C'était de savoir qu'un jour, elle se retrouverait seule. Et que ça serait de ma faute.  « And we could even have the rest of this conversation inside, before I freeze to death. »

Elle avait à peine fini sa phrase qu'on était déjà de retour dans son salon. Le transplanage m'avais un peu essoufflé. Je me suis écarté. J'ai fait le tour de la table pour m'approcher de la fenêtre. Dehors, c'était la tempête. L'orage se déchaînait. Je pouvais voir son visage dans le reflet de la vitre. J'ai tout fait pour ne pas croiser son regard. J'avais du mal à le supporter.  En toute honnêteté, j'avais plus envie de parler. J'avais plus envie de verbaliser mes peurs. J'avais envie de les fuir. J'avais envie de penser à autre chose. De faire autre chose. J'ai baissé la tête, en me retournant. J'arborais un de ces demi-sourires dont j'avais le secret. Ces sourires à moitié brisés, à moitié mystérieux, à moitié désespérés. « If you're sure about this then I... It's going to be complicated Lexie. We're going to have to hide because I can't be seen having an affair with one of my students. And I'm not getting any better. So when the time comes, you will have to let me go. This is not negociable. » J'ai relevé mes yeux vers les siens, toujours avec le même sourire.  «That said,  I happen to know a lot of ways for two people to get warmer.   »

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Message Posté Dim 20 Oct - 20:03.



« What's left of my heart is forever yours. »

« If you're sure about this then I... It's going to be complicated Lexie. We're going to have to hide because I can't be seen having an affair with one of my students. And I'm not getting any better. So when the time comes, you will have to let me go. This is not negociable. » Letting go. Apprendre à laisser les choses se faire. Apprendre à laisser le temps tout détruire, parce que c'est la seule chose qu'il a toujours été capable de faire. Apprendre à faire les mauvais choix, à continuer de se battre contre tout ce qui n'a plus de valeur. Continuer à vivre comme s'il n'y avait plus aucun sens. Apprendre à oublier la sincérité, l'honnêteté. Apprendre à oublier tout ce qui fait mal, parce qu'on a pas le droit de le reprocher à qui que ce soit. Ça a toujours été le soucis. Apprendre à laisser tomber. Apprendre à relâcher tout ce qui n'aura pas la possibilité de perdurer. Je voyais le futur sans réellement le comprendre. Je voyais le passé sans pouvoir le rattraper. Je rêvais de calme et de sérénité. Je rêvais de paix, je rêvais d'une famille, et c'était comme si on choisissait de m'offrir la moitié de l'offre. Comme si on préférait me dire que je n'aurai jamais tout. Que je devrais rester seule. Que je n'aurai pas le choix, quoi qu'il arrive, parce que je faisais partie de ces personnes qui ne méritaient pas de tout avoir. Je faisais partie de celles qui se battaient pour ces choses sans réellement les posséder. Sans jamais réellement les avoir. Je voulais m'en sortir mais je n'arrivais pas à le faire. Je voulais me relever mais on continuait de me pousser à terre. On me donnait des charges, des contraires à essayer de maîtriser. On m'offrait des oppositions, et on m'obligeait à composer. À m'arranger. À changer la donne. Je regardais les gens autour de moi s'en sortir, tandis que je continuais à me noyer. Tandis que je continuais de souffrir à travers des mots qui me détruisaient. Je choisissais de tout accepter, même si ça me faisait peur. Je choisissais de faire la moitié du chemin sans essayer de me débattre. Parce que ce n'était pas ça, ma personnalité. Parce que j'ai toujours été cette fille qui avait peur de dire non. Toujours cette fille qui se cachait derrière des mensonges. Derrière des sourires. Et j'avais été assez bonne actrice pour tenir jusque là. Sauf qu'il avait tout compris. Sauf qu'on se retrouvaient dans cette position, sans savoir quoi changer, quoi modifier. Sans savoir pourquoi est-ce que des personnes aussi opposées que nous pouvaient s'en sortir. Et peut-être que c'était voué à l'échec, mais on refusait de le voir.« That said, I happen to know a lot of ways for two people to get warmer. »

J'ai souri, avant de rire quelques secondes. « Stop being playing like you're hard to get, we both know the truth, old man. » C'était plus confortable, de se dire que pour l'instant, on avait encore la chance de tout changer. Je voyais les choses d'une façon différente. J'avais envie de croire en quelque chose d'autre que la crainte. Je voulais croire en la lumière qui se dessinait au loin. Je pensais que le monde pouvait être différent. J'avais passé tant d'années à ignorer tout ce qui se trouvait en face de moi. J'avais passé tant d'années à avoir peur, parce que c'était terrifiant de croire à l'inconnu. Parce que c'était terrifiant de croire en autre chose que l'habitude. Et parce que quoi qu'il arrive, on semblait être destinés à se détruire. À se retrouver dans la place la plus difficile, celle des damnés. Ceux qui n'avaient pas la chance de pouvoir se battre, mais ceux qui étaient destinés à souffrir, quoi qu'il se passe, quoi qu'ils essayent de changer. « So I'll have to keep listening to the girls' bets on who will win you heart first ? I'm disappointed, Mr Duprat. » Je me approchée à nouveau de lui, en lui faisant face. « Anyway, you were talking about getting warmer, I'm all ears. » Je voulais croire au changement, parce qu'au final, quoi qu'il se passe, il était tout ce que j'avais. Il était ma seule chance de découvrir autre chose que la souffrance. Autre chose que l'oubli et le néant.
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Message Posté Lun 21 Oct - 20:21.


A love like this won't last forever
But I, I don't really mind, I don't really mind at all





Voilà comment ça se passe. On marche sur une terre sèche, froide et sans merci. On regarde l'univers nous prendre tout ce qu'on a. On essaye de trouver des raisons à des évènements qui n'en ont pas. On invente des dieux et pire, des héros. On se dit qu'on se battra jusqu'au bout, mais on abandonne dès que le mur est trop haut. On lance des sourires dédaigneux parce qu'on sait ce qui se cache derrière. On pense qu'on vit parce que notre cœur a l'audace de battre. Mais en vérité, on brûle. On brûle nos souvenirs, nos histoires, et on brûle les cendres. On ne se bat pas, on fuit. Et plus ça va, plus on trouve des moyens plaisants de le faire. Elle était mon échappée belle. Mon passe-droit. Je pense pas qu'on savait à quel point c'était précieux. Je pense pas qu'on se rendait compte qu'à vouloir toucher le soleil, on finirait par brûler, encore. « Stop playing like you're hard to get, we both know the truth, old man. » J'ai esquissé un sourire en baissant la tête. Peut-être que c'était une bonne chose. Peut-être que c'était la pire des erreurs qu'on pouvait faire. Peut-être que je devais rester. Peut-être qu'il était temps que je parte. Je sais ce que je suis, et je sais ce que je mérite. Je sais que ce sourire n'en fait pas partie, et je sais que je ne peux pas l'abandonner non plus. Je sais que je suis fort, mais pas pour ça, pas comme ça. Le problème, c'est que là où les gens voient des signes, je vois des symptômes. Là où ils voient la guérison, je vois une échéance, un délai. Et j'avais l'impression d'avoir parcouru le monde des dizaines de fois avant de la rencontrer. J'avais l'impression d'avoir vu les saisons défiler des centaines de fois. J'avais l'impression que plus rien n'avait de sens. J'avais l'impression que le Soleil se lèverait toujours de la même façon, et qu'il se coucherait toujours à la même heure. Mais tout me ramène à elle. Absolument tout. Et juste comme ça, je perds le contrôle de tout ce que j'ai construit. Juste comme ça, mon courage se brise. Juste comme ça, je me rends compte que tout n'est qu'une vaste arnaque. Je ne veux pas mourir. J'attends pas la mort. J'en ai peur. Et je fuis. La différence, c'est que j'ai plus assez de force pour courir. La différence, c'est qu'elle est là. Et qu'elle rend tout plus acceptable. Ou plus révoltant. « So I'll have to keep listening to the girls' bets on who will win you heart first ? I'm disappointed, Mr Duprat. » J'ai arqué un sourcil. Des paris, sur moi ? En toute honnêteté, ça ne m'étonnait pas. J'étais un homme séduisant, ça ne faisait aucun doute. J'avais joué de mes charmes toute ma vie. Et je continuais de le faire encore et encore. Le truc, c'est que tout ce qui aurait compté auparavant n'avait soudainement plus aucune importance. Certes, ça flattait mon ego. Mais quand j'étais avec elle, j'avais pas besoin de ce genre de choses. Elle était suffisante. « Anyway, you were talking about getting warmer, I'm all ears. » On sourit et on y croit. On oublie la douleur qui joue avec les nerfs de ses jambes. On fait abstraction des respirations suffocantes. On se rapproche. Plus près. Encore plus près. Jusqu'à ce qu'on sente les souffles se mêler. Jusqu'à ce que son dos rencontre le mur. Mais toujours aussi subtilement. On se perd dans ses yeux. On fait comme si on contrôlait la situation, on fait comme si on avait une quelconque maîtrise de ce que l'univers avait en réserve pour nous. On murmure. « Oh, how I love when you call me that. » Puis on s'éloigne, avec un sourire satisfait. On joue, sans se rendre compte qu'on perd, parce que soudain, la douleur est trop forte. On se retourne, on s'autorise un rictus. On va s'asseoir,comme si de rien n'était. On se sert un verre et on boit quelques gorgées. On relève les yeux pour croiser les siens. Puis on retrouve le sourire. « I'm not talking until I hear more about those bets. Who's running first ? Is it my heart or my ass they're playing for ?  Come on, be honest. » Je lui ai fait signe de venir s'asseoir à côté de moi. Puis j'ai fui son regard, comme si j'avais honte de ce que je disais. « You know it's you I want, right ? »

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Message Posté Mar 22 Oct - 16:29.



« When I'm on my knees I'll still believe, and when I've hit the ground, neither lost nor found, if you'll believe in me I'll still believe. »

La simplicité des choses étaient parfois effrayante, parce qu'elle cachait toujours quelque chose d'autre. Un secret dont on ne peut pas se défaire. Parce qu'elle cachait un mystère qu'on ne peut pas comprendre, un masque derrière lequel on se cache, comme pour prétendre que tout ira mieux, que tout est encore récupérable. On reste misérables, faibles. Limités. On reste des personnes sans la moindre logique, sans le moindre moyen d'être réparés. On essaye d'améliorer les choses, de réparer ce qui ne va pas. De guérir les maladies. De les soigner. On essaye de se dire que tout ira mieux, que tout est récupérable. On essaye de prétendre que la peur appartient au passé, que tout ce qu'on a pu perdre, n'est qu'une illusion. Un mensonge que l'on a pas encore tout à fait compris. On se promet des millions de choses, on se crée des milliards d'excuses, comme pour se protéger d'un danger sous-jacent, d'une histoire que l'on a pas encore été assez fort pour entendre. Et c'est bien là que se trouve le problème. Il est réel, mais il est dissimulé sous des couches de glace et de feu. Des couches de mensonge. On essaye de protéger le passé tout en ignorant le futur. Tout en le présentant  comme un cauchemar que l'on doit à tout prix éviter. Il s'était approché, et l'air devenait suffoquant. Parce que je ne contrôlais plus rien. Parce que je ne faisais que penser à tout ce que j'avais encore à sauver, tout ce que j'avais encore à protéger. Tout ce qu'il essayait de prendre, et tout ce qu'il parvenait à maîtriser sans mon accord. « Oh, how I love when you call me that. »

Puis il est parti s'asseoir, parce que c'était ce qu'il faisait. Il mentait. Il prétendait qu'aucune maladie ne rongeait ses os, mais c'était la vérité. Il disparaissait un peu plus chaque jour, et il n'y avait pas d'autres alternatives, même si j'aimais à penser qu'il y en avait une. Même si je préférais me dire qu'on pouvait tout changer. Qu'on pouvait modifier les choses. Je préférais prétendre que tout allait bien, alors que tout ça n'était qu'une bombe à retardement. Quelque chose qui ne tarderait pas à exploser. Je savais ce que ça signifiait. Je savais que le temps refusait de nous accorder ce qu'on méritait. Je savais que tout serait bientôt au passé. Et que le présent n'aura plus d'importance, parce qu'après tout, on passe des heures à plaindre ceux qui n'ont pas la chance de s'en sortir, sans comprendre pourquoi est-ce qu'ils sont dans cette situation. Les visages des démons et des tueurs peuvent ressembler aux nôtres, mais ils n'en restent pas moins ceux qui désirent nous anéantir. Nous rappeler qu'on a jamais le pouvoir de rattraper les choses. Ceux qui nous montre que quoi qu'il arrive, on est toujours perdants. On fait les mauvais choix. On prend les mauvaises décisions. Et on découvre à quel point tout est fragile. « I'm not talking until I hear more about those bets. Who's running first ? Is it my heart or my ass they're playing for ? Come on, be honest. » J'ai commencé à avancer pour m'installer à côté de lui. Je me suis adossée sur le canapé et je me suis arrangée pour qu'il fasse de même afin de poser ma tête sur son épaule. « You know it's you I want, right ? » Un sourire rapide, et j'ai répondu. « I guess I do. I'm just not used to be the kind of girl that ends up in that kind of situation. » C'était vrai. J'étais plutôt cette fille qui finissait par tomber dans l'oubli. « And about the bets, well, the blond girl, Emilie, she's the first on the list. She, and a lots of them, are playing for both. Since, you know, you're the mysterious guy who must be hiding a dark secret, and you certainly need someone to help you carry the burden. » Je voyais l'ironie sans pour autant la comprendre. Je voyais la logique sans vouloir la saisir. « Some of them are crazy about you, be careful, you might get assaulted. »
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Message Posté Jeu 24 Oct - 22:48.


you took my soul and whiped it clean
our love was made for movie screens





« I guess I do. I'm just not used to be the kind of girl that ends up in that kind of situation. » Et moi, j'étais pas le type qui aimait. J'étais celui qui jouait, qui distribuait les cartes, et qui regardait les autres perdre, les uns après les autres. J'étais celui qui maîtrisait le jeu, j'étais celui qui faisait tomber tous les pions, celui qui savait exactement quel serait le prochain score et qui gagnait, encore et encore. J'étais celui qui avait appris à calculer son coup si bien qu'il avait réussi à calculer sa propre mort. J'étais celui qui savait exactement ce qu'il faisait et pourquoi il le faisait. Mais j'avais tellement perfectionné mon algorithme que j'avais oublié une variable, et elle suffisait à tout remettre en question. J'ai passé mon bras autour d'elle pour la rapprocher de moi. C'était presque trop facile. C'était quelque chose que je ne comprenais pas. J'avais jamais dépendu de personne, et je m'étais toujours arrangé pour que ça reste comme ça. Alors pourquoi est-ce que j'avais besoin de la sentir contre moi ? J'avais toujours été un expert dans l'art d'ignorer les réponses qui me gênaient.« And about the bets, well, the blond girl, Emilie, she's the first on the list. She, and a lots of them, are playing for both. Since, you know, you're the mysterious guy who must be hiding a dark secret, and you certainly need someone to help you carry the burden. » J'ai souri. J'avais arrêté de cacher ce que j'étais quand j'avais compris que ça ne servait à rien. Je maniais les apparences à la perfection, mais parfois ça ne suffisait plus. Parce qu'on ne cache pas une quinte de toux. Parce que la fatigue se lit sur un visage. Parce que la douleur est trop universelle pour être ignorée. Dans ma tête, j'étais toujours cet homme invincible qui avait dompté la mort. Mais je savais que c'était certainement le plus beau mensonge que je m'étais raconté. Personne ne défiait la mort de cette façon. Personne ne s'en sortait jamais. Et les miracles, eh bien, ils n'avaient jamais existé. Encore une invention pour rendre la douleur plus supportable. Ce n'est que lorsqu'on arrive au bout de la route qu'on peut comprendre que tout ce à quoi on croyait aussi intensément n'était que des illusions. « Some of them are crazy about you, be careful, you might get assaulted. » J'étais habitué au succès. La défaite, en revanche, c'était quelque chose de nouveau. Quelque chose que j'avais du mal à gérer. Je faisais illusion. Je faisais comme s'il me restait du courage et de la force. J'avouerai jamais que j'étais terrifié. Parce que chaque seconde qui passait me rapprochait un peu plus de tout ce que je fuyais sans le savoir. C'était pour ça que je caressais son bras. Que je profitais du temps qui me restait sans oser faire quoi que ce soit.  

J'ai demandé beaucoup de choses. J'ai demandé une brillante carrière, j'ai demandé de l'argent, j'ai demandé du respect, de la célébrité. J'aurais jamais cru, un jour, que je penserai à demander plus de temps. Le truc, c'est que je ne crois pas que les gens changent. Ils sont toujours profondément les mêmes. Et moi, je resterais toujours le connard égoïste. Celui qui préférait blesser les autres plutôt que de se regarder en face. Je préférais la regarder, elle. Parce qu'à travers ses yeux, j'étais quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui méritait quelque chose de plus. Quelqu'un que le destin aurait dû épargner. Quelqu'un qui aurait dû vivre. « I know, people tend to get crazy about me. They'd be idiots not to. I mean, what is there not to like about me ? Especially with the whole mysterious guy act. Isn't that why you fell for me, Lexie Penelope ? » Alors je l'ai embrassée. Et je l'ai embrassée encore, jusqu'à ce qu'on soit allongés sur le canapé. Parce que c'était plus facile de se raccrocher à elle, d'oublier que ce qui était là à présent pouvait disparaître du jour au lendemain. C'était plus facile de laisser mes mains parcourir son corps plutôt que de les regarder trembler. Même si ça n'avait aucun sens, elle était tout ce que j'avais. J'ai arrêté pour la regarder dans les yeux. « But well, they lost. » Un dernier baiser, presque volé.  « Lexie... Did you bet on me ? »
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Message Posté Ven 8 Nov - 22:35.



« Life ain't worth living without the one you love. Fare thee well, my honey, fare thee well. »

On veut toujours obtenir la fierté de ceux qui comptent pour nous. On grandit dans l'idée que tout n'est qu'un éternel recommencement, une histoire dont il faut trouver la solution. On grandit et on prie pour que quelqu'un finisse pour nous entendre alors que tout est silencieux. On prie pour que quelque chose se répare, que quelque chose nous soulage. On prie pour que les martyrs et les innocents soient protégés. On prie pour que tout ce qui nous rabaisse nous permette de nous en sortir. On implore des prières et on hurle à tue tête, jusqu'à ce que l'on se rende finalement compte que personne n'a jamais écouté. Qu'on a beau continuer à voir le monde de cette façon, il n'est pas réel. Il ne l'a jamais été. C'est une simple illusion que personne ne peut maîtriser, que personne ne peut entendre. C'est une note qui se perd au fin fond d'une mélodie que personne ne peut réellement entendre. On essaye de sauver la mise, on oublie le passé pour construire un futur plus glorieux, et on a parfois l'impression de tout rater. De tout préparer de la mauvaise façon. On a l'impression de prendre les choses comme si elles étaient acquises, alors qu'au final on ne possède rien à part de la poussière. On fait des promesses mais personne ne nous entend. On essaye de trouver toutes les solutions possibles. On essaye de comprendre pourquoi est-ce qu'on doit être séparés du bonheur. On essaye de suivre toutes les instructions possibles, de découvrir comment est-ce que l'on est placés au sein de cette grande boucle qu'on ne cesse de suivre. C'est comme si on étaient piégés dans un cauchemar, piégés au fin fond d'une existence que personne ne peut comprendre. Piégés dans tout ce qui n'est pas encore maîtrisable. Alors on accuse le destin, des forces supérieures à nous. On se retire de ce choix, et on ne cesse de se demander pourquoi et comment est-ce que l'on a pu se retrouver à cet endroit. Comment est-ce qu'on a pu être écrasé par le poids de tout ce qu'on ne maîtrise pas ? Et comment est-ce qu'au final, on finit par s'en sortir en prétendant que rien de ce qui a pu se passer n'était de notre faute ? On rejette toujours tout sur quelque chose d'autre, parce que c'est plus simple de cette façon. Moins cruel. Moins dangereux.

« I know, people tend to get crazy about me. They'd be idiots not to. I mean, what is there not to like about me ? Especially with the whole mysterious guy act. Isn't that why you fell for me, Lexie Penelope ? » Je pensais que je pouvais obtenir le monde. Je pensais que je pouvais tout avoir parce que c'était tout ce qu'on m'avait promis. Je pensais que je pouvais faire les bons choix, que je pouvais entendre les bonnes solutions, et choisir le meilleur des châtiments. Parce que c'était ça, mon rôle. Survivre, quoi qu'il arrive. Apprendre à découvrir qu'il y avait plusieurs miracles. Apprendre qu'il n'y avait que nous. Des choix qui nous définissent. Des choix qui finissent par montrer à quel point il est impossible de s'en sortir totalement. Qu'on finit toujours par se retrouver sur le côté de la route. Perdus entre l'oubli et le souvenir. « But well, they lost. » J'ai souri. J'ai imaginé ce que ça ferait de retrouver quelque chose qui avait une valeur. De retrouver un nouveau mensonge, ou une vérité plus réelle. Parce que c'était toujours ça, le dilemme. Vivre en sachant qu'il n'y avait pas de solution, qu'il n'y avait pas de visage familier auxquels se raccrocher. Seulement le vide et le néant. « Lexie... Did you bet on me ? » J'ai ri pendant un instant, avant de m'approcher lentement. « Actually, you'll be surprised to know that.... » J'étais assez proche pour murmurer. « I didn't. » C'était une nouvelle liberté que je ne comprenais pas totalement. Une nouvelle vie qui se dessinait sans que je ne puisse réellement savoir ce qu'elle allait apporter. J'entendais les choses sans en être consciente. Et tout était différent, maintenant. « And I'm also sorry to tell you that I only fell for you because even if you're an old man, you're still better than the guy sitting next to me. He's been trying to get into my pants since forever. » On comprend que les choses sont futiles, sans réel intérêt. Qu'elles sont fragiles, bien trop fragiles. Que quoi qu'il arrive, on se retrouve avec des pièces brisées qui écorchent nos mains. « Come on, I'm kidding. I'm keeping the real reason for myself. It's gonna be a secret. Like my real name. »
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Message Posté Lun 11 Nov - 19:35.


come on skinny love
just last the year





« Actually, you'll be surprised to know that.... » Parfois, j'aurais aimé être assez fort pour lâcher prise. J'aurais aimé être assez fort pour laisser tomber mes envies et me concentrer sur l'objectif à long terme. Ou alors, j'aurais aimé être assez faible pour pouvoir oublier un instant, juste un instant, pourquoi j'étais là. J'aurais aimé pouvoir sentir son souffle  sur ma peau sans avoir un sentiment insupportable de culpabilité. J'aurais aimé pouvoir la regarder sourire sans imaginer qu'un jour, à cause de moi, elle ne sourirait plus. Parce que j'allais la blesser, c'était la seule chose que je savais. Quoi que je dise, peu importait les promesses que je me faisais en silence, ça se finirait comme ça. Je gagnerai, parce que c'était pour ça que j'étais venu, et elle perdrait, parce que c'était comme ça que c'était prévu. Alors j'ai approché mon visage du sien, et j'ai souri, parce que c'était le meilleur moyen de prétendre que tout ça était réel.  « I didn't. » Même si j'étais un peu blessé, j'ai continué à sourire. A embrasser son cou.  A faire comme si ça ne m'atteignait pas, tout ce qui nous surplombait, tout ce qui nous attendait dès le lendemain. J'étais un menteur. Un expert dans l'art de l'illusion. Je faisais partie de ces gens qui croyaient à leurs propres mensonges parce qu'ils n'avaient jamais été capable de maîtriser la réalité. C'était toujours plus facile de faire comme si on contrôlait la situation alors que l'eau montait trop vite. Mais on ne sait jamais qu'on coule avant d'avoir la tête sous l'eau. On se laisse prendre à un jeu que personne n'a jamais maîtrisé et que j'avais pas le courage de perdre.  « And I'm also sorry to tell you that I only fell for you because even if you're an old man, you're still better than the guy sitting next to me. He's been trying to get into my pants since forever. » J'ai froncé les sourcils et je me suis redressé pour m'asseoir à nouveau. Je regardais en face de moi, un faux sourire ancré sur le visage. J'avais déjà fait l'expérience de l'envie et de la jalousie. J'étais quelqu'un d'impétueux. Quelqu'un qui se battait sans cesse pour obtenir ce qu'il n'avait pas encore et, à plus juste titre, pour conserver ce qu'il avait déjà. J'étais jaloux de la découverte d'un de mes collègues. Envieux d'une voiture que je voulais à tout prix posséder. Et, dans mes batailles comme dans mes guerres, j'ai toujours triomphé pour combler ce qui m'apparaît maintenant comme un vide. J'ai jamais été possessif envers quelqu'un. J'ai jamais été jaloux de ceux qui pouvaient lui tourner autour. J'ai jamais vraiment été impliqué dans une relation. J'étais toujours en position de force, celui qui commandait, celui à qui on obéissait. Et la jalousie était une variable que je n'avais pas considéré dans mes calculs. Un piège qui se refermait sur moi. Parce que je devrais continuer à la traiter comme une étrangère pendant qu'ils la contempleraient d'un peu trop près. Et j'ai toujours éprouvé des difficultés à cacher ma colère, à ne pas la laisser exploser. C'était la seule émotion que je ne contrôlais pas, la seule qui pouvait me mettre en danger, parce que j'étais en colère après des tas de choses, et que je ne savais pas si je pouvais supporter d'en ajouter une dernière. « Come on, I'm kidding. I'm keeping the real reason for myself. It's gonna be a secret. Like my real name. » Je me suis tourné vers elle, en l'interrogeant du regard. J'étais trop fier pour lui  demander de me révéler son secret. Et après tout, ça serait plus facile de ne pas savoir, parce que je finirai par lui prouver qu'elle avait tort, d'une manière ou d'une autre. Je ferai toutes les erreurs possibles, au lieu de fermer les plaies, j'allais en ouvrir des nouvelles. Tout ce que je laisserai derrière moi, ça serait des cicatrices. Ca avait toujours été comme ça. Et je n'étais pas assez naïf pour croire que ça changerait. J'ai regardé en face de moi à nouveau, en me demandant pourquoi il fallait à tout prix que le temps passe et que tout soit éphémère. « What real name ? I know you're real name, it's written on my list à l'université. Lexie Penelope Holmes, right ? » Vous vous êtes déjà demandé pourquoi on ne formulait jamais nos souhaits ?  Certains pensent que si la vie les entendait, elle nous les prendrait avant même qu'ils n'aient été soupirés. J'ai toujours cherché une explication plus logique. Une idée moins vindicative. J'ai essayé d'expliquer par a + b que personne n'était à notre écoute. Que les vœux, qu'ils soient prononcés ou pas, tombaient toujours sur le même sol. En cet instant précis, j'aurais aimé avoir tort. Quelques secondes de silence. Je me suis raclé la gorge avant de me retourner vers elle avec un sourire.  « Whatever your name is, mysterious girl, you just got your friend a 0 for the next exam. » Je la regardais et je choisissais d'arrêter de penser à la fin. Je choisissais de respecter mon plan, et de mentir jusqu'au bout. Je ne savais plus si je le faisais pour elle ou pour moi. Probablement pour moi. Certainement pour moi. Pour moi. Peut-être qu'elle était mon miracle. Peut-être que j'étais son désastre. « Don't ask me why, like you always do. There's no point asking a question when you already know the answer. »
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Message Posté Mar 19 Nov - 22:41.



« She never wants to fall in love again, and every kiss would be a crime. Maybe she suffers from the thrill of it all. »

Je me suis toujours dit que j'aurai toujours pu gagner, d'une façon ou d'une autre. J'aurai pu posséder tout ce que je désirais. J'aurai pu vivre sans essayer d'imaginer à quoi ressemblerait le futur. J'aurai pu me sauver de la peur et de l'abandon parce que c'était ça qui me détruisait depuis le départ. J'aurai pu souffrir et j'aurai pu oublier. J'aurai pu me torturer à l'idée de tout ce que je ne comprenais pas, et c'était ça le soucis. Je voulais tout avoir, et je pensais que je pouvais me battre pour ça. Il me donnait envie de me battre, alors qu'il abandonnait. Et c'était ça le paradoxe. Parce que j'avais aussi laissé tomber. Et quoi qu'il arrive, on ne retourne pas en arrière. On a beau changer des louanges et hurler des prières jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de notre voix, il n'y a pas de miséricorde. Pas de Dieu, pas de soulagement. Il n'y a rien à part l'oubli. La perte totale de ce qui a pu exister. Je voyais le monde comme s'il n'était pas totalement réel. Je voyais le futur comme s'il était un monde à part entière. Je pensais que j'aurai la chance de rattraper mes erreurs parce qu'elles étaient tout ce que j'avais. Parce que parmi tous les mensonges, il ne restait déjà plus qu'une histoire qui n'était pas encore écrite. J'inventais la fin et je choisissais le mensonge pour me soulager de tout ce que je ne maîtrisais pas encore. J'oubliais le passé en construisant un futur imaginaire où tout irait bien. Où il serait éternel. Où il serait encore là. Parce que quoi qu'il arrive, il se retrouvait toujours absent. Quoi qu'il arrive, il disparaissait derrière une couche de peine et de souffrance. J'ai espéré pouvoir changer les choses, et j'ai voulu imaginer que tout ça serait tellement plus facile. Sauf qu'il n'y avait pas de soulagement, pas de grand pouvoir, ni de grande justice. Il n'y avait pas de chance, ni de hasard. Il n'y avait que le destin. Celui qui avait été écrit pour nous. Celui qui décidait de nos choix avant même que l'on ait la chance de pouvoir y penser. Celui qui éliminait l'espoir. Et c'était ça, depuis le départ. L'abandon de tout ce qui était présent. L'abandon de tout ce qui aurait dû perdurer.

« What real name ? I know you're real name, it's written on my list à l'université. Lexie Penelope Holmes, right ? » On se noie dans les secrets parce qu'ils sont toujours plus simples à garder. Parce que quoi qu'il arrive, quand on se retrouve face à ce qu'on ne comprend pas, le secret est le meilleur moyen de se protéger contre ce qui nous attaque. Et j'avais peur de me réveiller un jour et de découvrir qu'il n'a jamais été qu'une illusion. Un mensonge si bien construit que j'aurai pu y croire. Un miracle si bien imaginé qu'il aurait pu sembler réel. Divin. Et j'avais trop peur de perdre. Trop peur de me relancer dans une histoire sans fin. Dans une douleur qui ne s'atténue jamais. Dans une destruction de mon âme qui avait fini par me détruire totalement. « Whatever your name is, mysterious girl, you just got your friend a 0 for the next exam. » J'ai ri, parce que ça semblait simple. Parce que derrière tous les stratagèmes, derrière tous les mensonges, il restait l'espoir. La naïveté de penser que chaque instant pouvait être réel, même s'il n'était qu'éphémère.

« Don't ask me why, like you always do. There's no point asking a question when you already know the answer. » On croit aux miracles et aux héros parce qu'ils sont une manière de nous rassurer. Une manière de nous montrer qu'il y a toujours de l'espoir, caché au fond de nous. Qu'il y a une solution magique, un aspect incontrôlé qui finit par prendre le dessus. Mais la vérité c'est qu'il n'y a rien. Rien à part la triste et cruelle réalité. Parce que c'est tout ce qu'il y a toujours eu. Une réalité qui refuse de s'avouer. Un mensonge qui se cache dans la pénombre et qui nous torture de plus en plus chaque jour de notre existence. Je me suis approchée de lui pour me blottir dans ses bras. J'avais besoin de croire que j'avais réussi. Que j'avais abandonné un cauchemar pour me réveiller complètement. J'ignorais que la sentence serait plus lourde. Que les erreurs seraient plus douloureuses. Qu'elles seraient comme des coups de poignard à l'intérieur de mon cœur. Que la trahison était inévitable. Parce que c'est ce genre de mensonge que l'on préfère se raconter, quand on a peur de tout perdre. « Are you going to kill me if I tell you that you're cute when you're jealous ? » Je l'ai embrassé, et ça semblait presque trop facile. Comme si après tout ce temps on pouvait gagner une bataille que personne n'a jamais pu maîtriser auparavant. Une bataille sans fin. « Anyway, my real name is Alexandria. Lexie was always a nickname because I thought Alexandria was ugly, and way too long. Happy now ? »
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Message Posté Sam 23 Nov - 16:46.


as long as we're together
does it matter where we go ?





On fait des plans, et parfois on est assez fort pour s'y tenir. On sait que ça sera dur, mais on s'accroche, parce qu'on sait que la vue sera plus belle une fois qu'on aura grimpé au sommet. Mais parfois, c'est pas le sommet qu'on veut atteindre. Parfois, on veut tomber plus bas que terre, et on veut le faire vite, on veut le faire durement, parce que ça semble la bonne chose à faire sur le moment. On n'a pas envie de penser aux conséquences, parce que c'est pas comme ça qu'on veut vivre. Parfois, on ne veut pas vivre dans dix ans, on veut vivre maintenant, parce qu'on sait qu'il n'y aura pas assez de temps pour faire tout ce qu'on avait prévu, pour réaliser tout ce qu'on n'a pas eu le temps de perdre. Et c'est toujours une course, la vie. On court après les autres, on court après son ombre, on essaye d'échapper au destin en s'inventant des excuses. Mais on connaîtt tous la case départ et la ligne d'arrivée. On sait tous où on va. C'est bien pour ça qu'on court dans l'autre direction. J'avais pas envie de me dire que c'était ce que je faisais, parce que j'étais pas ce genre de personne. Moi, j'étais celui qui affrontait tout et qui gagnait à tous les coups, même si c'était un mensonge, même si ça sonnait faux. Je trouvais toujours le moyen de gagner, c'était comme ça. Mais là, à ce moment là, est-ce que je gagnais, ou est-ce que je perdais ? Est-ce que j'avais raison, ou est-ce que j'avais tort ? Je courrai sans savoir ma destination d'arrivée. Je courrai et ça semblait la meilleure chose à faire pour un condamné à mort. Prendre ses dernières respirations à bout de souffle. Se battre pour son air, pour le temps qu'il reste. Ca semblait la meilleure chose à faire parce que j'avais pas envie que ça soit la pire. De toute façon, je ne pouvais pas reculer. J'en avais pas vraiment envie.  « Are you going to kill me if I tell you that you're cute when you're jealous ? » J'ai levé les yeux au ciel. J'étais fier. Je préférais me cacher derrière un masque plutôt que de lui montrer que, quelque part, j'étais vulnérable, moi aussi. Dès qu'elle se rapprochait, je m'en allais un peu plus, comme si j'avais peur du mal qu'elle pourrait me faire. Parce que c'était ça, au fond, le problème. J'avais pas envie de souffrir. J'avais pas envie de brûler. J'avais envie d'être en position de force, j'avais envie de tout maîtriser. Lorsqu'elle m'a embrassé, j'ai compris que ça serait jamais possible. Parce que c'est pas le genre de chose qui peut se contrôler. Ca aurait été plus facile si c'était faux. Plus facile si je ne ressentais rien. J'avais beau essayer de m'en persuader, ça ne fonctionnait pas. J'étais pas du genre à lâcher prise, plutôt du genre à mentir jusqu'à ce que je n'ai plus d'autre alternative. C'était ce que je ferai. C'était ce que je faisais à chaque fois. J'apprendrai jamais de mes erreurs, parce que je ne les voyais jamais comme des erreurs. Parce qu'Orphée finirait toujours par se retourner.  « Anyway, my real name is Alexandria. Lexie was always a nickname because I thought Alexandria was ugly, and way too long. Happy now ? » Je regardais en face de moi. J'essayais de comprendre pourquoi les femmes avaient un tel effet sur les hommes. Enfin, surtout elle sur moi. J'essayais de comprendre comment ça avait pu arriver. J'étais pas le genre de gars qui tombe amoureux. J'étais le genre qui couche et qui s'en va avant qu'elle ne se réveille. Celui qui ne rappelle jamais. Celui qui profite et qui ne donne rien en retour. Mais avec elle, pour une raison que je ne voulais pas voir, c'était différent. «  I'm always happy when I'm with you, Alexandria.  »


Dernière édition par Arthur P. Duprat le Sam 23 Nov - 16:47, édité 1 fois
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