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Message Posté Mer 24 Juil - 11:31.
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Retour aux sources
L'équitation est la meilleure thérapie


★ noms des participants: Rosalina Bertone & Tristan Chevalier
★ statut du sujet: Privé
★ date: Dernier samedi de janvier 2057
★ heure: 18 heures
★ météo: La nuit est déjà tombée. Il neige
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 2x05 -- Season Final
★ numéro et titre de l'intrigue en cours:   2x05 -- Disette Magique
★ intervention de dominus:   No, thanks
★ récompenses:  /  


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Message Posté Mer 24 Juil - 11:54.


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Il parait que l'équitation est la meilleure des thérapies...


Depuis un mois maintenant, je marchais avec des béquilles. Malgré la magie, ma jambe ne se remettait pas de ma rencontre avec les Inferis dans les couloirs du sous-sols lorsque nous étions à la recherche de l'artefact de Beauxbâtons. Je ne savais pas exactement à quel point ma blessure avait été grave, mais je savais qu'il me faudrait plusieurs mois - au moins - avant de pouvoir remarcher normalement. Et encore... Si tant était que cela soit possible. La poudre que je prenais depuis mon dernier séjour à Londres, même si c'était plus dû à une rencontre fortuite qu'autre chose, m'aidait à accepter cela. Enfin... Accepter n'était pas le bon mot. Disons que cela me permettait de le tolérer. Mais c'était compliqué, réellement, et je me rendais compte que si je ne prenais pas ma dose, je me mettais à trembler fortement et à devenir particulièrement irritable. Dans ces moments là, Shaolyn et Hymalaya préféraient rester loin de moi, le chaton se cachant souvent sous mon lit. Le début du phénomène d'accoutumance, sans nul doute. Et, pourtant, je me refusais à me dire que j'allais arrêter. Cela me faisait trop de bien. Surtout avec tout ce que nous avions vécu au cours des mois qui s'étaient écoulés. Entre la guerre contre l'Organisation Secrète, la disparition de la magie, la Licorne Noire, les Inferis... Les choses semblaient aller mieux, depuis que mes compagnons et moi avions trouvé le pinceau de De Vinci. Mais... Cela allait-il durer? Je regrettais tellement que, pour le protéger, nous ayons dû le confier à la garde de Pritchard... Je n'avais pas confiance en lui mais il était le seul à vouloir le protéger.

Je secouai la tête, en avançant lentement dans la neige avec mes béquilles. C'était particulièrement long, fastidieux, épuisant. Et pourtant, je me refusais à faire demi-tour. Me promener... Depuis combien de temps ne l'avais-je pas fait? Pour une fois, Shaolyn ne m'évitait pas. Il fallait avouer que j'avais pris soin de prendre mon "remontant" avant de sortir, et cela m'avait quelque peu relaxée.

Mais je fatiguais vite. J'approchai de l'écurie, épuisée, quand la neige se remit à tomber. Et zut... Allais-je donc devoir y entrer? Non... Je ne pouvais pas m'y résoudre. Je n'étais même pas certaine de pouvoir remonter un jour à cheval à cause de ma jambe. L'idée de m'approcher des chevaux sans rien pouvoir faire auprès d'eux, c'était... Je me laissai choir sur un banc près de l'entrée de ce lieu qui, autrefois, me relaxait tant, ne pouvant me résoudre à y pénétrer. Quelques larmes quittèrent l'écrin de mes yeux, alors que mon regard se perdait sur la bâtisse. J'aurais donné n'importe quoi pour pouvoir être entrain de m'occuper d'un des étalons, pour pouvoir le faire travailler, à pied, en longe, ou en étant à cheval. Mais je ne pouvais rien faire. Pas même panser un cheval.

Mon chaton, sentant ma tristesse, bondit sur le banc à mes côtés en ronronnant et vint se caler sur mes genoux.
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Message Posté Mer 24 Juil - 22:49.





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Rosalina & Tristan

Et je m'étais tenu toute la nuit devant cette fenêtre, observant la neige qui était tombée à gros flocons, recouvrant bientôt tout le domaine de Beauxbâtons et les alentours d'un beau tapis blanc. La neige, ça rend toujours nostalgique. On se rappelle tous de nos souvenirs d'enfance. Mais je n'en avais pas eu. Je n'ai pas voulu en avoir. J'ai grandi trop vite et les dégâts ont été trop nombreux. Je me souviens juste des différentes familles et de ce couloir dans lequel je m'étais souvent retrouvé. Personne n'avait semblé comprendre que je voulais qu'on me fiche la paix, que papa et maman m'avaient promis de revenir. Foutaises ! Je l'ai compris en grandissant. Je m'étais efforcé de croire qu'un jour, tout ira mieux, mais force avait été de constater qu'en réalité, on m'avait bien dupé. Les mains claquant sur mes bras, les mains autour de mon cou, les mots vociférés en pleine face, tout ça était la réalité. Et dans mon imagination futile, j'avais tenté d'oublier ça.

Sans succès.

Toujours trop poussés, toujours trop vains, nos efforts. On s'échine, on se tue à la tâche. Combien de souffrances devrais-je endurer avant de m'avouer vaincu, une bonne fois pour toute ? Un mois ? Peut-être deux ? Six ans ? Une vie entière ? Quand tout cela allait-il s'arrêter ? Le passé m'avait déjà eu, enfant. Maintenant, c'est à moi de lancer les dés. Je rattraperai cette enfance bafouée et j'en ferais des pions, de ceux qui ne m'ont jamais compris.

C'est tellement facile de s'amuser avec les gens. Tellement lassant aussi. Ils sont toujours trop confiants. Bande d'idiots. Toujours trop confiants envers moi. Tiens, Tristan, tu pourrais pas venir m'aider pour ceci ? Tristan, ça te dirait de venir boire un coup avec nous ? Tristan, il a bon dos. Des marionnettes. Qui s'effondraient toutes plus rapidement les unes que les autres. Et elles vous regardaient droit dans les yeux, en implorant votre pitié. Combien de fois avais-je imploré celle de mes parents sans avoir eu le droit à quoi que ce soit ? Combien de fois mes prières étaient-elles tombées dans l'oreille d'un sourd ? Pourquoi devrais-je les épargner alors que je n'avais pas eu cette chance ?

Je m'étais tourné et je l'avais observer dormir. Elle semblait si paisible ! De longues secondes durant, je l'avais fixée. Elle se tournait et se retournait entre les draps. C'est pour ça que je l'aime et que je l'ai épousé. Parce qu'elle semble toujours prête à tout, toujours sereine, toujours paisible. Toujours si adorable. Je lui adressais un sourire qu'elle ne pourrait pas voir avant d'enfiler les premiers vêtements qui me tombaient sous la main. La nuit était calme. La nuit était mienne.

Et j'avais foulé les quelques longs mètres qui me séparaient des écuries de l'Académie. L'odeur équine flattait déjà mes narines et j'entendais déjà les abraxans piaffer. Sans aucun bruit, je me faufilais dans les écuries et me dirigeai vers mon petit bureau. Une simple table, une tonne de papiers et quelques tasses, résidus de mes nombreuses heures passées ici, à boire du thé ou du café. J'observai cet étalage de journées passées en compagnie de ces chevaux ailés, de ces nuits d'insomnie où mon seul réconfort éveillé était ces animaux magiques. Un peu de neige s'était infiltrée dans les box des chevaux qui hennissaient doucement. Leurs paillasses méritaient d'être changées, leurs abreuvoirs d'être remplis, leurs auges aussi. Vu le nombre d'abraxans, cela prendrait du temps ; ça me ferait du bien, mais ça prendrait du temps. D'autant plus que pour m'occuper de ça, je n'utilisais pas ma baguette. Etre au plus près de ces bêtes, m'occuper d'elle comme un moins que rien – j'ai eu l'habitude d'être silencieusement traité de ça durant mon enfance, c'était ce qui me passionnait. Retroussant les manches de mon pull en grosse laine, je me dirigeais vers la première stalle. Un bel abraxan, à la robe bai cerise, remua à mon arrivée. D'une main sur son encolure, je réussis à calmer l'animal. Et je commençais ainsi ma tâche.

Toute la matinée, j'avais été occupé à nettoyer ces stalles, à remettre à manger et à boire aux nombreuses bêtes présentes. Cela m'avait complètement achevé, mais je ne m'avouais cependant pas vaincu. Cet après-midi, les chevaux devaient passer à la douche. Tous sans aucune exception.
Et c'est ainsi que la journée touchait à sa fin. Je consultais ma montre et songeais à remonter à l'Académie. La neige avait formé un épais tapis, dans lequel on pouvait entendre nos pas. Des pas qui la faisaient crisser. Après avoir nettoyé le dernier abraxan, je pris mon seau et sortit dehors pour le vider. Et c'est là que je vis une âme esseulée et son chat. Je la fixais durant de longues secondes avant de me diriger vers elle, seau vide en main.

« Pourquoi restes-tu seule ici ? Tu vas te les geler ! Rentre donc, je ne vais pas te manger, hein ! »

Je lui adressais un sourire qui se voulait confiant et chaleureux.

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Message Posté Ven 26 Juil - 4:41.

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J'avais froid. J'étais gelée, même en fait. Pourtant, je refusais de bouger, sans réellement savoir pourquoi. Je levai le nez vers le ciel, regardant les flocons blancs descendre de ce ciel nocturne bouché. Peut-être aurais-je fini par ouvrir la bouche pour les avaler si la porte des écuries ne s'était ouverte à cet instant, livrant le passage à l'écuyer.

« Pourquoi restes-tu seule ici ? Tu vas te les geler ! Rentre donc, je ne vais pas te manger, hein ! »

Je ne sursautai pas réellement, bien que le fait d'entendre sa voix m'ait surprise. Ramenant mon regard vers une hauteur plus... Normale, je lui adressai un sourire qui ne monta pas jusqu'à mes yeux. Autrefois, j'étais réellement souriante, pleine de vie et d'optimiste. Je voyais le meilleur chez les gens, je cherchais toujours à positiver. Maintenant... Bizarrement, je ne savais pas quoi répondre à sa question de pourquoi je restais seule ici. A moins que... Je baissai le nez sur Shaolyn et le caressai, déclenchant le monde "ronron".

"Je ne suis pas seule... Je suis avec mon chaton..." répondis-je.

C'était, sans doute, un peu moqueur et irrespectueux, comme réaction. Mais après tout, je faisais partie de l'élite et il fallait bien que j'abuse de temps en temps des avantages auxquels nous avions droit en tant qu'élite. Même si cela ne me ressemblait pas. Ma cousine aurait été là, elle m'aurait sans doute passé un sacré savon, et elle n'aurait sans doute pas eu tort. Mais elle n'était pas là. Néanmoins, je décidais de répondre franchement:

"Je n'ose pas rentrer. Ce n'est pas que j'ai peur d'eux ou quoi! Je fais, faisais?, partie de mon équipe de course de chevaux ailés. C'est qu'avec mes béquilles..."

Je marquai un très bref temps de silence avant de reprendre, sans laisser le temps à Tristan de répondre:

"Ce n'est pas dû à une chute de cheval. Je me suis faite attaquer par un inferi le mois dernier."

Je ne précisais pas pourquoi je m'étais faite attaquer. J'estimais que cela ne regardait que moi, pour le coup.

"C'est trop difficile d'entrer, et de me dire que je ne vais pas pouvoir m'approcher d'eux, m'occuper d'eux, voire même monter..."

Cette fois, je gardai le silence après cette conclusion. Oui, c'était le mot. C'était dur. Je ne me remettais pas de ma blessure. C'était long, difficile, douloureux. Et la crainte que cela ne s'améliore jamais planait sur moi comme une épée de Damoclès. J'aurais tellement voulu être à la place de quelqu'un d'autre... N'importe qui... J'aurais même, presque, souhaité remonter le temps et ne pas avoir participé à cette recherche à l'artefact. J'avais l'impression qu'il m'avait, jusque-là, apporté plus de problèmes qu'autre chose. Mais... Non. Je n'avais pas le droit de dire cela. Ce que j'avais fait, ce que nous avions fait, c'était pour le bien de Beauxbâtons. La preuve, la magie était revenue. Même si, pour cela, il avait fallu confier la sécurité de ce que nous avions de plus précieux au ministre. Je n'en revenais toujours pas que Wade l'ai donné au ministre. que nous le lui ayons tous donné, en fait... J'aurais tellement préféré que nous gardions un oeil dessus... Je craignais tellement ce que Pritchard allait en faire... Mais ici, il était en danger. Il y avait trop de monde qui voulait le détruire. Non... C'était pour le mieux, et je n'avais pas souffert en vain. C'était, du moins, ce dont j'essayais de me convaincre en permanence. Peut-être faudrait-il, à l'occasion, que j'en parle avec ceux qui étaient avec moi ce soir là: Wade, Eva, Aurore, Zeppelin, ma cousine... Et Jeanne, aussi? Non... La jeune fille s'était désolidarisée de nous. Elle nous avait trahis. Parfois, je regrettais de n'avoir pas été à sa place. Parfois, seulement. Mais, dans ces moments-là, la sécurité du pinceau se rappelait à moi et je me sentais coupable d'une telle pensée.
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Message Posté Jeu 1 Aoû - 1:21.





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Des fois, je me dis qu'un animal est bien plus fidèle qu'un être humain, non que je commence à ne pas aimer ma femme ou quoique ce soit. C'est une tâche ardue que de prendre soin de son autre moitié – ou d'une autre personne, pour aller au plus simple. Déjà, prendre soin de soi, ça peut se révéler difficile... Mais je m'étais promis de la satisfaire en tout lorsque j'ai accepté de me joindre à elle jusqu'à ce que la mort nous sépare. J'avais désormais des devoirs envers elle, en plus des promesses que je m'étais faites. Des promesses qui pourraient démolir plus d'une vie, au sens propre comme au figuré. Alors, je me dis que pour les personnes qui ne se sentent pas l'âme de prendre soin d'autrui, avoir un animal, un petit chat – on dit qu'ils ont des effets apaisants sur les humains quand on les caresse – ou un chien, ça ne peut pas être si mal. Et eux, au moins, ils ne se plaignent pas. Mais n'allez pas vous méprendre ! Amanda n'est pas la personne qui se plaint tout le temps de choses diverses et autres, bien au contraire.

Et il y avait cette fille, avec son chat. Elle semblait seule, perdue, tant dans l'immensité du domaine Beauxbâtons que dans sa tête. Elle se baissa. Je ne croisais son regard qu'un bref instant – et encore, cela devait probablement être une illusion d'optique. J'aime avoir quelques hallucinations. Ça me fait croire que parfois, la vie est plus douce et que j'ai une renommée pour ce que je suis et non pas pour ce que je fais. Je passais outre le ton que la jeune demoiselle employait avec moi. J'avais été plus ou moins pareil durant mon adolescence. Un garçon effronté, avide d'avoir la paix et désireux de voler de ses propres ailes. Cependant, je ne répondis pas à sa phrase. Je lui adressais un sourire qu'elle ne verrait probablement pas. Un élan de tendresse ? Oh que non ! Les enfants ? Très peu pour moi. Enfin... Quand ils ne sont que des mioches baveux, la morve dégoulinant de leur nez et hurlant à plein poumons en balançant leurs jouets, ça, ça ne me tentait pas. Mais les adolescents, ce sont de fascinants personnages. C'est là qu'on peut apercevoir ce qu'ils seront, une fois adultes. Je me baissais aussi et me mis à gratter le félin entre les oreilles. Les chats, c'est comme les chevaux, c'est un peu mon affaire.

Quand j'étais plus jeune et que je m'évadais chez madame Gueillard, ils avaient mis du temps à s'adapter à cet inconnu qui venait bouleverser leur quotidien. Mais une fois que j'avais bien malgré moi réussi à les apprivoiser, ils affluaient dès qu'ils entendaient des coups frappés à la porte d'entrée. Et lorsque leur maîtresse est décédée, une envie subite de les adopter tous m'avait furtivement traversé l'esprit. Jusqu'à ce que l'image d'un chat éviscéré s'impose dans mon crâne et qu'un sourire tordu s'inscrive sur mon visage.

La jeune fille reprit la parole. Alors, je posais mes yeux sur son visage et je me mis à le scruter. Allait-elle bien ? Après, tout, je m'en fous un peu, c'est pas mes affaires. Quoique... Lorsqu'elle parla des abraxans, elle capta mon attention. Je l'écoutais attentivement, enfin du mieux possible. Et les Inferi vinrent sur le tapis. Oh, je ne sais pas ce qui s'est passé, je préfère me tenir à l'écart de tout ce qui pourrait porter atteinte à ma petite personne ou à celle de ma femme. Mais j'avais vaguement entendu parlé des Inferi. Dans les bouquins et du bouche à oreille aussi. Je n'en avais jamais vu personnellement. Mais tout ce que j'en avais retenu, là aussi, c'est qu'il valait mieux rester à l'écart de ces choses là.

« Mais qu'est-ce que tu as été faire avec les... Non oublie, cela me concerne pas. Je suis parfois si indiscret. Pff, je suis vraiment con parfois ! »

Je m'étais remis debout et essayais de m'étirer le dos, sans grand succès. J'avais l'impression qu'il était noué, d'avoir travaillé trop longtemps aujourd'hui. Me lever, me baisser, me relever, me rebaisser, m'accroupir, et ainsi de suite. Mes genoux en prenaient certes un coup mais avec l'habitude, ça finit toujours par passer. Mais je n'abandonnerai pas mon métier pour autant. J'ai trouvé ce qui me plaisait et je savais pertinemment que si je le quittais, j'en baverai pour trouver une place aussi bien que celle-là. Prenant le seau dans une main, je tendis l'autre à la jeune demoiselle.

« Et sinon, tu t'appelles ? C'est fou, je retiens mieux les noms des abraxans que ceux des élèves qui passent dans mes écuries. Enfin... Si tu veux bien te donner la peine de me suivre. Si tu n'entres pas par toi-même dans ces écuries, je vais le faire. Et je t'apprendrais à te réconcilier avec cet univers. Ton univers ? Il ne faut pas être effrayé par nos blessures, au contraire. Faut... Que j'apprenne à fermer ma gueule. »

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Message Posté Sam 2 Nov - 23:31.
¤désolée pour l'immense retard... Gros soucis à tous les points de vue à partir du milieu de l'été...¤


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Il parait que l'équitation est la meilleure des thérapies...

J’avais mal. Tout le temps. En permanence. Rien ne faisait passer cette douleur. Pas même les substances que je pouvais avaler, matin et soir pour essayer de me soulager. Tout juste me permettaient-elles d’endurer cette souffrance. Mais cela ne faisait pas passer les cauchemars qui peuplaient mon sommeil. Cauchemars qui revêtaient toujours la même trame : mordue par un inféri, je me transformais en l’un d’eux de façon progressive. Bientôt, je n’en venais qu’à aspirer à une chose : me nourrir d’être vivants. Et, chaque fois, je me réveillais en sueur après avoir mordu l’un de mes cousins, ou de mes frères et sœurs. Une sensation terrible qui me laissait toujours un goût amer dans la bouche et, parfois, un peu métallique : le goût du sang puisqu’il m’arrivait de me mordre l’intérieur de la joue. Dans ces cas-là, je reprenais une dose, ne pouvait qu’être soulagée d’occuper une chambre seule.

J’avais, parfois, l’impression que le monde ne tournait plus rond, que nous étions sur une mauvaise pente. Tout ça parce que l’Organisation Secrète avait voulu contrôler le monde. Il me semblait que c’était de pire en pire. Il me semblait que nous courrions à notre perte. Aussi bien les sorciers que les moldus. Parfois, il m’arrivait de suivre les informations du monde « normal », puisque je me faisais livrer un journal moldu. Etait-ce moi où y avait-il de plus en plus de tempêtes, de plus en plus d’accidents, de plus en plus de séismes ? Peut-être était-ce simplement que les informations étaient mieux relayées à l’heure actuelle.

Je secouai la tête, me penchant sur Shaolyn pour déposer un bisou sur sa tête féline, là, entre les deux oreilles, où la tête semble étudiée pour accueillir les bisous des êtres humains, tant l’écart enter les oreilles est juste parfait pour y passer. Auprès de mon chaton, je retrouvais un semblant d’équilibre. Ce n’était pas le même que lorsque je faisais du cheval, autrefois, mais je doutais de pouvoir jamais remonter, avec ma jambe. Et c’était bien là le plus terrible. Je ressentais un besoin impérieux de monter ou, à tout le moins, de m’occuper de chevaux. Mais avec ma jambe, avec la nécessité que j’avais d’utiliser des béquilles, je ne pensais pas en être capable.

C’est ainsi que le palefrenier me trouva, assise sur un banc, sous la neige, devant l’écurie et me proposa d’entrer. Mais je ne pouvais pas. J’avais peur. Pas parce que j’avais fait une chute de cheval. Honnêtement, j’aurais préféré. Ma peur aurait été plus facile à affronter. Mais parce que je craignais de ne jamais pouvoir remonter à cause de ma jambe. Je lui expliquai pourquoi, rapidement, sans lui exposer le motif de ma rencontre avec les inferis, éveillant de ce fait sa curiosité.

« Mais qu'est-ce que tu as été faire avec les... Non oublie, cela me concerne pas. Je suis parfois si indiscret. Pff, je suis vraiment con parfois ! »

Je haussai les épaules. Non, il n’était pas con. Indiscret, oui, mais c’était normal :

« Vous êtes un adulte, je suis une adolescente. Même étant préfète de mon écurie, je ne suis pas censée me mettre en danger. »

Pourtant, la réponse que j’avais voulu faire, sur le coup n’était pas la même que celle que j’avais exprimée. Je m’étais frottée à des inferis pour sauver Beauxbâtons. Pour sauver l’artefact et empêcher qu’il ne soit détruit. Et, maintenant, il était entre les mains du ministre de la magie, qui était le seul avec nous à avoir voulu le protéger. Et pourtant, c’était un homme que je détestais. Je levai la tête vers l’homme qui s’était relevé et semblait essayer de s’étirer le dos.

« Vous avez mal ? » demandai-je.

Mais quand bien même c’était le cas, qu’aurais-je bien pu faire ? Pas grand-chose, à moins de lui passer un peu de ma poudre miraculeuse. Mais je préférais la garder pour moi.

« Et sinon, tu t'appelles ? C'est fou, je retiens mieux les noms des abraxans que ceux des élèves qui passent dans mes écuries. Enfin... Si tu veux bien te donner la peine de me suivre. Si tu n'entres pas par toi-même dans ces écuries, je vais le faire. Et je t'apprendrais à te réconcilier avec cet univers. Ton univers ? Il ne faut pas être effrayé par nos blessures, au contraire. Faut... Que j'apprenne à fermer ma gueule. »

Je ne fus pas froissée outre-mesure qu’il ne se souvienne pas de moi, même si, avant, je passais un temps fou dans les écuries, y allant au minimum une fois par jour.

« Rosalina » répondis-je avec un sourire avant de grimacer lorsqu’il me pria de le suivre à l’intérieur.

Etais-je capable d’y entrer ? Mon chaton, en tout cas, ne se posa pas la question. Il sauta par terre, se frottant contre les jambes de l’homme en signe d’assentiment au fait d’entrer se mettre au chaud. Puisque même ma bestiole à pattes et à poils se liguait contre moi, j’allais devoir accepter. Je pris le temps de bien placer mes béquilles avant de me soulever en m’appuyant sur ma jambe valide. L’autre n’était pas totalement invalide, mais elle peinait à supporter mon poids, alors même que je n’étais pas bien lourde.

« Et si je ne pouvais jamais remonter à cheval à cause de ma jambe ? Et si mes béquilles m’empêchaient même de m’approcher des chevaux ? » demandai-je en approchant lentement de la porte de l’écurie.
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Message Posté Mer 20 Nov - 1:35.





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Sans son insigne, je ne l'avais pas reconnu. C'est fou comme on associe des gens à un petit quelque chose, à un bijou porte-bonheur, à un comportement, à une insigne. Suffit qu'une habitude soit brisée pour qu'on soit déboussolé. Perdu parmi le commun des mortels. Ces personnes perdent leur originalité à nos yeux, se mélangent aux autres, se dissolvent dans la nature. Des êtres qui disparaissaient aussi simplement d'un flocon de neige qui va rejoindre ses compères, étendus sur le sol. Blanc.

C'est drôle, la neige, ça me rappelle mon enfance, quand mes parents se tapaient dessus, et qu'ils finissaient par s'écrouler, morts de fatigue, évanouis, ivres, et que je m'échappais au dehors. Dans le jardin mal entretenu. Pieds nus. La neige refroidissait mes orteils, mais j'aimais bien cette sensation. L'une des seules qui me restait. Il n'y avait jamais trop de neige, là où j'habitais autrefois, mais les rares fois où je la voyais, ça me mettait dans un état profond de joie. J'aurais voulu rester là, à la sentir, à la toucher, à l'admirer, mais une main qui m'empoignait à l'épaule ou au bras me ramenait tout droit à la maison, effaçant soudainement mes envies d'enfant. Alors, voir cette neige s'accumuler, ça me donne envie de tout laisser tomber pour me rouler dedans, faire l'ange ou un bonhomme de neige. Ou un igloo, ou une bataille de boules de neige. Ce que je n'ai jamais vraiment pu faire.

Je l'avais vu embrasser le chat entre les oreilles. Un pauvre petit animal si innocent... Cela me refaisait penser à la première fois où j'ai posé mon pied dans le monde de la folie. J'avais commencé par des animaux inoffensifs, comme des araignées ou encore des souris. Et plus je prenais un malin plaisir à m'amuser d'eux, plus je désirais passer au dessus. Sans savoir pourquoi, j'attirais les chats. Peut-être parce que j'aimais les chats et que je portais sur moi leurs odeurs. Madame Gueillard en avait chez elle, et c'est à cette époque-là que tout s'était enchaîné vivement. Mais en voyant la jeune demoiselle marquer ainsi son affection pour l'animal, j'avais eu envie de me retrouver dans ce fauteuil, avec cette vieille femme qui tricotait, et un chat sur les genoux. Pourtant, malgré cette envie, quelque chose en moi criait le contraire. Je ne voulais pas retourner là-bas, dans cette pièce où maintes choses avaient été dites. Je voulais me retrouver dans cette nature, où les cris des animaux apeurés se perdaient dans les airs. Une pulsion soudaine. J'avais envie de faire du mal à la bête. Mais la maîtresse était là. Et c'était impossible de me laisser aller à de si vils instincts primaires à Beauxbâtons.

« Quiconque aime la vie aime se mettre en danger. Un perpétuel renouvellement de nos erreurs, quand bien même on veut les oublier. Je suis passé par là, je te comprends. C'est involontaire, tu ne peux pas t'en vouloir. C'est l'instinct. »

J'observais son visage délicat. Elle semblait à des lieues de là. J'avais entendu parlé de cette affaire, mais je n'y avais guère apporté plus de crédit qu'il n'en faut. Ça ne m'intéressait pas. Je me perdais dans la contemplation de... Du ciel. Je m'étais étiré. Fichu dos noué, crispé. A trop faire la même chose, on finit par devenir cette chose. Immobile.

«Dos noué. J'ai trop demandé à mon corps et du coup, je deviens rigide. Comme un cadavre. Ça sent la fin. Ou les vacances bien méritées. Je pourrais méditer sur ma condition de macchabée ambulant. »

Je ris à ma propre phrase. Ça fait du bien de rire quand il fait froid. Ça glace les entrailles, ça ravigote l'esprit. Le chat vint se frotter contre moi. Un semblant de chaleur là où il faisait froid. J'observais l'animal de toute ma hauteur. J'esquissais un sourire, repensant à la vieille Gueillard. Elle me manquait affreusement. Je ne comptais plus les années depuis son départ. Un frisson étrange me parcourut le corps. J'essayais de l'ignorer et retournais dans ma tête le prénom de la demoiselle. Rosalina... Je l'avais déjà entendu. De nombreuses fois. Mais je ne l'imprimais jamais dans ma tête. Je lui avais tendu la main, par automatisme. Mais j'avais oublié ses béquilles. Mon bras retomba mollement contre mon flanc. Je lui ouvris la porte de l'écurie.

«Tomber pour se relever. Si tu persévères pas, tu finiras par te casser la gueule et avoir un pied dans ta tombe. Mais t'as de la chance, t'as le meilleur qu'il soit avec les abrax', c'est à dire moi. C'est pas génial ça ? En parlant de génie, t'as vu Alladin ? C'est un vieux dessin animé moldu. Il avait trente-deux ans quand je suis né, mais franchement, les musiques, elles sont plutôt cool! Allez rentre, n'aie pas peur. Je ferais du thé car je meurs de faim. »

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