VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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[PM] Can you stop saying those things about me ? Everything is still so painfull...(Maya)
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Message Posté Sam 9 Mar - 16:29.



i wanna live like music, rolling down the streets.
hey looking at you i wanna take you to the back of the room..

★ noms des participants: May & Evangeine
★ statut du sujet: Privé
★ date: Le 7 Décembre
★ heure: Dans l'après midi
★ météo: Très froid et nuageux
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 04
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 04
★ intervention de dominus: Non
★ récompenses: Non





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Message Posté Dim 10 Mar - 1:54.

Please just stop talking about me


L
e retour à l'Académie signifiait pour elle le retour dans une dure réalité. Elle avait marché depuis Vaux-sur-les-pins en ayant la gorge nouée. Elle savait qu'elle allait devoir s'expliquer auprès de certains, surtout de Mermaid et Aurore, mais elle ne savait pas quoi dire, et les balafres sur sa joue qui attiraient tout les regards ne l'aidaient pas à se fondre dans le décor ou à être un minimum à l'aise, elle essayait de cacher le tout avec ses cheveux, mais c'était peine perdue. Alastor sur son épaule, elle le prit dans ses mains et déposa un baiser sur sa tête. "Heureusement que tu es là...." Elle pouvait tout lui dire, tout lui confier sans qu'il ne la trahisse jamais, il était câlin, il ne l'avait jamais mordu, par contre, il adorait grignoter les pages de ses cours par moment. Ce n'était pas évident d'expliquer pourquoi certaines couvertures semblaient mangées et que d'autres pages avaient des trous. Mais elle n'en tenait pas rigueur à son nouveau compagnon. Nous étions lundi matin, il était 8h lorsqu'elle arriva dans les jardins de l'académie, jardins qui la désolaient au possible. Elle avait l'impression que le monde magique mourrait un peu plus chaque jour. Elle avait peur pour l'avenir, seul un fou pouvait dire que tout irait bien. Non, tout n'allait pas aller au mieux. Elle avait même l'impression que la magie allait devenir la possession des plus forts, des plus riches, et que certains sorciers s'en verront privés si ils n'auront pas des relations spécifiques. M'enfin, elle se faisait sûrement un film. Oui c'était sûrement ça. Evangeline se rendit en cours après avoir posé Alastor dans sa cage, et s'être changé après une bonne douche. Elle avait failli être en retard, mais par miracle ce ne fut pas le cas. Elle notait ce que le professeur disait sans vraiment l'écouter, à vrai dire, elle pensait juste à Amadeus et à se week-end. Cependant, des chuchotements attirèrent son attention, elle ne changea rien à sa position, ni à son attitude, mais les deux pipelettes derrière elle avait son attention. "T'as pas vu la marque sur sa joue ? Maya l'a vu revenir en courant vers l'Académie samedi matin, et esquiver tout le monde avant de s'enfuir... On dit qu'elle a été attaqué par un loup-garou !" "Nan t'es sérieuse ?" "Mais oui j'te le dis ! Tu demanderas à Maya tu verras." Eva redressa ses yeux tristes et mélancoliques, ils avaient ce teint bleu pâle qui leur allait mal. Alors c'était ça ce qu'on pensait d'elle ? A vrai dire, elle aurait presque préféré que ce soit ça, et non sa mère voulant la tuer à tout prix. Elle se retint de leur dire de ce taire car elles continuèrent un bon moment à parler d'elle comme si elle n'existait même pas, jusqu'à ce que leur professeur les arrête en réalité. Mais elle sentait bien tout les regards pesants sur elle. Elle se disait que le seul moyen d'arrêter ça, était d'aller voir la personne responsable de ça. Elle était tellement persuadée que personne ne l'avait vu Samedi matin hormis Aurore...

La matinée se passa vraiment lentement... trop lentement, elle en avait assez. Elle aurait juste voulu pouvoir s'enfuir encore. Elle avait encore plus l'impression de ne pas appartenir à Beauxbâtons qu'avant. Elle avait l'impression d'être bien nul part. Sauf quand il était là. Elle aurait voulu retourner chez elle, voir son père pleurer un bon coup, et oublier, mais elle ne pouvait pas. Elle n'en avait pas le droit, elle n'en avait peut-être pas la force aussi... L'heure du repas sonna enfin, elle alla dans la salle manger sans grande envie, surtout qu'aujourd'hui, c'était poisson et crustacés. Elle ne supportait pas les repas comme ça. Attrapant une salade, un dessert et une pomme, et s'en alla à une table isolée, un livre en main, elle ne voulait parler à personne. Elle sursauta en entendant quelqu'un se poser face à elle. "Qu'est ce que tu fais Eva ?" "Je... mange et je... lis ?" "Non... en ce moment ? dans ta vie ? On te reconnait plus avec Aurore." Elle baissa la tête, c'était étrange de voir Jacob s'inquiéter pour elle ainsi, et la gronder, lui qui était d'ordinaire discret et peu communicatif. "T'es en train de te couper de tout le monde pour un... Abruti pareil..." Elle redressa sa tête, le regard empli de chagrin et de tristesse. "Ce... Pourquoi tu mêles Amadeus à tout ça ?" "Parce que t'es allée le rejoindre non ? Et c'est quoi sur ta joue ? Il t'a fait ça ?" "Non !" Des têtes s'étaient tournées vers eux tant son non était franc. Elle était déçue de le voir agir comme ça. "Non, il n'y est pour rien, et arrêtez de le rabaisser sans cesse." "Tu cours après un fantasme Eva !" "Et alors ? Et si ce fantasme était la seule chose qui m'apportait un peu de bien en ce moment qu'est ce que ça peut vous faire ?" Il semblait offusqué. "Parce que nous on te rend malheureux ?" "Oui Jacob... Vous me faites la gueule depuis le bal alors qu'aucun de vous deux ne pas demandé POURQUOI je suis revenue si tard ! Rien, vous avez juste hurlé ! De plus, je ne pensais pas aller au bal, avec vous ou pas, je n'avais pas envie de tenir la chandelle..." Elle se rendit compte de ce qu'elle disait et détourna sa tête avant de le regarder encore. "Arrêtes de l'insulter, ça te servira à rien... et oui je m'isole en ce moment... Mais c'est pas comme si vous n'avez rien fait contre ça..." Elle ferma son livre, attrapa son sac et sa pomme et s'en alla rapidement. Elle retenait le flot de larmes qui voulaient franchir le bord de ses orbites. Elle en avait assez de pleurer à vrai dire. Elle ne s'était jamais autant disputée avec ses amis. Tout ça parce qu'elle appréciait un peu trop le jeune Hadès. Encore deux heures de cours qu'elle trouva interminable, et ils furent relâchés plus tôt que prévu à son grand bonheur, elle se disait qu'elle irait faire un tour à la rivière pour oublier tout ça, et puis la peur de croiser sa mère la prit au ventre. En marchant prêt de la tapisserie d'Elianore, elle vit Maya non loin. Elle s'empressa d'aller vers elle. "Maya, on peut parler juste... deux minutes ?" Elle rougissait, elle ne savait pas trop comment aborder la chose, elle serrait ses livres contre elle pour se faire une pseudo-carapace. "Je sais que tu m'as vu revenir en courant samedi matin pour mieux repartir d'ici... Mais c'est pas ce que tu crois et..." Elle avait un air triste, son âme détruite se reflétait dans ses actions. "Arrêtes.... d'en parler autour de toi. J'arrête pas d'entendre les gens parler de ça, je n'ai pas à.... m... me justifier mais juste... si toi et tes amies pouvaient... arrêter d'en parler.... S'il te plait." Elle était suppliante, ça se voyait assez, le souvenir de cette agression lui collait les larmes aux yeux, entendre les autres critiquer, juger, et imaginer le tout lui faisait encore plus de mal.
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Message Posté Lun 18 Mar - 12:16.
Oops ! I did it again !





J
e discutai avec un groupe d’amis, leur expliquant la scène que j’avais vu l’autre jour : Evangeline, cette fille que je connaissais de vue courait seule, une marque qu’il était impossible d’ignorer sur la joue. Elle m’avait semblée vraiment dans une situation de détresse impressionnante, mais fidèle à moi-même, j’avais tout répété, fais des vagues sur cette histoire et probablement rendu la position de cette fille plutôt inconfortable. Si tout ça m’était arrivé à moi, je n’aurais pas pensé deux fois avant d’aller trouver la personne responsable des rumeurs et autres conversations à mon sujet, et je lui aurais refait la figure à ma manière. Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. C’était bien ça l’expression, hein ? Et bien aujourd’hui, je ne l’honorai pas le moins du monde. C’est lorsque cette fille est venue me trouver que je m’en suis rendue compte, mais encore une fois, il était trop tard… Bien trop tard. Le mal était fait.

Je regardai autour de moi, afin d’être sûre que personne n’entendrait ce que je voulais dire. Alors que des élèves inconnus au bataillon flânaient dans le couloir, je tournai à nouveau mon regard vers l’élève d’Hypnos, et prononçai enfin ces paroles que j’espérais ne pas regretter par la suite : « Hum… Ecoute, je suis désolée. » M’excuser n’était pas mon domaine de prédilection, contrairement à d’autres personnes, qui m’exaspéraient d’ailleurs, et qui se confondaient en excuses dès la moindre occasion. J’étais assez maladroite quand il s’agissait de reconnaître mes erreurs intérieurement, et complètement gauche lorsque je devais l’exprimer à l’aide de paroles. Je n’étais simplement pas quelqu’un qui acceptait la défaite, et encore moins quelqu’un qui s’en excusait. Mais j’avais des torts monstrueux, et vu l’état de la fille, j’avais visiblement blessé sa personne, ce qui, au début, n’était pas mon intention. J’avais beau être quelqu’un de provocant de temps à autre, j’étais raffinée et respectable. Je ne faisais pas de mal sans raison valable. Je continuai à m’expliquer auprès de cette fille qui me paraissait complètement dévastée : « J’ai parlé de ce que j’ai vu seulement à mon groupe d’amies, et tu m’en vois navrée si les rumeurs sont parties de là. Malheureusement, je ne pense pas avoir été la seule à voir ta blessure, et je doute que tout ce que tu as entendu vienne de ma petite personne, Evangeline. Il faut faire la part des choses, Beauxbâtons est rempli de personnes aimant parler autour d’elles, ça ne s’arrête pas à Maya Lanvin, si tu vois où je veux en venir. Je veux bien prendre le blâme pour certaines conversations que tu as pu entendre, mais pas pour toutes. » J’étais certes un peu dure, mais je savais que j’avais raison, et il était hors de question que je prenne la faute sur mes seules épaules alors que je n’étais assurément pas la seule personne à avoir spéculé sur ce qui était arrivé à cette fille.

Cependant, je me rendis compte que j’avais posé une douce main sur le bras de la brunette, qui transportait ses livres de manière tendue. J’avais beau être une peste de temps en temps, je savais être la meilleure amie qu’un individu puisse espérer avoir. Quand je considérai quelqu’un comme mon ami, rien ni personne ne pouvait se mettre entre cette amitié. Sans oublier que ma générosité et ma capacité à écouter étaient mes principales qualités, alors j’osai reprendre la parole pour essayer de mettre mon interlocutrice en confiance, pour m’écraser et essayer d’apporter une aide sincère à celle qui semblait dans une détresse alarmante : « J’ai bien vu que tu étais complètement paniquée ce jour où je t’ai aperçue, et bien qu’on ne soit pas amies, si tu veux, tu peux m’en parler. Des fois, c’est mieux de parler à un complet étranger, et crois-moi, avec moi, tu ne seras pas jugée, et si tu me demandes de ne rien dire, malgré les apparences, tu peux me faire confiance, je sais tenir ma langue. » Un sourire se voulant réconfortant éclaira mon visage. J’étais vraie à ce moment précis. Je voulais vraiment essayer de rattraper ma faute, et tenter de retirer ne serait-ce qu’un petit poids de ses épaules. Elle semblait n’avoir parlé à personne autour d’elle, et c’était bien connu que garder trop de choses pour soi n’était pas bon. Elle finirait pas exploser, et rien de bon ne pouvait sortir de ça. Je jetai à nouveau un coup d’œil dans sa direction. J’étais déjà plus à l’aise, et sa gêne apparente me permettait de tourner la situation dans mon intérêt. J’aimais faire ça. J’aimais être là pour les gens. Je pensais peut-être en faire mon métier. Qui sait ?


Dernière édition par Maya F. Lanvin le Jeu 28 Mar - 20:44, édité 2 fois
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Message Posté Lun 25 Mar - 8:42.
Eva • I hate this pain so much • Maya

U
ne Lanvin qui s’excusait sincèrement était quelque chose d’anormale. Evangeline fut surprise, mais malgré tout, elle évita de la fixer comme un animal de foire. Elle ne voulait pas embarrasser Maya d’avantage. Le fait de la voir regarder autour d’eux afin d’être sûr que personne n’aller les entendre ou les croiser suffisait à Eva pour se dire qu’elle ne devait pas en rajouter. Elle se contenta de serrer un peu plus ses livres en fixant un point vague sur la jeune brune face à elle. Elle n’arrivait pas spécialement affronter son regard. Elle avait décidé de changer, d’être plus combative. Mais elle n’arrivait pas surmonter ça. Et encore, elle se disait que dans son malheur, elle avait eu la chance de pouvoir croiser l’être qui faisait vibrer son cœur. Mais tout de même. L’agression avait laissé en elle des marques encore plus saignantes que celles sur sa face. Elle se contenta de rester planter la comme un piquet à l’écouter parler. Elle savait tout ça, elle savait bien que ce n’était pas entièrement sa faute, mais elle n’avait entendu que son prénom pour le moment, et elle ne pouvait pas se battre contre l’homme invisible. En parler au moins à Maya pouvait faire un peu diminuer les murmures. Elle savait parfaitement que ça n’empêcherait pas les gens de parler mais au moins de ralentir la chose. « Je sais... » Elle le murmura faiblement ne sachant pas vraiment quoi répondre d’autre. Maya était plus jeune qu’elle et pourtant, elle agissait comme une adulte à part entière. Même dans sa douceur, elle prenait la sirène de haut sans vraiment le faire exprès et sans être méchante pour autant. C’est alors qu’elle sentit la main de la jeune femme sur son bras. Elle en avait frissonné tellement elle fut surprise par la spontanéité de ce geste qu’Eva n’avait pas l’habitude de ça. Hormis quand ça venait d’Aurore. Mais encore une fois, elle craignait de croiser sa meilleure amie. Elle l’avait vu un peu ce matin à cause des cours, mais Au’ avait préféré passer son temps avec des dyonisos ou Jacob, ce qu’Eva comprenait, mais bordel comme elle lui en voulait de ne pas venir vers elle, et de lui dire : Mais mince Minou, maintenant tu te fous assise, et tu me dis tout ! Oui, elle lui en voulait ne pas faire ça, au moins, elle aurait l’impression de réellement compter pour elle. Malgré l’altercation de midi, elle avait aimé le fait que Jacob vienne vers elle la sermonner et comprendre ce qui se passait. Elle soupirait faiblement, essayant de savoir quoi dire de plus, de mieux. Elle s’en voulait un peu au fond de l’avoir abordée comme ça. Elle l’avait fait parce que pour une fois elle avait eu le courage de dire stop. Ce n’était peut-être pas à la bonne personne mais quand même. Et puis Maya était une fille populaire, peut-être qu’elle pourrait faire taire les murmure en parlant d’autre chose, ou en disant qu’on en avait déjà assez parlé. Mais maintenant Evangeline n’osait plus rien lui demander. Elle aurait voulu retourner vers les bras d’Amadeus, elle avait eu du mal à revenir ici en sachant que personne n’allait savoir lui parler sur ce qui était arrivé samedi. Elle fut encore plus surprise par le reste de la discussion.

Maya avait beau avoir l’air d’une vraie garce, comme sa jumelle d’ailleurs, la plus part du temps, elle s’était soudainement transformée en agneau. Et Eva avait l’impression qu’elle pouvait alors voir toute la détresse qu’elle avait en elle. Quoi faire ? Quoi dire ? Comment réagir ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Elle essayait d’ouvrir la bouche et d’articuler des semblants de mots, mais au fond, elle n’arrivait à rien. Et puis lorsqu’elle se rendit compte qu’elles étaient vraiment toutes seules, elle se posa contre un mur et fondit en larme. Sanglots, tremblements, spasmes, suffocation. Elle tenait ses livres d’une main, se cachait le visage de l’autre en baissant la tête. Essayant de couvrir sa misère avec sa longue chevelure, et puis, elle se redressa un peu afin de regarder Maya. « T’as… t’as déjà eu… le sentiment d’être…. Rien…. Mais vraiment… Vraiment rien…. ? » Elle se mordait la lèvre, essayant de se reprendre en main. Elle fixa le plafond, reniflant en ravalant son chagrin comme elle le put. « Tu sais vraiment garder un secret Maya ? » Elle la fixa dans les yeux, attendant une réponse qu’elle trouva vraiment sincère. « J’ai un don…. Je suis une hybride… Ma mère était une sirène… une vraie sirène, et j’ai hérité d’un peu d’elle…. J’en parle… pas… parce que… je sais pas vraiment j’ai peur de ce que les gens penseront, ma famille m’a pas mal rejetée pour ça…. » Elle eut un soupir de tristesse, attrapant un mouchoir pour nettoyer ses joues et son nez. « Samedi…. J’étais partie à la rivière…. Parce que j’ai besoin de plonger souvent sinon je vais mal…. Et… » Les larmes revenaient au galop. « J’ai croisé ma mère… je l’ai reconnu à cause d’un portrait que mon père avait….. Fait d’elle et…. » Elle aspirait l’air difficilement à cause du sanglot qui lui tenait la gorge en otage. « Elle m’a… complètement…. Agressée… » Elle avait un peu hésitée avant de finalement remonter une de ses manches. Les marques de coups, morsures, et griffures étaient encore bien présentes. « Mon corps est comme ça un peu partout j’ai bien cru qu’elle allait…. Me tuer…. » Elle rabaissa son gilet avant que quelqu’un d’autre ne s’en aperçoive. « Je sais pas c’est quoi qui fait le plus mal, le fait qu’elle n’ait même pas pu me reconnaître… ou qu’elle m’ait presque achevée… » Un nouveau sanglot éclata alors qu’elle tremblait de tout son long. Elle imaginait bien que Maya allait lui dire qu’il fallait être forte et non se laisser abattre. Elle le savait, mais c’était trop frais, et trop douloureux. Dès qu’elle se voyait dans une glace, elle voyait les marques, et elle revivait le tout. Elle s’en sortirait sûrement, mais pour le moment ça faisait trop mal pour rester debout et faire comme si ce n’était pas grave. Elle avait toujours rêvé du moment où elle allait pouvoir enfin connaître sa mère, et la réalité était digne d’un horrible cauchemar.
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Message Posté Ven 5 Avr - 15:59.
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J
’avais pu observer la jeune fille qui me faisait face au fur et à mesure qu’elle parlait, qu’elle essayait de mettre des mots sur son chagrin visiblement encore important. Elle bégayait, se coupait elle-même la parole, et la panique était impossible à manquer dans son regard. Je me sentais un peu coupable, mais pour être franche, j’étais loin de prendre toute la faute. Une griffure de cette ampleur au visage, n’importe qui aurait pu la voir. Le problème, c’est que je parlais toujours plus haut et plus fort que n’importe qui d’autre, alors oui, on m’entendait de plus loin, mais non, je n’étais pas la seule à parler, à faire circuler les rumeurs et à les alimenter. Je vérifiais toujours mes sources avant de parler de quoi que ce soit. Le mensonge, à part sur ma condition de lycanthrope, ce n’était pas mon fort, et je ne voulais en aucune cas que cela le devienne. J’avais toujours été, je restais et je resterai une piètre menteuse, et c’était bien mieux comme ça. Cacher ou masquer la vérité, je trouvais ça honteux. Lorsqu’Evangeline m’avait demandé si j’étais capable de garder un secret, j’avais simplement fait un clignement d’yeux, accompagné d’un hochement de tête positif, mais rien de plus. Sans doute avait-elle compris que j’étais sincère à ce moment-là, et que si elle le souhaitait, je pouvais garder jusque dans ma tombe son secret le plus lourd. J’étais comme ça. Je l’avais toujours été, et c’est la raison pour laquelle on me râbachait que j’étais une très bonne amie et que ma capacité à écouter était admirable. Je me demandais, des fois, si je ne me dirigerais pas vers la psychomagie, plus tard. Etre psychologue pour les sorciers semblait intéressant. Le problème, c’est que la mode me prennait déjà pas mal de temps. J’avais encore tout le loisir de penser à ça plus tard, puisqu’aujourd’hui n’était de toute évidence pas le meilleur moment, surtout pas dans l’immédiat, alors que la brunette me parlait.

Il semblait donc qu’elle ait retrouvé sa mère, sa vraie mère. J’avais toujours eu de la peine pour ces enfants ayant été adoptés et cherchant leurs parents biologiques, ou ceux ayant été abandonnés carrément. Cela devait être une vie des plus compliquées. Pour ma part, j’avais vécu dans la meilleure famille qui soit, entourée comme n’importe qui l’aurait rêvé, et dans un environnement riche, tout en m’étant vue enseigner la valeur de l’argent depuis mon plus jeune âge. Ainsi, je n’étais pas une gamine complètement aveuglée par les pouvoirs de ceux étant riches. Malheureusement, avec l’âge, avec l’adolescence, je m’étais transformée en une petite peste pourrie gâtée. Mais ce n’était qu’une surface. Je savais, bien au fond, qui j’étais et ce que mes parents avaient pris du temps à me montrer et à m’apprendre. J’étais ce que j’étais par choix, et j’étais la Maya que l’Académie connaissait seulement à Beauxbâtons. Une fois rentrée à la maison, j’étais moi-même, fidèle à ce que mes parents s’étaient efforcés d’éduquer.

Je levai les yeux vers Evangeline, et alors qu’elle terminait sa phrase sur un sanglot, je croisai les bras. Je savais bien que tout cela devait être particulièrement difficile à vivre, mais j’avais en horreur les gens qui se laissaient abattre. Alors je me décidai à la secouer aussi doucement que je le pouvais : « Effectivement, ça doit pas être simple. Mais es-tu vraiment ce genre de personnes qui se laissent abattre, qui pensent que leurs vies sont finies et qui chialent toutes les larmes de leurs corps seules dans leurs chambres ? Pitié, Evangeline ! Aies un peu de caractère et bats-toi ! Je ne te demande pas de te battre contre ta mère, non, tu perdrais c’est l’évidence même ! Mais ne te laisse pas abattre comme une petite débutante ! Je te pensais plus intelligente que ça que même ! Et puis, peut-être que c’est dur comme situation, mais regarde au-delà de ta petite personne. Que fais-tu de ces gens qui meurent de faim en Afrique, de ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des médicaments pour soigner leurs maladies ? Ils ne pleurent pourtant pas sur leurs sorts, alors que leurs misères sont bien plus grandes que la tienne ! » Dans un sens, ça m’énervait, dans un sens, j’avais de la peine pour elle, dans un sens, je n’avais pas le droit de lui donner un tel coup de fouet. Mais dans un sens, elle était assez mature, normalement, pour savoir se relever d’un coup dur. C’était la vie, il fallait bien vivre des moments difficiles, comme de beaux moments. La misère dans le monde était dix fois, cent fois plus importante que les petits problèmes de la vie quotidienne de personnes normales comme nous.

Mais je me rendis vite compte que ce que je venais de dire était totalement inapproprié. Je n’étais personne pour cette fille, et je trouvais pourtant l’audace de lui lancer de telles réflexions en pleine tête. Je culpabilisai déjà. Je lui exprimai mes regrets les plus profonds : « Désolée. C’était pas ce que je voulais dire. » Je la regardai, je ne baissai pas le regard. Elle méritait ses excuses, je savais que j’y avais été un peu fort. Certes, il y avait des problèmes plus importants que ceux de nos petites vies quotidiennes, mais chaque personne avait sa propre échelle d’importance des problèmes.
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Message Posté Sam 27 Avr - 15:51.
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