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Le bal masqué ♠ sujet global
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Dominus Tenebrae
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Message Posté Lun 7 Jan - 19:21.

Qu'ils mangent de la brioche !

Marie-Antoinette est dans la place


● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●


Amis français,

Voici l'event tant attendu au thème choisi par vos soins : un bal masqué avec pour thème Marie-Antoinette et Louis XVI.

Le mot d'ordre ? Opulence, sucreries et froufrous. Les couleurs pastels foisonnent autant que les crinolines et les gâteaux à la crème...

Voici donc le sujet global, privilégiez les rps courts de préférence, afin de ne pas ralentir l'action ;)

Le staff de Beauxbâtons.
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Message Posté Mer 9 Jan - 16:12.
Maxence & Maya
Le vingt novembre deux mille cinquante six. Maxence redoutait ce jour depuis qu’il avait invité Maya à y aller avec lui. Qu’est-ce qui lui avait pris à ce moment là ? Il n’en savait rien. Pourquoi, Ô grand pourquoi, s’était-il infligé cette épreuve qui lui serait, il le savait, très difficile ? Alors qu’il sortait d’un cours où ils étaient assis côté à côté et où il avait été particulièrement apaisé et avait même réussi le travail demandé, il avait abordé Maya dans les couloirs pour lui proposer d’être son cavalier suite à une impulsion. A son plus grand étonnement, elle avait accepté. Il s’était longtemps demandé si elle était sérieuse ou si c’était un oui lancé en l’air, et par soucis de la faire attendre pour rien s’il estimait qu’elle avait accepté pour de faux alors qu’elle voulait vraiment venir avec lui, il avait tout de même décidé d’aller l’attendre à la porte de son dortoir.

Il avait donc commandé une robe sur mesure, de couleur bleu nuit pour être classe pour ne pas faire honte à Maya – après tout il lui devait bien ça pour avoir accepté d’aller au bal avec un bizuth tel que lui -, mais en même temps ne pas trop sortir de l’ordinaire et ne pas se faire remarquer. Il avait même été cueillir un bouquet de roses qu’il avait magiquement teintes en orange pour aller avec la chevelure de sa cavalière.

Il en portait une montée en broche qu’il avait accrochée à sa robe de sorcier, et en avait fait monter une en barrette pour que Maya puisse l’attacher délicatement à ses cheveux. Il était incroyablement gêné, en espérant ne pas en faire trop. Pourvu qu’elle le lui dise, s’il allait trop loin. Il n’avait pas vraiment assisté à des bals jusqu’à maintenant, Emma n’ayant pas réussi à l’y trainer du temps où ils étaient ensemble, et il avait peur d’enchainer les faux pas et les stupidités. Oh Merlin, pourvu qu’il n’humilie pas Maya ! S’humilier lui, il avait l’habitude, mais humilier les autres non…

code by biscotte


Dernière édition par Maxence Pâris de Valdré le Sam 12 Jan - 19:16, édité 3 fois
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Message Posté Mer 9 Jan - 22:19.
We’re gonna party, and bul**hit !

Maxence m'avait proposé de l'accompagner au bal masqué juste après un cours, et je n'avais pas hésité une seconde pour lui répondre oui. C'était quelqu'un avec qui j'adorais passer du temps, et surtout quelqu'un avec qui je n'avais pas besoin de jouer de rôle, de mentir sur qui j'étais. S'il ne m'avait pas demandé, je pense que j'y serais allée avec ma soeur. Jamais l'idée ne me serait venue de chercher un cavalier, puisque pour tout dire, ça m'est égal d'être seule ou avec un mec.

Le jour du bal était arrivé, et j'avais commencé à me préparer plus ou moins deux heures avant que Max ne vienne me chercher. Je savais qu'il viendrait, même si l'on n'avait pas convenu d'une heure précise. Je voulais me faire la plus belle possible. En temps normal, je me serais faite belle pour que l'on me remarque, mais aujourd'hui, je voulais être la plus jolie pour que la confiance que Maxence a (ou n'a pas plutôt) en lui remonte en flèche. Je savais que j'étais une jolie fille, je savais que je plaisais, mais jamais je ne me suis rendue belle pour quelqu'un d'autre que moi-même. Aujourd'hui, c'était l'occasion, et c'était mon but. Que mes camarades se rendent que Max peut être aussi charmeur et se retrouver aux bras d'une belle fille, changerait probablement, même silencieusement, leurs regards sur lui, et il commencerait, je l'espère, à se sentir plus à l'aise en compagnie d'autres personne. C'était un garçon fabuleux, et j'étais sûre qu'il trouverait la fille qu'il lui fallait, et je croisais bien souvent les doigts pour que cela arrive vite, en partie pour qu'il arrête de se torturer à cause d'Emma.

Un coup de fer à friser, du fond de teint, de l'eye-liner, deux bonnes couches de mascara, du gloss colorant couleur pêche, du parfum, j'étais prête plus vite que je ne le pensais. J'enfilais ma robe-bustier rouge et noire, mes escarpins de Lanvin de douze centimètres de haut avec lesquels je marchais avec une facilité déconcertante. L'habitude d'essayer les nouvelles (et les anciennes d'ailleurs) collections de l'entreprise familiale m'avait donné une facilité à marcher avec de hauts talons, à entrer rapidement dans des robes étroites et à avoir de l'élégance dans toute situation. J'étais prête. J'ouvris la porte de mon dortoir, et sans grande surprise, Maxence se tenait non loin de celle-ci, un ravissant sourire dessiné sur ses lèvres, et éclairant son visage d'ordinaire si confus. Je lui tendis la main, lui fis un baiser amical sur la joue, et lui sourit à mon tour. Il avait l'air d'un vrai gentleman, que moi-même je n'aurais pas pu soupçonné de voir un jour en lui.

« Tu es très beau, Max, vraiment. On y va ? »


CODE TOXIC GLAM



Dernière édition par Maya F. Lanvin le Sam 9 Fév - 10:54, édité 1 fois
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Message Posté Jeu 10 Jan - 1:20.


« Once upon a time in Beaubâtons... »

Il était temps de quitter Poudlard, de rentrer à l'Académie. Par chance, même si elle savait que ce n'était pas spécialement pour elle, Amadeus et Artémis étaient du voyage, l'accompagnant afin de revenir à Beauxbâtons. Ils voulaient voir un peu comment ça se passait dans le cercle règler certaines choses, et voir si d'autres membres avaient reçu des lettres de menace. Elle était terriblement soulagée de rentrer avec eux. Bizarrement, depuis qu'Amadeus connaissait son secret, elle se sentait soulagée en étant à ses cotés. Comme si les mauvaises ondes qui résidaient entre eux se dissépaient à mesure qu'ils passaient du temps ensemble. Et puis, il semblait plus serein lorsque son meilleur ami n'était pas loin. Evangeline aimait leur relation, elle aimait les belles amitiés. La leur avait été chaotique au début, pour finalement se transformer en un lien solide. Elle eut un sourire en pensant à ça. Le transplanage fut quelque peu chaotique pour elle, trop faible, elle s'aggripa autant qu'elle le put au bras du chef du cercle afin de ne pas s'effondrer en arrivant en France. Bien qu'une fois sur terre, elle n'eut qu'une envie tant la nausée était forte. Le mal passa malgré tout, elle tenta de ne rien montrer malgré sa petite fièvre encore persistante. On lui avait dit qu'elle mettrait encore quelques jours avant de bien s'en remettre. Elle ne lâcha pas son bras pour autant. Il fallait marcher jusqu'à l'école, le transplanage ne pouvant pas les mener plus près qu'au village non loin. Le portail tant attendu se fit enfin voir en peu de temps, ils furent dans le grand hall. Sur le chemin, ils se rendirent compte que le fameux bal costumé que l'Académie préparait depuis quelques temps étaient le soir même. Eva exprima son envie d'y aller, il lui proposa de venir avec lui, disant que cela changerait les idées de la jolie brune. Elle s'empressa d'accepter. Soucieux, Ama la raccompagna jusqu'à son dortoir, avant de le laisser, elle déposa un baiser sur la joue du violoniste, non loin de ses lèvres. Et pour une fois, ce n'était pas la sirène en elle qui agissait. Tout ce qui s'était passé à Poudlard les avait rapproché qu'on le veuille ou non. Evangeline commençait à voir autre chose en lui qu'un chef, qu'un camarade ou qu'un possible bourreau. Il n'avait pas fuit en sachant ce qu'elle était, il était soucieux de son était même si il aimait râler à propos de ça, et n'en était pas forcément plus doux.

Elle entra dans sa chambre et sortit Alastor de son sac, le posant sur le lit pendant qu'elle préparait la petite cage, la posant sous son lit. "Je suis désolée, ça te fera peu de lumière, mais je n'ai pas le droit de te garder ici normalement...". Elle le prit dans ses bras et déposa un baiser sur le crâne de l'animal, le posant dans son chez lui avant de partir prendre une douche. Elle se sentait trop faible pour partir jusqu'à la rivière seule, et elle se sentait trop déshydratée pour ne rien faire. Une fois tout cela, elle se reposa jusqu'à ce qu'un cri de chouette ne la réveille, elle vit le paquet et eut un sourire, ouvrant, elle se rendit compte que c'était une robe bordeaux avec de fins motifs dorés, son père n'avait pas oublié le bal. Elle s'empressa de la mettre voyant qu'il était l'heure, coiffant ses longs cheveux qu'elle n'attacha pas, se faisant un maquillage discret. Elle fouilla dans une malle repensant à une parrure que son grand père lui avait offert une fois, elle eut un franc sourire en les retrouvant. Elle posa son masque sur son visage, enfila ses chaussures et arriva à la porte du dortoir en même temps qu'Amadeus. "Tu es beau et élégant comme ça." Elle eut un petit sourire avant de fouiller dans la petite pochette qui lui servait de sac à main, finement enroulée autour de son poignet afin que ça ne la gêne pas. "Tiens, j'ai un cadeau pour toi." Elle prit la broche en forme de clé de sol et lui posa délicatement sur son veston. Elle n'attendait rien en échange, elle savait qu'il aimait la musique classique plus que quiconque, elle aurait aimé l'entendre une fois jouer du violon et comprendre à quel point ça pouvait compter pour lui. Elle souriait, brossant doucement l'habit de son cavalier avec sa main pour y enlever toutes traces possibles de saleté. "Voilà." A son cou, elle portait un collier similaire à la broche, tout deux en argent avec de fins éclats de pierres précieuses rouges. "On peut y aller je crois." Elle appréhendait toute fois l'arrivée dans la salle. Peu de monde allait comprendre qu'elle puisse arriver au bras d'Amadeus Debussy....

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Micaëla T. Delibes
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J'étudie à l'université, deal with it
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star : Mischa Barton
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: Mon frère et ma soeur... allez voir dans les familles des membres =)
: † Miss you mom...
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Message Posté Jeu 10 Jan - 14:10.


Le bal masqué

...je sais pas trop bien ce que je fais là...
parce que je suis toujours aussi perdue... et qu'il est là...
« Brontë, t'es sage, hein ? Je te laisse la maison, comme d'habitude… »

Les autres étaient déjà parties. Pour le bal ou non, d'ailleurs. Et moi, je parlais toute seule en apparence. Ma ratoune sous le lit, un sort la protégeant toujours des intrusions extérieures, la dissimulant de la vue de tout le monde, et l'empêchant, aussi, elle, de sortir de sa cachette, je finissais de me préparer pour ce bal auquel, au fond, je n'avais pas vraiment envie d'aller. Je jouais le jeu, malgré tout, parce que tant qu'à avoir accepté de suivre ma cousine, je n'allais pas être la seule non déguisée, encore moins non masquée. D'un côté, ça m'arrangeait bien. On pouvait toujours me reconnaître, ce n'était pas comme si ma silhouette de grande gigue passait vraiment complètement inaperçue, mais bon, tout le monde ne ferait peut-être pas attention, et à vrai dire, qu'on ne me regarde pas trop me convenait plutôt bien en ce moment, plus encore que le reste du temps... Parce que c'était de pire en pire. Je ne savais même pas si tout ça, je n'étais pas encore en train de le rêver. Rosa m'assurait que non mais comment savoir réellement si je n'imaginais pas aussi nos conversations ? Plutôt fatiguée à force de bosser comme une tarée plus encore qu'à l'accoutumée pour m'assurer que le dernier cours que j'avais en tête n'était pas une pure invention, j'avais de belles cernes sous les yeux, que je tentais de dissimuler sous une couche de maquillage plus conséquente que je n'en avais l'habitude. Anti-cernes, fond de teint et blush, je tentais tant bien que mal d'illuminer un peu mon visage terne. Pour faire ressortir un peu mes yeux derrière le masque, j'avais opté pour un trait de crayon et un mascara noir, ainsi qu'un fard à paupières léger, mais gardait le sentiment que mon regard restait désespérément vide. Et j'allais ourler mes lèvres d'une couleur assortie à la robe d'époque rose et or que je portais quand la porte de mon dortoir s'ouvrit.

« T'es désignée volontaire Delibes…
- Euh… Pourquoi ?
- Pour t'occuper de Pascal ce soir. »


Le caméléon trônait fièrement dans les mains de la préfète qui vint directement le déposer sur mon épaule, sans attendre mon assentiment, avant de tourner les talons et de se sauver en vitesse. Comme si je pouvais vraiment protester de toutes les manières… Je regardais la mascotte de l'académie dans le miroir, qui arborait fièrement un ruban rouge autour du cou et du torse, à la manière d'un harnais, un gros noeud dans le dos.

« Si j'ai bien compris, t'es mon cavalier pour la soirée, c'est ça ? »

C'en était presque risible. Et en même temps, ça ne me dérangeait pas plus que ça, ce n'était pas comme s'il allait s'immiscer dans une histoire ou quoi, au moins ça ne dérangera pas un couple que de l'avoir sur le dos. Et moi ça m'occupera sans doute aussi… Je me demandais juste si j'arriverai à danser avec lui sur l'épaule… Enfin en attendant, j'allais faire attendre Rosa, et ça, ce n'était pas très cool. Je me demandais si Flo nous rejoindrait aussi, ou s'il aurait une prétendante, lui au moins. D'un côté, je crois que je serais un peu jalouse qu'on me vole mon cousin, mais en même temps, je serais aussi contente pour lui. Après tout, ce garçon était un ange, il allait bien y avoir des filles pour s'en rendre compte en dehors de sa famille, n'est-ce pas ? Bref… Je terminai par une touche de rouge à lèvres et enfilai les ballerines dorées qu'on ne verrait de toute façon pas sous ma robe pour aller rejoindre ma cousine, qui avait manifestement elle aussi joué le jeu. J'étais d'ailleurs assez surprise qu'elle vienne avec moi et n'ait pas, elle, un cavalier pour la soirée. Et pour sa part, elle dut être quelque peu étonnée de voir Pascal sur mon épaule…

« Désignée volontaire… »

Je levai les yeux au ciel, je crois qu'il n'y avait pas grand chose de plus à dire, et nous nous dirigeâmes donc vers la Vigne où se déroulait le bal. Il y avait déjà un peu de monde, une des soeurs Lanvin là-bas - leurs tenues ne passaient jamais inaperçues, ni leur toison rousse, de toutes les façons - avec... Je rêvais ou c'était Maxence ? Je me souvenais de notre discussion près de la tapisserie l'autre jour et je dois bien avouer que je n'osais pas vraiment retourner lui parler depuis... Mais c'était plutôt positif s'il était ici ce soir, et accompagné. Je remarquai aussi l'assortiment de bijoux en forme de clé de sol d'un couple... sans reconnaître Amadeus et Evangelyne pour autant, faute de les connaître suffisamment.

« On danse ? »

A vrai dire, c'était un peu la seule chose qui m'intéressait ce soir. Pouvoir danser, me laisser porter par la musique. Je n'aimais pas trop l'idée d'être parmi tout le monde, et quand mon regard tomba sur le bar, mon coeur manqua un battement, et je détournais aussitôt la tête pour me concentrer sur ma cousine. Danser, oui. Et oublier tout le reste, ça serait bien. Ca relevait de l'impossible, à vrai dire, mais c'était tout ce à quoi je pouvais me raccrocher pour l'instant. D'autant que je n'avais encore rien dit à Rosa pour ma nouvelle rencontre avec Wade… et connaissant ma soeur de coeur, elle ne risquait pas de mettre bien longtemps avant de se rendre compte de quelque chose…
Rosalina C. Bertone
Beloved Cousin && Best Friend
BeauxBâtons - 9ème année - Hébé
Micaëla T. Delibes
This is me
BeauxBâtons - Hébé - 9ème année


Dernière édition par Micaëla T. Delibes le Mer 23 Jan - 13:41, édité 1 fois
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Artémis de Sainte-Croix
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Je viens de Londres pour visiter
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Je viens de Londres pour visiter

star : Chace Crawford.
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Message Posté Sam 12 Jan - 19:39.
    « T’as vr…aiment invité Evangeline au bal ? »

Artémis dévisageait d’un regard profondément suspicieux l’Hadès, comme figé sur place, qui contemplait d’un air presque absent la porte de la commune d’Hypnos, refermée sur la silhouette menue d’Evangeline. Le mutisme d’Amadeus en disait long sur sa prise de conscience soudaine de ce qu’il venait de faire ; de toute évidence, l’impulsivité du violoniste, souvent malvenue, avait pris le pas sur son éternel flegme naturellement incompatible avec toute idée d’action de bienfaisance. Qu’il soit touché par la détérioration soudaine de la santé d’Evangeline, miracle en soi, était une chose ; qu’il l’invite à l’un de ces bals qu’il prenait à soin tout particulier à mépriser avec condescendance par habitude, en était une toute autre. Et si Artémis voulait bien lui prêter quelques inquiétudes quant à la jeune fille, il croyait tout de suite moins à sa franche volonté d’accompagner l’Hypnos au bal masqué que s’apprêtait à donner l’école, surtout lorsque le thème laissait entendre que ces messieurs devaient se parer de quelques fanfreluches. Artémis dissimula assez mal le sourire que lui inspira l’idée d’Amadeus dans une telle tenue.

    « On se voit dans deux heures », conclut-il en serrant vaguement l’épaule d’Amadeus, et l’abandonnant sur place.

Artémis avait invité Garance à l’accompagner au bal, songeant qu’Amadeus ne s’y pointerait pas ; maintenant qu’il savait qu’il s’y rendrait et, a fortiori, accompagné de quelqu’un d’autre, il songeait qu’il ne ferait pas que danser, boire, manger et s’amuser à cette soirée.

Socrate s’extirpa de son sac en secouant sa crinière crénelée, visiblement de mauvaise humeur ; Artémis lui offrit un morceau de pomme que l’animal dédaigna, vexé comme un pou, prenant la direction de l’oreiller où il alla se rouler en boule, la tête sous sa queue. Il n’aimait pas voyager à la façon sorcière ; il n’était qu’un iguane commun, et l’ardeur qu’il mettait à bouder l’Hypnos relevait davantage de son mal des transports magiques plus que d’un crime de lèse-majesté. Laissant Socrate à ses grands airs factices, Artémis s’approcha de la fenêtre de son dortoir, observant les jardins à la beauté passée, fanés, abandonnés. Il avait accepté de retourner à Beauxbâtons, pour des raisons tenant au Cercle mais également pour s’assurer qu’Evangeline arrivait bien à bon port, mais il n’aurait jamais pris de lui-même cette décision. Il avait peut-être abandonné sa propre patrie, il le pensait un peu aussi alors qu’il contemplait la nature au dos courbé, et peut-être que c’était une erreur. Il savait aussi que refuser de passer un mois à Poudlard en échange scolaire en aurait été une.

Il repensa à Juliette, cette étrange jeune fille qu’il avait rencontrée et à côté de laquelle il avait failli mourir de froid, alors que privée de toute sensation, elle s’était tenue dans l’air glacial sans éprouver le moindre frisson. Pour une raison qui lui échappait encore, il n’avait pas eu la présence d’esprit de lui demander de rentrer, ne serait-ce que pour ne plus sentir ces gelures qui entravaient ses mains. Il sourit. Elle lui rappelait Gaïa. C’était quelque chose à lui dire ; elle allait en rire. Saisissant parchemin et plume, il entreprit de lui écrire une courte lettre, lui promettant de s’étendre davantage la prochaine fois ; quand il n’aurait pas à se préparer pour participer à un bal.

Inspectant sa penderie, il dégagea de ses vêtements une veste noire qu’il avait un jour portée lors d’un gala de bienfaisance où son père avait été invité, en extirpa le pantalon assorti et une chemise blanche, tout nettement trop simple pour convenir au thème de la soirée. Ses affaires sous le bras, il quitta son dortoir, la commune d’Hypnos pour se rendre à l’Atelier créatif où il était certain de pouvoir y dénicher de quoi faire quelques modifications ; et peut-être même quelqu’un pour l’y aider. Il dessinait ; il n’était pas porté sur la mode, et ses talents de couturier se limitaient à recoudre un bouton perdu. L’Atelier était en effervescence dans l’attente et la préparation de l’évènement ; il n’eut aucun mal à trouver une camarade prête à l’aider. Ils se connaissaient de vue, pour partager l’endroit fréquemment, et sous ses conseils, après lui avoir précisé qu’il préférait une tenue à la moldue, Artémis opta pour quelques emmanchures blanc cassé qui lui couvriraient la moitié des mains, allongeant la veste de sorte qu’elle lui arrivait à mi-cuisses, arrangeant un col dans une même profusion de tissu retombant sur son torse. Elle disait préférer le col ouvert plutôt que refermé par une écharpe de soie, ce à quoi il n’opposa aucune objection, comptant sur sa plus probable science que la sienne. Il ne remarqua pas le fard qui monta aux joues de la jeune fille alors qu’elle s’exprimait sur son choix. Enfin, elle lui trouva un veston noir en soie, agrémenté de boutons d’argent et de quelques chaînes, ainsi que des bottes noires remontant jusqu’à mi mollets où il rentrerait le bas de son pantalon. Ils prirent une bonne heure pour faire toutes ces modifications, discutant sur la soirée, et après lui avoir promis une danse, Artémis retourna à son dortoir où il s’habilla.

Amadeus faisait le pied de grue à la sortie de la commune d’Hypnos lorsqu’Artémis en franchit le seuil. Il portait une tenue dénuée de toute fantaisie, sobre mais élégante, et arborait une mine quelque peu renfrognée derrière son masque sombre. Artémis lui sourit en enfilant le loup noir agrémenté de quelques diamants factices, assez content de le voir honorer ses engagements bien contre son amour inconditionnel pour ce genre d’évènement, haussa les sourcils lorsque l’Hadès lâcha un commentaire sardonique prévisible sur sa tenue, lui fit un signe de la main et fila vers la commune de Dionysos attendre sa propre cavalière. Garance était resplendissante, comme l’avait laissé présager l’enfant avec qui il avait fait passer le temps dans les soirées mondaines de la haute société il y a plusieurs années.

    « Tu es magnifiq…ue », lui glissa-t-il à l’oreille alors qu’il l’embrassait sur la joue.

Il lui tendit un lys serti dans un bracelet, qu’il était allé cueillir dans une serre épargnée en rentrant de l’Atelier créatif, qu’il portait également à la boutonnière, et lui tendit le bras. Il y avait encore peu de monde dans la salle de bal, les buffets étaient intacts, recouverts de mets plus alléchants les uns que les autres, mais faisant pâle figure à côté de la table surmontée de pièces montées sur plateaux d’argent et autres gâteaux à la crème. Artémis reconnut quelques personnes, comme Maya dont la chevelure flamboyante n’appartenait à nul autre, accompagnée de Maxence ; il embrassa la jeune fille et salua d'un geste de la main le garçon, content de les revoir après quelques semaines d’absence. D’autres personnes restaient un mystère ; et c’était bien le but d’un bal masqué. En revanche, il ne manqua pas l’arrivée d’Amadeus au bras d’Evangeline, comme d’autres personnes ; et sentit soudainement une poigne de fer broyer son bras. Il était peut-être temps d’emmener Garance sur la piste de danse.
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Wade J. Winchester
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Message Posté Dim 13 Jan - 18:23.

Wade se préparait tranquillement. Rien de pressait, il n'avait même pas eut le courage de se trouver « une » cavalière. Micaëla.

Quand il avait vu que l'école prévoyait un Bal, Wade était à la fois excité et tendu. Certes il ne savait pas danser mais ça ne l'avait jamais empêché de s'amuser. Du moins aux fêtes de Poudlard. C'était une bonne occasion pour lui de voir un peu tout le monde, de faire des rencontres mais, aller à un bal, seul, et essayer de se faire de nouveaux amis était une chose presque impossible pour lui.
Pour se convaincre qu'il ne faisait pas parti de ces asociaux qui ne vont à aucun événement et reste à longueur de temps cloîtrés dans leur chambre, le garçon avait décidé d'y aller... Après quelques verres, il serait sûrement plus d'humeur à tisser des liens.
Lorsqu'il regarda dans son placard, il ne trouva rien de mieux qu'un costard moldu. Il les avait toujours enviés de ne pas être en robe... Et puis de toute façon c'était passe-partout et comme il ne savait pas qui était « Marie-Antoinette et Louis XVI », et qu'il n'avait pas le moins du monde envie de se rendre à la bibliothèque pour faire des recherches pour un bal, il se disait qu'au moins comme ça, il aurait la classe britannique.
Il avait hésité à se mettre en kilt mais pour le coup, il était sûr que tout le monde le remarquerait et, ce n'était pas exactement le but.
Quant au masque, il se disait que pour montrer sa bonne volonté rien de mieux qu'un masque de lézard pour s'accorder avec la mascotte de Beauxbâtons.
Quand il enfila son masque il eut l'impression d'être un complet abruti mais il fallait bien jouer le jeu et quand il se regarda dans le miroir de sa chambre il fut surpris de voir que finalement tout son attirail s'accordait plutôt bien ensemble. Et puis c'était un bal masqué et le but était bien que personne ne soit vraiment reconnu...
Quand il se sentit prêt à y aller, Wade enfila sa veste et se dirigea vers la vigne où avait lieu le bal. En chemin il ne croisa personne, était-il déjà tous là-bas ou serait-il dans les premiers ? Lorsqu'il arriva au lieu dit, il ne reconnaît personne. Micaëla n'était pas encore arrivée mais il espérait qu'elle ferait bien son apparition. A cette pensée il avait aussi peur que quelqu'un lui ait proposé de venir avec lui et qu'elle serait accompagnée d'un « classy frenchy ».
En regardant un peu plus en détail autour de lui il se rendit compte qu'il n'était pas du tout raccord au thème de la soirée et il décida donc de rester dans un coin le temps que la salle se remplisse un peu plus.
Quelques couples faisaient leurs apparitions tandis qu'il buvait tranquillement des flûtes de champagne à la chaîne. Il ne comptait pas finir ivre mais à ce train, il faisait mieux de ralentir un peu la cadence... Différents mets étaient disposés sur la table du buffet, des mets qu'il n'avait encore jamais goûté, il prit une assiette qu'il remplissait de macarons et autres bouts de brioches comme s'il n'avait pas mangé depuis une semaine. Lorsqu'il eut finit de se servir il reprit son poste dans le coin pour regarder les arrivées en espérant qu'une chose, voir la jeune fille qui lui avait sauvé la vit entrer dans la salle. Et elle apparut.
Sa robe et son masque étaient magnifiques. Elle était magnifique.
Wade regardait en sa direction et il la vit jeter un coup d’œil vers lui, puis détourner le regard. La situation était pour le moins cocasse puisqu'il s'était masqué en Pascal et qu'elle le portait sur son épaule... comme s'ils s'étaient assortis. Comme s'ils étaient un couple...
La garçon chassa rapidement cette idée de sa tête. Apparemment elle n'avait pas envie d'aller le voir... et il reprit donc une flûte de champagne en attendant que quelqu'un d'autre soit assez dépité pour venir l'accompagner.

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Message Posté Dim 13 Jan - 19:43.
Bal Masqué
Ma robe était étalée sur mon lit, sans aucun pli, les accessoires disposés autour d'elle. Je n'avais plus qu'à tout enfiler, à me maquiller et à me coiffer, et je serais prête. Mais je n'arrivais pas à me contenter de ma tenue. Quelque chose manquait. Ou quelque chose était de trop. Peu importe, l'essentiel était que l'ensemble n'était pas parfait. J'observai le tout encore une fois, avec minutie. La robe d'époque, d'un bleu-vert très pâle, dont les manches descendaient jusqu'aux coudes. Les souliers, de la même couleur, que j'avais dénichés dans une boutique réputée pour ses imitations de vêtements d'époques désormais révolues. Le long ruban gris que je pourrais nouer autour de ma taille -j'avais appris, en me renseignant à la bibliothèque, que c'était la « mode », chez les moldus, au temps de Marie-Antoinette. Pas de bijoux hormis un fin bracelet en argent. Et, bien entendu, un masque argenté, qui ne recouvrerait que mes yeux. Rien à faire, je ne voyais pas ce qui clochait. J'enfilais finalement la robe, puis le reste. Je me sentais un peu ridicule, dans cette robe d'un autre temps, mais je me rassurais en me disant que tout le monde serait habillé ainsi. Car ce soir, en lieu et place de mini-jupes et de paillettes, les Beauxbâtoniennes devrait revêtir des robes, qui descendaient jusqu'aux chevilles, couvertes de dentelles et de rubans. Ce serait sans doute un spectacle amusant. Je finis de me préparer en vitesse, soudain impatiente de me rendre au bal. Un peu de rouge à lèvre, du crayon sur les yeux, et le tour était joué. Même si j'avais joué le jeu pour la tenue d'époque, je n'allais pas me tartiner de plusieurs couches de poudre blanche... ni enfiler de perruque. J'aimais me déguiser, mais il y avait des limites. J'attachai simplement mes cheveux en un gros chignons dont s'échappaient quelques anglaises blondes puis m'observai un court instant dans le miroir, pour vérifier que tout était en place. C'était à peu près le cas, et, de toute façon, je ne pouvais plus rien faire pour arranger ce qui n'allait pas.

Je marchais avec prudence dans les couloirs de l'académie, évitant avec soin les obstacles et descendant avec concentration les escaliers. Je n'avais pas l'habitude de porter des tenues aussi volumineuses, et le lourd tissu avait un peu tendance à me déséquilibrer. J'espérais qu'Aurélia serait déjà arrivée : je n'avais pas particulièrement envie de l'attendre, plantée comme une potiche dans un coin de la pièce. Elle n'avait pas de cavalier, et moi non plus, n'ayant pas osé inviter Eltan. De toute manière, il venait de repartir pour Londres -après les récents évènements catastrophiques- et ce n'était pas le bon moment pour lui proposer une nouvelle visite en France. Nous avions donc décidé d'y aller ensemble, entre filles, et ce n'était pas plus mal. Nous pourrions discuter, commenter la fête, et partager un bon moment, comme tout le monde. Je pourrais me moquer des ses manies perfectionnistes, et elle des miennes.

J'arrivai enfin dans la salle... et malheureusement, Aurélia pas encore là. Tant pis, je n'avais plus qu'à l'attendre. J'en profitai pour admirer la salle. Ils s'étaient surpassés : les décorations étaient grandioses, et le buffet me semblait tout aussi réussi. Quelques personnes avaient d'ailleurs déjà commencé à grignoter des toast et autres petits fours. J'observais les élèves déjà présents, et reconnus quelques couples... Tout le monde semblait bien s'amuser, avec insouciance. Comme si rien ne s'était passé d'inattendu lors des Jeux Sorciers. Comme si l'ombre terrible de la licorne noire[ ne planait pas sur nous. C'était sans doute le but de ce bal : oublier un instant tout cela. Et je devais en profiter, moi aussi. J'aperçus Maya, lui adressai un sourire, et allai me diriger vers elle quand je reconnus celui qui était à son bras. Maxence. Mon sourire resta figé sur mon visage, mais je m'arrêtai là. Pas question de faire un pas de plus vers eux. Maxence me détestait suffisamment, pas la peine d'aggraver les choses en l'empêchant de profiter du bal. Je me retournai donc, et tentai de m'intéresser à autre chose... cette autre chose, ce fut Pascal, la mascotte verte de l'académie qui dansait sur la piste. Enfin, disons qu'il était posé sur l'épaule d'une jeune fille qui dansait. Mais tout de même... c'est donc toujours aussi étonnée que je me dirigeai vers le bar pour me servir un verre -cette épaisse robe me donnait chaud... et mon étonnement se mua en amusement, quand, près de bar, je rencontrai un jeune homme portant un masque de lézard.

« C'était Pascal, le vrai thème de la soirée, et personne ne me l'a dit ? »
.

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Message Posté Mer 16 Jan - 15:48.
« T’as vr…aiment invité Evangeline au bal ? » Le scepticisme convaincu d'Artémis eut pour effet de me faire retrousser le nez ; ainsi devant le fait accompli je ne pouvais nier que mon ami n'avait pas tort de se retrouver au dépourvu. Après tout je n'avais jamais porté Evangeline dans mon coeur (mais qui d'autre portais-je dans l'écrin de mon myocarde glacé, à part deux ou trois privilégiés après tout), et voilà que de retour sur Beauxbâtons pour une furtive mission je m'étais inquiété de l'état de la jeune Hypnos pour finalement mieux l'inviter à des festivités que j'avais toujours méprisé. Un soupir las et pour le moins appuyé glissa sur le galbe de mes lèvres comme je me retournai vers Artémis, d'un regard mêlant détresse et incompréhension. On pouvait y lire toute la lucidité léchant le pourtour de mes pupilles à présent que je me rendais compte de l'impulsivité dont j'avais fait preuve. « Parfois je me dis que moins je parle, et mieux je me porte. » Remarque cernée d'une pointe ironique, au vu de mon talent pour les non dits et ma propension à rester muet en pas mal de circonstance. « On se voit dans deux heures. » se contenta-t-il de répondre d'une poigne amicale, approuvant tacitement ma réplique.

Deux heures. Autant dire une éternité.

Je n'étais en effet guère pressé de rejoindre le bal et ses convives ; j'ignorais si c'était là le costume à endosser, les masques apposés sur le visage – comme si l'être humain avait besoin d'un masque sur un masque. Comble de l'absurdité, mais passons – ou les faux-semblants de mes comparses qui se donnaient l'air heureux pour mieux oublier la détresse planant sur Beauxbâtons, qui m'inspiraient illusions et éphémère hypocrisie. Dans tous les cas je percevais dans ce genre de festivité une triste façon de se voiler littéralement la face : du pain et des jeux, c'était bien là tout ce que l'on offrait aux étudiants pour mieux avaler ces histoires d'inferis, de licorne noire et autre décrépitude de la faune et de la flore. Ceci étant, à effort de sociabilisation, effort de participation... Quoique il ne fallait pas non plus me pousser à l'extrême. J'avais en effet ouvert mon armoire non sans un soupir las, mon regard se posant sur un habit majestueux de mes ancêtres. Héritage des Debussy, aristocrates encore à ce jour même si notre titre de noblesse était obsolète. Essuyant d'un regard déconfit les vêtements un peu trop affrétés à mon goût, je maudissais la mode du dix-huitième siècle, ses noeuds, ses culottes basses et ses chaussures à talonnette... et poussai le cintre pour passer à autre chose. J'avais finalement choisi un costard trois pièce d'un bleu nuit, sobre mais élégant, qui demeurait bel et bien du vingt-et-unième siècle mais qui me permettrait de supporter d'avantage ce genre de bal.

Une demi-heure m'avait suffit à me préparer et me faire élégant. L'heure et demi suivante ayant servi aux répétitions quotidiennes de mes partitions de violon. Rien d'autre ne pouvait me mettre de meilleure humeur que la musique, aussi j'avais jugé bon de m'exercer avant de rejoindre Evangéline qui très certainement trépignait d'impatience – à l'instar des autres demoiselles se rendant au bal.

L'heure fatidique sonna et me pressa de passer prendre Evangéline à son dortoir non sans faire un détour par la salle commune des Hypnos. Pour m'assurer sans doute que je ne serais pas le seul jeune homme à maudire ces loups et ces costumes, pour assurer surtout à Artémis que je ne faisais pas manquement à mon rendez-vous. Mon regard noir s'éclaircit cependant dès lors que je vins chercher ma cavalière sur le seuil de sa porte ; un sourire charmé vint même ourler mes lèvres comme je la découvris si resplendissante. "Tu es beau et élégant comme ça."  « Je devais faire honneur à ma délicieuse cavalière. » murmurais-je d'une voix suave avant de me pencher pour déposer un baise-main, réflexe qui me collait à la peau sous prétexte d'une éducation quelque peu particulière. « Tu es sublime. » Bien sûr que j'étais capable de faire des compliments, notamment lors de ce genre d'événément : je respectais l'étique des bals et réception à la lettre, comme on me l'avait toujours enseigné. En dehors de cet univers de froufrous et de champagne, c'était une autre histoire cependant... "Tiens, j'ai un cadeau pour toi." Sourcil arqué par l'étonnement, je n'en demeurais pas moins agréablement surpris. D'autant plus que le présent qu'elle me faisait me touchait. "On peut y aller je crois." « C'est... » Ma main se porta à la clef de sol accrochée à ma veste, ravi d'un tel cadeau qui me représentait si bien, et à la fois confus de n'avoir rien offert à ma cavalière. Quelque peu gêné, je me fis la promesse de remercier la demoiselle en échange d'une rose ou tout autre cadeau de bienséance. « Merci. » me contentais-je de souffler, sincère et plus lumineux, avant de tendre le bras à Evangéline dans un sourire.

***

Les portes s'ouvrirent sur la magnifique salle de réception, néanmoins les loups portés par les uns et les autres n'étaient pas propices à reconnaître aisément nos camarades. Je repérai tout de même Artémis et Garance, hésitai avant de les rejoindre – il me semblait avoir vu dans l'arceau de ses pupilles des lames affûtées et prêtes à l'emploi – me dirigeai finalement sur la piste de danse afin d'y inviter galamment Evangéline dans un sourire charmeur.

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Message Posté Mer 16 Jan - 20:15.


We just want to have fun


Je ne savais pas pourquoi je faisais ça, je ne savais pas pourquoi je m’étais finalement décidée, je ne savais simplement pas pourquoi. Je n’avais pas envie d’aller à ce bal à la base, je n’avais pas de cavalier et je ne pouvais même pas y aller avec ma sœur puisqu’elle était en charmante compagnie et j’étais heureuse pour elle. Mais pour le coup, finir contre un mur à attendre que le bal se passe ne m’attirait guère et puis, je n’allais pas me cacher à moi-même que de voir tout le monde accompagné et pas moi me donnerait un peu le cafard. Ma sœur avait essayé de me faire venir malgré tout et même avec toute la détermination et les caprices dont elle savait faire preuve, elle n’y arriva pas. Lorsqu’elle était partie, j’avais réfléchi et je m’étais dit qu’après tout, pourquoi ne pas y aller ? Ca pourrait être quand même marrant et puis qui sait, peut-être que sur place je trouverais bien quelqu’un avec qui passer la soirée. Je m’étais donc levée de mon lit et dirigée vers la pièce où ma jumelle et moi entreposions nos créations. Je cherchai pendant un petit moment avant de trouver la tenue parfaite, celle que je cherchai depuis le début. C’était une petite robe noire simple en apparence mais le dos était totalement dénudé à l’exception d’une barre fine de tissu au milieu. Je me lissai les cheveux, me maquillai avec des yeux plus clairsemer de maquillage qu’à mon habitude. Après tout, si je me mettais beaucoup de noir sur les yeux sous mon masque noir j’aurais l’air de Batman et je n’en avais pas vraiment envie. Je me fis les lèvres d’un rose écarlate et jetai un dernier coup d’œil à mon reflet dans le miroir. Une fois mes chaussures Lanvin, bien évidemment, aux pieds, je me mis en route pour l’académie et le Bal.

Une fois arrivée au Bal, je parcourus le lieu où se déroulait le bal du regard et ne reconnus pas tout le monde sur le coup. J’avais reconnu Maya bien évidemment et devinai que le jeune homme avec elle devait être Maxence. Je pensais avoir reconnu Jeanne et sa crinière dorée mais je n’étais pas sûre de moi. La salle de réception était magnifiquement bien décorée. On se serait cru du temps de Marie Antoinette et j’étais fascinée par les détails qui avaient été apportés à la décoration. Je me dirigeai vers l’endroit où il y avait les boissons, après tout j’allais en avoir bien besoin si j’allais restée seule toute la soirée. Je pris une coupe de champagne et examinai à nouveau la pièce. Tout le monde pratiquement était en couple et à l’allure où ça irait, peu de personnes seraient seules comme moi et je finirais par m’ennuyer avant la fin du bal. Je me demandais pourquoi j’étais venue finalement…
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Message Posté Sam 19 Jan - 23:25.


Le bal masqué
Peut-on danser incognito ?

J’étais là, dans ma chambre, devant mon miroir, tenant devant moi une robe de style Marie-Antoinette dans des tons rose pâle, pratiquement blanc, en fait, et, accroché au psyché, un loup assorti. Allais-je vraiment mettre cette tenue ce soir ? Je n’étais, bizarrement, pas très certaine d’être d’humeur à faire la fête, sans que je ne m’explique réellement pourquoi. Je poussai un soupir, et posai la robe sur mon lit. Je n’avais, pourtant, pas le choix. J’étais préfète après tout, et je me devais d’assister à la soirée. Je poussai un soupir, sans doute le millième depuis que j’avais commencé à me préparer et me dirigeai vers ma petite console où il y avait toutes mes affaires de maquillage et mon parfum. Je commençai par me parfumer un peu, un parfum léger, fleuri, doux en somme, qui donnait une impression de bonheur. Tout ce que j’étais loin de ressentir, de fait… Car entre la météo grise, et les problèmes avec la licorne noire et les inferis… Je secouai la tête et attrapai mon crayon khol pour me noircir les yeux avant de mettre tu fard à paupière dans des teintes beige – rosées parfaitement assorties à la tenue que j’allais porter, et par un mascara noir qui allongeait mes cils déjà longs à la base. J’achevai la partie maquillage avec un gloss rosé parfumé à la pomme. On ne pouvait pas dire que c’était très très Marie Antoinette, ce gloss parfumé, mais tant pis… Je m’attachai ensuite à m’occuper de ma coiffure, en prenant mon fer à friser pour me faire de jolies boucles. Et quand j’eus achevé ça… Il ne me restait plus qu’à, hein ?

Je remplaçai mon pantalon de jogging et mon débardeur – qui me servaient en général de pyjama – par un corset qui, Dieu merci, s’attachait avec des petits fermoirs comme les soutien-gorge et pas avec les lacets sur lesquels il fallait tirer, et par des bas qui tenaient tout seuls. Je me retournai alors vers la robe. Bon bah… Il y a plus qu’à, hein… songeai-je avec un nouveau soupir. La robe au décolleté carré, mettait joliment en valeur ma poitrine et je ne pus retenir un sourire. Ce ne serait peut-être pas une soirée si inconfortable que cela, au final… J’enfilai le masque, et achevai ma préparation en enfilant des chaussures à petits talons. Hors de question que je marche totalement à plat, ou on me prendrait pour une fille beaucoup plus jeune que ce sur j’étais en réalité. Enfin, je fus prête à aller rejoindre Micaela qui allait être ma cavalière pour la soirée. « Désignée volontaire… » Je levai les mains en signes d’innocence. « J’ai rien dit… » me défendis-je, même s’il était vrai que j’étais surprise.

J’ignorais tout en tout cas de sa surprise à me voir l’accompagner et non être avec un charmant jeune homme. A ma décharge, il fallait bien reconnaître que je n’avais, pour une fois, aucune envie de jouer à ça. Contrairement à ma cousine, je ne fis pas réellement attention à qui était déjà arrivé à la soirée. J’espérais, vaguement, voir arriver Gaël, mais je n’y croyais pas trop, pour dire vrai. « On danse ? » Me cousine me tira de mes pensées à cette question, et je m’empressai d’accepter sa proposition. Après tout, nous étions là pour ça… « Ca ne va pas déranger ton cavalier ? » demandai-je en désignant Pascal sur son épaule.
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Message Posté Lun 21 Jan - 19:14.

I'll stand by you



Le bal masqué

de quoi laisser un peu de côté les horreurs de ces derniers mois
...parce qu'on doit continuer à vivre, malgré tout
Elle savait bien que c'était illusoire. Que le faste de cette soirée n'effacerait rien, que ça ne ferait pas disparaître la Licorne Noire ni les inferis. Que quoi qu'ils fassent, le risque existait toujours, il ne fallait pas se leurrer. Mais il fallait continuer à vivre, malgré tout. Trouver des choses gaies pour redonner un peu le sourire, le goût de vivre. Continuer à garder espoir et se sentir vivant. Ca ne changerait rien à la situation générale, mais sombrer dans le désespoir complet et l'apathie ne les aiderait pas le moins du monde. Alors en tant que membre de l'encadrement, et malgré tous les doutes et les interrogations qu'elle pouvait avoir, Lëtalia se devait de montrer l'exemple.

Cela étant, elle n'avait pas poussé le jeu jusqu'à porter une tenue d'époque. Un masque élaboré, aux bordures découpées, parsemé de quelques strass et recouvert d'un velours ouvragé noir, bordé d'une résille de dentelle sur la gauche, entrait dans le thème, mais elle avait opté pour une robe rose poudré - une de ses nombreuses créations bien qu'elle ne s'en vante pas - à fines bretelles, à l'étoffe plissée croisée de sangles serrées sur les côtés. La jupe longueur genou virevoltait à chacun de ses mouvements, et elle portait aux pieds des sandales noires, dont les rubans s'enroulaient autour de ses mollets. Les cheveux ramenés en arrière par une natte africaine, un maquillage assez discret rehaussant simplement la teinte rosée de ses lèvres et allongeant un peu son regard et des boucles d'oreilles pendantes aux oreilles, elle avait pénétré dans la grande salle de réception de façon plutôt discrète et s'était approchée du bar où elle s'était décidée à prendre un verre pour garder une contenance plus qu'autre chose. Les élèves arrivaient, les uns après les autres, arborant des tenues conventionnelles aussi bien que des costumes anciens, tous masqués bien qu'elle tentât parfois de les reconnaître malgré les loups dissimulant la moitié de leur visage. Ca n'était pas très difficile de remarquer la jeune Delibes, accompagnée de sa cousine, et la présence de la mascotte de l'Académie sur son épaule la fit sourire. La toison flamboyante des jumelles Lanvin et leurs toilettes ne passaient pas inaperçues non plus. Mais d'autres restaient plus mystérieux à ses yeux. Elle sourit cependant au masque de lézard qu'un élève non loin du bar, et donc d'elle, arborait.

Et quand une blondinette s'adressa au Pascal bipède et manifestement vorace à leurs côtés, la psychomage réprima un rire.

« C'était Pascal, le vrai thème de la soirée, et personne ne me l'a dit ? 
- Si tel est le cas, nous sommes au moins deux à ne pas en avoir été informées. Allez-y doucement jeune homme, vous risquez de ne pas finir la soirée à ce rythme-là... »


Elle ne voulait pas vraiment jouer les trouble-fêtes et d'ailleurs son ton de voix restait doux et même plutôt enjoué. Et comme pour confirmer qu'elle n'allait pas non plus le fliquer toute la nuit, elle avala à son tour une bonne gorgée de champagne, après l'avoir levée dans la direction des deux jeunes gens, comme toast silencieux.
Jeanne Brosac
Elève
Hestia - 9ème année
Wade J. Winchester
Etudiant
Université - 1ère année
Lëtalia Beauchêne
This is me
Psychomage à l'académie - Professeur de psychomagie à l'université


Dernière édition par Lëtalia Beauchêne le Mer 23 Jan - 13:44, édité 1 fois
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Message Posté Lun 21 Jan - 19:24.


« Once upon a time in Beaubâtons... »

Ces compliments la firent rougir, elle n'y pouvait rien. Peu de personne lui avait dit de telles choses. Son père... oui, mais c'était son père. Normalement, chaque papa trouvait que sa fille était la plus belle de toutes. Aurore lui disait souvent qu'elle était magnifique, mais entre elles, c'était presque normal de ce le dire, comme de finir dans le même lit les jours d'orage, Aurore détestant ça. Elle se mordit la lèvre. Délicieuse Cavalière... c'était vraiment le tout premier moment où on lui disait qu'elle était délicieuse. Elle perdit son regard dans celui d'Amadeus. Lorsqu'il attrapa sa main pour l'embrasser, elle eut un frisson qui lui parcourut l'échine. Il avait vu ce qu'elle était intimement, il avait pu observer un aspect peu ragoûtant de son être marin, et pourtant, il venait de déposer ses lèvres douces, chaudes et humides sur sa peau. Evangeline en fut terriblement chamboulée. C'était comme si pour la première fois en 8 ans, elle avait enfin compris sa meilleure amie qui pouvait fondre pour un sourire. Elle venait de fondre pour la délicatesse d'un baiser. Toute fois, une sorte de dure réalité lui revint en pleine tête, est-ce qu'il lui aurait fait tous ses beaux compliments dans un autre contexte ? Elle se trouvait si banale par rapport à toutes les autres belles créatures que pouvait contenir l'Académie. Elle se demanda pourquoi une robe victorienne à crinoline et un masque avaient changé ça soudainement. Lorsqu'elle lui accrocha la clé de sol à son veston, elle eut un petit sentiment de bonheur et de fierté. En voyant le regard surpris, puis heureux qu'il arborait, elle en fut également contente, même plus que contente. Elle savait qu'il saurait l'apprécier, elle n'osa cependant pas lui dire d'où il provenait afin de ne pas lui faire regretté de l'avoir accepté. Certes c'était un bijou familial, et aux yeux de beaucoup, Amadeus ne devait probablement pas le mériter, mais elle s'en fichait. Même si demain tout changeait, même si une soirée comme celle-ci n'arriverait plus jamais, elle se disait qu'elle faisait le bon choix. Elle caressa une dernière fois le bijou avant d'ajuster celui à son cou. Elle avait peur que ça ne fasse : petit couple. Mais après tout, était-ce si grave ? Elle ne voulait pas passer pour une groupie ou une amante, mais se dire que les autres pouvaient penser qu'ils avaient un lien spécial entre eux lui plaisait. Elle aurait voulu lui embrasser sa joue lorsqu'il la remerciait tant elle senti que c'était sincère et vrai. Elle était touchée, mais elle n'osa pas. Il prit son bras et ils s'en allèrent. Nerveuse au possible, elle aurait voulu faire demi-tour au moment d'entrée dans la salle et passer une soirée juste avec lui. Elle le laissa les conduire, s'agrippant un peu plus fort à son bras.

Elle cru reconnaître Artémis accompagné d'une brune qui semblait tout sauf heureuse en la regardant au bras du jeune virtuose. Elle se douta du visage sous le masque, mais elle ne voulait pas y songer. Etait-ce sa faute si Amadeus était allé au bal avec elle ? Et pouvait-on parler réellement de faute ? Elle lui rendit son sourire, ne cherchant même pas à savoir qui était là, bien sûr, elle ne put s'empêcher de voir Aurore et Jacob qui étaient visiblement venu ensemble. Sa meilleure amie semblait non seulement surprise de la voir là, mais surtout de la voir aux bras du jeune hadès. Evangeline posa sa main droite sur l'épaule de son cavalier, sa main dans la sienne, son corps proche du sien. Il l'entraîna dans la danse. Heureusement qu'elle avait appris à se mouvoir sur n'importe quelle musique notamment à cause des nombreux dîners que ses grands-parents aimaient organiser.Une fois dans ses bras, elle n'osait pas vraiment le regarder, ni l'approcher, pourtant lorsqu'elle tourna sa tête, elle se trouva proche de ses lèvres et une folle envie lui prit au ventre, la faisant rougir, elle baissa ses yeux, serrant un peu plus sa main. "C'est à moi de te dire merci au fait.... Pour la soirée déjà, j'avais vraiment envie d'y aller sans trop savoir pourquoi et j'ai bien senti que Jacob et Aurore m'en voulaient trop pour qu'on y aille tout les trois, et ta proposition... me fit vraiment plaisir. C'était inattendu, mais vraiment agréable. Et puis... Merci aussi... pour ta discrétion, pour ce que tu sais et pour... ce début d'amitié." Oui parce que pour elle c'était un vrai début d'amitié. Elle redressa sa tête afin de le voir et plongea son regard dans le sien, son coeur battait plus vite qu'à l'habitude. Elle avait approché ses lèvres des siennes lorsqu'une voix non loin d'eux la ramena sur terre. Elle baissa légèrement sa tête, rougissant au possible. "C'est une belle soirée n'empêche, ils ont fait ça magnifiquement bien." Elle admirait la beauté de la salle sans trop oser le regarder encore, croisant le regard d'une Garance la fixant comme si elle était un insecte à écraser.

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Message Posté Jeu 24 Jan - 13:13.


Le bal masqué

...je sais pas trop bien ce que je fais là...
parce que je suis toujours aussi perdue... et qu'il est là...


« J’ai rien dit…
- Non mais fais gaffe, tu penses vachement fort… »


J'ai souri à ma cousine, parce que c'était vraiment plus une boutade qu'autre chose, et que, de toutes les façons, ça n'avait pas vraiment d'importance. J'avais Pascal sur l'épaule, bon ok. Prenons ça comme quelque chose de drôle, d'original dans le bon sens du terme. Forcément, je passerai moins inaperçue, mais bon… Et si j'avais, tout à l'heure, pensé à l'inconfort que la mascotte représentait pour l'option danse de la soirée, arrivée sur place, je l'avais un peu oublié et pour cause… Il était là. Dans un costume moldu et avec un masque de lézard. Même comme ça, je le reconnaissais. Sérieusement, ça en devenait ridicule. J'en devenais ridicule. Ou c'était encore un truc donc j'étais en train de rêver ? Ca semblait réel, mais ça ne serait pas la première fois que je me faisais avoir à vrai dire. Et je demanderai bien à Rosa de me dire si c'était vrai ou non, mais même sa réponse pourrait être mon rêve alors… Je suis perdue, clairement, aussi bien entre le rêve et la réalité qu'en ce qui concerne mes sentiments…

Quand je l'avais revu dans le parc, je m'étais réjouie de le voir à BeauxBâtons, d'avoir quelqu'un que je pouvais réellement compter comme un ami en dehors de ma famille. Sauf que… D'une je ne sais pas très bien ce que c'est qu'un ami, réellement. Il y a eu des personnes qui ont été plutôt sympathiques avec moi, mais à un moment ou à un autre, rapport à mon don ou non d'ailleurs, elles ont disparu de mon entourage. Et de toutes les manières, je dois bien me rendre à l'évidence. C'est pas tout à fait ça que j'espère… en étant tout autant persuadée que ça marchera jamais, d'ailleurs. Depuis qu'on s'était retrouvés en face à face en duel, j'ai bien compris que s'il y avait une personne que je ne pouvais pas sérieusement attaquer c'était lui. Ok, je suis pas vraiment du genre à lancer des sorts à n'importe qui pour rien, clairement, mais c'est encore pire quand c'est lui. Je l'ai fait, parce que j'étais là pour ça, mais j'ai flippé à chaque fois, j'ai hésité à chaque fois, et si j'avais pas encore quelques réflexes, j'aurais dégusté un bon nombre de fois parce que j'étais décidément pas vraiment complètement concentrée. Et là maintenant, je n'ose même pas aller lui dire bonjour, ridicule. Ce qui l'est d'autant plus que son masque de lézard et Pascal sur mon épaule semblent être faits pour être assortis, non ? Bon c'est pas un caméléon, mais presque… Cette pensée me fait monter le rose aux joues, un peu plus. Plus ridicule encore.

« Ca ne va pas déranger ton cavalier ? »

J'ai écarquillé les yeux, surprise, et embarrassée. De qui parlait-elle ? Je suis restée comme une idiote à la dévisager jusqu'à comprendre qu'elle parlait de Pascal. Ok inspire Mi, ça va bien se passer…

« Hein ? Oh… J'en sais trop rien… On essaie, on verra bien… »

On a essayé. Echec cuisant. Et pourtant c'était pas une danse très remuante. Mais Pascal s'est accroché à mon épaule pour pas tomber une fois, deux fois, et il m'a collé sa langue gluante dans l'oreille pour bien me faire comprendre que ça lui plaisait pas d'être balloté. J'ai grimacé, n'appréciant pas vraiment la blague non plus, et je me suis arrêtée, lâchant un profond soupir.

« Je crois que t'as raison, il est pas d'accord… »

J'ai fermé les yeux, légèrement déçue. C'était un peu la seule chose qui pouvait encore me faire penser à autre chose, et manifestement, c'était hors de portée. Résultat, je crois que la soirée allait être particulièrement longue. Ou écourtée, au choix. En tout état de cause, je me suis décalée, pour pas rester au milieu des danseurs et gêner le passage, mais sans trop m'éloigner de ma cousine non plus.

« Tu veux… peut-être boire quelque chose ?… »

Pas que l'idée d'aller vers le bar me mette particulièrement à l'aise, parce que je ne sais vraiment pas ce que je pourrai dire une fois là-bas, ni à Wade, ni à Rosa, d'ailleurs, mais… Réflexe comme je pense à lui, mon regard se tourne de nouveau vers le bar. J'hésite à lui faire un signe, je sens un léger sourire embarrassé poindre sur mes lèvres, mais je ne suis tellement pas à l'aise et je ne sais tellement pas quoi faire que ça en reste là. Et je ne sais pas non plus combien de temps ça dure, ce moment où je regarde dans sa direction… Trop parce que bien évidemment, ma cousine finit par me griller… Allez Rosa, je sais que tu m'as vue, même si je te regarde pas, je nous donne pas plus de cinq secondes avant que tu me poses la question... 5... 4... 3...
Rosalina C. Bertone
Beloved Cousin && Best Friend
BeauxBâtons - 9ème année - Hébé
Micaëla T. Delibes
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BeauxBâtons - Hébé - 9ème année
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Message Posté Ven 25 Jan - 10:56.
I'm a lonely soul

Un bal. Ils avaient voulu faire diversion avec un foutu bal. Ils voulaient leur changer les idées, les faire oublier. Ils voulaient que tout paraisse normal. Mais ce n’était pas le cas. La licorne rodait. Elle le savait, elle le sentait. Et tout le monde allait à ce putain de bal. Masqué qui plus est. Elle n’avait jamais été à ce genre d’événement. Personne ne l’invitait, personne ne lui parlait. En général, elle restait dans son lit à broyer du noir, ou elle allait se balader sous le clair de lune. Mais il lui était impossible de faire ça désormais. Il lui était impossible de pénétrer dans les bois sans revoir son visage. Son cri. Le sang. Elle en faisait des cauchemars. Elle ne voulait pas rester seule, mais personne ne voulait rester avec elle. Personne ne voulait lui adresser la parole. Personne n’osait même poser le regard sur elle. Elle était seule, plus que jamais. Elle n’avait pas le choix. Elle devait y aller. Elle devait paraitre normale, rien que pour une soirée. Mais elle avait peur. Elle avait peur que tout cela tourne mal. Qu’on la reconnaisse, et qu’on la traite comme une paria. Elle avait peur de se faire une nouvelle fois rejeter.

Elle enfila sa grande robe de soirée. Une robe bouffante, plein de froufrou. Rouge. Rouge comme le sang qui avait coulé par sa faute. Elle se regardait. Tout le monde était déjà dans la salle, mais elle se regardait. Elle apporta doucement le masque à son visage. Elle avait bouclé ses cheveux dorés qui tombaient en cascade dans son dos. Elle voulait simplement passer une bonne soirée. Sans tout les préjugés à son sujet. Sans tous les chuchotements. Elle voulait danser. Se libérer. Vivre. Enfin vivre la vie d’une jeune sorcière normale. Une fois son masque ajusté, elle se dirigea vers la Vigne. Elle pouvait entendre le bruit de la musique à travers les grandes portes en bois. Elle pouvait entendre les rires, les bruits de pas. Une boule se forma dans son estomac. Elle ne pouvait plus reculer. Elle n’avait plus le choix. La porte s’ouvrit. Elle resta émerveillée par la décoration. Elle n’avait jamais rien vu de tel. Tout le monde avait joué le jeu. Tout le monde était en habit d’époque, et portait un masque. Elle ne reconnaissait pas grand monde. Et elle ne voulait pas le faire. Elle ne voulait pas croiser quelqu’un qu’elle connaissait. Elle voulait simplement être anonyme. Rien que pour une fois, passer inaperçu.

Elle se dirigea calmement vers les boissons, où se trouvait déjà quelque personne. Elle leur adressa un léger sourire sans dire un mot. Peu de personne était seule, comme elle. Mais elle s’en moquait éperdument. Elle n’avait besoin de personne pour passer une bonne soirée. Elle apporta son verre à ses lèvres. Quelqu’un la bouscula. Elle perdit l’équilibre. Elle fit tomber une partie de la table. Elle était par terre, couverte de jus d’orange et d’autre breuvage. Elle ne voulait pas relever la tête. Elle ne voulait pas affronter leur regard…



RedSky
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Message Posté Dim 27 Jan - 16:37.


« Quand ce que tu espérais n'est pas »

"Jaaaacob? Dans combien de temps on va pouvoir aller au bal?" Jacob leva les yeux vers moi, poussant un soupir amusé. "Je te l'ai dit il y a à peine cinq minutes, Au'! Le bal n'est pas commencé encore. Un peu de patience! Amuses-toi, en attendant" Il me pointa toutes les victuailles amassées par les Dionysos pour me faire penser à autre chose, un peu. J'étais déjà prête depuis plusieurs heures, ayant enfilée ma belle robe rouge probablement beaucoup trop tôt ce matin. Mais j'ai tellement hâte, si vous saviez! J'adore les fêtes, les grands bals de Beauxbâtons qui sont toujours magiques. Regardant un peu autour de moi, je quittai un peu la compagnie de Jacob pour aller me maquiller aux côtés des filles de Dionysos. Elles, au moins, étaient présentes pour moi, comparativement à Eva, qui ne m'avait même pas envoyé de hibou depuis qu'elle était partie pour Poudlard. Comment elle pouvait me faire ça, à moi sa meilleure amie? Et à Jacob, aussi. N'étions-nous pas les trois inséparables? Elle nous abandonnait pour le bal, aussi! J'arrivais toujours pas à y croire..

"Auuuuuurore! C'est l'heure!" Je sautai en bas en bas de mon tabouret, sentant toute le joie du moment m'envahir. J'enfilai mon masque, les dorures miroitants dans la lumière de la pièce. Je partis rejoindre Jacob, qui me tendit un bracelet de fleurs, me tendant ensuite son bras pour que je puisse y déposer ma main. Vous voyez pourquoi je l'aime autant? Il est tellement merveilleux! Alors, magnifique mademoiselle, prête à faire fureur au bal dans vos plus beaux atouts? Je souris grandement, rougissant sous mon masque. Il avait dit que j'étais magnifique! Jacob me trouvait belle! Mon coeur en sautillait de joie. "Bien sûr, monsieur. Surtout qu'à votre bras, j'ai d'autant plus de prestance que j'en avais auparavant!" Après avoir enfilé son loup, Jacob m'entraîna vers la salle de bal, me permettant d'admirer au passage les robes et costards des autres. Il n'y avait pas à dire, chacun était charmant, mais je trouvais que nous avions un petit quelque chose en plus. Jusqu'à ce que je les vois. Comment avait-elle pu me faire ça? Eva était là, dansant au centre de la piste, au bras de son pire ennemi, Amadeus. Je retins mon souffle. Comment c'était possible? Et comment elle avait pu ne pas me prévenir de son retour? Surtout qu'il était prévu pour il y a quatre jours.. "Ça ne lui aura pas pris beaucoup de temps pour nous remplacer, à Eva. On dirait que Poudlard l'a bien changée." Jacob regardait au même endroit que moi. Je savais qu'il resterait calme peut importe la situation, mais pas moi. Je sentais la frustration m'envahir. Comment elle pouvait faire une chose pareille? Elle le détestait! Lâchant le bras de Jacob, qui tentait de me calmer en me disant qu'elle nous expliquerait tout, je m'avançai sur la piste, allant me planter directement à côté d'elle et la foudroyant du regard. "Pourquoi tu m'as pas dit que tu étais de retour? Et qu'est-ce que tu fais avec lui? Comment t'as pu nous faire ça, à Jacob et à moi! On avait tout prévu! C'est de ta faute! Tu as tout gâché! " J'étais hystérique, complètement vexée qu'elle ne m'ait pas prévenue, qu'elle n'ait même pas pris le peine de me dire qu'elle ne viendrait pas avec nous. Elle qui prétendait qu'on était comme des soeurs..

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Wade J. Winchester
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J'étudie à l'université, deal with it

star : Adam Brody
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♦ Nota Bene
:
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: * Balais Friselune et un Nécessaire à balais * Lot de portoloins (LD) * Une fiole de philtre de confusion * Une fiole de potion de sommeil * Un sérum de vérité * Une fiole d'antidote * Une cape d'Invisibilité * Balai encore unique en son genre produit dans un bois encore inconnu qu'on ne connait pas (forcément si il est inconnu) et fait en poils de fesse de troll !



Message Posté Lun 28 Jan - 20:38.
Wade sentait que l'alcool commençait petit à petit à prendre possession de lui. Il tenait encore très bien debout mais il était beaucoup plus détendu, plus ouvert, plus souriant. Il n'était sûrement pas encore près à aller danser, chose qui serait hautement improbable pour lui ce soir-là mais sait-on jamais... Dans deux ou trois coupes peut-être que ce sera lui qui mettra l'ambiance... ?

J e a n n e – « C'était Pascal, le vrai thème de la soirée, et personne ne me l'a dit ? »

Le garçon se tourna vers Jeanne qu'il avait déjà rencontré à la bibliothèque. En soit, ils ne s'étaient pas vraiment parlés mais il était content de la voir. Content que ce soit elle qui soit venue l'accompagner au bar. Avant même qu'il ait eu le temps de lui répondre, une professeur qu'il ne connaissait pas avait fait son apparition.

P r o f – « Si tel est le cas, nous sommes au moins deux à ne pas en avoir été informées. Allez-y doucement jeune homme, vous risquez de ne pas finir la soirée à ce rythme-là... »

Le garçon eut un petit rire avant de lui répondre qu'elle n'avait pas de soucis à se faire. Il faillit ajouter qu'il avait de l'entraînement mais il avait encore la présence d'esprit de se dire qu'il ne valait mieux pas. En même temps, elle n'avait pas vraiment l'air de le juger... C'était plus comme si elle le prévenait mais qu'en soit ce n'était pas ses affaires... Ce qui était en effet le cas.

W a d e – « Tu n'es pas avec Maxence ? Je croyais que vous étiez ensemble... »

Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait dit ça étant donné que ça ne le regardait pas et qu'ils ne les avaient jamais vus ensemble... mais il avait l'impression que quelque chose se passait entre les deux Hestias... A chaque fois qu'il les voyait il avait l'impression qu'ils se cherchaient, s'observaient... Comme s'ils étaient attirés l'un par l'autre sans le savoir, ou s'ils étaient trop timides pour le montrer.
Trop timides pour le montrer... C'était plutôt lui ça.
On disait plus de lui qu'il était extraverti et non timide... Et pourtant c'était sa timidité qui donnait aux autres l'impression qu'il était foufou. Il avait toujours des réactions un peu arrogante, voulant montrer qu'il était sûr de lui.
Il passait sa vie dans le paraître. Ne jamais se sentir en danger.

W a d e – ** L'enfer c'est les autres... **

Quand il reprit enfin ses esprits, une jeune fille venait d'arriver vers le bar. L'endroit des personnes sans cavaliers apparemment... Alors qu'elle avait l'air de vouloir passer inaperçu, tout le monde commençait à la dévisager. Elle était tombée. Aussitôt, Wade se précipita vers elle pour l'aider à se relever, il savait à quel point s'était énervant de vouloir se faire discret et d'en fait devenir la bête de foire de la soirée... En se baissant vers elle, il aperçut une autre crinière rousse... Pourtant il avait déjà vu Maya arriver au bras de Maxence... Il avait décidément trop bu, maintenant il voyait double...

W a d e – « Ca va, tu ne t'es pas blessée ? »
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Message Posté Lun 28 Jan - 23:18.
Bal Marie-Antoinette


Une robe en satin rose irisé, miroitant comme de l’eau au soleil sous les chandelles. Des bijoux clinquants, scintillants, tout en strass et paillettes. Une forme de décadence du style si précieux, si raffiné et si élégant qu’on associait généralement au thème de ce bal. Le toc avait remplacé la pierre précieuse, le laiton avait remplacé l’or. Tout était faux chez Aurélia, tout sonnait faux, même la gaieté feinte qu’elle affichait avec peine sur son visage aux traits creusés par la culpabilité. Tout allait de travers, et pourtant sa coiffure était droite. Tout était devenu terne et pourtant ses vêtements colorés brillaient de mille feux, des fausses pierres de son corsage aux paillettes qu’elle avait disposées dans ses cheveux. Elle était hors d’elle-même, elle admirait une gracieuse et heureuse jeune fille dans un corps ressemblant étrangement au sien, depuis une position supérieure. La jeune fille radieuse mit un masque en dentelle délicatement ouvragée qui ne laissait pourtant personne douter de son identité. On pouvait lire son visage autant qu’on ne pouvait pas lire son cœur.
Elle quitta enfin le dortoir, après tout le monde. Elle voulait être seule quelques instants afin de rassembler ses esprits et son courage. L’atmosphère inquiétante qui pesait sur Beauxbâtons en ce moment et l’ombre de la licorne noire qui planait constamment au-dessus de l’Académie n’arrangeait rien. Ses talons claquaient sur le sol alors qu’elle faisait son chemin vers la salle de bal, d’un pas lent et régulier. Plus elle s’avançait vers la salle de réception plus la musique résonnait fort à ses oreilles.
Enfin, elle pénétra la salle de bal. Elle se forçait à sourire, à paraître enjouée. La blonde dispensa quelques saluts, faisant des commentaires par-ci par-là sur la musique, l’ambiance, les décorations… magnifiques, soit dit en passant. Elle chercha dans la foule la crinière dorée de Jeanne, sa partenaire officielle pour le bal. Aucune d’entre eux n’avait eu le courage de se chercher un cavalier parmi la population de l’Académie. Elle repéra rapidement sa meilleure amie parmi les diverses tête connues. Sans vraiment faire attention aux personnes qu’elle écartait de son chemin, Aurélia se dirigea vers le bar où Jeanne discutait avec un mystérieux inconnu caché derrière un masque de Pascal. L’ourlet de sa robe effleurant le sol dans un froufroutement qu’elle seule entendait, elle les rejoignit. Au moment où elle arrive auprès d’eux, l’inconnu déguisé en Pascal lâcha à l’attention de Jeanne :
« Tu n'es pas avec Maxence ? Je croyais que vous étiez ensemble... »
Aurélia ne put s’empêcher de pouffer de rire en entendant ces paroles, et pour garder contenance, se servit un verre de jus de raisin avant de leur signaler sa présence. Elle porta le breuvage à ses lèvres. Délicieux. La musique parvenait à alléger ses peines et la conversation avec l’étrange caméléon promettait d’être… surprenante. Ayant réussi à retenir un fou-rire après avoir entendu les paroles du garçon, elle vint saluer Jeanne :
« Mais qui voilà… en si bonne compagnie ? Serais-tu déjà en train de faire une infidélité à ta cavalière ? »
Ses lèvres s’étirèrent en un sourire malicieux. Elle se tourna ensuite vers le porteur du masque :
« Bonsoir… devrais-je t’appeler Pascal, ou vas-tu nous dire qui tu… »
Un fracas l’interrompit brusquement. Une étudiante venait de tomber par terre, entraînant dans sa chute une bonne partie du buffet. L’inconnu se jeta vers elle pour l’aider tandis qu’Aurélia avait le même réflexe. Ils se retrouvèrent tous les deux agenouillés auprès de la jeune fille, essayant de lui venir en aide. Wade lui demanda si elle n’était pas blessée, mais elle avait l’air de ne souffrir d’aucune blessure, sauf peut-être d’un bon coup porté à son égo. Sa robe était couverte de diverses boissons. Aurélia lui tendit la main, l’invitant à se relever :
« Viens par-là, lève-toi, on va t’aider à nettoyer tout ça. »
B-NET
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Message Posté Mar 29 Jan - 14:37.
We’re gonna party, and bul**hit !

Arrivés au bal, nous nous avancions dans la salle magnifiquement décorée. J'apercevais des têtes que je pouvais reconnaître malgré les belles robes, beaux costumes et autres masques sortis pour l'occasion. Cet évènement serait sans doute le meilleur de la saison, voire de l'année, puisque l'ensemble me semblait très fun et plutôt rigolo. Mon plaisir était que tout le monde présent ce soir avait joué le jeu du déguisement. Professeurs comme élèves étaient habillés, coiffés, maquillés pour ce moment spécial qui serait sans aucun doute des plus mémorables. Certains discutaient entre eux, d'autres étaient sur la piste de danse, alors que d'autres encore, s'étaient posés dans un coin sans envie de se faire remarquer. La vie était triste pour ceux-là, mais personnellement, je m'en fichais. J'avais un cavalier, des plus appréciables d'ailleurs, et je savais d'ores et déjà que je m'amuserai comme une petite folle. En tournant les yeux vers Maxence, je me rendis compte que Willow venait d'entrer, et ce fut sans hésitation que j'attrapais la main du garçon afin de l'attirer dans ma petite course sur talons hauts vers ma soeur jumelle. Je lui souris à pleines dents, et je les présentais sans plus attendre. J'imaginai déjà qu'ils se connaissaient, cela me semblait évident, mais sait-on jamais.

"Willow, voilà Maxence, mon cavalier. Maxence, ma soeur, Willow."

Mon sourire ne changea pas, j'étais de bonne humeur, et rien n'y changerait. Avec tout le malheur qui s'était abattu sur le monde magique, une petite fête digne de ce nom ne pouvait faire de mal à personne. La Licorne Noire rôdait aux alentours de notre académie tant aimée? Et alors? Nous nous apprêtions tous à passer une soirée de folie! Pourquoi nous encombrer l'esprit avec toute ces ennuis, certes majeurs, mais qui semblaient si peu importants en ce jour de fête.
Je passais mon bras autour des épaules de ma soeur, et enroula l'autre autour de la taille de Maxence, qui semblait un peu mal à l'aise, mais que je me promettais déjà de détendre d'une manière ou d'une autre. J'avais un petit programme en tête pour le rendre un peu plus... comment dire... in the party mood. Je le devais. Pour son bien, comme pour celui de n'importe qui qui voulait s'amuser ce soir. J'avançais en direction du buffet, et souris à ces personnes que j'aimais beaucoup et avec qui j'étais ravie de partager ce moment que je voulais rendre mémorable.

"Et si on ouvrait les festivités, vous deux! Y a de l'alcool par ici?"

Soudainement, un fracas des plus sonores se fit entendre, non loin de là où se trouvaient les trois jeunes gens. Une étudiante était tombée à la renverse, éclaboussant tout un tas de boissons sur différentes robes et personnes. J'étouffai un rire pour rester discrète, mais la situation, tant qu'elle ne touchait pas ma robe, était assez rigolote. Hormis le fait qu'il n'y avait maintenant plus à boire, je me tournai vers le buffet destiné à offrir de la nourriture aux bouches les plus gourmandes: brioches, biscottes, canapés. Tout avait été préparé au millimètres pour satisfaire tout le monde.
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Dernière édition par Maya F. Lanvin le Sam 9 Fév - 10:55, édité 2 fois
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Message Posté Mer 30 Jan - 15:29.
Maxence & Maya
Maxence ne put s'empêcher de rougir, en voyant Maya sortir de son dortoir. Elle était ravissante, magnifiquement bien maquillée et habillée, ce qui n'était en soi pas très surprenant. C'était une fille Lanvin, elle baignait dans la mode depuis toujours, et elle le faisait bien. Il lui avait tendu la barrette, lui proposant de la mettre dans ses cheveux, puis il avait acquiescé lorsqu'elle lui avait demandé s'ils y allaient, prenant sa main pour la guider dans la salle de bal.

Il n'avait pas estimé une seule seconde la pression qui l'assaillirait quand il entrerait au bras de quelqu'un d'aussi charmant et populaire que Maya, connue et probablement appréciée de tous - à ses yeux à lui au moins -, et il ressentit une forte envie de courir loin de là, loin de ce bal, loin d'une de ces nombreuses fêtes dont il n'était pas coutumier. Il s'efforça toutefois de faire bonne figure, et répondit amicalement au salut d'Artémis, mais il faillit perdre totalement contenance quand il vit Jeanne commencer à s'approcher de Maya, et rebrousser chemin. Il faillit dire à Maya qu'il ferait mieux d'y aller, qu'il n'était pas le bienvenue et qu'il empêchait ses amis de passer du bon temps avec elle, mais connaissant la tornade rousse, elle ne l'aurait surement pas laissé faire, et l'aurait obligé à aller voir Jeanne. Jeanne, que Maxence connaissait très peu, mais qui visiblement le détestait pour des raisons qu'il ne comprenait pas… Ou plutôt si, il suspectait qu'il lui faisait honte, et qu'elle ne voulait pas le fréquenter.

Son attention fut détournée de Jeanne, quand une jeune fille tomba sur la table des boissons, se prenant quantité de breuvages sur elle. Il se sentit automatiquement mal pour elle, et un peu pour lui s'imaginant instantanément à sa place, ce qui aurait pu arriver étant donné que Maya les entrainait dans la direction des boissons à l'instant même où cette mésaventure était arrivée. Il s'apprêtait d'ailleurs à saluer sa soeur, quand il se figea en entendant les propos de Wade adressés à Jeanne, demandant s'ils n'étaient pas ensemble. Qu'est-ce qui pouvait bien lui passer par la tête ? Eut-il été un peu plus sanguin, il aurait confronté le jeune homme sur le sujet, mais il se contenta d'arborer une couleur pivoine, seul signe de son malaise.

Il n'eut toutefois pas le temps de s'appesantir sur la question, Maya passant, à sa plus grande surprise, son bras autour de sa taille. Que devait-il faire ? Se comporter comme un cavalier exemplaire, passer son bras sur ses épaules ? C'est exactement ce qu'il fit, devenant encore plus écarlate si c'était possible, tout en soupirant de soulagement intérieurement à l'idée qu'elle ne puisse pas l'obliger à boire, tout l'alcool ayant fini sur le sol quelques secondes auparavant, et qu'elle ne puisse donc pas voir qu'il n'avait jamais bu, et qu'il ne tenait probablement pas l'alcool. Il se força à sourire, saluant cette fois réellement Willow.

« Bonsoir Willow, je suis ravie de te rencontrer, Maya m'a dit beaucoup de bien de toi. »

C'était tout à fait vrai, même si Maya parlait généralement de beaucoup de choses, Willow revenait régulièrement sur le sujet. Elles étaient jumelles, après tout, ça n'était pas anodin. Et si lui même était plus loquace, il évoquerait tout le temps sa soeur, qu'il chérissait plus que tout. Si, du moins, quelqu'un savait qu'il en avait une. Il aperçut Amadeus du coin de l'oeil, sur la piste de danse, mais les relations avec son pour ainsi dire unique amie en dehors de Maya n'était pas au beau fixe dernièrement, d'autant que son laisser aller avec les demoiselles n'était pas du goût de Maxence, et il refusait de l'importuner et de créer des vagues ce soir-là.

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Amadeus Debussy
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Je viens de Londres pour visiter
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Je viens de Londres pour visiter

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♦ Nota Bene
: ta mère
:
: La clé du Cercle des Poètes Disparus



Message Posté Jeu 31 Jan - 0:50.
Ne jamais se rendre à un bal. Les conventions sont trop lisses, les relations trop policées, les personnes trop hypocrites. En somme, tout ce que je pouvais abhorrer dans ce monde, réuni sous couvert de satin et de bonne chère et qui non content de me rendre las se gaussait devant mon scepticisme. Les paroles d'Artémis traversèrent mon esprit l'espace d'un instant : ces sous-entendus cohérents qui se surprenaient à me voir cavalier, tenant de surcroît le bras à une demoiselle que je n'avais jamais pu supporter, vinrent frapper les barrières de mes pensées. Mais qui appréciais-je, dans le fond. Du moins, qui donc avais-je l'envie d'apprécier. Evangéline et moi-même étions sans doute partis sur de mauvaises bases, jonchées par mon caractère aigri et mon renfermement abusif, néanmoins je n'avais jamais érigé un monde qui soit toit simplement noir ou blanc. Quelle amère ironie, quel crime pour un musicien que de s'accorder d'une note et non pas d'une autre ! Et pourtant, bien loin des paroles sincères de la jeune Hypnos qui me firent amicalement sourire, bien loin de cette inimitié enterrée, de ce moment agréable et de cette danse parfaite, se nichait juste le moment propice qui fonçant vers moi tel un oiseau de proie viendrait faire basculer le tout en scandant un 'Tu vois, j'avais raison.'

Mais en l'instant je ne vis rien venir, préférant la douceur du moment à tout autre scepticisme et notant un rapprochement des corps. Bien que la danse l'eut convenu, il me sembla bien sentir le souffle capiteux de l'Hypnos dont les lèvres si proches des miennes se rabaissèrent aussitôt par pudeur. Une timidité qui me prêta à sourire, moins par moquerie que par affection bien sûr. « C'est normal. » murmurais-je d'une voix suave comme je répondais avec spontanéité. Nez levé en l'air et regard toisant la salle sous mes pas de danse pour ne pas troubler ma cavalière plus encore, laquelle resserra sa main suffisamment fort pour que je n'y ressente une certaine réserve. La vertu sans doute agitait ses sens, aussi préférais-je demeurer gentleman et ne pas accentuer une proximité intimiste que la danse quémandait déjà. Apprenti libertin sans doute, mais avec ses codes et ses éthiques. « Je n'aimerais pas qu'on dévoile mes secrets, pourquoi le ferais-je aux autres. » Plissant le nez, je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire complice. « Même si, entre nous, je n'en ai pas beaucoup. » Diable quel beau mensonge. J'ignorais cependant si je désirais me voiler la face ou bien tourner la page, toujours était-il que je n'étais pas vierge de mystères.

L'échange fut de courte durée car voilà qu'arrivèrent les troubles, ceux-là même qui me confortaient dans l'idée que je n'aimais pas ce genre de festivités. Une jeune fille arriva en effet en trombe, rompant la colère sous ses pas et fustigeant Evangeline du regard. Nous arrêtâmes alors la danse, étonnés par l'arrivée agressive de l'intruse. « Pourquoi tu m'as pas dit que tu étais de retour? Et qu'est-ce que tu fais avec lui? » Charmant. Regard froncé et lueur assassine de circonstance, je toisais la harpie non sans grand mépris qu'elle m'envoyait si bien à la figure également. « Comment t'as pu nous faire ça, à Jacob et à moi! On avait tout prévu! C'est de ta faute! Tu as tout gâché!  » Soirée gâchée ? Parle m-en donc, espèce d'hystérique. « L'hôpital qui se fout de la charité. » Et avant même que la hargneuse n'ouvre la bouche, je portais mes mains au ruban de mon masque, vint en défaire le noeud et le laissa donc couler à terre. Ni masque ni faux-semblant. Juste moi-même, déjà blasé par les relations humaines à leur paroxysme. Et puisque la situation m'exaspérait déjà, puisque je n'avais absolument aucune envie de servir d'enclume au marteau et au fer échauffé, je décidai un peu subitement de quitter les lieux sans me retourner. La meilleure chose à faire probablement, puisque de toute évidence ce genre de soirée n'était pas pour moi. Surtout s'il fallait la passer auprès d'une hystérique incapable de se contrôler sous prétexte que son amie malade n'était pas venue lui rendre visite quelques heures plus tôt. Stupide, absurde, et incompréhensible. « Et bien puisque miss névrosée ne s'accommode pas de ma présence, pas plus que je ne m'accommoderais de la sienne... » Regard dédaigneux la toisant de haut en bas avant de me tourner vers ma cavalière. « Je préfère y aller. Je m'excuse Eva, tu perds un cavalier. Mais tu gagnes deux formidables amis. » Ironie, quand tu nous tiens. « Bonne soirée. » Un baise-main pour la belle Hypnos mais aucune oeillade pour l'intruse qui n'essuya que mon indifférence, avant que je ne quitte la piste de danse et ne me dirige vers la sortie.

Ne jamais se rendre à un bal. J'en étais à présent intimement convaincu.

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Message Posté Jeu 31 Jan - 1:49.


« Once upon a time in Beaubâtons... »

C'était un moment parfait, idyllique. Amadeus avait cette voix à la fois tendre et suave, cette voix qui la faisait frissonner dans le creux de ses reins. Ce sourire craquant qui la faisait sourire et rougir avec lui. Il avait un pouvoir de séduction sur elle bien plus que ce que la sirène en elle ne pouvait avoir sur lui. Elle fondait pour le ténébreux virtuose alors que 10 jours avant, ils ne pouvaient pas se parler sans que ça tourne au vinaigre. Oui, ils avaient changé, et plus elle le fréquentait, plus elle l'appréciait. Parfois elle s'en voulait. Elle se disait que c'était parfaitement impossible entre eux, qu'elle allait se faire plus de mal qu'autre chose, c'était sans doute ce qui allait arriver de toute façon. Mais pour une fois, la douleur d'un possible chagrin d'amour ne lui faisait pas peur, parce qu'elle se disait malgré tout que si Ama la rejetait, ça serait en sachant entièrement ce qu'elle est, et non à cause de mensonge et de faux-semblants. En soi, c'était une certaine consolation. Il jouait avec elle, elle s'en rendait bien compte, elle le voyait, elle sentait, mais elle avait surtout l'impression que ce n'était pas un jeu blessant ou mesquin. C'était sa façon d'être, et puis, la séduction était un jeu, une cours, une parade... Elle redressa enfin son visage vers le sien, admirant ses lèvres, puis ses yeux malgré le masque sur sa peau. Elle se sentait bien contre lui. Elle n'avait jamais été si proche d'un homme avant. Et elle se permettait de l'être parce qu'il savait et parce qu'elle en avait envie. "Je suis sur que tu es un océan de secrets." Malheureusement, toute bonne chose se devait d'avoir une fin. Ce ne fut pas la musique qui se stopa, mais une Aurore folle de jalousie et de rage qui les interrompit. Evangeline la fixait éberluée ne comprenant pas au début ce qu'il se passait jusqu'à ce qu'Ama ne daigne rétorquer. Elle comprit alors qu'il n'allait pas la laisser faire ni mâcher ses mots. Elle tenta d'ouvrir la bouche pour parler, mais il la prit de court. Partir ? Etre sans lui ? Non hors de question. Elle ne voulait pas que ce moment se termine... pas maintenant, c'était injuste. En 17 ans, c'était le premier moment le plus romantique et agréable de sa vie, et surtout de sa vie de femme, et elle ne voulait pas en être privée. Elle se sentit tirailler, comme lorsqu'elle l'était entre la mer et la terre, se soir, elle était prise entre l'amitié et le désir... Amadeus prit sa main et y déposa ses lèvres. Son coeur fit un bon, elle rougit, elle voulut le retenir, mais il tourna les talons. Douloureusement, elle le regardait s'avancer, et se sentit folle d'un coup. Elle ôta son masque à son tour, le laissant tomber au sol et se tourna vers Aurore. "Je sais que tu ne comprends pas, je suis rentrée juste avant le bal, je ne pensais pas y aller, mais il m'a proposé, ne le juge pas Aurore, tu ne le connais pas..." Elle se tourna à nouveau vers Amadeus. "Pardonnes-moi Au'.... Je peux pas le laisser partir..." Elle fit quelques pas avant de courir à la suite du jeune virtuose, peu importe le monde autour d'eux, elle attrapa sa main dans la sienne, posant l'autre sur son bras, elle se serra contre lui et lui offrit un tendre sourire. Elle ne lui demanda pas la permission de venir avec lui. Ama pouvait la rejeter, elle voulait prendre des risques, être audacieuse, mais surtout le réconforter en un sens, lui montrer qu'il n'avait pas mal agit, qu'elle le comprenait. Les portes se refermèrent sur eux, les emmenant loin de cette soirée faussement agréable.

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Message Posté Jeu 31 Jan - 16:13.





L’horloge tournait, la nuit arrivait sur l’école. Cette soirée s’annonçait bien particulière puisqu’il y avait organisé là un bal masqué sur le thème de Marie Antoinette. Une fête qui a priori se serait passé de la présence de Callisto. Et bien, pas pour cette fois, car l’harpiste allait se donner en concert ce soir là sur ce thème qui allait à merveille à une telle musicienne. Son lit recouvert de partitions les plus complexes les unes que les autres, la jeune fille révisait avec sérieux ses morceaux jusqu’à ce qu’il soit l’heure pour elle de se préparer. Ho ; elle ne ferait qu’une brève apparition, il n’était pas forcément question pour elle de rester après avoir joué puisqu’en temps normal elle n’y serait même pas allée. Mais pour l’occasion, Marie Antoinette ayant été une harpiste douée, les organisateurs avaient trouvé bon de la costumer ainsi. Idée loufoque selon elle, n’osant surtout pas prétendre lui ressembler ni même avoir sa prestance. Mais c’était gentillet et parti d’une bonne idée alors elle avait confectionné son costume elle-même à défaut de ne pas pouvoir en acheter une véritable réplique. Callisto avait appris la couture et s’en sortait assez bien pour ne pas avoir peur de prendre un modèle qu’elle trouvait magnifique. En effet, il s’agissait là d’une robe qu’elle portait sur l’un de ses célèbres tableaux alors qu’ayant une rose a la main, elle est vêtue d’une somptueuse robe dans les tons bleutés, dentelés autour du décolleté ainsi qu’un nœud rayé bleu et nacré sur le devant. Un travail de précision qu’elle dû improviser sur le bas de la robe car le tableau la coupe au niveau des cuisses. Bien des mois à l’avance elle s’y préparait et avait achevé sa tenue juste à temps. Le rendu était très ressemblant en portant un corset et une crinoline en dessous. Lourd et étouffant cependant mais le résultat était là

Pour sa coiffure, ayant une chevelure tombant presque jusqu’au dessus de ses genoux, celle qui s’en était occupé avait pu se faire plaisir sans forcément être très douce en tirant ses cheveux en arrière. Elle les avait relevés et laissé l’une de ses mèches ondulée tomber négligemment sur son épaule. Quelques plumes, quelques perles pour orner ses cheveux blonds et elle était fin prête à monter sur scène.
En s’y tenant au seuil depuis les coulisses après de longues minutes de préparation, la jeune sirène ne ressentait pas ce trac que l’on pouvait avoir avant de monter sur scène. Callisto connaissait ses notes et ses rythmes sur le bout des doigts et son instrument n’avait plus aucun secret pour elle alors ce n’était pas un souci de trou de mémoire. Non, ce qui l’angoissait surtout c’était les autres ; la plupart ne l’avaient jamais vue ni même croisée et voilà qu’après 8 ans d’études au sein de cette école elle montait sur scène devant tout le monde. Ca pouvait paraitre ridicule comme appréhension, mais la jeune fille ressentait le stress uniquement de cette manière là. Et une fois annoncée, c’est avec son élégance naturelle qu’elle traversa la scène pour faire face au public. La vision de tous ces costumes colorés, l’ambiance complètement différente que ce qu’elle avait l’habitude de voir, tout cela lui arrachait un sourire qu’elle s’empressa de cacher derrière son éventail en dentelles. On se croyait clairement à une autre époque et ce n’était pas sans lui déplaire car elle pouvait être à présent parfaitement ancrée dans son rôle sans avoir peur des jugements.

D’une révérence avec une grâce qu’on ne lui connaissait que trop bien, la jeune fille salua donc tous ces élèves et ces quelques regards tournés vers elle. Puis, elle s’installa sur un tabouret d’époque au beau milieu d’une scène décorée de la même manière pour l’occasion. Malheureusement elle n’eu pas le temps de détailler et d’admirer tous ces ornements qu’elle plaçait ses mains autour de sa harpe. Une fois la curiosité ayant amené un silence, elle le brisa en pinçant ses cordes avec une gestuelle des plus légères. Une douce mélodie s’éleva dans les airs et elle espérait déjà que ces portées s’enchainant auraient ce même effet d’élégance sur elle que sur ceux qui la regardaient avec attention. Coloré, les notes sautillaient et résonnaient à travers la pièce avec un morceau de Rameau intitulé « L’Egyptienne ». L’un de ses morceaux favoris et qui demandent toutefois de longues séances d’exercices pour parvenir à la perfection. Le temps n’avait jamais été un problème pour Callisto, la musique est question de patience si l’on veut qu’elle soit agréable a jouer et a entendre au final. Regardant le travail de ses doigts avec précision, elle n’essayait même pas de percevoir quelques commentaires de la part de ceux qui la regardaient. Elle n’ouvre jamais la bouche lorsque quelqu’un joue de la musique mais dans un contexte de bal, elle était consciente qu’ils avaient bien plus envie de s’amuser plutôt qu’écouter. Etre un bruit de fond ne lui avait pas plu lorsqu’on lui avait proposé de jouer mais étant la seule harpiste de l’école jusqu’ici, elle se devait de faire honneur et encaisser le bruit autour. Elle espérait tout de même que ce bruit de fond leur faisait voir un semblant de féerie en accord avec le contexte de la soirée.

Callisto termina son morceau quelques longues minutes après et en profita pour respirer doucement, évacuer le stress qu’elle avait eu précédemment. Posant ses mains à plat sur les cordes pour cesser les vibrations de celles-ci, elle enchaina ensuite sur une œuvre de Lully intitulée « sarabande ». Bien plus sobre, plus simple et peut être plus reposante que le morceau de Rameau. Ce répertoire là, elle l’avait construit sur les compositeurs favoris de Marie Antoinette elle-même et les avaient probablement joués d’ailleurs mais pour le reste de la soirée elle avait préféré ne pas se limiter sur les dates et jouer ce qu’elle trouvait bon à entendre. Les organisateurs avaient eu raison de lui faire confiance sur la sélection des musiques, après tout elle s’y connaissait certainement d’avantage en musique d’époque. Un court instant, elle détourna les yeux de ses cordes pour croiser ceux de son public, et elle fut rassurée de voir dans le regard de certains un semblant d’admiration. De l’attention pour ceux qui fixaient ses mains glisser et une oreille tendue pour les plus mélomanes. Elle se sentait à l’aise, tout comme à chaque fois qu’elle joue de la musique, son masque de fer se brise et l’on voit son sourire illuminer son visage.

La jeune fille enchaina ensuite sur une sonate de Mozart, Un thème de Paganini arrangé pour la harpe puis une valse de Chopin également retranscrite. Elle aissait aliors le cours de la soirée se bercer sur ses notes.





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Message Posté Ven 1 Fév - 11:24.
I'm a lonely soul

Elle était sous pressions, prête à exploser. Sa tête lui faisait terriblement mal. Elle se concentrait. Oui, elle se concentrait pour ne pas entendre leur voix, pour ne pas savoir leurs pensées. Elle fermait les yeux. Elle s’imaginait une prairie, un endroit calme. Elle se voyait assise dans l’herbe, une marguerite dans les cheveux. Le vent lui léchant le visage. Inspire. Expire. Elle essayait de ne pas craquer. Elle essayait tant bien que mal de garder un semblant de dignité après ce qui venait de lui arriver. Mais le bruit ambiant la ramena à la réalité. Elle n’était pas dans cette praire, elle était bien à ce foutu bal. Qu’est ce qui lui avait pris de venir ? Elle avait voulu surement se sentir normale, pour une fois. Elle avait voulu passer une bonne soirée, sans préjugé, sans crêpage de chignon, sans insulte. Mais la réalité l’avait rattrapé. Elle ne pouvait pas être normale, elle ne le serait jamais. Et ces gens continueraient de la traiter comme une pestiférée. Elle avait été bien conne. Elle s’en voulait. Elle s’en voulait de s’être mise dans cette position, de se trouver vulnérable, à la merci du premier venu. « Ca va, tu n’es pas blessée ? » La goutte d’eau qui fit déborder le vase. La phrase de trop. Elle tourna la tête, le foudroya du regard. Il l’avait pris en pitié, chose qu’elle détestait. Elle détestait être cette personne fragile qui avait besoin de protection et d’aide. Elle en avait que faire, de sa main tendue. Elle ne prit même pas la peine de lui répondre. Elle ne voulait pas exploser, pas maintenant. Elle ne voulait pas gâcher la soirée. Mais elle l’avait probablement déjà fait. « Viens par-là, lève-toi, on va t’aider à nettoyer tout ça. » C’était vraiment de trop.

Elle se leva d’un bond, repoussant du bras ses deux camarades. Elle n’en pouvait plus de toute cette gentillesse puant l’hypocrisie. Elle ne pouvait plus se contenir. La bombe à retardement était sur le point d’exploser, et elle allait faire des dégâts. Elle sentit son visage s’empourprer de rage, de colère. Elle avait envie de crier, de cracher ses poumons. Elle voulait leur mettre une droite. A eux, qui n’avaient finalement rien fait. Qui avaient voulu se montrer gentil et respectueux. Mais elle n’en avait rien à foutre. Elle n’avait pas besoin d’eux. Elle n’avait besoin de personne. « J’suis pas une gamine merdre ! Vous avez rien d’autre à foutre ? Nan ? Allez danser, boire j’sais pas moi, mais foutez moi la paix ! » Elle laissa tomber son masque. Elle dévoila son identité, qui n’était plus un secret pour personne. Elle voulait qu’ils osent la regarder dans les yeux, qu’ils osent la défier du regard.

Elle voulait les étriper, les tabasser, tous. « Quelle cinglée celle-là » « Elle est vraiment barge » « Pourquoi elle est venue d’abord ? » Son crâne allait exploser. Elle pouvait sentir la veine de son front battre à tout rompre. Elle porta ses mains à son visage. Elle voulait se frapper la tête contre un mur. Elle voulait qu’elles partent. Elle ne voulait plus les entendre. Mais elle ne pouvait rien y faire. Elle avait perdu le contrôle, tout ça à cause d’une putain de soirée…




RedSky
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Artémis de Sainte-Croix
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Je viens de Londres pour visiter
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Je viens de Londres pour visiter

star : Chace Crawford.
crédit : Dodix.
date d'entrée : 08/08/2011
âge du personnage : 18 ans.
épîtres postées : 1003
gallions : 916

♦ Nota Bene
:
: quelques adjectifs pour vous définir
: ce que vous avez sur vous



Message Posté Dim 3 Fév - 14:38.
La soirée promettait d’être plus courte que ce qu’il avait prévu.

Il avait réussi à l’emmener sur la piste de danse, parmi quelques couples qui valsaient déjà au rythme de la musique virevoltante, et était fier comme un gamin d’avoir réussi à lui tirer un sourire en s’excusant, penaud, lorsqu’en arrivant sur la piste de danse, sa maladresse l’avait amené à bousculer un couple. Elle s’était laissée guider, malgré la réticence et la tension qu’il sentait dans son corps qu’il tenait entre ses bras ; alors il s’était ingénié à la faire tournoyer comme sa belle-mère lui avait enseignée. C’était toujours un étrange paradoxe de constater qu’il possédait une rare adresse lorsqu’il s’agissait de danser avec une cavalière quand il était poursuivi par une maladresse quasi maladive le reste du temps.

Un fracas assourdi l’espace d’une seconde l’harmonie de l’orchestre ; par réflexe, Artémis jeta un œil en direction d’une jeune fille blonde qui se redressait péniblement, sa robe rouge flamboyante tâchée des boissons qui avaient dégringolées en même temps qu’elle. Les loups et les tenues extravagantes l’empêchaient de la reconnaître, de même que les deux étudiants qui se précipitèrent pour l’aider lui restèrent inconnus – quoique la chevelure blonde de la jeune fille tendant une main salvatrice ne lui fût pas inconnue, de même que sa silhouette non-dissimulée sous les froufrous. Elle lui faisait penser à Aurélia ; Aurélia, qu’il tenait pour peur scrupuleuse. Son aide ne l'étonnait pas, mais sa rancune l'empêchait de l'admettre. Il secoua la tête, échangea un regard avec Garance échangea un regard avec Garance ; ils s’étaient interrompus dans leur danse, à l’instar de tous les autres, dont l’attention avait été attirée par l’accident, et éprouva de la peine pour celle sur qui tous les regards étaient tournés. A son stade, il en avait l’habitude ; mais il n’aimait pas plus que ça assister à une chute maladroite qui ne passait pas inaperçu pour savoir quel effet cela faisait.

Un éclat de voix familier l’extirpa de son malaise ; et dans les secondes qui suivirent, il eut la désagréable impression d’être un spectateur extérieur, avec l’idée que quelqu’un se foutait de lui. Pour une raison qu’il ignorait, Amadeus tournait les talons, indifférent à l’ambiance générale – et si cela n’avait rien d’étonnant, ce qui inquiétait un peu plus l’Hypnos étaient les conséquences que pouvait avoir un évènement qu’il n’avait pas prévu au cours d’une soirée qu’il avait mésestimée avant même d’y avoir participé. Il fallait bien ça pour désengager l’Hadès d’une promesse, si mal jugée, toujours exprimée, et son humeur massacrante risquait de faire une victime de plus ; comme Garance, regagnée par une tension palpable lorsqu’Evangeline quitta sa compagnie pour le poursuivre à l’extérieur de la pièce. Amadeus, puis Evangeline, puis Garance ; puis Lena. Sa voix déchira ce qu’il restait de musiques et de conversations, agressive, blessée ; c’était elle. La jeune fille qui était tombée. La jeune fille pour qui il s’était senti mal. C’était Lena. Amadeus attendrait, et puis, peut-être qu’il méritait que Garance lui tombait sur le poil. Lena ne méritait pas ce qu’elle vivait, encore une fois, une fois de trop. Il allait encore passer pour un chevalier servant, et on allait encore lui faire des remarques moqueuses à ce sujet, mais ça importait peu. Il s’excusa auprès de Garance.

Si tu ne veux pas les entendre, concentre-toi sur ma voix. Lena, j’suis là.

Il s’agenouilla et ne lui demanda pas son avis en glissant ses bras autour de sa taille, la soulevant de terre. Ecoute-moi. Il pensa à tout ce qui lui venait à l’esprit ; les jardins de Beauxbâtons, la Commune d’Hypnos, leurs balades à cheval, son embarras quand elle avait lu ses sentiments dans son esprit parce qu’il avait momentanément oublié qu’elle était capable de lire dans les pensées… tout ce qui était capable de la calmer. Il l’emmena à l’écart, l’obligeant plus que le lui proposant, et la serra dans ses bras. Il tenait une bombe à retardement. Il songea à Amadeus, à Evangeline et à Garance, et songea que l’Hadès allait se faire tuer. Ça, c’était peut-être suffisant pour lui faire oublier l’espace d’une seconde ce qu’il venait de se passer.
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