VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

en savoir plus

I WAS LONELY ▬ GREGORY&ELIJAH
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
avatar
Invité
this is the wizzarding world of
Invité
informations



Message Posté Sam 20 Oct - 22:51.



i was looking for you
tired of feeling numb without you by my side

★ noms des participants: Gregory J. Pritchard & E. Sapphire Hopkins
★ statut du sujet: Privé
★ date: Deux jours avant l'ouverture des JO
★ heure: Vers midi
★ météo: Il fait frais mais beau
★ saison: Saison 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: Aucune idée mais je sais que c'est celle de l'ouverture des JO
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: Lis juste au dessus
★ intervention de dominus: Non
★ récompenses: Pas encore





avatar
Invité
this is the wizzarding world of
Invité
informations



Message Posté Dim 21 Oct - 1:19.
something in your voice
sparks a little hope
I'll wait up for that noise
your voice become my home
J'étais arrivée à Beauxbâtons dans la nuit. Toute la journée je n'avais pas arrêté de me demander si je devais vraiment aller à cette cérémonie. La dernière à laquelle j'avais participé avait plutôt mal tourné. J'avais tourné en rond, jusqu'au moment fatidique où j'ai pris ma vie en main et que j'ai décidé de venir à Beauxbâtons malgré tout. La peur m'avait fait frissonner dès mes premiers pas sur le sol français, mais j'étais bien déterminée à ce qu'elle s'échappe et qu'elle ne me paralyse plus.

Ce matin je m'étais levée tôt. Tellement tôt qu'il faisait encore nuit. J'ai passé plusieurs heures à trouver la tenue idéale. Entre déballage de valise trop grande et essayages trop longs j'avais perdu trop de temps pour prendre un petit déjeuner. Il était presque onze heures quand je fus enfin prête. Un dernier coup d'oeil dans le miroir et j'étais partie. Je laissais la chambre dans une désordre monstrueux, mais j'étais pressée. Je quittais le château, passait devant la clairière, et m'empressais de rejoindre le village olympique. J'avais entendu dire que les voyageurs londoniens y étaient logés. J'espérais juste ne pas être en retard ou en avance.

Voilà. J'y étais. Les chaumières réservées aux londoniens. Je me tenais droite comme un i devant ces petites maisonnées. Je ne savais, à vrai dire, ni quoi faire, ni quoi dire. Je restais là. A attendre je ne sais trop quoi. Puis une jeune femme sortie de l'une des chaumières et je l'abordais, avec un français pour le moins bancal « Bonjour. I. Hm. Gregory Pritchard ? » Elle me regardait avec un large sourire. « Pritchard ? Il n'est pas encore arrivé. On m'a dit qu'il serait là le jour de l'ouverture des jeux. Désolée mademoiselle. » Dépitée je lui répondais un simple merci avant de me tourner vers l'une des boutiques du village. Il fallait que je me remonte le moral, et quoi de mieux pour ça que de faire du shopping ? J'étais d'abord partie boire un chocolat chaud au tea for two en guise de petit déjeuner retardé puis j'avais tourné en rond dans la boutique de souvenirs. Je n'avais rien acheté. Pas encore. Je ressortais, la tête ailleurs. Je n'arrivais pas à me retirer de la tête que Gregory n'était toujours pas là. En fin de compte, j'aurais bien mieux fait de rester à Poudlard. Voilà tout ce à quoi je pouvais penser.

J'avançais lourdement vers la boutique pour les fervents supporters que je n'étais pas lorsqu'une voix vint me faire sortir de mes pensées. Ou plutôt m'y replonger un peu plus. Voilà que j'entendais sa voix maintenant. Son accent anglais précieux qui se mariait parfaitement au français. Son timbre chaud. C'était lui. J'en étais persuadée. Je relevais la tête. Le cherchais du regard parmi la masse de visiteurs entassés devant la boutique. Et c'est à cet instant que je l'ai vu. Ses yeux trop bleus. Sa mâchoire trop carrée. Son sourire trop brillant. J'étais transportée. Et sans plus réfléchir, j'ai avancé vers lui, poussant les gens autour, manquant de faire tomber certaines personnes, en trébuchant moi-même, et j'ai tendu les bras pour entourer son torse, et j'ai collé ma joue contre lui. J'ai fermé les yeux. Et le temps s'est arrêté.

Je suis restée là. Entre ses bras. Mes mains et mes bras le serrant un peu plus fort, comme pour lui dire de ne plus jamais me laisser. Pendant quelques secondes. Puis je me suis éloignée pour le laisser respirer. J'ai levé la tête vers son visage. J'étais enfin avec lui. « They told me you weren't there already. » J'esquissais une légère moue triste. « I was kind of lost without you you know ! » Et je me mis enfin à sourire. Parce qu'il avait cet effet étrange. Il me donnait cette sensation que quoi qu'il se passe. Quoi que je dise ou fasse. Tout irait bien. Que jamais plus je n'aurais à regarder derrière moi pour savoir si on ne me suis pas. Que jamais plus je n'aurais à supporter le poids de la culpabilité. Comme si tout s'effaçait à ses côtés. Que plus rien n'avait d'importance en dehors de lui et de sa présence. Plus rien.


Spoiler:
 
avatar
Gregory J. Pritchard
this is the wizzarding world of
Je viens de Londres pour visiter
informations
Je viens de Londres pour visiter

star : Daniel Sharman
crédit : tearsflight
date d'entrée : 20/10/2012
âge du personnage : 24 ans
épîtres postées : 2
gallions : 4



Message Posté Dim 21 Oct - 20:18.



« does he know where your lips begin ? »

« Vous parlez anglais ? »

J’avais beau avoir appris un peu la langue à Poudlard, le français restait un mystère irrésolu pour moi. Et ça s’entendait. Malheureusement, le vendeur à qui je parlais s’obstinait. Moi, tout ce que je voulais, c’était une écharpe. Et lui, visiblement, c’était de me raconter sa vie. Pourtant, je gardais le sourire. Je n’avais pas de raison de faire autrement. Parce que je venais de croiser son regard. Là, dans la foule. Elijah. Ca faisait deux mois qu’on ne s’était pas vu. Depuis la rentrée. Elle avait beau être plus jeune que moi, elle était certainement plus mature que moi. Je la pris dans mes bras, et je la serrais, fort. Pour m’assurer qu’elle était bien là. J’avais jamais ressenti ça avant. Cette impression de plénitude. Comme si plus rien ne comptait à part elle, à part nous. Et les autres avaient beau dire qu’on ne durerait pas, moi je savais que c’était pour la vie. Parce qu’en ce moment même, elle contre moi, c’était tout ce qui me suffisait. Et le monde pouvait bien s’écrouler. Et la guerre recommencer. Je savais que j’étais assez fort lorsqu’elle était là. Je m’emparais d’une écharpe pour marquer mon soutien à l’équipe de Poudlard, puis je tendis deux gallions au marchand.

« Prenez ça. »

Je pris Eli par la main pour l’entraîner hors de la foule. Deux jours avant l’ouverture des Jeux Olympiques, le village était bondé. Chaque centimètre carré était occupé soit par un marchand qui espérait faire fortune, soit par un sorcier impatient. Certains d’entre eux avaient même déjà commencé à faire la queue à l’entrée du stade.

« They told me you weren't there already. I was kind of lost without you. »

Je ne pus m’empêcher de sourire en la regardant faire une moue faussement triste. Et je ne pus m’empêcher de rire lorsqu’elle m’annonça qu’elle était perdue sans moi. Je devais avouer que j’imaginais mal une fille aussi forte qu’Elijah devoir dépendre de moi. Et, à vrai dire, j’avais toujours cette même peur, à chaque fois qu’on se voyait. Qu’elle allait me dire que tout était fini. Et que je pouvais rentrer chez moi. Seul.

« Elijah Hopkins, you really are one of a kind. »

Je me raclais la gorge. Lorsqu’on s’écartait un peu du village olympique, on tombait sur une petite colline du haut de laquelle on surplombait la vallée dans laquelle le stade avait été installé. Complètement déserte. Je n’avais pas participé à la bataille de Beauxbâtons, mais ça ne m’empêchait pas de déceler, dans les regards, l’inquiétude. La peur. On disait que le sang avait tellement coulé que l’herbe en était devenue rouge. Moi, tout ce que je savais, c’était qu’Elijah s’était mise en danger. Elle s’était perdue, encore une fois, dans une conscience sombre. Sauf que cette fois-ci, je n’avais pas pu la sauver. J’étais arrivé trop tard. Je me souviens encore de ses mots. Pourquoi est-ce que j’étais toujours là ? Je n’en savais rien. Mais c’était comme ça.

« Well, I know this will break your heart, but I might not be as famous as you think I am. They may have thought that you were talking about my brother. He’s coming soon, to give a speech. I’m supposed to go with him in the official stuff. You could come with me if you want. »

Invitation à peine déguisée. La vérité, c’était qu’avec elle, j’étais timide. Je n’osais pas, et en même temps j’osais tout. Elle m’était si précieuse qu’il était difficile pour moi d’imaginer qu’on pourrait passer la soirée d’ouverture séparés alors même que la seule raison pour laquelle j’avais accepté de venir, à part les jérémiades de Lily, c’était parce que je savais que je la verrais, elle. N’étant jamais venu à Beauxbâtons auparavant, je ne savais pas très bien où j’allais. Mais je savais que j’avais envie de me poser en haut de cette colline. Avec elle. J’avais envie qu’on soit seuls, elle et moi. Une fois arrivé en haut, je m’assis pour récupérer mon souffle. Et je lui fis signe de faire de même. L’endroit était vraiment magnifique. Et la vallée s’étendait à perte de vue. J’avais du mal à croire que des choses horribles s’étaient passées là où on était posé. J’avais du mal à croire qu’on avait failli y passer. J’avais du mal à croire qu’on avait survécu. Et, parfois, quand je voyais la douleur dans ses yeux. Ce souvenir qui la hantait constamment. Je me disais qu’on n’aurait jamais dû vivre ça. Je passais une main pour remettre une mèche derrière son oreille.

Parfois, ça me faisait peur. Ca me faisait peur de me dire qu’elle était la seule personne avec qui je me sentais aussi bien. Ca me faisait peur parce qu’elle pouvait partir à tout moment. M’échapper sans que je ne puisse la rattraper. J’avais beau faire comme si je m’en foutais, maintenant qu’elle était entrée dans ma vie, je savais que si elle en sortait, je serais dévasté. Le danger, quand on réalise combien on est chanceux, c’est que tout s’écroule sans qu’on ne puisse rien faire pour l’en empêcher. Alors je la regardais dans les yeux. Je profitais de ces rares moments où on était ensemble et où rien d’autre ne semblait compter. Je créais des souvenirs. Je me rappelais de son parfum que je sentais en déposant un baiser sur son cou. De la couleur de ses cheveux que ma main parcourait. De ses yeux, vert gris dans lesquels les miens se perdaient. Du contour de ses lèvres, que j’embrassais parce qu’elles m’avaient trop manqué. De sa peau douce que je parcourais avec mes mains. Je me rendais compte que tout ça, c’était fragile. Fébrile. Mais que je refusais d’abandonner l’espoir que ça durerait.

Allongés sur le sol, face à face, comme si rien d’autre ne comptait, on se regardait en souriant.

« You know, back then, you asked me why I was always there when you needed somebody. I just want you to know that I will always be there for you. No matter what. »

Je me raclais la gorge, parlant d’un ton beaucoup moins sérieux et bien plus rapide, comme pour faire passer la pilule.

« Oh, and, by the way, you know my brother, Thadeus ? He’d like to meet you. »

Il y a des choses dont on peut être sûr. J’étais sûr que j’allais un jour ouvrir mon restaurant. J’étais sûr de mes sentiments pour elle. Mais ce dont je n’étais jamais réellement certain, sûrement parce que je n’avais jamais compris comment fonctionnaient les femmes, c’était de ses réactions à elle. Surtout lorsque je lui proposais de rencontrer mon frère. Ce même frère sur qui j’avais passé des heures à dire des horreurs.

Contenu sponsorisé
this is the wizzarding world of
informations



Message Posté .

I WAS LONELY ▬ GREGORY&ELIJAH

T H E . H A I R . O F . A . U N I C O R N  :: reliques pré jean-paul :: Jeux Olympiques :: village olympique

Sujets similaires

-
» 06. One less margarita, one more trip to the shrink - PV Gregory
» 07. Need you now [PV Gregory Grimson]
» Présentation de Gregory Donovan. [Validée]
» Such a lonely day ...
» ELIJAH ■ Il fut un jour où 69 était un simple chiffre et il fut un temps où tu pouvais manger une banane tranquillement…

Réponse rapide

pour répondre plus vite que le vent, t'as vu !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: