VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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/!\ Ouverture des Jeux Olympiques Sorciers
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Daisy M. McBerry
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Message Posté Jeu 29 Nov - 20:47.







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Les Jeux Olympiques sorciers. Elle n’avait jamais pensé pouvoir y participer, n’y même y rêver. Mais pourtant, elle était là, debout dans le sous sol des gradins de l’académie française, attendant que les Londoniens finissent leur numéro. Elle avait eu le courage de s’inscrire dans l’équipe de son école. Elle voulait son moment de gloire, elle aussi. Elle avait tellement été brimée et rabaissée durant toute sa scolarité, qu’elle voulait qu’on la remarque pour quelque chose de positif, pour une fois. Qu’on ne la pointe pas du doigt pour se moquer d’elle, mais pour l’acclamer. Car oui, au fond d’elle, elle voulait cette reconnaissance, cette popularité qu’elle n’avait jamais, et n’aurait probablement jamais.

Ils s’étaient entrainés nuit et jour, matin et soir. Elle avait rencontré de nouvelle personne, et côtoyé des personnes qu’elle n’aimait pas. Mais elle avait fait la part des choses. Elle n’avait pas le choix de toute manière. Cela n’avait jamais été dans sa nature de se rebeller. Pendant tout ce temps, elle avait juste essayé de ne pas croiser leurs regards, de ne pas faire attention à leurs rires sadiques lorsqu’elle se trompait sur un pas. Non, elle s’était concentrée sur les personnes qu’elle appréciait. Ses amis. Et elle se tenait à côté d’Aubépine en ce moment précis. Elle lui prit la main, lui adressa un sourire. Tout allait bien se passer. Elle le savait.

Les acclamations de la foule lui hérissaient les poils. Elle était impatiente. Ses jambes la démangeaient, elle devait bouger. La jeune fille se dirigea vers la petite table qui avait été mise à leur disposition. Elle regarda les différents uniformes avant de tomber sur le sien, qu’elle enfila rapidement. L’excitation montait, elle pouvait le sentir autour d’elle. Elle posa son regard sur l’emblème qui se trouvait à l’endroit de son cœur. Il semblait briller. Elle voulait rendre son école fière. Leur prouver qu’elle n’était pas bonne à rien, qu’elle aussi pouvait être une héroïne, quelqu’un que l’on pouvait prendre comme model. Daisy passa la cape de plume de phénix dans son dos. Celle-ci allait s’enflammer d’ici peu, comme l’avais fait celle de Perpetua quelque seconde plus tôt. Elle n’aimait pas le feu, préférant plutôt l’eau. Mais elle ne pouvait pas contredire le côté fascinant et mystérieux des flammes. Tout comme Poudlard en quelque sorte. Il ne manquait plus que leur monture. Les Sombrals. Elle ne pouvait pas voir le sien, n’ayant jamais était face à la mort. Elle se fit donc aidée par ses camarades. Flora. Voilà comment elle avait surnommé l’animal. Elle lui caressa ce qui lui semblait être son encolure. Elle avait passé tellement de temps avec cette bête ces dernières semaines, qu’un lien indéniable c’était crée entre eux.

Les applaudissements provenant des gradins lui indiquèrent que leur heure était proche. Doucement, elle se plaça à côté d’Aubépine. Dans quelques secondes, elle allait voiler devant un nombre incroyable de personne. Mais elle n’avait pas peur. Elle était prête. Prête à enfin vivre son heure de gloire.

« Et les derniers mais non les moindres, voici la prestigieuse école de Poudlard qui entre en scène »

Le signal. Flora s’élança dans l’arène. Les cris de la foule la submergèrent. L’animal savait ce qu’il devait faire, mais elle, elle était perdue. Pendant une fraction de seconde, elle se laissa guider par son Sombral, ne sachant quoi faire. Mais lorsqu’elle se retrouva face au gradin de Londres, ses membres emblèrent agir d’eux même. La bête se cabra et l’adolescente fit virevolter sa cape enflammée devant les personnes les plus proches, arrachant des cris de stupeur par la même occasion. Puis elle continua sa parade, tour à tour devant Durmstrang, Beauxbâtons, et enfin Poudlard. Une fois revenue devant les gradins des Londoniens, la jeune fille regarda Aubépine. Le moment du grand final avait sonné. Ensemble, elles lancèrent leur Feudeymon. Un serpent ? Ironique pour une Gryffondor, mais cella montrait bien toute l’unité de l’école dans ces Jeux. Me lion, le blaireau, l’aigle et le serpent foncèrent tout droit au centre du terrain, tout comme les sorciers qui les avaient crée. Mais avant de les rejoindre dans leur explosion, ils transplanèrent. Daisy se retrouva projetée sur le sol de leur loge. Rapidement, elle se relava pour aller contempler le final. Un gigantesque phénix enflammé s’élevait dans le ciel français, avant de s’évanouir dans une pluie d’étincelles qui lancèrent des bonbons magiques sur la foule. Le mot Poudlard se forma alors dans le ciel étoilé avant de disparaitre doucement sous un torrent d’applaudissement. Ils l’avaient fait, et elle en était fière. Un sourire illumina son visage alors qu’elle regardait Perpetua sauter dans tous les sens. Elle s’approcha de ses camarades. « Poudlard va gagner ces jeux ! » Dans un élan de joie, Daisy serra dans ses bras Simba et Dehli. Elle ne se rendit même pas compte de son geste. Mais les Jeux Olympiques sorciers étaient là pour ça : les rapprocher et les souder.







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Message Posté Jeu 29 Nov - 23:50.







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Elle réajustait son costume de quidditch, excitée par l’adrénaline que lui procuraient les bruits des gradins. Pour une fois, elle allait pouvoir se montrer, être sur le devant de la scène et non derrière comme elle l’avait toujours été. Sa sœur était toujours la préférée, peut-être parce qu’elle était malade, mais au fond-là n’était pas le problème, Dehli se sentait rejetait, et lui en voulait bien qu’elle l’aimait plus que tout. Elle restait silencieuse, petite à côté de Ludwig. Ils n’avaient pas parlé depuis des semaines, et encore peut-être des mois… Elle ne comprenait toujours pas pourquoi ils avaient rompu et selon elle le problème venait de lui et uniquement de lui. Finalement, elle se voilait juste complètement la face. Poudlard allait bientôt faire son entrée, ils allaient devoir coopérer, elle espérait seulement que leur relation n’allait pas gâcher le spectacle sinon elle se fâcherait pour de bon avec le gryffondor. Sur le dos du sombral, elle attendait sagement mais impatiemment le tour de Poudlard, émerveillée cependant devant les défilés précédents. Poudlard allait gagner, elle en était convaincue, absolument convaincue.

L’heure est arrivée, elle osait enfin jeter un coup d’œil à Ludwig avant de se jeter dans l’arène et de faire le tour de tous les gradins. Russes, anglais, écossais, français, aucun des peuples n’était épargné par leur tour de l’arène. Elle s’agrippait aussi bien qu’elle le pouvait à la créature qui partait dans tous les sens pour assurer le spectacle. Si elle galérait à tenir sur le sombral, Ludwig avait beaucoup plus de facilités, à croire qu’il faisait ça tous les jours au réveil. Son sombral se cabrait, virevoltait et il restait dessus tranquillement comme si tout était normal. Elle secoua la tête et sortit vite de sa grande admiration pour revenir à la réalité. Le final devait être beau, excellent même. Face au gradin russe, l’indienne lança avec Ludwig un magnifique feudeymon qui prenait alors la forme de l’aigle, symbole de l’un des quatre maisons de Poudlard. Bien qu’elle aurait préféré avoir le serpent, elle restait tout de même fière du résultat, même si Ludwig avait nettement mieux assuré qu’elle. Rapidement, elle s’élançait au centre du stade olympique pour transplaner dans l’explosion du final.

Ses pieds se posaient enfin sur le sol des loges des élèves participants de Poudlard. Alors qu’elle voulait parler à Ludwig de sa prestation qu’elle admirait toujours autant, Daisy le prenait dans ses bras avec sa cousine. Les gros yeux. Surprise. Bon sang, la gryffondor avait fumé avant de lancer dans le show ou quoi ? Elle la laissait se détacher et la fixait, les bras croisés contre sa poitrine. Ludwig était déjà parti, Daisy avait gâché sa chance d’avoir une conversation avec le garçon qu’elle n’arrivait pas à oublier. « Ça va vraiment pas dans ta tête sérieux. » Elle roulait rapidement les yeux avant d’enlever cette stupide cape qui s’était enflammée durant son tour de stade. Le show aurait dû être parfait, elle avait loupé son tour, elle avait loupé sa chance de reparler à Ludwig. Encore une fois, elle était de mauvaise humeur, chose qui ne changeait jamais, succès ou pas.







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Dominus Tenebrae
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♦ Nota Bene
:
: quelques adjectifs pour vous définir
: ce que vous avez sur vous



Message Posté Ven 30 Nov - 15:01.

L'apparition de la licorne noire

● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●


La fête battait son plein et les regards émerveillés des sorciers, remplis d'espoir et de rêves pour la suite, dardaient avec fierté ces équipes défendant leurs couleurs. Au nom de la paix retrouvée, de la renaissance et de la solidarité entre les peuples, ces Jeux Olympiques rassemblaient les foules et leur laissait l'opportunité de souffler.

« Regardez, là haut ! » Des milliers de cris admiratifs s'échappèrent des gradins, accompagnant ces paires d'yeux qui toisèrent le ciel d'abord avec un immense sourire car persuadés que c'était là le clou du spectacle. Une licorne noire au regard rubis, ténébreuse mais majestueuse, survolait le stade sous l'étonnement du public. Même le fameux commentateur demeura bouche-bée un instant avant de s'élancer dans un monologue qui vibrait entre l'enthousiasme et le scepticisme. Cartier Norton eut entre temps un regard pour les tribunes VIP où se levaient, inquiets, des membres du comité des JO. « Nous nous attendions bien sûr à ce que Beauxbâtons nous fasse une surprise, mais par tous les scroutts à pétard, une licorne noire ! Voilà qui n'est pas co... Par Merlin ! » Les exclamations du public s'étaient muées en des cris d'effroi : les milliers de bougies lévitant magiquement dans les airs venaient de tomber lourdement, enflammant les gradins, menaçant le public terrifié, engendrant une vague de panique sans précédent. « Ici Cartier Norton, vous me recevez ? C'est la panique ! Nous demandons des secours d'urgence. Je répète, nous demand... » Un craquement morbide coupa l'annonce. Une poutre venait de s'effondrer sur les gradins où s'agitait en vain le commentateur.

Au-dessus de cette masse agitée luttant pour sa survie et combattant le feu prenant de toutes parts, volait la licorne noire telle une ombre assoiffée de ces tristes âmes.

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Daisy M. McBerry
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Message Posté Ven 30 Nov - 16:21.







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La voix de Delhi la sortit de son euphorie passagère. Elle venait d’enlacer ses deux pires ennemies. Elle recula timidement alors que la Serpentard lui adressait un regard lourd de conséquence. Elle avait oublié, pendant un court instant, tous les différents qui sévissaient entre elles. Mais cela n’allait probablement jamais se reproduire.

« Regardez, là haut ! »

Rapidement, elle se dirigea vers la sortie, qui donnait sur l’immense stade. Des cris de stupéfaction retentissaient. Elle le va les yeux au ciel. Une gigantesque licorne noire se dressait fièrement au dessus des gradins. Un frisson parcourra son dos. Cela ne présageait rien de bon. Elle le savait, elle ressentait ce genre de chose. Quelque chose de terrible allait se produire, mais elle ne pouvait rien faire pour l’empêcher. Non, elle était figée, telle une statue hypnotisée par le regard rubis de la créature.

« Nous nous attendions bien sûr à ce que Beauxbâtons nous fasse une surprise, mais par tous les scroutts à pétard, une licorne noire ! Voilà qui n'est pas co... Par Merlin ! »

Elle ne bougea pas d’un pouce. Le feu commençait à se propager, mais elle restait immobile, fixant l’étrange animal. Un coup de coude, elle tomba. Ses esprits semblèrent se remettre en place. La loge était en flamme, la fumée commençait à s’élever dans les airs. Son pire cauchemar se produisait. Le feu, elle détestait ça. Elle se releva rapidement, jetant un regard autour d’elle pour évaluer la situation. Certain de ses camarades étaient déjà en train de lancer des aguamentis pour atténuer les flammes. Mais cela ne fonctionnait pas. Le feu semblait devenir de plus en plus puissant au contact de l’eau. Elle chercha ses amis, Aubépine, Ludwig. Elle voulait s’assurer qu’il allait bien. Mais elle ne les voyait pas, la fumée s’infiltrant dans ses yeux. Il fallait qu’elle sorte. Elle ne pouvait plus respirer.

« Ici Cartier Norton, vous me recevez ? C'est la panique ! Nous demandons des secours d'urgence. Je répète, nous demand... »

La poutre perça le plafond alors qu’elle n’était plus qu’à quelque mètre de la sortie. Sa tête heurta violement le sol. Elle ne voyait plus rien, sa vision se brouillait. Mais avant de tomber dans l’inconscience, son regard croisa une dernière fois les yeux rubis de la licorne. Ce fut la dernière chose qu’elle vit, avant de perdre connaissance.








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Message Posté Ven 30 Nov - 16:27.







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Alors que Perpetua jouissait de ses nouveaux exploits, des cris retentirent. De ceux qui vous glacent le sang, de ceux qui ravivent de mauvais souvenirs. Des cris de terreurs. Non. Non. Ça ne pouvait pas recommencer, pas encore, pas maintenant. Perpetua tendit l'oreille, la panique régnait dans les gradins. Son cœur battait plus vite que jamais, elle paniquait à son tour. Un coup d’œil vers ses camarades, ils n'en croyaient pas leurs oreilles non plus. Elle pensa d'abord à Ludwig, son plus proche ami ici-bas, mais celui-ci semblait déjà prêt à transplanner. Les cris se faisaient de plus en plus intenses, une odeur de brûlé embaumait déjà les ''loges'' et le feu ne tardait pas à venir lécher de ses flammes le tissus de la tente où l'équipe de Poudlard se tenait. Les sombrals s'enfuirent. Elle croisa le regard de son ami, et lui dit par dessus le bruit « Transplanne ! Transplanne ! » sa voix trahissait alors ses émotions.

Mais elle ne transplannerait pas vers l'extérieur, vers la forêt, vers une terre sainte, sans danger. Sa famille était dans les gradins de Poudlard, c'est là qu'elle irait d'abord. Elle devait être sûre qu'ils allaient bien. Elle attrapa sa baguette de ses doigts tremblants. Elle transplanna.
Le chaos régnait. Tout n'était que discorde, que cris, que fumé et que feu. Elle ne voyait pas sa famille entre tous ces visages déchirés par la peur, l'anxiété, la folie. Puis elle vit sa mère, son petit frère dans ses bras, elle croisa son regard. Son père était là. Tous trois transplannèrent à l'extérieur. Perpetua resta là, soulagée, oubliant presque l'enfer qu'elle vivait.

Une poutre tomba.

Sa cape se coinça entre la poutre et le banc du gradin. Elle hurla de peur, de souffrance. En inspirant, elle avala de la fumée qui lui brûla les bronches. Elle avait du mal à respirer. Dans un élan d'instinct de survie, elle arracha sa cape de ses épaulières et transplanna immédiatement dans la forêt. Le visage bariolé de suie, elle rampa sur le sol, cherchant l'air frais, s’époumonant à mesure qu'elle toussait. Une fois à l’abri, se pensant seule, elle se laissa aller et pleura toutes les larmes de son corps.

Elle n'avait pas vu la licorne. Elle pleurait de peur, de regret, de tristesse. Elle avait mal, elle souffrait. L'euphorie passée, elle se sentait vidée de toute joie. L'histoire recommençait. Après avoir tourné la page, fermé le livre. Celui-ci se rouvrait sur le chapitre le plus sombre de sa vie.








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Message Posté Ven 30 Nov - 21:13.
Spoiler:
 








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Si un jour j’avais imaginé me trouver ici, à la cérémonie de Jeux Olymiques, en tant que Poudlarien, je ne l’aurais pas cru. Ce n’était pas mon école, ma maison. Ce n’était pas ma langue. Ce n’était pas moi. Et pourtant j’étais là. J’étais remplaçant, puis finalement acteur pour cette cérémonie. Dans les loges, l’excitation était palpable. Tant d’heures de travail, d’entrainements, de souffrance. Nous devions représenter notre école, la défendre. Même si ce n’était pas chez moi, ce n’était pas une raison pour tout gâcher. J’étais en retrait des autres, enfilant ma tenue de Quidditch. Les autres concurrents s’attendraient surement à un numéro de balais, mais nous créerons la surprise. Une cape de plume de phénix, aux reflets de feu, et qui s’enflammerait au moment voulu. Des montures particulières, des sombrals. J’aurais aimé ne pas les voir, ne pas avoir connu la mort mais le passé restait le passé. Le mien se nommait Ziven, et était comme moi, impétueux. Nous allions entrer en scène. Simba m’envoya un sourire chaleureux auquel je répondis par un mouvement de tête. J’étais encore quelque peu en retrait vis-à-vis d’elle.
Ce fut notre tour. J’étais en binôme avec une autre Gryffondor, Molly. Nos deux sombrals marchaient côté à côté, nos capes enflammées virevoltaient derrière nous donnant l’impression que nous étions en feu. Si au début je n’osais saluer la foule - pas réellement habitué à ce genre de choses - au niveau des gradins de Durmstrang je levais la main pour les saluer. J’espérais ne pas croiser mes parents. Je reconnu quelques visages, surement stupéfaits de me voir chez les Anglais. J’exécutais quelques figures acrobatiques avec Ziven. Des tours sur nous-même, des ruades. Puis vient le moment que je préférais. Ziven fit une révérence à la tribune de Poudlard. Avec mon binôme, nous lançâmes un feudeymon en forme de Lion. A ce moment précis je me sentais bien. Etrangement. Je me sentais enfin accepté par ma maison, mon école, mes camarades. Chaque duo suivit son feudeymon vers le centre du stade, pour le bouquet final. A travers cette explosion magique, nous transplanâmes donnant l’illusion d’avoir disparu dans les flammes. Retour dans les loges pour nous. Ziven se baissa lentement, me laissant descendre pour avoir le loisir d’observer le final. Il n’y a avait plus qu’une forme enflammée gigantesque, déchainant les foules et plus particulièrement nos camarades dans les gradins. Un sourire naquit sur mes lèvres lorsque j’entendis Perpetua exploser de joie. Nous avions réussis c’est vrai. Poudlard brillait dans le ciel tandis que des bonbons tombaient sur la foule. Je devais avouer que notre équipe avait particulièrement géré.

_______

Je commençais à enlever mes gants quand la foule s’exclama en force. Je, avec mes camarades, retournais prêt de la sortie afin de voir la source de cette acclamation. Une magnifique licorne noire était apparue. Je cherchais en vain quel établissement aurait pu invoquer pareil créature. Les français pour l’animal, ou Durmstrang pour le couleur. C’était assez réussi. Et apparemment la foule appréciait. En même temps il fallait bien ça après notre passage remarquable. Et pourtant, tout se dégrada très vite.
« Ici Cartier Norton vous me recevez ? C’est la panique ! Nous demandons des secours d’urgence. Je répète, nous demand…. » La voix qui résonnait dans tout le stade venait d’être coupé subitement. Un craquement sinistre avait retentit. Et le feu qui se déclarait. C’était si rapide. Il fallait réagir tout aussi vite. Je me dégageais de ma cape, m’emparant de ma baguette. Nous devions sortir d’ici, de cet enfer. Simba. Ou était-elle ? Je ne pouvais la laisser là. Je jetais des coups d’œil tout autour de moi, la cherchant elle, et mes camarades. Je vis Perpetua transplaner, puis Ludwig. « SIMBA ! » J’hurlais au plus fort de ma voix, essayant de la localiser. Petit à petit je comprenais qu’elle était plus importante que je ne le pensais. Alors que je la cherchais, je découvris Daisy à terre. Aussi rapidement que je pu, je m’élançais dans sa direction. La fumée s’attaquait à mes bronches, à mes yeux. La jeune fille était inconsciente, blessée à la tête. « Daisy ! » m’exclamais-je, la secouant, essayant de déceler la moindre trace de vie chez elle. Elle respirait encore, mais pour combien de temps. Je n’hésitais pas un instant et la pris sur mes épaules. Un enfer de flammes, de peur. Voilà en quoi c’était transformé cette cérémonie. Ma.. Notre unique chance de survie était de transplaner maintenant. Mais il était impossible que je parte sans Simba.









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Message Posté Lun 3 Déc - 18:25.







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Les jeux Olympiques... elle y est enfin. Elle repense à toute ses heures d'entrainement, de prises de tête quand l'un n'était pas d'accord avec les autres. Surtout Simba d’ailleurs, mauvais caractère ! Mais elle prenait rapidement conscience qu'il fallait faire un effort avec les autres pas forcément de sa propre maison mais ils étaient tous de Poudlard et cette école méritait un effort de sa part. Leur tour est rapidement arrivé et elle se trouve en binôme avec sa cousine, Delhi. Quoi de mieux ? Elle se retourne est fait un petit sourire vers Vitali, peut-être un signe pour se rassurée ? Puis se retourne sur sa cousine et lui fait un clin d'œil d'encouragement. Que la partie commence ! Elle est sûr que beaucoup de monde pensaient les voir arriver en ballet mais c'est raté. Poudlart a tapé fort ! Une cape de plume de phénix, aux reflets de feu et qui s’enflammerait au moment voulu. Des montures magiques par la même occasion, des sombrals. Simba peut les voir à cause de sa mère, celle-ci l'a vu mourir. Sa monture s'appelle Angel, un jeune étalon aussi fougueux et indomptable que Simba. Ce qui donnait l'ocasion à Delhi de râler car il ne reste pas en place mais peu importe ! Simba a une relation particulière avec lui comme un coup de foudre et c'est avec une une certaine évidence que Simba l'avait choisi pour défiler. Les deux sombrals marchaient côte à côte, leur capes enflammées virevoltaient derrière elles donnant l’impression qu'elles étaient en feu. Simba salue la foule portant un sourire au coin. Bien sûr, elle cache très bien son stress en rigolant avec Delhi. Elle reconnu quelque visages de Beaubâtons et de Londres. Pas la peine d'essayer de faire des figures, Angel les enchainés en hennissant fièrement. Le tour fini, ils se mirent tous au centre du terrain et patientent. Delhi et Simba se regardèrent pour ensuite lancer feudeymon en forme de serpent. la réaction de chaque tribunes les firent bien rire. A ce moment là, elle était bien et heureuse, enfin ! En observant mieux la tribune de Londres, elle reconnu son père. Il était là, venu pour elle... jamais elle ne l'aurait cru, surtout qu'elle ne lui avait pas dit qu'elle ferait partie des Jeux Olympiques. Sans doute, encore une fois, Delhi. Poudlatd brillait de mille feu ! Toute l'équipe explosait de joie, surtout Perpetua. Le show était réussi, ils avaient envoyé tous ce qu'ils avaient et ils ont bien géré.

Simba lâche les reines pour relaxer Angel mais celui-ci commence à avoir peur de quelque chose, ce n'est pas normal. Il bouge dans tous les sens énervant les autres. Au début, elle pense que c'est à cause de la licorne devant eux, cette magnifique licorne, d'ailleurs. Mais c'est autre chose, elle le sens. Simba essaye de le calmer mais au moment où elle s'abaisse vers ses oreilles, une voie retenti. « Ici Cartier Norton vous me recevez ? C’est la panique ! Nous demandons des secours d’urgence. Je répète, nous demand…. » et puis plus rien, tous s'éffondre et laisse place à d'énormes flammes. Angel s'emballe et fait tombé Simba avant de s'enfuir. Les gradins continuent de s’effondrer et un débrit -ou plusieurs ? Elle n'en sait rien- tombe sur elle. Elle a du mal de respirer... mais qu'est-ce qui c'est passé ? Elle voit tout le monde transplâner, Ludwig, Perpetua... La douleur est intense mais elle pense à se sortir de là en vain. Elle se calme, se disant que ça ne sert à rien et puis la douleur... toujours plus intense à chaque secondes. Elle commence à fermer les yeux mais une voix l'en empêche. Elle connait cette voix, elle la reconnaitrait entre mille. C'est Maksim ! « SIMBA ! » elle veut lui répondre mais il n'y a que des gémissements qui sortent de sa bouche puis elle rassemble ses dernières forces. « MAKSIM ! » elle comprend toujours pas ce qui s'est passé et dans un souffle « Je suis là. » elle ne savait pas s'il a entendu. Elle l'espère très fort.










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Message Posté Mar 4 Déc - 0:17.







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Aubépine avait regardé, émerveillée, le défilé des équipes avant elle, se concentrant dessus afin de ne pas penser au stress qui allait définitivement l'assaillir, à la peur et, aussi, à la tristesse. C'était ici que s'était clôt le chapitre de l'Organisation Secrète, ou Surprise, mais une bien mauvaise surprise. C'était ici qu'Aubépine s'était battue de toutes ses forces, pour ses convictions. C'était aussi ici, surement, qu'elle avait perdu ses parents. Ou peut-être même avant. Sinon, comment expliquer qu'elle n'ait pas eu de message de sa mère biologique, alors qu'elle même lui envoyait des rouleaux et des rouleaux de parchemin pour exprimer son inquiétude, son désarroi, trempés par ses larmes, rendus presque illisibles à cause de ces dernières ?

La jeune fille secoua la tête, refusant de se laisser aller à ces sombres pensées. Une marche à la fois, elle ferait son deuil, même si elle avait l’impression qu’on arrachait son cœur morceau par morceau. Mais elle n’était pas là pour ressasser tout ça. Elle était là pour parader, pour l’honneur de son école. Pour l’immortaliser comme grandiose. Pour montrer combien elle en était fière. Tout irait pour le mieux. Leur spectacle allait être réussi, sans faille.

Et elle sut, alors qu’elle croisa le regard de Daisy, qu’elles y arriveraient. Elle fit en même temps que les autres ce qu’ils avaient répété, et tout se passa sans encombre. Tout, ou presque. Ils avaient à peine terminé leur spectacle qu’une licorne noire apparut dans le ciel. Son arrivée fut supplantée par des cris, de la fumée, qu’Aubépine n’entendit et ne remarqua même pas. Flit, son Sombral, lui mordilla la manche, mais cela non plus, elle ne le remarquait pas. Pas plus que ses amis qui transplanaient, ou les autres qui se blessaient.

Non, elle était subjuguée par l’apparition devant elle. Elle essayait d’en détacher les yeux, mais n’y parvenait pas. Elle essayait de s’éloigner, la raison lui criant qu’elle était en danger, mais son corps lui disait que la licorne était digne de confiance. Ces animaux n’ont-ils pas toujours été associés à la pureté, la bienveillance ? Certes, cela concernait leurs consœurs blanches, mais elle n’avait pas choisi de naître noire, et le vilain petit canard n’était-il pas bon, au fond ? Elle devait l’être aussi.

Sans se soucier aucunement des autres, Aubépine monta sur son Sombral, et s’envola vers la licorne, le maîtrisant d’une main ferme alors que celui-ci hennissait et essayait désespérément de faire demi-tour. Comment la jeune Serdaigle pouvait avoir un tel contrôle sur lui ? Elle-même ne le savait pas. Elle volait, simplement, envoutée, inconsciente du danger vers lequel elle se dirigeait. Mettait-elle sa vie en danger ? Son cerveau ne se posait même pas la question, il répondit à une impulsion qui lui dictait d’aller voir cette licorne.

Etait-elle sous l’emprise d’un quelconque sortilège ? Quelque chose, en tout cas, ne tournait pas rond, sinon la jeune fille n’aurait jamais agi aussi inconsidérément, abandonnant ses amis les plus proches qui étaient probablement mal en point, et laissant derrière elle des gens blessés qu’elle ne connaissait pas forcément. La jeune française aurait avant tout tenté de secourir les gens présents, plutôt que d’assouvir sa curiosité sur la licorne noire, si elle était dans son état normal.










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Message Posté Mar 4 Déc - 21:35.
« Non d'un lutin sans chapeau ... »

Cela faisait à peu près cinq minutes qu'ils avaient fini leur défilé et qu'ils étaient rentrés dans leurs tentes respectives de sorte à pouvoir observer les autres concurrents défiler les uns après les autres et plus le temps passait, plus Amelia ressentait les choses d'une façon ... très spéciale. L'alcool lui montait de nouveau à la tête et pourtant, elle aurait déjà du décuver. Le pas lent mais assuré de son immense cheval qu'elle n'avait pas encore osé lâcher de peur de perdre ses esprits et ne pouvoir se rattacher à rien n'arrangeait en rien les choses. Les poils de sa monture vinrent lui chatouiller le nez alors qu'elle se laissait porter, collant son corps le long du cou de son partenaire du jour. Le visage enfoui dans sa crinière parfaitement coiffée, Amelia se laissait aller et se surpris à somnoler. Les minutes passèrent, ses yeux s'étaient fermés d'eux-même occultant la prestation des autres écoles. Ainsi manqua-t-elle les costumes en cuir des Durmstrangiens, les londoniens chevauchant leurs balais et, fort heureusement pour elle, les flammes et sombrals des Poudlardiens.

Alors qu'elle se mettait à rêver de paysages enchantés, de gâteaux rapetissant les personnes les consommant et de lièvres pressés, une explosion vint troubler son sommeil paisible. Ses yeux se rouvrirent à l'instant même où sa monture se cambrait et qu'elle ne réussit pas à se raccrocher à son cou pour s'empêcher de tomber. La chute sembla durer de longues minutes ... Sa main tendue dans les airs, ses cheveux voletant autour de son visage comme attirés vers le ciel, sa baguette quittant la poche intérieure de son uniforme, tout redevint flou et confus lorsque son corps heurta le sol en un bruit sourd. Grondant, elle n'osa tout d'abord pas de redresser et, lorsqu'elle constata que l'usage de ses membres lui avait été rendu après quelques instants d'engourdissement, Amelia se redressa en grimaçant, s'appuyant sur son bras gauche. Une douleur lancinante parcourut sa colonne et son bras d'appui ... S'était-elle cassé quelque chose ? Le temps n'était pas à la réflexion, il lui fallait bouger comme tous ces gens paniqués qui hurlaient et pointaient du doigt une forme sombre dans le ciel. Un haut le cœur la vit sursauter et, d'instinct, elle porta la main à la bouche pour s'empêcher de vomir. Ses yeux venaient de croiser ceux de la bête et, alors qu'elle observait alentour, elle constata qu'une partie des gradins avait pris feu ... d'où l'étrange explosion l'ayant éveillée. La fautive serait-elle cette créature étrange ? « Du feu ... » il n'en fallait pas plus pour la motiver à bouger son arrière-train et à fuir l'endroit.

Ni une ni deux, elle se redressa ignorant son bras qui l'élançait et se concentra sur une issue de secours alors qu'une élève de Poudlard se lançait, inconsciente, à la rencontre de la licorne noire dont elle ne voulait plus entendre parler une minute de plus. Pour l'instant, elle devait gérer ses maux et, boitillant derrière la tente de son équipe, elle chercha du regard des têtes connues parmi la foule. Il lui avait semblé croiser le regard de Justin alors qu'elle défilait ainsi que celui de Nathaniel ... Où étaient-ils ? S'étaient-ils enfuis ? Quoiqu'il en soit, elle devait s'éloigner de là et même si la lâcheté et la couardise ne faisaient pas parti de ses habitudes, elle n'avait pas d'autre choix. Prise de nausée, elle se plia en deux en pleine marche alors qu'elle s'éloignait du stade à la recherche d'un coin tranquille.
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Message Posté Mar 4 Déc - 23:35.







we're marchin on


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L’euphorie. L’adrénaline. La sensation d’extase alors qu’il virevoltait sur le dos de sa monture squelettique, dans une harmonie longtemps oubliée avec Delhi. L’un comme l’autre ; l’un est l’autre, l’autre est l’un. Il avait du mal à atterrir. La prestation, leur prestation l’empêchait de remettre les pieds sur terre. Il aurait aimé lui parler, dans un élan purement gryffondorien d’optimisme, dans l’ambiance survoltée qui régnait dans les loges. C’était instinctif. Il n’en eu pas le temps.

    « Regardez là-haut ! »

Il fit comme les autres, persuadé, comme les autres, qu’il allait assister à ce qui serait le symbole de l’union retrouvée des trois écoles et de la capitale anglaise. Comme les autres. Seulement, lorsqu’il croisa ces rubis flamboyants, cette certitude s’envola aussi brusquement que l’angoisse lui sauta à la gorge, plantant ses griffes acérées dans son ventre noué. Il recula d’un pas, heurtant sa créature piaffant nerveusement sur place ; le choc fit sursauter l’animal, dont le hennissement déchira les acclamations enthousiastes du public. La seconde suivante, les chandelles s’effondraient de concert dans l’arène, sur l’arène.

Les toiles de tente s’enflammèrent comme du foin au-dessus de leurs têtes, les flammes, longues et dansantes, se déroulaient le long des poutrelles pour venir lécher les piliers porteurs. Les ovations s’étaient muées en exclamations de terreur, en des hurlements qui se heurtaient, s’entrechoquaient, discordant dans leurs accents désaccordés. L’union s’était brisée. Et tandis que les flammes, cyniques et moqueuses, s’enroulaient, dévorantes, autour des murs, luisant sur ses rétines, Ludwig sentait une main glacée lui écharper les entrailles. Les flammes ; les flammes qui avaient encerclé Poudlard, l’isolant du reste du monde. Les flammes, ce qu’il avait vu en dernier avant de sombrer dans une semi-conscience persécutée. Les flammes.

Il voulut s’enfuir, instinctivement. Un réflexe, humain, son instinct de survie qui vociférait qu’il valait mieux transplaner, maintenant. Puis, Perpetua. Puis, Aubépine. Puis, Daisy. Puis, Delhi. Puis, Simba. Puis, Vitali. Puis, les autres. Sa monture se cabra, tirant brusquement sur son bras qui tenait les rênes ; il grimaça, mais tint bon. Un craquement macabre grinça ; un morceau de gradins s’effondra.

Il vit Perpetua lui hurler de transplaner, alors qu’elle faisait de même ; sans doute pour rejoindre sa famille dans les gradins. Maintenant sa monture au bout de ses rênes, il l’entraîna dans les loges, s’approchant de la sortie, à la recherche de sa sœur ; Shenzy le percuta avant qu’il n’ait pu tenter de la repérer. Ses joues étaient inondées, faisant dégouliner son mascara en longues traînées noires. Il lui ordonna de quitter les loges au plus vite, maintenant ; elle s’exécuta sans se faire prier. Les autres l’imitaient dans un désordre accablant, se téléscopant les uns aux autres en parvenant à atteindre malgré tout la sortie ; enfin, presque tous.

Ils avaient presque atteint la sortie lorsqu’une poutre émit un sinistre grincement, affaiblie par les flammes creusant une brèche de suie ; lâchant les rênes de sa monture, il se précipita une seconde avant que la poutre ne s’écroule. Ses doigts effleurèrent Daisy, sans parvenir à l’attraper, alors qu’il glissait son bras autour de la taille de Delhi, la poussant de justesse sur le côté ; un morceau incandescent de bois fusilla son avant-bras alors qu’ils s’écroulaient sur le côté. Suffisamment pour sauver la vie de la Serpentard ; pas assez pour épargner sa cheville qui émit un craquement effroyable. Son hurlement de douleur prolongea l’écho lugubre.

    « Merde », jura-t-il en roulant sur le côté.

Sa chair était brûlée, lâchant de lourdes ondes de douleur jusqu’à la moindre terminaison nerveuse ; mais la cheville brisée de Delhi et Daisy qu’il percevait inerte de l’autre côté occultait sa propre souffrance. Gryffondor un jour, Gryffondor toujours ; stupide animal qui se laissait guider par ce que lui murmuraient son inquiétude et son angoisse pour tout ce qui ne ressemblait pas à lui. Ce qui passait pour de la témérité, alors qu’il se contentait de ne pas penser. De ne pas se rappeler de ces flammes, de ces souvenirs envahissants, de cet œil vert qui rendait flou sa vision devant la luminosité accrue de l’incendie. Faire le héros stupide, c’était plus simple.

La silhouette sombre de Vitali se dessina dans la fumée qui se faisait oppressante, attrapant entre ses bras le corps inerte de Daisy. D’un hochement de tête, Ludwig se pencha sur Dehli, mais la brûlure vive et la chair à vif de son bras nu lui rappela qu’il ne pouvait pas la prendre dans ses bras. Son cœur cognait contre sa poitrine, se répercutant dans sa tête, l’empêchant de penser correctement à un plan de repli ; jusqu’à aviser sa monture dont les rênes s’étaient coincées sous une poutre. L’animal se débattait furieusement. S’approchant rapidement vers son flanc, Ludwig posa une main sur son encolure, la glissa vers la bouche de l’animal et parvint à attraper les rênes, le mena jusqu’à Delhi pour l’aider à grimper sur son dos. Le menant du bout des rênes, ils finirent par sortir à l’air libre.

Sa respiration était sifflante dans sa gorge brûlée par les vapeurs de fumée. Tirant le Sombral, il s’effondra finalement à une dizaine de mètres des loges incendiées, sous le couvert d’arbre à l’ombre rafraîchissante, crachant ses poumons ; l’animal piaffait, mais, étrangement, ne quitta pas sa place à ses côtés. La tête lui tourna lorsqu’il se releva, il trébucha, se raccrocha à l’encolure de la créature et, s’appuyant sur elle, attrapa Delhi et la fit descendre du dos de l’animal, amorçant sa réception sur le sol le plus doucement possible. Il s’écroula de nouveau à côté d’elle.

L’endroit était calme, plus calme que le carnage qui se déroulait sous leurs yeux. Il n’avait pas assisté aux combats, il n’était pas là lors de la Troisième tâche. Il n’avait vu que les ruines, les cendres. Il s’était contenté d’imaginer. Maintenant… Son cours de rattrapage lui soulevait le cœur. Son regard ne parvenait pas à se détacher des flammes qui dansaient dans le ciel, s’élevant, victorieuses, de l’arène ; sa main n’avait pas quitté celle de Delhi. La Licorne noire couronnait la vision d’apocalypse qui se déroulait sous leurs yeux. Il serra la main de Delhi, un peu plus fort, instinctivement.

Seuls des sanglots proches parvinrent à le sortir de sa transe hypnotique. Croiser les yeux embués de larmes de Perpetua, au visage maculé de suie et de poussière, rougi par la chaleur, fit manquer un battement à son cœur. Il lâcha tout ; l’arène, Delhi. Il tendit la main vers elle, murmurant son prénom.

    « Je suis là », murmurait-il d’une voix rauque.

Il ne savait pas quoi dire d’autre, que cette bêtise qui ne voulait rien dire, comme tout.

Il pensait que ça allait se terminer. Il les avait vu partir ; tous. Il en était persuadé. Perpetua était là. Shenzy était un peu plus loin, dans les bras de son petit ami, pleurant, tremblant de froid loin de cette fournaise, démaquillée, le visage inondé. Emma n'était pas venue, et il la bénissait d'avoir refusé de venir avec lui. Vitali avait sauvé Daisy, il sauverait Simba ; Aubépine aussi était partie. Aubépine… Où tu te caches ? murmura-t-il en tentant de la trouver.

Il la trouva. Dans les cieux. Sur le dos d’un Sombral qui s’éloignait dans un frénésie nerveuse, comme guidée par une volonté externe. Ils volaient. Droit dans le ciel. Ils volaient. Jusqu’à la Licorne.

    « AUBEPINE ! »









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Micaëla T. Delibes
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Message Posté Mer 26 Déc - 0:02.


Ouverture des Jeux Olympiques

...où ce qui aurait dû être magnifique devient désastreux
parce que rien ne se passe jamais comme on a prévu..
Tout ne s'était pas vraiment passé comme on avait prévu, mais bon... C'était sans doute moins... pire que ça aurait pu être avec les dérèglements magiques. Après tout, tout ce qu'on avait 'râté' indépendamment de notre volonté, c'était ce nuage de fumée qui n'avait pas donné le résultat escompté. Moins de majesté que prévu. Mais bon, ce n'était sans doute pas si grave, n'est-ce pas ? La psychomage m'avait rajusté ma coiffure d'un coup de baguette, on était arrivées à temps dans le cortège... Non vraiment, tout allait... bien. Ou presque. Parce que, clairement, moi, je n'en menais pas large. Et si les commentaires nous parvenaient depuis les tribunes, j'en notais que je n'étais absolument pas citée. Je n'avais pas participé pour ça, évidemment, mais... je dois bien avouer que mon moral en prenait un coup. Par contre... Un mince sourire avait étiré mes lèvres quand ils avaient parlé des costumes, puisque je savais qu'ils avaient été confectionnés par la psychomage elle-même, et j'étais persuadée que le commentaire lui allait droit au cœur.

C'était au tour de Durmstrang, et je dois bien avouer que j'étais autant impressionnée que jalouse de leur mise en scène. Et eux, au moins, ils réussissaient leur sort. Le feu qui les entourait était juste parfait, leurs costumes mettaient en valeur leurs moindres formes et même leurs dragons étaient réalistes. Presque tous en tout cas. Je reconnus vaguement Lina, de loin, et sourit légèrement, réprimant le signe de la main que j'avais envie de lui faire mais qu'elle ne verrait sans doute jamais.

Et puis ce fut au tour de Londres, et je saluai les prouesses sur leur balai, et leur technique magique pour ce duel aérien. La virtuosité des filles, aussi, et je reconnus Kendall, que j'avais croisée à Londres lors de l'inauguration. Et puis la métamorphose de cet homme en lion ailé... J'applaudis, subjuguée, impressionnée... et rassurée aussi, que ça n'ait pas terminé comme pour MacArthur, cela dit. Et enfin, ces flèches enflammées qui fusaient à travers les airs, et laissaient ensuite la place à des silhouettes animalières. J'applaudis à tout rompre, songeant avec une pointe d'amertume que notre numéro avait l'air bien pâle à côté de toutes les prestations des autres équipes, je le pensais sincèrement, et ça me désolait.

Et la suite ne me rassura pas : les représentants de Poudlard entraient en scène, montés sur des sombrals, et contrairement à d'autres dans la foule, je pouvais les voir. Je jetais un coup d'oeil à mes cousins à mes côtés qui ne verraient sans doute qu'une partie du show en lui-même, et peut-être que c'était mieux pour eux, d'ailleurs, que de les voir dans les airs sans monture aucune, leurs capes enflammées, des flammèches tout autour d'eux... Sensationnel. Et puis les acrobaties, les emblèmes des maisons... J'en avais presque les larmes aux yeux, pas seulement d'admiration d'ailleurs.

Sauf que la fête ne dura pas. Un frisson me parcourut sans que je sache exactement pourquoi et puis je la vis. Comme beaucoup d'autres, et il fallait bien avouer qu'on ne pouvait guère la louper. Majestueuse en un sens, mais qui me glaçait le sang. Et quand le chaos s'empara des gradins, un cri d'effroi passa mes lèvres. Les bougies enflammaient tout, incontrôlées cette fois, contrairement à toutes les prestations précédentes.

« Rosa, Flo, vite ! Il faut qu'on fasse quelque chose ! »

Pour ma part, j'avais déjà ma baguette en main, prête à intervenir, mais ne sachant pas trop où donner de la tête à vrai dire. Mes premiers réflexes furent d'éteindre les débuts d'incendie les plus proches de moi, pour permettre aux autres de s'échapper le plus facilement possible. Et puis je la vis. Une des poudlardiennes, montée sur son sombral, fusant vers la Licorne Noire. Non, non, non... Je voyais bien que la monture refusait la direction qu'on lui imposait, se débattait, et je ne doutais pas une seconde de son instinct de protection, manifestement largement supérieur à celui de sa cavalière. J'ignorais qu'elle n'était pas réellement consciente de ce qu'elle faisait, envoûtée, je ne connaissais pas la créature sombre et ses effets sur certaines personnes. Tout ce que je voyais, c'était la jeune fille qui continuait tout droit, et le sombral qui faisait son possible pour se débattre.

« Je m'occupe d'elle ! »

J'avais pointé de ma baguette la fille rousse, et tandis que mes cousins aidaient ceux qu'ils pouvaient à fuir, moi j'avais quitté les gradins pour foncer chercher l'abraxan que je montais auparavant pour m'élancer à la poursuite de la fille. Il fallait absolument que j'arrive à l'arrêter, que j'arrive à m'approcher et à maîtriser son sombral avant qu'elle ne soit au contact de la créature qui, à mes yeux, était parfaitement démoniaque. Et ma propre monture commençait à renâcler, refusant de s'approcher de sa consoeur équine ténébreuse.

« Arrête ! » hurlais-je à la rousse, pas très certaine pourtant qu'elle m'écoute, malheureusement. Je continuai à foncer vers elle, et ça tombait vraiment bien que je sois plutôt bonne cavalière, sinon je pense que ma monture m'aurait déjà envoyée valser pour s'éloigner de la Licorne Noire. Jusqu'à attraper les rênes du sombral pour ralentir et dévier sa course d'abord, en espérant que la fille me laisse faire...
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