VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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Sorry for being me [Jane]
ϟ you belong to the world, and when it screams your name back, don't pretend you don't hear it.
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Amadeus Debussy
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Message Posté Mer 3 Oct - 12:09.



i wanna live like music, rolling down the streets.
hey looking at you i wanna take you to the back of the room..

★ noms des participants: Jane & Amadeus
★ statut du sujet: Privé
★ date: 13 Octobre
★ heure: Aux environs de 21h
★ météo: Ciel dégagé, nuit fraîche
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 2X02
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 2X02
★ intervention de dominus: Non
★ récompenses: Non mais on y réfléchit





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Amadeus Debussy
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Message Posté Mer 3 Oct - 13:07.
« La ferme. » Un grognement mauvais siffla entre mes lèvres tandis que, front plissé par la migraine et regard vitreux posé sur mon livre ouvert, je tentais de décrypter les mots de l'ouvrage tout en remettant à sa place mon comparse frétillant sur son siège de bibliothèque. L'Athéna fourmillait d'idées quant au devoir en commun que nous devions préparer, esprit vif, mine fraîche, regard pétillant... et flux verbal trop brut et trop rapide pour ma gueule de bois. La veille encore, je me souvenais être sorti au Houdini non sans y avoir traîné Artémis, je me remémorais l'alcool – beaucoup, beaucoup trop d'alcool qui aujourd'hui me rendait nauséeux – , les amis, la musique, les filles. Garance... Puis Jane. Le regard foudroyant d'une anglaise que je ne supportais pas, au prénom grinçant de Enora, quand la bouche tordue par la colère elle n'avait eu de cesse de me répéter tout l'irrespect que j'avais fait preuve à l'encontre de la belle et fraîche Sparrow. Oui peut-être. Enfin sur le moment, cela ne m'avait guère sauté aux yeux ni me paraissait probant. Mais à présent que l'ivresse s'était partiellement évaporée de mes veines bleues, secouées par la pointe de lucidité qui se réveillait enfin, je parvenais à remettre en ordre les pièces du puzzle quand bien même celui-ci était loin d'être complet. Des trous noirs se formaient dans ma mémoire, dévorée par la vodka et l'absinthe, j'étais dans l'impossibilité de retracer entièrement la soirée passée. Je me souvenais simplement avoir été bien trop entreprenant envers Garance (laquelle demeurait une amante ponctuelle mais tout de même, je n'avais pas la prétention de paraître goujat lorsque j'étais sobre pour accepter telle attitude de ma part), et pas assez galant envers Jane. Si je n'étais pas un grand fervent des codes sociaux en tous genres, j'avais au moins le mérite d'oeuvrer pour la bienséance – enfin parfois – et je ne parvenais pas à l'idée de m'être fait aussi graveleux durant cette soirée.

***

« Promets moi de ne plus jamais me laisser boire. » J'avais soufflé cela à mon désormais ami Artémis, d'une moue grimaçante et d'un soupir las. Même la potion concoctée par l'infirmière n'avait pas atténué complètement mon mal de crâne, et ce fut d'une salive pâteuse et rare que je confiais à l'Hypnos mes regrets tirés de cette soirée. Je n'avais jamais nié que l'ivresse avait toujours eu pour effet de désinhiber mes sens à l'extrême ; là où sobre je demeurais des plus corrects voire 'coincé' pour qui parlait le langage populaire (je préférais employer les mots 'respectueux' ou 'gentleman' pour ma part. Question de fierté, mais passons), une fois imbibé par l'alcool je laissais parler mes instincts lubriques sans pour autant m'abandonner totalement mais en me libérant toutefois de ce carcan austère que je m'étais conçu. Ainsi donc, je m'en étais remis à Artémis ce soir là, lui déclarant que je m'en allais présenter mes excuses à Jane. Fait plutôt miraculeux de ma part, cependant j'étais motivé par deux moteurs pour le moins importants : premièrement je trouvais la compagnie de la demoiselle très agréable et intéressante, aussi je ne pouvais concevoir de perdre son amitié à cause de ma goujaterie ponctuelle. Ensuite, le baiser alangui échangé entre Jane et Artémis ne m'avait pas échappé, aussi je demeurais convaincu que ces deux là étaient faits pour s'entendre et qu'il n'était pas impossible de les voir flirter ensemble avec plus d'application dans les temps à venir. Quitte à mériter l'amitié de l'Hypnos, autant ne pas me brouiller avec ses futures compagnes. Par ailleurs Artémis me gratifia d'un sourire amical et d'un mot d'encouragement... Etait-ce pour me montrer sa satisfaction de me voir, pour une fois, poli, courtois et presque agréable envers une tierce personne, ou bien pour me faire part de son soulagement quant au fait que je n'entrerais pas en guerre avec son futur flirt. L'important étant que j'allais présenter des excuses cependant, fait assez miraculeux pour qu'une invasion de sauterelles ne se produise dans les vingt-quatre heures sans qu'on ne s'en étonne.

***

Quittant le dîner en compagnie de mes comparses, je m'étais cependant glissé hors du bâtiment dans l'optique de quitter l'académie pour rejoindre le terrain universitaire, là où avait été érigé le village olympique. Je ne pouvais nier que faire partie des écuries ayant exigé le départ de Pénélope de Courterois m'était ce soir amplement bénéfique, car à ce titre j'avais obtenu le droit de passer outre l'un des décrets imposés par le nouveau directeur : j'avais ainsi la possibilité de ne pas rejoindre ma chambre pour y travailler, sitôt le dîner terminé.

Les joues rafraîchies par la brise nocturne et l'esprit d'avantage limpide grâce à un bon dîner m'ayant permis d'éponger l'alcool en mon sang, je me présentais donc face à la petite maisonnée attribuée à Jane au sein du fameux village. Je n'étais pas certain qu'elle s'y trouvait, cependant j'avais pensé plus attentionné de me présenter de visu plutôt que de lui envoyer un hibou d'excuses ; j'étais loin d'être lâche après tout, et ma trop grande franchise avait toujours forgé ma réputation. Enfin la porte s'ouvrit sur la silhouette frêle de Jane, laquelle m'observa d'abord sans comprendre. Et avant même qu'elle n'ouvre la bouche, je lâchais ces mots qui n'en pouvaient plus d'être pris en otage : autant lui servir mes excuses tout de suite, avant que ma fierté ne s'érige et ne les divulgue en filigrane. « Je suis venu pour m'excuser de mon attitude d'hier soir. C'était stupide et irrespectueux. Ce n'est pas moi. Du moins... » Passant une main sur ma nuque avant d'hésiter quelque peu, je répliquais dans un rictus maladroit : « ...quand je n'ai pas trop bu. » Exercice difficile s'il en est, car je n'avais pas l'habitude d'être ainsi désolé. Raclant ma gorge avec aplomb et prestance, je le faisais surtout pour décoincer d'autres mots qui ne voulaient pas s'en échapper, retenus par une fierté farouche. « Je n'ai pas voulu te vexer ni te blesser. » La demoiselle resta silencieuse, me laissant me dépêtrer dans cette gêne et ce malaise presque timide. Ma main glacée quittant ma nuque, je toisais Jane d'une mine incommodée mais sincère avant de continuer : « Demain soir, il y a une autre fête au Houdini. Laisse moi me rattraper... Promis je ne boirais pas, j'essaie d'arrêter. » Un bref rire complice avant de rétorquer, comme pour vendre ma proposition de telle sorte qu'elle ne pourrait la refuser. « Il y aura Artémis. » Et bien, je n'avais pas encore posé la question à l'Hypnos, mais j'étais persuadé que lui non plus ne refuserait pas mon offre, trop facile à convaincre et ce surtout si son flirt du moment demeurait dans les parages. Je ne voulais pas faire office de médiateur du coeur (quelle blague, tout de même), néanmoins utiliser l'Hypnos comme appât me semblait diablement bien pensé. Voyant cependant que Jane demeurait taciturne, j'approuvais sa réserve et comprenais sa rancoeur et de ce fait ne me permis pas d'insister. « Bien. Garance attend aussi ses excuses. » soufflais-je dans un bref hochement de tête tout en reculant d'un pas. « Tiens moi au courant. » Quelques mots avant de tourner les talons. Finalement, aller s'excuser n'était pas si difficile. Cela irritait la gorge et l'égo, mais ce n'était pas insurmontable.
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Message Posté Mer 3 Oct - 17:41.


Apologizes

A second chance?

Une soirée bien trop arrosée. Une longue nuit de sommeil. Un réveil digne d'une nuit blanche. Un mal de crane insistant. Le résumé de ma soirée d'hier. J'avais bu comme jamais alors que cela faisait un petit moment que ça ne m'était pas arrivé. Mais pas la pire cuite et de loin. Un petit café, deux cachets d'aspirine et j'étais d'attaque, enfin presque, pour une journée déjà bien avancée. Je n'avais pas vu le temps passé aux vues de l'heure à laquelle je me suis réveillée. J'enfilais à la va-vite une tenue confortable. Un legging noir, un tee-shirt ample et une paire de chaussettes. Je relevai mes cheveux en un chignon négligé et je ne maquillai pas. Après tout, à part peut-être Enora, je n'allais voir personne aujourd'hui. J'avais décidé que j'allais me détendre et ne rien faire d'autre. Je pris mes crayons et mon carnet à dessins. Je ne savais pas encore quoi dessiner mais je laissais le crayon embrassait le papier. Je suivais ce que mon cerveau dictait de faire à ma main. Je verrais bien où cela me mènerait. J'écoutais de la musique en même temps, comme à mon habitude. La musique m'inspirait. Quelques coups de crayon plus tard et une magnifique fleur où un papillon était posé dessus prit vie. J'étais plutôt contente du croquis mais c'était un dessin que j'avais l'habitude de faire. La maisonnée à côté de la mienne commença à devenir un peu plus vivante et bientôt, une musique résonnait. Le bruit d'un violon que l'on maltraité en fait. Un bruit immonde et qui faisait revenir le mal de crane présent quelques heures plus tôt. « Mais il peut pas arrêter de jouer lui ! » C’était horriblement affreux comme son. Pire que si on égorgeait un porc. Je finis par aller chercher mes écouteurs pour être hermétique à ce son qui me perçait les tympans. Je mis la chanson Clair de Lune et me mis à dessiner à nouveau. Finalement, après avoir fini, c'est un portrait d'Artémis et d'Amadeus que j'avais couché sur papier. Je regardai l'heure et vis qu'il commençait à se faire tard. Je décidai de prendre un repas, le premier de la journée. J'oublie souvent de manger quand je dessine.

Un petit sandwich, un soda et une pomme plus tard, j'allais me brosser les dents quand on sonna à la porte. Je rinçai ma bouche et enlevai toutes traces de dentifrice de mon visage avant de me diriger vers la porte. Je pensais que ça devait être Enora mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris Amadeus sur le pas de la porte. Je ne m'y attendais absolument pas. Il était bien habillé alors que moi, je ne ressemblais à rien. J'étais assez mal à l'aise et si j'avais pensé que je pourrais avoir une visite surprise comme celle-ci, j'aurais fait un effort pour m'habiller un minimum. J'eus un frisson à cause de la fraîcheur de la nuit. Je n’eus pas le temps de dire quoique ce soit qu’il prit la parole. « Je suis venu pour m'excuser de mon attitude d'hier soir. C'était stupide et irrespectueux. Ce n'est pas moi. Du moins... » Je ne comprenais pas vraiment pourquoi et de quoi il s'excusait. Il n'avait rien fait de mal, réellement. Les deux seules choses qui s'étaient produites sont ses joutes verbales avec Enora et le fait qu'il m'ait laissée en plan lorsque nous dansions pour embrasser sa petite copine. Même si sur le coup, ça m'avait vexée, je ne pouvais que comprendre. C'était sa copine. Il avait l’air vraiment mal à l’aise. Il passait sa main sur sa nuque, tic surement nerveux. Il ne devait pas vraiment avoir l’habitude de s’excuser. Il eut même un rictus assez maladroit. « ...quand je n'ai pas trop bu. » Ah mais ça, nous avions tous trop bu. Sauf peut-être Artémis mais il avait quand même été sous l’emprise des effets de l’alcool. Il se racla la gorge d’une façon déterminée. « Je n'ai pas voulu te vexer ni te blesser. » Je n'avais toujours pas pris la parole. En fait, j'étais juste tellement surprise que je ne savais pas quoi lui dire. Il était là, debout, gêné et un air sincère. Il essayait de se dépatouiller devant mon mutisme non voulu. Sa main finit par quitter sa nuque pour se coller à son flan. « Demain soir, il y a une autre fête au Houdini. Laisse-moi me rattraper... Promis je ne boirais pas, j'essaie d'arrêter. » Il eut un petit rire avant de reprendre. « Il y aura Artémis. » Je n’avais pas bien compris pourquoi il avait ajouté cette précision. Si je comptais venir, j’irais qu’il y ait Artémis ou non… Croyait-il que parce que je l’avais embrassé, j’avais des vues sur son ami ? Certes, Artémis était beau, ça je ne pouvais le nier, mais notre baiser, bien qu’agréable, ne m’avait pas non plus montré que j’avais envie de plus. « Bien. Garance attend aussi ses excuses. » Merde, je venais de me rendre compte que je n’avais toujours pas ouvert la bouche et dit un mot. Il hocha la tête et recula d’un pas. J’allais enfin dire quelque chose mais il me devança. « Tiens moi au courant. » Il recula encore un peu avant de tourner les talons et de commencer à partir.

Je me sentais stupide. Et je fis la première chose qui me venait à l'esprit. Je pris mon courage à deux mains et me mis à courir en sa direction laissant la porte ouverte derrière moi. J'étais, bien évidemment, en chaussettes dans la rue mais je m'en fichais. Je ne voulais pas qu'il croit que je n'en avais rien à faire. Bien au contraire. Je finis par arriver à sa hauteur et le retins par la main. Il se retourna un peu violemment vers moi. Je ne le lâchais pas pour autant. « Je suis désolée... » Je ne savais pas réellement de quoi je m'excusais. De mon mutisme ou du fait que je l'avais dragué devant sa copine. « Je ne veux pas que tu crois que je suis insensible à tes excuses. Je suis touchée que tu te sois excusé même si c'est moi qui ai fauté et pas toi. Après tout, tu n'as fais qu'être entreprenant avec ta petite amie. » Je me sentais vraiment honteuse. Si seulement j'avais su qu'il était avec Garance, jamais je ne lui aurais fait signe de venir me rejoindre. Je ne voulais pas qu'ils croient que j'étais quelqu'un que je ne suis pas. J'avais froid, j'avais honte et j'étais en chaussettes. « Je viendrai demain. Qu'il y ait Artémis ou non, je viendrai c'est promis. » J'avais toujours sa main dans la mienne. Je la relâchai de suite. Je ne savais pas vraiment quoi faire maintenant. Je me retrouvais là, devant un Amadeus devenu muet à son tour. Je me sentais stupide et je devais l'être. « Je vais rentrer et te laisser tranquille si tu as d'autres choses à faire. Sinon, tu peux venir à l'intérieur boire un thé, un café ou enfin boire un truc. » Je ris à ma bêtise. Je le regardai une dernière fois, lui souris et commençai à prendre le chemin de la maisonnée. Et voilà, encore du Jane Sparrow tout craché...
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Amadeus Debussy
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Message Posté Ven 5 Oct - 15:38.
Une main qui glissa dans la mienne contre toute attente ; d'avantage dérangé par l'approche tactile que l'étonnement, je me retournai soudain vers Jane qui venait d'arriver en trombe. Mes yeux bruns accrochant ses doigts glissés dans les miens, je n'osais guère les retirer de crainte d'accumuler les bourdes en l'espace de quelques heures à peine. Pour autant loin d'être friand des contacts humains, je sentis comme un malaise s'insuffler dans ma tête, mon organe battant et mes poumons, allant jusqu'à m'attribuer un tic inhabituel : toisant régulièrement ces mains qui se touchaient, je me contentais stupidement de passer une langue sur mes lèvres sanguines, voire même de les mordiller entre deux secondes de silence. « Je suis désolée... » « Pourquoi ? » soufflais-je avec tant de spontanéité que je ne pouvais retirer l'étonnement de mon visage. D'une nature fraîche et vivace, j'avais au moins le mérite d'être franc jusqu'au bout : j'ignorais pourquoi la jeune anglaise s'excusait. Peut-être qu'un détail m'avait échappé, ou bien était-elle juste pétrie par le malêtre, quoiqu'il en soit je retirais de cette excuse injustifiée qu'elle-même semblait gênée de ce léger froid régnant entre nous. Une distance certes minime, mais provoquée par mon ivresse et ma propension à devenir largement trop audacieux après avoir désinhibé mes sens, et qui me valait de faire aujourd'hui mes excuses à une Jane relativement muette. « Je ne veux pas que tu crois que je suis insensible à tes excuses. » Ah, c'était donc bien cela. La demoiselle s'était engoncée dans un embarras qui n'avait pas lieu d'être, simplement parce qu'elle n'avait pas été très bavarde suite à mes excuses sincères. Mais pouvais-je véritablement la blâmer, moi qui n'avais jamais été très causant et préférais parler par la profondeur d'un regard ou d'un silence. D'un nouveau coup d'oeil posé sur nos doigts enlacés, je me sentais mal à l'aise par ce rapprochement impromptu ; après tout si j'étais une personne si franche que mes propos en devenaient blessant, je devenais rapidement troublé voire déstabilisé lorsqu'un contact de proximité se faisait à mon insu. Honteux de me sentir si confus pour un simple toucher, je me concentrai sur les propos de Jane avec difficulté néanmoins. « Je suis touchée que tu te sois excusé même si c'est moi qui ai fauté et pas toi. Après tout, tu n'as fais qu'être entreprenant avec ta petite amie.  » Je ne pus cette fois m'empêcher d'arquer les sourcils d'étonnement, d'abord embrouillé je ne vis que le visage de Delilah apparaître à mes yeux. Sentant un coeur battant sur le point de décéder, un estomac malade et un visage blêmissant, j'eus tôt fait de la balayer de mes pensées quand bien même l'exercice m'était difficile. Réprimant un frisson amoureux, je me focalisais sur mes souvenirs d'hier... Ne voulait-elle pas parler de … « Qui, Garance ? » soufflais-je dans un demi sourire, amusé qu'elle ne la prenne pour ma petite amie et interloqué à la fois. Certes la brunette avait tout pour me plaire, et en cela nous étions devenus des amants réguliers. Néanmoins la question de 'petite amie' me paraissait encore bien trop précoce à l'égard de mon coeur encore malade que je tentais de soigner. « Nan, c'est trop tôt pour quoi que ce soit. » Un murmure qui se faisait souffle, troublé par la vision encore fraîche de Delilah faisant vibrer mon palpitant, et je me perdais dans ces quelques mots qui n'avaient pas vraiment de sens pour quiconque ignorait ma situation. Refusant d'aller plus loin cependant et reléguant ces histoires de flirts stables dans un coin de ma tête afin de ne pas trop en souffrir, je laissais Jane finir son discours dans lequel elle m'assura implicitement ne pas s'intéresser à mon ami Hypnos... Typique des demoiselles qui niaient haut et fort leur attirance pour mieux clamer le contraire au creux des oreilles de leurs amies bavardes. Cela m'arracha un sourire taquin quand alors la belle anglaise ôta vivement sa main. « Je vais rentrer et te laisser tranquille si tu as d'autres choses à faire. Sinon, tu peux venir à l'intérieur boire un thé, un café ou enfin boire un truc. »  Et la belle de s'éloigner déjà, penaude et gênée elle ne semblait pas comment achever cette conversation qui la mettait mal à l'aise ; ce fut donc avec spontanéité que je vins la rejoindre à grand pas, soucieux de me racheter une conduite : « Un café et un cachet contre le mal de crâne. Parfait. »

Ce ne fut qu'une fois le pas de sa porte passé que je remarquai les chaussettes trempées de Jane, réprimant alors un rire gentiment moqueur je décidai plutôt d'aller jouer les curieux et d'aller observer de plus près ces commodes où s'entassaient quelques bibelots. Mon hôte déjà partie dans les cuisines, je pus laisser courir à loisir mes yeux bruns sur des détails sans importance, portant une main curieuse sur des objets entassés ici et là – manquant de faire tomber l'appareil photo de ma comparse à cause d'un geste maladroit affligeant... Ni vu ni connu je le replaçais doucement sur la commode tout en tentant un coup d'oeil par-dessus mon épaule afin d'être certain qu'elle n'avait rien vu – et continuais mon investigation tranquille jusqu'à tomber sur un croquis extrêmement bien exécuté. « Hmm... On forme un beau couple. » Timbre mi cassant mi agacé, pourtant porté par l'admiration que me provoquait la superbe exécution du dessin me représentant avec Artémis, cependant les dernières rumeurs en date affirmant que mon rapprochement avec l'Hadès n'était peut-être pas purement amical, je ne savais comment prendre ce portrait. Ce fut néanmoins dans un sourire en coin, un peu ténébreux mais forçant sur des traits amicaux au possible, que je relevais le nez sur Jane ayant pénétré de nouveau le salon.
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Message Posté Ven 5 Oct - 22:00.


Je marchai donc en direction de la maisonnée. Je pouvais que j’étais un joli boulet avec toutes les boulettes que j’accumulais depuis deux jours. Je le drague, il a une copine enfin non une petite amie en devenir. Il a dit « pas pour le moment » pas que ce n’était pas sa petite amie. J’étais dans mes songes quand une présence arriva à toute vitesse à côté de moi. J’eus un petit sursaut de surprise, je ne m’y attendais pas. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me rejoigne et accepte mon invitation. « Un café et un cachet contre le mal de crâne. Parfait. » Je ris un peu à sa phrase. Ca me rappelait un évènement d’il y a quelques mois. « C’est noté, comme la dernière fois alors. » Une fois entrés dans la maisonnée, je me dirigeai vers la petite cuisine pour y faire un café pour mon invité français et un thé pour moi. J'avais froid et j'avais les pieds trempés. Je décidai d'aller enfiler une paire de chaussettes sèches afin de réchauffer mes pieds. Je vis qu'il faisait le tour de la maisonnée. J'étais un peu gênée. Après tout, il était déjà venu chez moi mais il était dans un piteux état et je ne pense pas qu'il faisait réellement attention aux alentours ce jour-là. Une fois cette paire sèche enfilée, je retournai dans le salon. Je le voyais regarder minutieusement partout. Ma gêne repartie de plus belle lorsque je vis qu'il regardait mes dessins. Je retournai dans la cuisine afin de servir nos boissons. J'accompagnai la sienne d'un cachet contre la migraine. Je sortis aussi le gâteau au chocolat que j'avais fait la veille. J'en avais envie. Je coupai deux parts de gâteau lorsqu'une phrase lâchée sur un ton mi cassant mi agacé me sortit de ma concentration. « Hmm... On forme un beau couple. » Je compris immédiatement de quel dessin il parlait. Ce que je ne comprenais pas c'est pourquoi il employait ce ton. Est-ce qu'il le trouvait moche ? Est-ce que ce n'était pas assez bien fait à ses yeux ? Est-ce qu'il n'appréciait pas le fait que je le dessine lui et son ami.

Je décidai de ne lui répondre que lorsque je serais dans le salon. Je mis tout ce que j'avais préparé sur un plateau et entrai à nouveau dans le salon. Lorsque j'entrai, il avait le nez plongé au-dessus du dessin que j'avais fait d'Artémis et lui. Une fois que je fus à côté de lui, il décida de lever son nez du croquis et de me lancer un sourire faussement amical. Bon, apparemment, le dessin ne lui plaisait pas ou alors j'avais fait quelque chose de mal. Je posai le plateau sur la petite table et lui tendis son café. Je mis devant lui la part de gâteau qui lui était destinée. « J'avais envie de prendre un morceau du gâteau que j'ai fait hier. Je t'en ai coupé une part mais tu n'es pas obligé de la manger si tu n'en veux pas. » Ma voix était peu assurée et ressemblait plus à un murmure qu’à une prise de parole déterminée et adroite. J’étais mal à l’aise. Je ne savais pas comment agir. Je ne savais pas ce que je devais faire. Je ne voulais pas qu’il soit encore une fois déçu ou en colère. Je pris ma tasse de thé dans mes mains et je me mis à la fixer avant de prendre la parole à nouveau. « Je suis désolée si le croquis ne te plaît pas. Ce n’était pas mon but de te mettre en colère ou autre… En fait, j’ai dessiné ce qui me venait à l’esprit et ça a mené à ce dessin. Je n’aurais pas dû dessiner ça. Et puis, j’ai entendu les rumeurs sur vous deux… Deux filles en ont parlé entre elles aux toilettes en boîte. J’y ai pas cru une seule seconde… » Je réfléchissais à ce que je pouvais faire ou dire d'autre. Je ne savais plus où me mettre, je ne savais plus quoi faire. Je décidai de poser ma tasse et de manger du gâteau au moins j'arrêterai de parler pour rien dire. Mais voilà, mal à l'aise, ma maladresse revient au galop et alors que je pensais avoir bien posé ma tasse, elle tomba sur le sol et le liquide chaud qu'elle contenait se renversa sur mon pied, seulement recouvert de chaussettes. Je poussais un petit cri. Bon dieu ça faisait mal. Je ne savais pas quoi faire, je me rendis compte que je m'étais appuyée sur le genou de mon invité. Je le serrais tellement fort que j'avais peur de lui avoir fait mal. « Pardon, excuses moi. Je t'ai pas fait mal. Mon dieu je crois que j'ai le pied brûlé. »

Je décidai de me lever sans lui laisser la chance de dire quoique ce soit et me dirigeais vers la salle de bain. Mettre mon pied sous l'eau froide serait mon St Graal ce soir. Quand j'enlevai le tissu qui recouvrait mon pied, je réprimai un petit cri en sifflant. Du froid, vite. Lorsque l'eau froide atteint mon pied, je ne pus que balancer ma tête en arrière dans un geste de bien-être. Ca faisait un bien fou. Je n'avais pas remarqué que mon invité m'avait rejoint dans la salle de bain. J'étais rouge comme une tomate en réalisant que depuis le début qu'il était là, je faisais tout de travers. « Je suis désolée, tu dois vraiment passer une soirée de merde avec une fille que tu dois trouver inintéressante. Et qui passe aussi son temps à s'excuser. » J'étais découragée par mon comportement de ce soir. J'avais presque envie de pleurer. Non en fait, j'avais envie de pleurer. Je sentais les larmes qui commençaient à s'accumuler au bord de mes yeux. Je levais enfin le regard vers Amadeus. C'était la première fois depuis quelques minutes maintenant que je croisais son regard.
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Message Posté Sam 6 Oct - 0:48.
« J'avais envie de prendre un morceau du gâteau que j'ai fait hier. Je t'en ai coupé une part mais tu n'es pas obligé de la manger si tu n'en veux pas. »  Ce fut une voix plus modérée et peu sûre d'elle qui résonna entre les murs ; je réalisai soudain que mon sourire forcé devait d'avantage ressembler à une moue menaçante qu'une mine vraiment avenante, aussi je me contentai de poser le dessin sur la commode comme s'il allait me libérer de tous mes maux, détournant alors le regard de Jane. Je prenais cependant conscience que le timbre de voix de la belle anglaise semblait aller decrescendo : du peu de paroles qu'elle me dévouait, j'avais cette étrange impression soudaine qu'elle s'éteignait peu à peu par le trouble et l'émotion. Sans vraiment chercher à comprendre d'où pouvait venir ce mal, je m'en tenais à mon observation non sans tenter de mettre mon hôte plus à l'aise ; un sourire plus tranquille de nouveau, une démarche décontractée, et je vins la rejoindre sur le canapé où boissons et pâtisserie furent servis. Un coup d'oeil vers le gâteau appétissant offert de bon coeur, et mon estomac déjà plein du dîner de ce soir me scanda alors de ne pas me servir, déjà repu. « Si bien sûr.» affirmais-je d'une voix assurée quoique basse et rauque tandis que d'une main galante je me servais d'une part. Diable que je faisais un effort sur mon côté 'sociable' et travaillais sur moi ce soir, ne serait-ce que pour regagner la sympathie de la jeune rousse. « Je suis désolée si le croquis ne te plaît pas. Ce n’était pas mon but de te mettre en colère ou autre… En fait, j’ai dessiné ce qui me venait à l’esprit et ça a mené à ce dessin. » Mes lèvres s'entrouvrirent sous le coup de la confusion ; je me rendis compte alors qu'en dépit de mes efforts qui demeuraient vains, je n'étais toujours pas un exemple de sympathie... L'avais-je seulement été un jour ? Après tout cette popularité négative de jeune homme antipathique me collait à la peau, et ce légitimement, par ailleurs je n'étais pas pressé de m'en défaire. Peu amène à changer ma personnalité pour une simple question de popularité au sein du château, je préférais autant qu'on m'évite pour cause de caractère fougueux et difficile, plutôt que de jouer les hypocrites au milieu d'un pléthore de personnes fausses et artificielles. Allant pour rétorquer quelque chose à Jane, n'importe quoi qui puisse faire office d'une excuse aussi maladroite soit-elle, je n'eus cependant pas le temps de répliquer que déjà, elle s'empressa de s'emparer de ces histoires de rumeurs que j'avais mises sur le tapis. «Je n’aurais pas dû dessiner ça. Et puis, j’ai entendu les rumeurs sur vous deux… Deux filles en ont parlé entre elles aux toilettes en boîte. J’y ai pas cru une seule seconde…» « J'en doute pas. » Un rictus taquin s'afficha sur mes lèvres, avide de lui faire comprendre par le ton appuyé de ma voix qu'il était hors de question que je la pense aussi naïve. La preuve étant que... « ...Vu comment tu as embrassé Artémis à pleine bouche. S'il te plait tu devrais le lui dire directement tu sais. » Murmure taquin et presque railleur à l'encontre de la demoiselle qui visiblement ne savait pas s'y prendre avec l'Hypnos. Et ce timbre suave et chaud qui vibrait sous ces cordes amusées et rieuses, comme si poussé un peu trop loin dans la taquinerie je n'attendais plus qu'elle ne rougisse pour me prouver enfin que j'avais raison. Mais la réalité fut toute autre... « Pardon, excuses moi. Je t'ai pas fait mal. Mon dieu je crois que j'ai le pied brûlé. » Me redressant soudain dans le canapé afin d'éviter la marre d'eau bouillante, ce fut finalement Jane qui fut victime de sa propre maladresse, se malaxant le pied douloureusement. « Passe-le vite sous l'eau froide. » Une réplique spontanée qui la soulageait de l'éternelle et stupide question du « ça va ? » complètement stérile. Néanmoins je n'eus même pas à finir ma phrase que l'anglaise s'était déjà levée pour se précipiter dans la salle de bain... où je la rejoignis quelques secondes plus tard.

La scène était cocasse à voir : Jane laissant s'échapper un râle de soulagement, tête en arrière et pied nu sous l'eau froide, tout ça à cause d'une simple tasse de thé mal replacée sur sa table. Appuyé contre l'encadrement de porte, j'observais la scène non sans un petit sourire gentiment rieur et me redressai lorsque je vis le regard de l'anglaise se braquer vers moi. Ses joues prirent une teinte rouge pivoine sous couvert d'une honte pourtant bénigne : « Je suis désolée, tu dois vraiment passer une soirée de merde avec une fille que tu dois trouver inintéressante. Et qui passe aussi son temps à s'excuser. » « Qu'est-ce que racontes. Tu me fais rire. » Ce ton complice et ces paroles légères ne semblaient pas plaire à la demoiselle cependant, car voilà que les larmes lui montèrent aux yeux. Mon sourire amusé s'effaça aussitôt comme je me rendis compte de l'avoir blessée avec ma goujaterie – alors même que j'espérais seulement sympathique. Décidément ce n'était pas ma plus précieuse qualité – et ôtant rapidement mes mains de mes poches, voilà que je m'avançai vers elle, troublé. Si j'étais qualifié d'être froid et placide, je ne pouvais nier qu'il m'était difficilement supportable de voir une demoiselle pleurer... du moins, cela dépendait de qui. « Non non... Ne pleure pas, je voulais pas... » Déglutissant difficilement, je posai mon regard sur son pied rougi et pris place aussitôt sur le rebord de la baignoire, plongeant ma main dans la poche intérieure de ma veste pour en sortir ma baguette, avant d'arborer une moue assurée qui se voulait surtout rassurante. « Laisse ça aux pros. » Quelques secondes d'intense concentration pour un sortilège de magie blanche informulé, et bientôt le pied fin de la demoiselle dégonfla, reprenant des teintes pâles et opalines. « Comme neuf. On n'aura même pas à te couper la jambe. » soufflais-je non sans reporter mon regard taquin sur Jane, espérant que cette boutade essuierait ses larmes et ma goujaterie.
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Message Posté Sam 6 Oct - 2:18.


« Qu'est-ce que racontes. Tu me fais rire. » Cette phrase avait été lâchée alors que je levais les yeux vers lui. Il avait employé un ton amical et c'était vraiment la première fois de la soirée que je ne me sentais pas mal à l'aise. Mais il dut prendre mes larmes pour une conséquence de ce qu'il avait dit parce que son sourire s'effaça lorsqu'il croisa mon regard. Il devait s'en vouloir parce qu'il finit par enlever ses mains de ses poches et commença à s'avancer dans ma direction. Je voyais bien qu'il était gêné par la situation. Je refusais qu'il croie que je pleurais à cause de lui. Je pleurais simplement à cause de ma stupidité et ma maladresse légendaire. « Non non... Ne pleure pas, je ne voulais pas... » Tu n'es vraiment qu'une imbécile Jane Sparrow. Voilà qu'il regrettait surement d'être ici et d'être passé te faire des excuses. Non mais franchement, à vingt-deux ans, tu te comportes comme une enfant. Je me flagellais intérieurement le temps qu'il dise cette phrase que je ne lui laissais pas finir. « Je... Ce n'est pas ta faute. Je me sens juste minablement stupide et je dois surement te faire pitié. Tu dois vraiment avoir l'impression d'être avec une gamine plutôt qu'une fille de mon âge. Je me sens tellement bête que j'ai envie de pleurer... Une réaction typique chez une fille normale je pense non ?» Ma dernière phrase sonnait plus comme une question que comme une affirmation. Après tout, j'étais tout sauf une fille normale. C'est ce que l'on m'a répété pendant des années. Les hommes que j'ai connu et aimé m'ont toujours dit que je n'étais pas une fille digne de normalité et que c'était ce qui les avait fait partir. Amadeus, bien qu'il n'y est rien entre nous, finirait par me laisser comme eux pour chercher un peu plus de normalité. On m'a souvent traité d'autiste parce que quand je dessine, rien ne compte autour. Ils qualifiaient d'autisme ce qui peut être qualifié de concentration.

Du coin de l'oeil, je le vis amorcer un pas vers moi, car oui, j'avais fini par regarder à nouveau le sol et mon pied meurtri. Je le regardai à nouveau et vis qu'il déglutit avec difficulté. Que lui arrive-t-il ? Il finit par regarder mon pied et fit une grimace. Ouais, c'est pas très beau à voir. Il finit par prendre place au bord de la baignoire non sans avoir laisser son regard sur mon pied. Il plongea sa main dans la poche intérieure de sa veste. Je me demandais ce qu'il cherchait quand je compris. Il allait prendre sa baguette. Je n'y avais même pas pensé à ça. Décidément, ce soir, mon cerveau a décidé de se faire la malle. « Laisse ça aux pros. » Amadeus me lança un sourire qui se voulait rassurant et quelque part, même si je suis de nature méfiante, je lui faisais pleinement confiance. C'était une chose rare chez moi et il n'y avait que Griffin, mon meilleur ami, en qui j'avais cette confiance aveugle. Il se concentra quelques secondes sur mon pied. Un sortilège informulé, pas bête. Mon pied reprit meilleure mine et la douleur partie avec la rougeur et le gonflement. Je me retournais vers lui et lui fis passer toute ma reconnaissance par un regard. « Comme neuf. On n'aura même pas à te couper la jambe. » J'eus un petit rire à sa plaisanterie. Les larmes étant parties avec la douleur et le sentiment de sécurité, je le regardai droit dans les yeux et lui dis la première chose qui me vint à l'esprit. « Merci Amadeus. Je crois que dans l'affolement je serais restée avec le pied dans l'eau froide pendant des heures avant de penser à cette solution. Je suis vraiment une fille stupide parfois. Enfin bref, merci encore. » Et mue par une force que je ne connaissais pas et que je ne me connaissais pas réellement, je m'avançai vers lui et déposai un baiser sur sa joue. Je lui fis un sourire et baissai les yeux sur mes mains qui jouaient avec le pan de mon pull. Je me mordis la lèvre inférieure, gênée par mon geste irréfléchi.

Je finis par me rendre compte que j'étais toujours là, à tremper dans l'eau froide. J'attrapai la serviette de bain et essuyai l'eau sur ma peau. Une fois ça terminé, je fis signe à Amadeus de retourner dans le salon avec moi. Il s'assit sur le canapé alors que je me dirigeais vers la cuisine afin de récupérer quelque chose pour essuyer le sol. Tout en essuyant ma boulette datant de quelques minutes auparavant, une phrase qu'il a dite avant que je fasse tombée cette maudite tasse me revint à l'esprit. « ...Vu comment tu as embrassé Artémis à pleine bouche. S'il te plait tu devrais le lui dire directement tu sais. » Je ne comprenais pas ce qu'il entendait par là. Je ne comprenais pas pourquoi il me parlait constamment d'Artémis. Je l'aime bien certes, mais comme un pote. Je ne le connais pas assez de toutes manières pour l'aimer comme un ami. Je levais le regard vers Amadeus, le sol paraît bas dans ces cas-là. Je décidai de ne pas aller par quatre chemins avec lui. Je voulais être honnête et je ne voulais pas qu'il pense que j'étais une fille facile ou autre. « T'es sérieusement entrain de croire que j'aime bien Artémis dans ce sens-là ? Je... J'ai embrassé Artémis pour une seule et bonne raison à cette soirée. Et je lui ai dit mais, je pense pas que tu ais entendu quoique ce soit ou que tu t'en rappelles en fait...» J'eus un petit rire moqueur et un regard taquin envers lui. Après tout, à chaque fois que je le vois, sauf ce soir, il est sous l'emprise de l'alcool. «Donc, je disais, la seule raison était que je ne voyais pas quoi faire pour attirer votre attention. Pour que vous arrêtiez de vous disputer. Et parce que j'étais bourrée. En fait, j'avais hésité entre t'embrasser ou l'embrasser lui. Mais, je me suis dit que ta copine, enfin future copine ou je ne sais quoi, n'apprécierait peut-être pas le geste.» Je rougis à cette révélation. Je venais réellement de lui dire que j'avais embrassé son ami à défaut de pouvoir l'embrasser lui ? Mon dieu mais, guillotinez-moi, tuez-moi, faites quelque chose mais il faut que j'arrête de parler, bon sang. « Ne vas pas croire qu'Artémis n'est pas... enfin, il est très beau garçon et gentil et... bon dieu de m... bref, je ne suis pas amoureuse de lui ou je n'ai pas de béguin pour ton ami. » Et voilà que le rouge cramoisi a repris sa place sur mon visage. Je décidai de me lever parce que le sol était assez épongé. Je venais encore une fois de me mettre dans une situation délicate.
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Message Posté Sam 6 Oct - 20:38.
Quelques mots mouillés entre deux larmes qui enrayaient ses hoquets de chagrin, et j'entendis Jane abattre son estime d'elle-même par le poids de mots durs qu'elle avait à son encontre. Peu accoutumé dans l'exercice pourtant naturel du réconfort, je me gardais bien de lui répliquer quelque chose et me concentrai d'avantage sur la brûlure de la demoiselle ainsi que mon sortilège de magie blanche. Non pas que j'ignorais volontairement les craintes qu'elle me soufflait, cette façon qu'elle avait de trembler face à moi comme une peur illégitime de me décevoir ou de ne pas être à la hauteur ; j'écoutais au contraire ce qu'elle avait à me confier tristement, mais préférant me mettre sous silence pour mieux respecter mon interlocutrice. Le baume de mes paroles n'aurait pas assez de réconfort ni ne panserait suffisamment ses plaies de l'esprit pour que je ne daigne lui en adresser quelques une, et en cela je préférais autant ne rien dire plutôt que de lui souffler un hypocrite : « Mais non, ne t'en fais pas ça va aller. » Parfois les souffrances humaines quémandaient bien plus la sérénité du silence que l'acidité des mots creux.

Ce fut finalement avec une grande facilité que je soignai les rougeurs de son pied endolori ; après tout Beauxbâtons étant reconnue pour sa magie blanche, aucun de ses étudiants ne pouvait prétendre à ne pas s'y connaître sous peine de subir le poids de la honte. Il ne s'agissait pas d'excellence française mais de pré-excellence : quiconque n'était pas capable d'exécuter un sort de soin basique pouvait dès lors s'en aller chez les barbares. Durmstrang, par exemple...  « Merci Amadeus. » Ma main glissée dans la poche intérieure de ma veste pour y laisser ma baguette, j'approuvai d'un signe de tête et ce sans mot dire. Modeste ou peu enclin à écouter la symphonie lancinante des remerciements, qu'en savais-je... Et qu'importait. « Je crois que dans l'affolement je serais restée avec le pied dans l'eau froide pendant des heures avant de penser à cette solution. Je suis vraiment une fille stupide parfois. » Un froncement de sourcils comme je comprenais soudain que Jane était loin d'être ce genre de jeune fille sûre d'elle et confiante, je me rendis compte alors que même si j'avais déjà pris possession une nuit du canapé de l'anglaise, me confiant dès lors sur mon amour perdu alors même que l'alcool coulait dans mes veines, je ne connaissais pas grand chose de cette dernière. Si ce n'était qu'elle était une élève de ma marraine Cassandre, qu'elle était amoureuse des arts, et que pour cela elle faisait également partie de la Confrérie de Beauxbâtons. Taciturne de nouveau, je me raclai la gorge sans trop savoir que répondre, lorsque portée par ses derniers mots, Jane se pencha alors et déposa avec fraîcheur et spontanéité un baiser sur ma joue râpeuse. Encore contrit par cet espèce de mal être social, dans ma bulle et égocentrique, j'en avais oublié la douceur d'une caresse arrachée du bout des lèvres. Comme toujours maladroit face aux gestes d'affection je sursautai malgré moi, bousculé par cette sorte de pudeur tactile qui m'avait toujours habité, et tout en embrouillant mes gestes voilà que je tentai de me lever en même temps : trop hâtivement et avec trop de panache. Dans cet instinct étrange d'échapper au baiser pourtant si doux mais qui ne m'était pas familier – en dehors de ces étreintes lubriques qui dépeignaient mon quotidien depuis que Delilah était partie, et qui m'enfonçaient d'avantage dans les affres de la déprime – je pris du recul dans un sursaut trop brusque.... et me cognai allègrement contre le pommeau de douche dans un 'BAM' sonore attirant l'attention de Jane.

Crâne douloureux et tête courbée, je me massais l'arrière tête non sans assurer à mon amie que tout allait bien. Fierté de mâle sans doute, car la rencontre houleuse de ma tête avec le pommeau avait réveillé cette migraine sourde d'ivrogne et m'arrachait quelques gémissements douloureux que je taisais dans un pincement de lèvres. « Ca va... » Je me sentais obligé de rajouter une dernière fois que tout allait bien, au moins autant pour rassurer mon hôte que pour ne pas ébranler mon égo.

Finalement nous regagnâmes le salon dans lequel Jane s'empressa de nettoyer la flaque d'eau sans même que je ne pense une seule seconde à l'aider. Non par mépris et condescendance, mais par oubli véritable promulgué par mon égocentrisme à toute épreuve : l'altruisme ne faisait pas partie de moi, et en conséquence il ne m'était pas naturel de proposer mon aide. Encore fallait-il que j'y pense... Ainsi donc je pris place dans le canapé non sans toiser Jane d'un air absent, pensées envolées je ne savais où qui donnaient ainsi à mes yeux d'habitude si pénétrants cet aspect vitreux et vide, et ne sortis de ma léthargie que lorsque j'entendis sa voix de nouveau. «  T'es sérieusement entrain de croire que j'aime bien Artémis dans ce sens-là ? Je... J'ai embrassé Artémis pour une seule et bonne raison à cette soirée. Et je lui ai dit mais, je pense pas que tu ais entendu quoique ce soit ou que tu t'en rappelles en fait...  » Voilà qu'intrigué j'arquai les sourcils, mains jointes sur mes genoux d'un air de dandy que je n 'étais pas (ou du moins, pas consciemment) et écoutai les explications de mon amie qui me semblaient franchement... étranges. Réprimant un bref rire, j'allais pour répliquer lorsque Jane se leva non sans achever son court monologue. «  Ne vas pas croire qu'Artémis n'est pas... enfin, il est très beau garçon et gentil et... bon dieu de m... bref, je ne suis pas amoureuse de lui ou je n'ai pas de béguin pour ton ami.  » « Oh. » Voilà tout ce qui fut arraché à ma gorge piquée par la déception. Car étrangement, si la rupture de Auguste et Artémis avait aidé à forger une amitié forte entre moi et l'Hypnos, aussi déroutante que fulgurante, je tentais de l'entraîner dans mes déboires de luxure (qui pourtant était loin de me plaire véritablement, mais qui avaient le mérite de faire taire ma peine lancinante le temps d'une étreinte) voire même de lui trouver compagne à son bras. Et dans ce cas très précis, j'avais été absolument persuadé que la demoiselle était la candidate idéale, elle qui s'était accrochée à ses lèvres avec panache. « Bizarre ta tactique. T'aurais mieux fait de mettre Boatwright à la porte, ça aurait été plus radical. » Rictus carnassier, presque cruel à l'égard de cette Enora que je n'appréciais véritablement pas... Ceci dit il était vrai que la façon de faire de Jane était plus qu'inaccoutumée : je ne voyais pas en quoi faire du bouche à bouche à mon ami pouvait m'arracher d'une partie de joute verbale, mais soit. « Je ne suis pas avec Garance, elle et moi c'est surtout physique. » Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Quoique ma phrase était pétrie d'un léger mensonge : je ne pouvais nier que rendre visite à Garance la nuit me faisait le plus grand bien, cela exorcisait mes sombres pensées le temps d'une étreinte. « J'avais besoin de Delilah, elle est partie. Je me relève comme je peux. » Le ton de ma voix s'était fait plus grave, plus sibyllin et plus sérieux comme j'énonçais à voix haute ma douleur sans pour autant aller au fond du problème. En avais-je réellement envie après tout ? Pas franchement, non.
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Message Posté Sam 6 Oct - 22:45.


« Oh. » Un seul mot. Un seul son. Une seule syllabe. Je venais de lui dire que j'avais hésité entre son pote et lui. Je venais de lui dire que je n'avais pas le béguin pour son ami. Et la seule chose qu'il trouve à dire c'est Oh ? Cet homme est déroutant c'est décidé. Je ne sais pas sur quel pied danser avec lui. Ce n'est pas mal finalement mais ça me déstabilisait. Je n'avais pas l'habitude de fréquenter des personnes comme lui et ça faisait un bien fou même si j'étais perdue. Il avait l'air déçu parce que je venais de lui dire. Voulait-il que je finisse par devenir la copine de son ami ? j'y avais été certes avec une passion certaine pour embrasser Artémis mais c'était plutôt dû à l'effet de l'alcool qu'à une quelconque attirance. « Bizarre ta tactique. T'aurais mieux fait de mettre Boatwright à la porte, ça aurait été plus radical. » Je lui lançai un regard assassin. Je savais bien qu'aucun des deux ne portait l'autre dans son coeur mais ils étaient tous les deux des personnes que j'appréciais et je n'avais pas envie de servir de coton pour éponger leur rancune l'un envers l'autre à chaque fois que je les verrais. Je voyais qu'il continuait à frotter sa tête qu'il avait cognée un peu plus tôt dans la soirée.

Je décidai de me diriger dans la cuisine avant de lui répondre quoique ce soit. Je pris un chiffon et mis des glaçons dedans avant de le fermer d'un noeud. Je retournais vers le canapé et m'assis à côté de lui. Je m'approchai et lui mis la poche de glace improvisée derrière sa tête. «Tiens ça pour ta tête, tu vas avoir une jolie bosse. Et s'il te plaît, soit gentil ou du moins ne fait pas ce genre de réflexion sur mon amie devant moi s'il te plait. Je vous apprécie tous les deux et je ne veux pas prendre parti.» Je continuai de tenir la poche derrière sa tête. Il n'avait pas bougé et m'avait regardé attentivement lorsque j'avais parlé. Il se réveilla surement puisqu'il finit par prendre la glace dans sa main. J'enlevai la mienne avant que ses doigts n'effleurent les miens. J'avais remarqué qu'il n'aimait pas réellement les marques d'affection dont il ne s'attendait pas. « Je ne suis pas avec Garance, elle et moi c'est surtout physique. » Alors, Garance et lui c'était juste une histoire de...baise ? Il a vraiment du bien rire quand je lui ai parlé deux fois d'elle en tant que sa petite amie ou autre. «Quelle jolie manière de me dire que c'est un plan cul régulier.» J'eus un petit rire à cette phrase. Ca pouvait paraître cru mais c'était exactement ça. Pas d'attache. Pas de sentiments. Juste le plaisir charnel. Mais je vis que ma petite blague ne l'avait pas fait rire. Bien au contraire, il avait pâli. Comme s'il allait être malade. D'ailleurs, je crus pendant quelques secondes qu'il allait l'être mais il finit par lâcher une bombe. «J'avais besoin de Delilah, elle est partie. Je me relève comme je peux.» Oh, je vois. Il m'avait confié qu'il aimait sa petite amie la dernière fois que je l'avais vu. Il avait l'air si éperdument amoureux d'elle que j'avais été touchée lorsqu'il m'avait fait part de ses sentiments pour elle. Je m'appuyais sur la tête de canapé. Le coude dessus, la tête posée sur ma main, je le regardai. Je n'osais pas parler immédiatement. Je ne voulais pas qu'il se sente mal. Je voulais lui laisser l'opportunité de m'en parler s'il voulait le faire. Mais il ne le fit pas. Sa voix avait été empreinte d'un ton si grave et pleine de douleur. J'avais mal pour lui. Je savais ce que c'était et je ne souhaite à personne de vivre ça. Je dis alors ce qui me vint à l'esprit. «Les premières déceptions amoureuses sont toujours les plus difficiles à vivre. Ca fait mal au début mais tu finis par guérir et te perdre à nouveau dans ta vie. Tu rencontreras d'autres filles que tu aimeras et que tu quitteras avant de trouver la bonne.»

Je levai la main qui n'était pas sur la tête de canapé. J'hésitais à faire ce que je voulais faire. Alors, je le regardai et finis par poser ma main sur son épaule dans un geste réconfortant. Il posa un regard sur la main que j'avais posée sur son épaule. Cette fois-ci, il n'avait pas l'air mal à l'aise de ce contact. Je le regardais droit dans les yeux lorsque nos regards se croisèrent. Nous nous fixâmes pendant un long moment. Je finis par baisser les yeux. J'étais troublée par ce que je voyais dans son regard. Je remis une de mes mèches qui avait fini par sortir de mon chignon. «Il fait voir le bon côté de cette rupture. Tu peux t'amuser comme tu veux avec autant de filles que tu veux. Tu es Amadeus Debussy. Les filles te courent toutes après. Enfin presque toutes. » J'eus un petit sourire joueur en lui disant ça. Je me comptais parmi c'est presque toutes. Je n'aimais pas courir après les hommes. Parfois, mon côté tactile pouvait passer pour de la drague mais j'étais comme ça. Je suis à l'aise avec certaine personne de ce côté-là. Mais parfois, il m'arrivait d'être plus entreprenante que jamais. Même si Amadeus me troublait de par son comportement, je restais à l'aise en sa compagnie. J'étais à l'aise quand je ne m'embarrassais pas devant lui comme l'épisode de la tasse de thé. « En tout cas, je suis désolée pour toi et Delilah. Et ne prends pas ça pour de la pitié, c'est sincère.» Je regardai l'heure, la soirée était déjà bien entamée et je commençais à être fatiguée. Je décidai de débarrasser la petite table des objets qui l'encombrait. Une fois que j'avais tout déposé dans la cuisine, je revins sur le canapé. Je m'assis près de lui et posai mes pieds sur la table basse. Je posais ma tête sur son épaule, près du creux de son cou. Il avait relevé son pull jusqu'au-dessus de son coude. Sa peau me faisait de l'oeil. Je décidai alors de passais mes doigts de bas en haut de son avant-bras en une sorte de caresse que je trouvais personnellement agréable. Mes doigts vernis de noir sur sa peau blanche contrasté. Plus je passais sur sa peau et plus elle était imprimée par une chair de poule. «C'est agréable ?» Il hocha la tête qu'il posa un peu en arrière sur la tête du canapé. Son cou m'appelait. J'y déposai délicatement un baiser au creux. Puis un deuxième sur sa mâchoire. Il fut parcouru par un frisson. Je ne savais pas ce qui me poussait à faire ça mais il y avait cette tension entre nous qui me criait de continuer. Je relevai la tête de son cou. Je continuai cependant le geste de ma main sur son avant-bras. J'observais son profil attentivement pour la première fois. Il était beau. Il avait ce côté bad boy qui faisait son charme. Je le trouvais à mon goût. J'aimais son côté dandy. En fait, je venais de me rendre compte que mon comportement en boîte était dû à une attirance que l'alcool a aidé à sortir sans que je ne m'en rende réellement compte. Il me regardait et je le fixais moi aussi. Je finis par caresser sa mâchoire masculine tout en le regardant droit dans les yeux. « Est-ce que tu veux rester cette nuit ?»


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Message Posté Dim 7 Oct - 1:49.
«Quelle jolie manière de me dire que c'est un plan cul régulier.» Une main crispée derrière la nuque en guise de réponse ; certes Jane n'avait pas tort cependant si j'étais connu pour mon franc parler, je l'étais aussi pour mes mots de bourgeois trop bien éduqué. Glissant subrepticement ma langue sur mes lèvres sanguines, j'étais sur le point de rétorquer avec amusement froid que je n'étais pas un habitué de ce genre de relation et donc quelque peu mal à l'aise, mais me ravisais finalement. La fierté peut-être, le désir de me voiler la face également. Conscient de mon changement d'attitude je le refoulais pourtant au plus profond de moi, ne trouvant ni gloire ni noblesse dans toutes ces coucheries une fois l'acte accompli, mais serein et insouciant une fois dans les bras de mon amante. En bref, mieux valait ne rien dire. «Les premières déceptions amoureuses sont toujours les plus difficiles à vivre. Ca fait mal au début mais tu finis par guérir et te perdre à nouveau dans ta vie. Tu rencontreras d'autres filles que tu aimeras et que tu quitteras avant de trouver la bonne.»  Je réprimais cette fois un frisson avant de perdre un regard douloureux sur le tapis. Et tandis que ses mots perçaient la coupe de mes pensées, je sentais mon estomac se contracter comme si ces papillons autrefois vivants lors de mon idylle avec Delilah mouraient alors un à un. Elle était la bonne. L'unique. La mienne. Celle pour qui j'aurais tout donné, et celle à qui je n'avais jamais offert les trois mots les plus nobles cependant. Serrant une mâchoire qui se crispa de douleur et de contrariété, je demeurais une nouvelle fois silencieux. Et non parce que ma fierté stupide me l'intimait cette fois, mais parce que ma gorge serrée gardait en otage tous les mots et les sentiments, lesquels étaient réveillés par ces souvenirs ressassés. Le visage de ma douce ne cessait de me hanter alors, éveillant brutalement mon coeur et son agonie soufflante, quand difficilement je tentais de me concentrer sur les mots de Jane. Tomber amoureux de nouveau... Je ressassais ce monceau de phrase qui me paraissait d'abord neutre, puis improbable. Non, je n'en avais nulle envie. Trop éprouvant, trop épuisant pour un coeur de glace tel que le mien. Je préférais m'en tenir à la rencontre, la luxure facile mais réconfortante, sentir seulement le corps d'une femme sans en approcher le coeur. Et finalement, je levais mon regard brun sur Jane tout en y perdant mes doutes, mes questions, mes souffrances cachées, tandis que la belle anglaise faisait son possible pour mieux me soutenir. Effaré à l'idée qu'elle ne s'apitoie sur mon sort, je décidais de sortir de mon mutisme et de feindre une moue sereine. Tout allait bien, je n'étais pas malheureux. Jamais. « Je trouverais. » fis-je dans un sourire assuré. Seulement j'avais déjà trouvé. Et je l'avais laissée partir. Qu'importait, je préférais mentir à Jane en lui faisant croire que j'étais convaincu de ses mots plutôt que de laisser encore parler ma peine lancinante.

Le silence se fit alors, comme si mon hôte avait vu clair dans mes propos qui se voulaient convaincus et qui pourtant suintaient la fausseté. Non je ne voulais pas trouver, oui je voulais m'en tenir là. Butiner de filles en filles, sans plus jamais penser à elle, et ne plus m'aventurer dans des idylles qui assassineraient mon palpitant. Finalement Jane baissa les yeux et continua sans en démordre :  «Il fait voir le bon côté de cette rupture. Tu peux t'amuser comme tu veux avec autant de filles que tu veux. Tu es Amadeus Debussy. Les filles te courent toutes après. Enfin presque toutes. » Un bref rire amusé passa les barrière de mes lèvres, touché par les efforts qu'elle déployait pour me remonter le moral et m'assurer que mon ancienne histoire était finalement aisément remplaçable. Mon estomac se serra de nouveau à cette idée, et malgré cette prestance soufflante, ce port de tête altier et ce charisme sombre, je ne pus que sentir certains doutes s'insuffler en moi. Mais une fois encore je préférais me montrer fier et intouchable, jouant les dandy que rien n'atteignait pour ne pas laisser filer une autre plainte de mes lèvres sèches. « T'as l'air bien au courant. » Une timbre taquin malgré la fibre éternellement froide de ma voix suave, et je me redressai non sans la toiser d'un air complice. Histoire de détendre l'atmosphère sans doute, de changer de sujet probablement. Parler de moi n'avait jamais été naturel, et si j'étais assez arrogant pour aimer entendre les gens vanter mon génie musical, je détestais en revanche m'épancher sur ma vie personnelle. J'étais de ceux qui conservaient leur mystère et leur charme en préservant leur jardin intime, fut-il défriché.

Quelques minutes plus tard, et je me sentais investi par la souffrance cuisante des souvenirs qu'on ressasse. Pris à la gorge, las et fatigué, je laissais s'échapper un soupir glacé et glaçant de mes lèvres avant de m'installer plus confortablement dans le canapé. L'envie de partir afin de laisser Jane rattraper ses heures de sommeil me gagnait, mais mes membres semblaient investis de plomb, usés eux aussi par les extravagances de la veille, si bien que je préférais rester assis là, dans ce sofa douillet. Sentiment de confort qui s'accentua lorsque Jane regagna sa place, et se prêta au jeu des caresses ; d'abord amicales, elles en devinrent si agréable que mon coeur battait une pulse plus dynamique, sous couvert d'une respiration plus rapide. Ces mains sur ma peau m'arrachant un frisson de plaisir puis d'envie, chassant les pénombres de mes pensées souffreteuses, et je tournais vers elle un regard à la fois tendre et reconnaissant. «C'est agréable ?»  Préférant la sensation délicieuse de ses caresses sur ma peau à la rudesse des mots, je me contentai d'opiner du chef, fermer les yeux et poser ma tête contre le canapé. Relaxé mais investi de mille pensées peu catholiques : l'envie de m'extirper de cette sensation de désarroi amoureux passait, comme à l'accoutumée, par le désir de chair. Les courbes de Jane, son corps frêle, ses caresses me prodiguant douceur et appelant à la sensualité. Et cette tension entre nous qui s'installait soudainement... Car bientôt ses lèvres rejoignirent les courbes de mon cou, m'arrachant au passage frissons et soupirs d'aise à peine dissimulé. J'ouvris les yeux sous sa caresse voluptueuse retraçant le tracé de ma mâchoire carrée, souffle alangui et désir aiguisé, tandis que la belle Jane me proposait de rester. Un sourire pour une réponse, fut-elle courte mais qui bientôt fut rejointe par un baiser explicite et fougueux : je me penchais alors sur la demoiselle à l'en allonger sur le canapé, lèvres scellées aux siennes et main audacieuse descendant à sa cuisse. « Prends ça pour un oui.... » Puis le murmure suave s'éclipsa dans nos sourires, dans nos baisers, dans nos caresses, et dans la danse de nos corps bientôt nus sur le sofa.

***
Un soupir d'aise s'échappa de mes lèvres étirées dans un sourire ravi ; je venais de sortir de la douche (luxurieuse et sportive), cheveux mouillés et muscles pétris par la douceur graveleuse de notre énième étreinte, quand regagnant la chambre de Jane pour mieux me rhabiller j'entendis cette dernière sortir de la salle de bain à son tour. La nuit n'avait été que douceur, luxure et orgasmes, mais aussi rires et discussions qui ne nous plaçaient pas seulement en tant qu'amants ponctuels mais véritables amis à présent. Reboutonnant ma chemise d'un air plus enjoué que la veille, je m'empressais de rassembler mes affaires, prompt à partir pour ne pas louper les cours donnés à Beauxbâtons. Et dans un dernier regard complice posé sur Jane, lequel lui faisait savoir que nous étions redevenus très bons camarades puisque je quittais à présent mon rôle d'amant pour une durée indéterminée, j'allais pour la saluer avant de partir. « Merci pour cette nuit. » Aussi douce et réconfortante pour mon corps que pour mon esprit. « On se revoit ce soir au Houdini. Je passerais te chercher. » fis-je dans un sourire avant de tourner les talons.


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Message Posté Jeu 1 Nov - 16:29.
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Sorry for being me [Jane]

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